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Fan expérience en France

L’Olympique Lyonnais ouvre ses portes à des instagramers pour son 1er #Instameet

Le club lyonnais a ouvert ses portes à une sélection d’instagramers à l’occasion de son premier #INSTAMEET. Un moment pour réaliser des clichés du Parc OL.

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Instagram, 4ème réseau social en France avec plus de 11 millions d’utilisateurs actifs, est le media photos par excellence. À l’occasion de son premier #INSTAMEET, l’OL a ouvert ses portes à quelques instagramers. 

 

Très actif sur le digital, l’Olympique Lyonnais est toujours sur le devant de la scène de l’innovation ou des bonnes pratiques. Le mercredi 22 mars, le club olympien a invité une sélection d’instagramers (fans de foot ou non) à venir faire quelques clichés au parc OL. Cela en collaboration avec la communauté officielle d’instagramers lyonnais, les @IgersLyon.
Pour ceux dont le terme instagramers ne parle pas, il s’agit du nom utilisé pour évoquer les utilisateurs influents du réseau social Instagram. Ces derniers possèdent en général une communauté importante qui suit régulièrement leur contenu posté sur leur compte. 

#InstameetOL@meetmeontour

Photo prise par @meetmeontour l’un des instagramers

Une première pour l’OL

Cet évènement inédit est une première dans l’histoire du club. Il est intitulé #instameetOL et a pour objectif de créer de l’User Generated Content (UGC) soit en français, du contenu généré directement par les fans spectateurs. 
Dans cet objectif, les portes du Parc OL étaient ouvertes mercredi dernier aux quelques chanceux et leurs appareils. Les instagramers avaient alors l’opportunité de découvrir et de faire découvrir à leur communauté les coulisses du tout récent stade de la banlieue lyonnaise. Ceci dans le cadre d’une visite privée animée par les membres du staff administratif lyonnais. Les photographes devaient ensuite partager un maximum de leurs shoots directement sur leur compte Instagram sous le hashtag #instameetOL. Plus de 70 photos sont visibles sur le réseau social.  

 

Un meeting original avec un triple objectif 

Au total ce sont près d’une vingtaine d’instagramers qui ont pu parcourir le Parc OL et prendre des photos inédites des lieux. Une façon originale de faire découvrir le nouveau stade du club à une population pas forcément fan du club ou fan de football. C’est donc un bon moyen de toucher une cible précise selon la communauté des instagramers. Mais aussi d’élargir le nombre de followers (et donc sa communauté) sur le compte Instagram du club. 

C’est également une bonne façon pour le club de bénéficier de contenu original et inédit qu’il peut ensuite réutiliser pour des créations visuelles ou des projets liés aux réseaux sociaux par exemple. Dans une ère grandement orientée photos et vidéos, c’est une opportunité non négligeable de bénéficier d’un contenu varié avec un regard neutre et nouveau tout au long de la saison.

Enfin, le dernier objectif était de faire la promotion du prochain match de l’équipe féminine du club en quart de finale retour de la Women’s Champions League face à Wolfsburg (qui a eu lieu ce mercredi 29 mars au Parc OL). Une façon de communiquer différemment pour séduire et pousser à se rendre au stade.

Des instagramers comblés 

Nous avons demandé à 3 instagramers participants à cette opération de nous donner un rapide retour sur leur expérience. 

InstagramersInstagram

Lyonesienne 

“Je suis brésilienne et j’ai toujours aimé aller au stade, supporter des équipes un peu partout. Même si je ne suis pas une fan absolue de football, j’aime bien ça et l’OL aussi. Alors participer à cet évènement à Lyon a été une très belle expérience pour moi. Nous avons été bien accueillis par les membres du club. Je suis ravie par ce que nous avons appris.”

Pour voir les photos de Lyonesienne sur son compte Instagram rendez-vous ici.


Meetmeontour 

“La visite guidée était assez complète, on a pratiquement suivi le parcours des visites officielles sauf que cela a duré plus longtemps, environ 2h30. Le temps nécessaire pour prendre les clichés de l’enceinte.
Personnellement, je ne suis pas fan de l’OL à proprement parler, mais j’adore le foot et comme j’habite à Lyon, je vais souvent au stade où bien sûr je supporte les Gones.”

Pour voir les photos de Meetmeontour sur son compte Instagram rendez vous ici.


Nathanael_st_ 

“Comme Lyonesienne et Meetmeontour, je ne suis pas spécialement fan de foot, mais je considère l’OL comme mon équipe favorite puisque c’est ma ville. Par contre j’aime énormément l’architecture, alors autant dire que cette visite était un vrai régal visuel.
Nous étions une vingtaine d’instagramers, pour visiter la plus part du stade, les coulisses, gradins, loges, vestiaires avec pas mal de liberté finalement pour prendre nos photos. Le staff a été super sympa et restait disponible pour toutes nos questions.
Personnellement, j’ai trouvé ça génial, une très belle expérience, d’autant plus que c’était ma première fois dans un stade de football. Maintenant, la prochaine étape est de découvrir le stade plein lors d’un match.”

Pour voir les photos de Nathanael_st_  sur son compte Instagram rendez vous ici.


Découvrez toutes les photos de cette journée sur Instagram #instameetOL

 

Parc des Princes. Picture taken by the #Instagramer @ahtlaqdmm! #ParisEmotions #PSGREAL

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Le PSG avait déjà lancé l’aventure en 2016

Le club parisien avait lui aussi lancé une idée similaire en invitant une poignée d’instagramers à forte communauté ayant un contenu de qualité avant les matchs à domicile pour prendre en photo tout ce qu’ils voulaient. 
Avec une circulation grandement facilitée dans l’ensemble du stade (sauf les vestiaires), les instagramers pouvaient prendre des clichés des moments souhaités. Une façon de mettre en avant des parties peu ou pas visibles du grand public.
Du contenu photo qui était ensuite diffusé sur Instagram avec le hashtag #ParisEmotion. 
(Aujourd’hui, nous ne savons pas si l’opération est toujours d’actualité et si tel est le cas, si elle est renouvelée à chaque rencontre.)

Une stratégie plutôt gagnante puisque selon SportBuzzBusiness, le club a triplé son nombre d’abonnés sur Instagram en 1 an entre février 2015 et février 2016.

 

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Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement du public et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce, du business ou celui du sport.

Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

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De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

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