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Visul3, studio de création spécialisé dans le sport Visul3, studio de création spécialisé dans le sport

Fan expérience en France

Visul3 : le design au service du fan

Rencontre avec Visul3, un studio de création qui réalise des prestations visuelles à destination des clubs et de leurs fans.

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Lancé en 2017, Visul3 est un studio de création spécialisé dans le sport. La société, basée en région lilloise, propose en effet différents services à destination des clubs tels que de l’infographisme, de l’audiovisuel et du graphisme.

 

Fondatrice du studio, Helene Magario a répondu à nos questions. Nous avons échangé ensemble sur le métier et les missions de Visul3, ainsi que sur sa perception personnelle de l’expérience fan.

Bonjour Hélène, peux-tu nous présenter ton parcours de tes études jusqu’à Visul3 ?

Après un BTS et une Licence Pro audiovisuel & Internet, j’ai réalisé un stage de fin d’études au LOSC Lille. Un stage suivi d’une embauche car le stade Pierre Mauroy ouvrait dans l’année à venir. Il y avait un besoin en ressources humaines dans la technique audiovisuelle. Je suis resté plus de 4 ans au club puis en 2015, j’ai décidé de créer mon auto-entreprise. Je souhaitais réaliser de l’audiovisuel au sens large. Ayant une bonne expérience dans le sport, je savais que j’avais des compétences sur des formats spécifiques comme les LEDs bord terrain. J’ai donc proposé ce service à des clubs de football et mon premier contrat a été signé avec le SC Bastia. Ce qui m’a permis d’ouvrir des portes dont celle de la finale de Coupe de France d’hockey sur glace en 2016 à l’AccorHotels Arena.

Suite à ces missions, j’ai décidé de me spécialiser pleinement dans le sport. J’ai ainsi fait des rencontres avec des clubs comme l’En Avant Guingamp et d’autres acteurs du milieu comme Lagardère. Le monde sportif étant petit, il est “facile” d’étendre son réseau car on se retrouve tous à un événement ou un autre. Mon entreprise est ensuite devenue une SASU début 2017.

Peux-tu nous en dire plus sur Visul3 et son métier ?

Aujourd’hui nous sommes une équipe de trois, deux alternants et moi-même. Nous faisons également appel en cas de nécessité à des freelances, notamment pendant les périodes les plus actives de la saison sportive.

Notre métier consiste à créer des contenus vidéos destinés aux écrans géants et aux LEDs bord terrain dans les stades. En tant qu’ancienne technicienne, j’ai la chance de parfaitement bien connaître les différents formats de ces supports. Ce qui nous permet de conseiller les marques sur la bonne taille des messages et sur les erreurs à éviter comme l’affichage d’un numéro de téléphone (rire). Nous avons également un gros pôle graphique. Une partie que nous avons beaucoup développée avec des clubs comme l’US Orléans. Nous leurs avons en effet livré un pack tout compris avec un site Internet, les créations graphiques pour des supports print ainsi que les vidéos à diffuser au stade et sur les réseaux sociaux. Tout notre savoir-faire en un !

Notre objectif est d’être polyvalent et de pouvoir ainsi proposer aux clubs de nombreuses prestations adaptées à leur budget et leurs besoins. Notre rôle n’est pas d’être dans la stratégie de communication et marketing, ce que font les entités en grande partie en interne, mais d’être dans l’opérationnel grâce à nos créations visuelles. C’est également la raison pour laquelle nous nous adressons essentiellement à des clubs de Ligue 2 en football, de basketball ou de volley, car ils n’ont pas tous les ressources nécessaires en matière de design.

Quel est selon toi l’impact du design dans l’expérience fan ?

On peut prendre l’exemple des fiches joueurs vidéos qu’on diffuse pour nos clients sur les écrans géants ainsi que sur les médias sociaux. Ce sont via ces fiches qu’on annonce les titulaires ou bien les buteurs. Nous avons rapidement constaté que les images statiques étaient beaucoup moins engageantes que les vidéos. Nous le savons tous aujourd’hui, la vidéo est devenue un support incontournable qu’elle soit longue ou courte. Même les GIFs fonctionnent très bien alors qu’on les croyait disparus ! Mais comme ce sont des contenus animés, l’engagement est là. Puisque les fans veulent de l’animation au stade et sur les réseaux sociaux. D’où l’intérêt d’avoir un design et des effets adaptés qui leur parlent.

C’est d’autant plus le cas quand les joueurs se lâchent devant la caméra. On a pu vivre cette expérience avec les Corsaires de Nantes où les hockeyeurs ont totalement joué le jeu en se déguisant, en faisant des gestes extravagants ou en apportant des accessoires originaux. C’est important car ça rend le sportif accessible aux yeux du fan. Et c’est à nous d’apporter cette touche créative pour que le contenu soit le plus engageant possible aussi bien sur les réseaux qu’en physique. Pour l’US Orléans, on a par exemple scénarisé l’entrée des joueurs en simulant un bug informatique sur les écrans pour capter au maximum l’attention des fans présents. C’est tout cet ensemble de créations qui peut faire en sorte d’attirer plus de monde dans les stades et d’augmenter l’engagement des supporters !

La saison derrière, vous avez modernisé toute la signalétique du stade et des espaces réceptifs de l’US Orléans. Quels étaient les objectifs de cette modernisation ?

Avant ce projet, l’USO avait déjà refait toutes les peintures du stade à ses couleurs : rouge et jaune. Le but était que les panneaux aient les mêmes couleurs. Buvette, signalétique, zones VIP, couloirs… tout a été pensé pour avoir une harmonie globale via ces différentes créations en respectant bien évidemment l’ADN du club. D’autant plus que l’US Orléans a désormais l’exclusivité d’utilisation du Stade de la Source. C’était ainsi l’occasion de créer un environnement qui lui est propre et où les fans se sentent eux aussi chez eux.

Visul3, studio de création spécialisé dans le sport

Quels sont selon toi les facteurs clés de succès d’une identité visuelle engageante dans le sport ?

Premièrement, il faut respecter l’histoire du club, tout en apportant une touche de modernité. C’est ce qu’a par exemple fait le FC Nantes avec son nouveau logo que je trouve personnellement très réussi. Ensuite, tous les éléments graphiques autour de ce noyau, représenté par le logo et les couleurs historiques, doivent être cohérents aux yeux des supporters. Il faut que les fans puissent s’identifier facilement.

Aujourd’hui, un club est une marque. Sa stratégie créative vise donc à être frappante et reconnaissable de partout. Et maintenant il faut aller au-delà du digital. Prenons l’exemple du merchandising. Les fans doivent pouvoir porter dans la vie de tous les jours des vêtements aux couleurs de leur club car le design proposé est classe, discret et offre un look streetwear qui plaît. C’est exactement ce que le PSG a mis en place avec Jordan.

Depuis vos débuts, quelles sont vos créations qui fonctionnent le mieux ?

La création pour laquelle on a eu le plus de retours positifs de la part des supporters, ce sont les cartes joueurs. Les fameuses cartes qui sont destinées à être dédicacées. Pourquoi elles ? Peut-être parce que c’est le dernier support physique encore “en vie”. Effectivement, aujourd’hui tout est publié sur les médias sociaux. Avoir quelque chose de palpable entre les mains, c’est forcément marquant. A titre personnel, j’ai gardé toutes celles qu’on avait au LOSC à l’époque. Et je suis fière d’avoir chez moi la carte d’Eden Hazard quand il était encore Lillois (rire) ! C’est comme la carte d’abonné qu’on garde chez soi de saison en saison. De plus, si le design est personnalisé, c’est encore plus attachant pour le fan.

On a aussi souvent des échanges avec les partenaires des clubs qui sont satisfaits de la visibilité que leur apportent les LEDs bord terrain. Avec ce support, on a pu identifier trois niveaux de marques :

  • Les marques populaires : où le message est de moins en moins nécessaire car l’identité visuelle de la marque (logo, couleurs…) suffit pour la reconnaître (Amazon, Boulanger, Orange…)
  • Les marques secondaires : où une courte accroche permet de présenter le domaine d’activité de la marque ou un nouveau produit
  • Les marques locales : où il faut apporter un minimum d’informations pour faire connaître la marque

Cette hiérarchisation est importante car nous savons ce qu’il faut proposer à un partenaire en fonction de sa notoriété. En plus de la créativité, il y a donc un travail de conseil. Par exemple, sur les LEDs bord terrain, on évite les fonds blancs puisqu’en cas de forte luminosité c’est illisible.

Ce conseil, on le donne aussi aux clubs. Afin qu’ils puissent amortir leurs investissements en communication, on les aide à proposer aux partenaires le bon support au bon prix. Comme on sait quantifier la portée de ces supports digitaux et physiques, on mesure la visibilité qu’ils peuvent générer pour le partenaire. Par exemple, le Rodez Aveyron Football a pu associer un sponsor à chaque contenu créé (fiche joueur, présentation des joueurs sur l’écran géant, etc.). Un modèle qui permet au partenaire de s’adresser aux fans d’une manière unique. Et pour le club, notamment quand ses budgets marketing sont minces, c’est une opportunité pour pouvoir animer son stade et ses communautés en limitant les coûts.

A moyen et long terme, quels sont les objectifs de Visul3 ?

Le principal objectif est de se développer d’en d’autres sports comme le rugby, le volley et le basketball. Des sports où nous avons déjà travaillé pour certains acteurs. Cela passera par une embauche d’un profil commercial en interne et la recherche d’investissements. Nous savons que le champ dans le monde du sport en France est large. Il faut donc se donner les moyens de frapper aux portes et de faire connaître notre savoir-faire.

Enfin, dernière question, que nous posons lors de chacune de nos interviews, quelle est votre propre définition de la fan experience ?

La fan experience pour moi, c’est lorsqu’on sort du stade et qu’on se dit : “J’ai vécu un bon moment”. Pas seulement grâce au match, mais grâce à l’ambiance, aux installations, aux animations, à l’accessibilité et à la sécurité. En France, on n’a pas encore l’habitude de faire venir tôt et faire rester tard les fans au stade. Néanmoins, des clubs comme le LOSC tentent de belles initiatives pour proposer aux fans un véritable rendez-vous. Et au vu de mon expérience, je pense ces idées peuvent se concrétiser plus rapidement si dans les clubs, les services Marketing, Communication et Technique échangent plus souvent. Puisque les compétences et les idées des uns servent aux autres pour mener à bien des activations innovantes.

Merci à Hélène de Visul3, studio de création spécialisé dans le sport, pour cet échange enrichissant.
Vous pouvez retrouver toutes nos interviews dans l’onglet Interview sur le site. Si vous êtes un professionnel du sport business et que vous souhaitez échanger sur le sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou sur chacun de nos réseaux sociaux.

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience en France

INSIDE CLUB : L’expérience fan au Groupama Stadium avec l’Olympique Lyonnais

Animations sur le parvis, mascottes et shows lumineux au Groupama Stadium. L’Olympique Lyonnais a enchainé 3 rendez-vous en quelques jours.

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L'expérience fan au Groupama Stadium à Lyon
L’Olympique Lyonnais disputait 3 matchs cruciaux en l’espace de 7 jours au Groupama Stadium avant la période du coronavirus. Trois rencontres, face à la Juventus, Saint-Etienne et le PSG, dans trois compétitions différentes.
C’était l’occasion pour nous de s’y rendre et d’analyser l’expérience fan proposée par le club lors de ces matchs de gala avec des animations sur le parvis, des mascottes et shows lumineux pour satisfaire les spectateurs.
 
 
Retour au Groupama Stadium à Lyon après notre première visite en 2017 à l’occasion du Monster Jam. Cette fois-ci, pas de véhicules XXL ni d’odeur d’essence mais une atmosphère bien particulière. Avant l’épisode de coronavirus, l’Olympique Lyonnais disputait trois matchs cruciaux en l’espace de sept jours. C’est d’ailleurs au total 155 000 spectateurs qui se sont déplacés dans l’enceinte lyonnaise pendant cette période. Quelle expérience le club a-t-il proposé pour l’ensemble de ces fans ?

À Lyon, le parvis est la scène pour le spectacle

Dès l’arrivée dans l’enceinte lyonnaise, le Groupama Stadium, on peut apercevoir plusieurs animations et entendre de la musique. À Lyon, de nombreuses activités sont proposées au public qui peut accéder au parvis deux heures avant le début du match.

Trois zones sont exploitées par le club pour proposer des divertissements aux spectateurs. Il y a tout d’abord la Fan Zone au nord où se produisent différents DJs devant un écran géant diffusant la chaîne du club, OL TV. Cette zone est le 1er espace visible pour la majorité des spectateurs arrivant au stade. 

Au sud, deux zones sont implantées pour cibler des types de fans différents. Il y a la Like Zone qui est dédiée aux étudiants. On y retrouve des tables de beer-pong, des babys-foot ainsi qu’une cabine DJ. En plus de cela, il y a des zones assises avec des fatboys qui n’étaient pas très utilisés mais qui fonctionnent mieux lorsque les beaux jours sont de retour. L’autre zone s’appelle la Family Zone et est elle destinée aux enfants/familles. On peut y voir des jeux gonflables et autres stands comme du maquillage. Sur les trois matchs auxquels on a assisté, les zones étaient bien remplies et le concept a l’air de bien marcher.

La like zone au Groupama Stadium

La like zone au Groupama Stadium

En plus de ces zones bien définies et permanentes, d’autres animations sont mises en place sur certains matchs. C’est par exemple le cas des animations football disposées autour du stade. Il y avait sur les matchs OL/Juventus et OL/ASSE trois stands à destination des fans : une arène 1 vs 1, un foot bowling ainsi qu’un foot fléchettes.

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

C’est une idée que l’on avait déjà vu à Rennes précédemment. Ce type d’animation est efficace et attire le public en nombre. Cela permet de toucher une cible très large et d’offrir une animation ludique avec des gestes simples de la pratique du football.

Les spectateurs présent au stade pouvaient également observer des lanceurs de drapeaux italiens qui étaient présents. Ce groupe composé de cinq personnes réalisait des tours de podium en lançant des drapeaux de l’Olympique Lyonnais créant un véritable show pour le public.
Le principe reprend celui des fêtes de village italiennes où les shows de drapeaux sont impressionnants. Ils étaient également accompagnés d’une batucada (genre de musique avec des percussions traditionnelles) qui jouait en continu pour mettre l’ambiance et attirer du monde sur des emplacements spécifiques. Ces performeurs débordaient d’énergie et dynamisaient de ce fait l’ensemble du show. Nous avons été agréablement surpris par ce show original qui permet d’animer des zones moins “chaudes” comme le parvis Est et Ouest.
Les zones “chaudes du Groupama Stadium se concentrent en effet au nord et au sud de l’enceinte.

Au niveau de l’offre food & beverage, là aussi l’expérience est très qualitative. Il y a une dizaine de food trucks qui sont disposés tout autour du stade pour proposer une offre très variée.
Les spectateurs lyonnais avait donc le choix même si les files d’attentes semblaient s’allonger à l’approche du coup d’envoi. 

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Après avoir fait un tour à l’extérieur du stade, direction dans l’enceinte.
En s’y rendant, nous avons été marqué par l’habillage des coursives. En effet, de nombreux pans de murs sont recouverts de street-art. Le rendu est très beau et change de nombreux intérieurs de stades qui se veulent un peu ternes et froids la majore partie du temps. Cela fait partie d’un partenariat avec Offside Gallery qui devrait recouvrir la quasi totalité des coursives à terme. C’est une des caractéristique majeure du stade qui a beaucoup investi dans ce sens afin de proposer une expérience différente aux visiteurs. 

Une expérience in-stadia exceptionnelle

À l’intérieur du stade, l’ambiance des grands soirs se faisait sentir, surtout pour le match de Ligue des Champions OL vs Juventus le 26 février. À cette occasion, un tifo drapeaux mis en place par l’équipe animation était visible dans les tribunes latérales. Celui-ci était très réussi et donnait un bel aspect visuel au moment de l’entrée des joueurs.

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d'OL/Juventus

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d’OL/Juventus

Juste avant l’entrée des équipes, nous avons assisté à un rituel mis en place pour l’ensemble des matchs de l’OL. Le club diffuse dans l’ensemble du stade son nouvel hymne. Les paroles sont inscrites sur les panneaux LED en bord terrain. C’est une bonne idée pour que les supporters s’approprient les paroles.
Cet hymne avait du mal à prendre en début de saison mais est désormais bien ancré chez les supporters. Ils le reprennent d’ailleurs à capella à la fin du chant, ce qui fait encore plus monter l’ambiance.

En même temps que cet hymne, les porteurs de drapeaux entrent également en jeu. Une vingtaine de jeunes arrivent des deux côtés du terrain avec des drapeaux géants sur lesquels on peut voir les anciens logos du club. Cela permet d’habiller le terrain et alimenter ce show global. Sur certains matchs, il y a même la mascotte qui se joint à la fête pour déambuler sur le terrain. Malheureusement sur les matchs de Ligue des Champions, l’UEFA restreint les possibilités en terme d’animations.

Le match de Ligue 1 Conforama contre Saint-Etienne le 1er mars a quand à lui offert un show unique aux spectateurs du Groupama Stadium. Pour cette rencontre à l’atmosphère si spéciale pour cause de derby, le club avait mis le paquet en terme de show pyrotechnique. Le rendu (visible en vidéo ci-dessous) était incroyable. Les ingrédients de ce show hors-norme sont les suivants : des feux d’artifice grandioses accompagnés de flammes, un usage de la lumière impeccable et une musique dynamique. Ce type de spectacle est la plupart du temps visible en fin d’événements majeurs comme les finales ou d’autres grandes compétitions.

https://twitter.com/i/status/1234534514879279110

C’était donc une bonne surprise de voir un spectacle de cette qualité en avant match. Les spectateurs semblaient apprécier ce qu’ils voyaient.
Les tifos préparés par les groupes de supporters étaient eux aussi d’un grand niveau et ont permis aux spectateurs d’être plongés dans l’ambiance du derby. Ceci n’est pas directement géré par le club mais participe tout de même à l’expérience fan proposée au public.

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l'OL

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l’OL

Une mascotte très active 

Dernière chose que nous avons pu remarquer durant cette semaine spéciale, l’utilisation de la mascotte. Lord du match de Ligue des Champions le 27 février, nous avons assisté à un évènement assez rare en football, la présence de la mascotte visiteuse. En plus de Lyou, la mascotte de l’Olympique Lyonnais, Jay, la mascotte de la Juventus avait également fait le déplacement.
Le club italien de la Juventus l’avait déjà fait lors de déplacements à Londres ou à Munich. Le public a donc non pas une mascotte mais deux. Une de chaque équipe. De quoi créer de nombreuses interactions entre ces deux personnages.

Dans la matinée déjà, une vidéo des deux mascottes avait été diffusée sur les réseaux sociaux. C’était un petit teaser qui annonçait que Lyou avait reçu Jay dans la ville Lyonnaise. En avant match, le public a pu voir les deux mascottes s’affronter sur les animations football disposées à l’extérieur du stade. Elles ont également pu déambuler sur le parvis ainsi que dans les gradins pour aller à la rencontre des spectateurs.

 

Cette idée est très intéressante car elle permet de proposer une animation aux supporters locaux et aux fans du club visiteurs qui se sentent soutenus par leur mascotte. C’est aussi une occasion pour le public local de voir la mascotte d’un club étranger. 
Les spectateurs étaient plus que réceptifs à cette idée, mis à part quelques ultras réticents à l’idée de voir le zèbre dans l’enceinte juste avant une rencontre décisive.

À l’intérieur du stade, les deux mascottes nous ont offert des séquences inédites et plutôt réussies. Parmi celles-ci, le club a organisé une battle de danse entre Lyou et Jay en bord terrain. Chaque mascotte avait 30 secondes pour faire ses plus beaux pas de danse sur la musique de son choix. Les deux animateurs ont offert une très belle performance. Le speaker n’a d’ailleurs pas su départager les deux danseurs et les deux mascottes se sont donc partagé le trophée mis en jeu.

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Lyou et Jay sont ensuite allées se balader dans les tribunes pour prendre des photos avec les fans français et italiens. L’engouement était très important et les spectateurs patientaient pour pouvoir faire leur photo.

Sur les deux autres rencontres auxquelles nous avons assisté, la mascotte de l’OL était bien évidemment présente. Elle était au contact des supporters sur le parvis, elle jouait avec les musiciens, participait aux animations foot ou encore animait la Like Zone avec le DJ.

À l’intérieur du stade, la mascotte est en général très sollicitée. Elle participe aux animations mises en place sur la pelouse avec le public, elle se déplace beaucoup dans les tribunes et jusque dans les loges et salons. La tradition veut qu’en après-match, Lyou s’habille d’un costume et aille faire un tour dans un des salons du stade tel un vrai joueur.

La mascotte de l'OL en salon après OL/PSG

La mascotte de l’OL en salon après OL/PSG

Une semaine de gala bien exploitée au Groupama Stadium

Nous retirons beaucoup de positif de cette expérience lyonnaise. Sur le plan sportif, la semaine était cruciale pour le club. L’expérience fan proposée semble avoir été à la hauteur de ces événements. En proposant de plusieurs animations sur le parvis en amont du match, le club incite le public à se déplacer plus tôt au stade et donc à inciter d’avantage ses visiteurs à la consommation, tout en fluidifiant les arrivées.

L’entertainment proposé était très réussi et digne des plus grands stades européens. 
Le club utilise également les temps morts de manière judicieuse avec beaucoup de contenus diffusés sur les écrans géants et une utilisation importante de sa mascotte.

Quelques éléments n’étaient cependant pas parfaits bien évidemment. Comme évoqué un peu plus haut, l’UEFA ne permet pas aux clubs d’utiliser le terrain en avant-match et à la mi-temps pour réaliser des animations. Cela limite donc les possibilités. Le club aurait toutefois pu utiliser les écrans géants pour proposer des animations à la mi-temps comme le FC Barcelone le fait par exemple avec la Pelota Cam ou une Goal Cam.

Au niveau de l’offre en nourriture et boissons, la qualité à l’intérieur de l’enceinte n’était malheureusement pas à la hauteur de ce que l’on a pu voir à l’extérieur du stade. Les concessions sont un peu désuètes, ce qui est étonnant pour un stade aussi moderne. À l’intérieur de celles-ci on retrouve beaucoup de produits classiques comme des sandwichs baguettes, des frites et des hamburgers. Le club essaye cependant de changer cela avec de nouvelles offres comme des nachos, des nuggets ainsi que des ravioles, la spécialité de la région. Il semblerait que le club soit en bonne voie pour s’aligner sur le niveau de qualité des produits proposés en ex-stadia.

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Autre constat lors de notre visite, les spectateurs partent très vite à la fin du match. Encore pire, certains partent même avant le coup de sifflet final. Ces comportements peuvent s’expliquer par deux hypothèses. 
Le flux des départs du stade est trop dense et les spectateurs habitués préfèrent éviter la cohue en sortie de stade et dans les parkings, sur les routes et dans les transports. Pour y remédier, pourquoi ne pas s’inspirer, de la franchise de NFL des Patriots, qui offre le parking aux spectateurs restant plus d’une heure après le match.
Autre hypothèse, le club peut avoir du mal à conserver son public en post-match. L’OL pourrait alors mettre en place un aftershow pour les spectateurs qui souhaitent poursuivre leur soirée au stade. Une inspiration que nous avons vu à Paris La Défense Arena.

Quoi qu’il en soit notre expérience fût une vraie réussite et le club rhodanien propose une fan expérience de grande qualité. L’outil principal dont dispose le club, le Groupama Stadium est un avantage certain sur les autres clubs de la région et du pays. Avec celui-ci, les stratégies d’animations sont nombreuses. 

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