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INSIDE CLUB : L’expérience fan au stade Jean Dauger avec l’Aviron Bayonnais

Ce samedi nous étions en immersion avec l’Aviron Bayonnais, à l’occasion de la réception du champion de France toulousain en TOP 14.

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Des chants basques, des tifos et une mascotte déjantée. Une immersion qui vous prend aux tripes dans un pays où le rugby est roi. À Bayonne avec l’Aviron Bayonnais, c’est simple : l’expérience fan, ce sont les fans eux-mêmes. Aujourd’hui Fanstriker vous emmène découvrir une des meilleures ambiances du rugby français.

 

Nouvel inside en immersion dans un club de l’Ovalie. Cette fois-ci, c’est à Bayonne, au coeur du Pays Basque que nous nous rendons pour voir si l’ambiance du stade Jean Dauger est à la hauteur de sa réputation. Elie Benmergui, actionnaire de l’Aviron Bayonnais est notre hôte pour cette journée qui promet du spectacle.
En ce samedi 29 février, l’enceinte bayonnaise est à guichets fermés pour la réception du champion de France en titre le Stade Toulousain.

À quoi ressemble un jour de match à Bayonne ?

À notre arrivée à Bayonne, nous sommes reçu par Elie Benmergui. L’actionnaire majoritaire du club est également très investi dans le club, notamment dans la relation avec les supporters. Il est midi et les halles du centre-ville sont déjà bondées. Les supporters de l’Aviron et du Stade Toulousain sont déjà au rendez-vous, malgré la pluie, pour assurer l’ambiance.

La remontée de l’Aviron en Top 14 a été une aubaine pour les commerçants du centre-ville qui ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 30% les jours de match par rapport à la saison dernière. Dans cette journée en immersion, nous nous arrêtons au Bar du Marché, déjà plein à notre arrivée. Cet endroit propose une cuisine typique du pays Basque dans une ambiance très conviviale.

L'ambiance familiale du Bar du Marché

L’ambiance familiale du Bar du Marché

Une balade pour digérer dans les rues du centre-ville nous permet d’apprécier l’ambiance rugby qui règne dans chacun des bars. Nous nous arrêtons alors dans le bar Le Vestiaire, proche de l’emblématique stade des remparts. L’occasion de se mettre dans l’ambiance de l’avant-match en appréciant les chants basques entonnés a capela par les supporters locaux.

Enfin, après un passage devant la boutique du club, un petit arrêt à la brasserie de l’Aviron Bayonnais s’impose. Ce bel espace de réception est situé au dessus du club d’aviron et offre une agréable vue sur la rivière. Ce jour là, la brasserie est, comme le stade, “à guichets fermés”. Elle attend 400 personnes pour le repas d’avant-match.

Les animations d’avant match

L’heure du match approche, le coup d’envoi est prévu à 18h00. Aux abords du stade, les premiers spectateurs commencent à arriver… à pied. À Bayonne, il est possible de laisser sa voiture et de ne pas la toucher de la journée : un réel atout quand on connaît l’important problème que constitue l’accès au stade pour certains clubs.
À 2h00 du coup d’envoi, les joueurs arrivent et sont reçu avec une haie d’honneur orchestrée par les clubs de supporters et la mascotte du club Pottoka. Une vraie best practice en matière d’expérience fan.

Lors de leur arrivée au stade, les spectateurs ont la possibilité de prendre un drapeau, qu’ils devront reposer à la fin du match. L’Aviron Bayonnais a été le premier club à mettre en place cette initiative éco-responsable.
En tribune, des tifos sont également disposés sur les sièges avec un côté bleu ou blanc et au verso les paroles de la fameuse Pena Baiona.

Pour patienter encore avant l’arrivée des joueurs, le speaker tire au sort, avec l’aide de la mascotte, un abonné qui gagnera le droit de conduire une Mercedes (le partenaire officiel du club) pendant un an. L’originalité réside dans la façon d’annoncer le ou la gagnant(e). Le speaker demande à tout le stade de se lever, puis fait asseoir les spectateurs tribune par tribune, rang par rang, jusqu’à ce qu’il ne reste debout que le ou la gagnant(e). Une façon originale et efficace d’interagir avec le public à l’occasion d’un simple tirage au sort.

La gagnante du concours Mercedes avec Pottoka

La gagnante du concours Mercedes avec Pottoka

L'entrée sur la pelouse des joueurs

L’entrée sur la pelouse des joueurs

L’ultime étape de cet avant-match et sans doute la plus attendue est l’entrée des joueurs sur la pelouse. Depuis le bord de terrain, l’entonnement par près de 17 000 spectateurs de la Pena Baiona nous prend aux tripes alors que les joueurs pénètrent sur la pelouse par un tunnel gonflable représentant un basque aux couleurs de l’Aviron Bayonnais portant un béret. Une inspiration que nous retrouvons fréquemment dans le sport américain. Une bonne idée de la part du club pour asseoir un peu plus son identité visuelle dans le stade.

Tour d’horizon du stade Jean Dauger

Au stade Jean Dauger, l’Aviron Bayonnais propose six tarifs différents en tribune ou en pesage pour une capacité totale de presque 17 000 spectateurs. Des tarifs réduits pour les enfants et les étudiants permettent l’accès au stade à tous. À noter la présence de deux écrans géants qui affichent des statistiques en temps réel et à certains moments du match. Un outil qui apporte un certain confort pour les spectateurs dans le stade et laisse de belles opportunités pour le club.
Néanmoins, la présence d’une piste d’athlétisme entre les tribunes et le terrain (sur les longueurs) constitue un point négatif important du fait de l’éloignement des spectateurs. Autre bémol constaté pour les spectateurs : le manque de poubelles pour jeter ses déchets.

Plan du stade Jean Dauger

Plan du stade Jean Dauger

Des spectateurs investis en tribunes

Côté tribune, l’ambiance était au rendez-vous durant toute la rencontre. Les supporters bayonnais et toulousains se répondaient par des chants en l’honneur de leur équipe respective dans une atmosphère joyeuse. La tribune Europcar, inaugurée en 2015 dans le virage sud du stade, héberge le club emblématique de supporters “Le BOC” (Bayonnais d’Origine Certifiée). Avec ses drapeaux et ses chants, le BOC a grandement contribué à l’apport du “seizième homme” pour pousser les bayonnais vers une victoire méritée.

Le BOC, principal club de supporter de l'Aviron Bayonnais

Le BOC, principal club de supporter de l’Aviron Bayonnais

Quoi de mieux en retour qu’une magnifique communion entre les joueurs et le public en fin de match, des images qui se passent de commentaire.

La mascotte Pottoka a, elle aussi, joué son rôle à fond. Entre danses déjantées, galipettes et provocations du public, la plus ancienne mascotte de l’élite du rugby, a assuré le show pour ce match de gala. En témoigne son enthousiasme lorsqu’elle monte en tribune pour aller chercher la gagnante du concours Mercedes.

https://twitter.com/championsdudigi/status/1233861135318835203

Une monnaie interne pour l’Aviron Bayonnais

À l’heure du cashless et autres solutions de paiement, l’Aviron Bayonnais a développé sa propre monnaie interne. Un moyen de paiement sous forme de jetons appelé Ttantto. Un Ttantto coûte 3€. Les spectateurs peuvent échanger leurs euros contre des Ttantto via les 3 stands proposés ou via le personnel mobile dans les coursives qui se signale avec un drapeau spécifique.
L’objectif pour le club est de fluidifier les transitions lors des consommations et ainsi réduire le temps d’attente. C’est aussi un moyen de développer le sentiment d’appartenance à une communauté en l’occurence, celle de l’Aviron Bayonnais.
Dans les buvettes et snacks, on constate que les tarifs sont plutôt raisonnables avec le demi de bière ou le verre de vin à 1 Ttantto (3€) et des prix abordables sur les snacks.

Bien qu’il y ait parfois un peu d’attente sur les stands pour l’achat des Ttantto, les buvettes sont plutôt désengorgées et le système fonctionne bien. Le point négatif de ces espaces est simplement que beaucoup d’entre eux ne sont pas en dur ce qui donne une sensation d’installation provisoire. Néanmoins, l’ambiance n’en est pas moins festive.

La bodega, elle, constitue le principal lieu de rendez-vous des supporters en avant et en après-match.
Avant le match, l’ambiance était assurée par le groupe Patxi eta Konpania qui a su faire apprécier tout un répertoire de musiques basques pour mettre tout le monde dans l’ambiance.
Mais la fameuse “troisième mi-temps” tient aussi toutes ses promesses. Après le match les joueurs de Bayonne, encore en tenue, décident d’aller fêter la victoire à la bodega avec les supporters. Un acte fort qui résume l’expérience que l’on vit au stade Jean Dauger. Une expérience pleine de spontanéité, ce qui est rare dans le monde du sport professionnel.

Du côté des partenaires, l’Aviron Bayonnais propose, dans son stade Jean Dauger, de nombreux espaces de réception. Des loges refaites à neuf, un espace “palco” pour les officiels et un chapiteau, pour les partenaires du club, dans lequel il peut recevoir jusqu’à 1 500 convives pour se restaurer avant et après la rencontre.
Ce grand espace est en accord avec la politique du club de vivre grâce aux nombreuses entreprises locales plutôt que de dépendre d’un actionnaire unique.

Le chapiteau recevait 1 400 personnes ce samedi avant et après le match

Le chapiteau recevait 1 400 personnes ce samedi avant et après le match

Une expérience spontanée et quelques amélioration possibles pour les fans

Côté ambiance, l’expérience du stade Jean Dauger n’a rien à envier aux autres stades du Top 14. Mais dans l’optique d’améliorer encore ce point et de diversifier les publics présents, l’Aviron Bayonnais a prévu de créer pour la saison prochain un KOP de supportrices (un groupe de femmes supportrices) et une seconde mascotte, elle aussi féminine.

L’un des principaux points négatifs de cette expérience est l’outil en lui même, le stade. Celui-ci est vieillissant et inadapté au Top 14 ou encore au sport spectacle. C’est pourquoi, le club a pour projet de rénover entièrement le stade avec plusieurs projets d’améliorations : le fermer et le transformer en stade “à l’anglaise” pour tirer le meilleur parti de la ferveur qu’il y a autour de cette équipe.

À l’heure de faire notre bilan de cette expérience, certes, Jean Dauger est un stade ancien qui donne l’impression d’avoir été agrandi à la hâte mais lorsque l’on se met dans la peau du fan, tout cela devient accessoire et l’authenticité et l’âme dégagée par les supporters, le club et la ville toute entière prend une place beaucoup plus importante. À terme, la rénovation nécessaire du stade sera tout de même un moyen pour le club, de rendre l’expérience encore plus agréable pour un public déjà très engagé.

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Le sport a cette particularité de rassembler les foules. C'est précisément cette raison qui me pousse à me rendre au stade dès que j'en ai l'occasion. Aujourd'hui, l'expérience fan est prépondérante dans le monde de l'Entertainment sportif et je souhaite, au travers de Fanstriker, inspirer ses acteurs en partageant ce que je vis en tant que fan de sport et fan de spectacle.

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INSIDE CLUB : L’expérience fan au Groupama Stadium avec l’Olympique Lyonnais

Animations sur le parvis, mascottes et shows lumineux au Groupama Stadium. L’Olympique Lyonnais a enchainé 3 rendez-vous en quelques jours.

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L'expérience fan au Groupama Stadium à Lyon
L’Olympique Lyonnais disputait 3 matchs cruciaux en l’espace de 7 jours au Groupama Stadium avant la période du coronavirus. Trois rencontres, face à la Juventus, Saint-Etienne et le PSG, dans trois compétitions différentes.
C’était l’occasion pour nous de s’y rendre et d’analyser l’expérience fan proposée par le club lors de ces matchs de gala avec des animations sur le parvis, des mascottes et shows lumineux pour satisfaire les spectateurs.
 
 
Retour au Groupama Stadium à Lyon après notre première visite en 2017 à l’occasion du Monster Jam. Cette fois-ci, pas de véhicules XXL ni d’odeur d’essence mais une atmosphère bien particulière. Avant l’épisode de coronavirus, l’Olympique Lyonnais disputait trois matchs cruciaux en l’espace de sept jours. C’est d’ailleurs au total 155 000 spectateurs qui se sont déplacés dans l’enceinte lyonnaise pendant cette période. Quelle expérience le club a-t-il proposé pour l’ensemble de ces fans ?

À Lyon, le parvis est la scène pour le spectacle

Dès l’arrivée dans l’enceinte lyonnaise, le Groupama Stadium, on peut apercevoir plusieurs animations et entendre de la musique. À Lyon, de nombreuses activités sont proposées au public qui peut accéder au parvis deux heures avant le début du match.

Trois zones sont exploitées par le club pour proposer des divertissements aux spectateurs. Il y a tout d’abord la Fan Zone au nord où se produisent différents DJs devant un écran géant diffusant la chaîne du club, OL TV. Cette zone est le 1er espace visible pour la majorité des spectateurs arrivant au stade. 

Au sud, deux zones sont implantées pour cibler des types de fans différents. Il y a la Like Zone qui est dédiée aux étudiants. On y retrouve des tables de beer-pong, des babys-foot ainsi qu’une cabine DJ. En plus de cela, il y a des zones assises avec des fatboys qui n’étaient pas très utilisés mais qui fonctionnent mieux lorsque les beaux jours sont de retour. L’autre zone s’appelle la Family Zone et est elle destinée aux enfants/familles. On peut y voir des jeux gonflables et autres stands comme du maquillage. Sur les trois matchs auxquels on a assisté, les zones étaient bien remplies et le concept a l’air de bien marcher.

La like zone au Groupama Stadium

La like zone au Groupama Stadium

En plus de ces zones bien définies et permanentes, d’autres animations sont mises en place sur certains matchs. C’est par exemple le cas des animations football disposées autour du stade. Il y avait sur les matchs OL/Juventus et OL/ASSE trois stands à destination des fans : une arène 1 vs 1, un foot bowling ainsi qu’un foot fléchettes.

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

C’est une idée que l’on avait déjà vu à Rennes précédemment. Ce type d’animation est efficace et attire le public en nombre. Cela permet de toucher une cible très large et d’offrir une animation ludique avec des gestes simples de la pratique du football.

Les spectateurs présent au stade pouvaient également observer des lanceurs de drapeaux italiens qui étaient présents. Ce groupe composé de cinq personnes réalisait des tours de podium en lançant des drapeaux de l’Olympique Lyonnais créant un véritable show pour le public.
Le principe reprend celui des fêtes de village italiennes où les shows de drapeaux sont impressionnants. Ils étaient également accompagnés d’une batucada (genre de musique avec des percussions traditionnelles) qui jouait en continu pour mettre l’ambiance et attirer du monde sur des emplacements spécifiques. Ces performeurs débordaient d’énergie et dynamisaient de ce fait l’ensemble du show. Nous avons été agréablement surpris par ce show original qui permet d’animer des zones moins “chaudes” comme le parvis Est et Ouest.
Les zones “chaudes du Groupama Stadium se concentrent en effet au nord et au sud de l’enceinte.

Au niveau de l’offre food & beverage, là aussi l’expérience est très qualitative. Il y a une dizaine de food trucks qui sont disposés tout autour du stade pour proposer une offre très variée.
Les spectateurs lyonnais avait donc le choix même si les files d’attentes semblaient s’allonger à l’approche du coup d’envoi. 

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Après avoir fait un tour à l’extérieur du stade, direction dans l’enceinte.
En s’y rendant, nous avons été marqué par l’habillage des coursives. En effet, de nombreux pans de murs sont recouverts de street-art. Le rendu est très beau et change de nombreux intérieurs de stades qui se veulent un peu ternes et froids la majore partie du temps. Cela fait partie d’un partenariat avec Offside Gallery qui devrait recouvrir la quasi totalité des coursives à terme. C’est une des caractéristique majeure du stade qui a beaucoup investi dans ce sens afin de proposer une expérience différente aux visiteurs. 

Une expérience in-stadia exceptionnelle

À l’intérieur du stade, l’ambiance des grands soirs se faisait sentir, surtout pour le match de Ligue des Champions OL vs Juventus le 26 février. À cette occasion, un tifo drapeaux mis en place par l’équipe animation était visible dans les tribunes latérales. Celui-ci était très réussi et donnait un bel aspect visuel au moment de l’entrée des joueurs.

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d'OL/Juventus

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d’OL/Juventus

Juste avant l’entrée des équipes, nous avons assisté à un rituel mis en place pour l’ensemble des matchs de l’OL. Le club diffuse dans l’ensemble du stade son nouvel hymne. Les paroles sont inscrites sur les panneaux LED en bord terrain. C’est une bonne idée pour que les supporters s’approprient les paroles.
Cet hymne avait du mal à prendre en début de saison mais est désormais bien ancré chez les supporters. Ils le reprennent d’ailleurs à capella à la fin du chant, ce qui fait encore plus monter l’ambiance.

En même temps que cet hymne, les porteurs de drapeaux entrent également en jeu. Une vingtaine de jeunes arrivent des deux côtés du terrain avec des drapeaux géants sur lesquels on peut voir les anciens logos du club. Cela permet d’habiller le terrain et alimenter ce show global. Sur certains matchs, il y a même la mascotte qui se joint à la fête pour déambuler sur le terrain. Malheureusement sur les matchs de Ligue des Champions, l’UEFA restreint les possibilités en terme d’animations.

Le match de Ligue 1 Conforama contre Saint-Etienne le 1er mars a quand à lui offert un show unique aux spectateurs du Groupama Stadium. Pour cette rencontre à l’atmosphère si spéciale pour cause de derby, le club avait mis le paquet en terme de show pyrotechnique. Le rendu (visible en vidéo ci-dessous) était incroyable. Les ingrédients de ce show hors-norme sont les suivants : des feux d’artifice grandioses accompagnés de flammes, un usage de la lumière impeccable et une musique dynamique. Ce type de spectacle est la plupart du temps visible en fin d’événements majeurs comme les finales ou d’autres grandes compétitions.

https://twitter.com/i/status/1234534514879279110

C’était donc une bonne surprise de voir un spectacle de cette qualité en avant match. Les spectateurs semblaient apprécier ce qu’ils voyaient.
Les tifos préparés par les groupes de supporters étaient eux aussi d’un grand niveau et ont permis aux spectateurs d’être plongés dans l’ambiance du derby. Ceci n’est pas directement géré par le club mais participe tout de même à l’expérience fan proposée au public.

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l'OL

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l’OL

Une mascotte très active 

Dernière chose que nous avons pu remarquer durant cette semaine spéciale, l’utilisation de la mascotte. Lord du match de Ligue des Champions le 27 février, nous avons assisté à un évènement assez rare en football, la présence de la mascotte visiteuse. En plus de Lyou, la mascotte de l’Olympique Lyonnais, Jay, la mascotte de la Juventus avait également fait le déplacement.
Le club italien de la Juventus l’avait déjà fait lors de déplacements à Londres ou à Munich. Le public a donc non pas une mascotte mais deux. Une de chaque équipe. De quoi créer de nombreuses interactions entre ces deux personnages.

Dans la matinée déjà, une vidéo des deux mascottes avait été diffusée sur les réseaux sociaux. C’était un petit teaser qui annonçait que Lyou avait reçu Jay dans la ville Lyonnaise. En avant match, le public a pu voir les deux mascottes s’affronter sur les animations football disposées à l’extérieur du stade. Elles ont également pu déambuler sur le parvis ainsi que dans les gradins pour aller à la rencontre des spectateurs.

 

Cette idée est très intéressante car elle permet de proposer une animation aux supporters locaux et aux fans du club visiteurs qui se sentent soutenus par leur mascotte. C’est aussi une occasion pour le public local de voir la mascotte d’un club étranger. 
Les spectateurs étaient plus que réceptifs à cette idée, mis à part quelques ultras réticents à l’idée de voir le zèbre dans l’enceinte juste avant une rencontre décisive.

À l’intérieur du stade, les deux mascottes nous ont offert des séquences inédites et plutôt réussies. Parmi celles-ci, le club a organisé une battle de danse entre Lyou et Jay en bord terrain. Chaque mascotte avait 30 secondes pour faire ses plus beaux pas de danse sur la musique de son choix. Les deux animateurs ont offert une très belle performance. Le speaker n’a d’ailleurs pas su départager les deux danseurs et les deux mascottes se sont donc partagé le trophée mis en jeu.

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Lyou et Jay sont ensuite allées se balader dans les tribunes pour prendre des photos avec les fans français et italiens. L’engouement était très important et les spectateurs patientaient pour pouvoir faire leur photo.

Sur les deux autres rencontres auxquelles nous avons assisté, la mascotte de l’OL était bien évidemment présente. Elle était au contact des supporters sur le parvis, elle jouait avec les musiciens, participait aux animations foot ou encore animait la Like Zone avec le DJ.

À l’intérieur du stade, la mascotte est en général très sollicitée. Elle participe aux animations mises en place sur la pelouse avec le public, elle se déplace beaucoup dans les tribunes et jusque dans les loges et salons. La tradition veut qu’en après-match, Lyou s’habille d’un costume et aille faire un tour dans un des salons du stade tel un vrai joueur.

La mascotte de l'OL en salon après OL/PSG

La mascotte de l’OL en salon après OL/PSG

Une semaine de gala bien exploitée au Groupama Stadium

Nous retirons beaucoup de positif de cette expérience lyonnaise. Sur le plan sportif, la semaine était cruciale pour le club. L’expérience fan proposée semble avoir été à la hauteur de ces événements. En proposant de plusieurs animations sur le parvis en amont du match, le club incite le public à se déplacer plus tôt au stade et donc à inciter d’avantage ses visiteurs à la consommation, tout en fluidifiant les arrivées.

L’entertainment proposé était très réussi et digne des plus grands stades européens. 
Le club utilise également les temps morts de manière judicieuse avec beaucoup de contenus diffusés sur les écrans géants et une utilisation importante de sa mascotte.

Quelques éléments n’étaient cependant pas parfaits bien évidemment. Comme évoqué un peu plus haut, l’UEFA ne permet pas aux clubs d’utiliser le terrain en avant-match et à la mi-temps pour réaliser des animations. Cela limite donc les possibilités. Le club aurait toutefois pu utiliser les écrans géants pour proposer des animations à la mi-temps comme le FC Barcelone le fait par exemple avec la Pelota Cam ou une Goal Cam.

Au niveau de l’offre en nourriture et boissons, la qualité à l’intérieur de l’enceinte n’était malheureusement pas à la hauteur de ce que l’on a pu voir à l’extérieur du stade. Les concessions sont un peu désuètes, ce qui est étonnant pour un stade aussi moderne. À l’intérieur de celles-ci on retrouve beaucoup de produits classiques comme des sandwichs baguettes, des frites et des hamburgers. Le club essaye cependant de changer cela avec de nouvelles offres comme des nachos, des nuggets ainsi que des ravioles, la spécialité de la région. Il semblerait que le club soit en bonne voie pour s’aligner sur le niveau de qualité des produits proposés en ex-stadia.

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Autre constat lors de notre visite, les spectateurs partent très vite à la fin du match. Encore pire, certains partent même avant le coup de sifflet final. Ces comportements peuvent s’expliquer par deux hypothèses. 
Le flux des départs du stade est trop dense et les spectateurs habitués préfèrent éviter la cohue en sortie de stade et dans les parkings, sur les routes et dans les transports. Pour y remédier, pourquoi ne pas s’inspirer, de la franchise de NFL des Patriots, qui offre le parking aux spectateurs restant plus d’une heure après le match.
Autre hypothèse, le club peut avoir du mal à conserver son public en post-match. L’OL pourrait alors mettre en place un aftershow pour les spectateurs qui souhaitent poursuivre leur soirée au stade. Une inspiration que nous avons vu à Paris La Défense Arena.

Quoi qu’il en soit notre expérience fût une vraie réussite et le club rhodanien propose une fan expérience de grande qualité. L’outil principal dont dispose le club, le Groupama Stadium est un avantage certain sur les autres clubs de la région et du pays. Avec celui-ci, les stratégies d’animations sont nombreuses. 

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