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INTERVIEW : Fabrice Lorenceau (LiveLike) “le fan engagement pour les écrans”

LiveLike vous fait vibrer devant le match comme si vous étiez au stade grâce à une expérience AR/VR immersive et sociale.

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Alors que l’on parle souvent de divertissement in stadia lorsqu’il s’agit d’améliorer l’expérience des fans de sport, LiveLike a pris le parti original de se concentrer sur les fans qui ne se déplacent pas au stade.

“The most innovative sports viewing experience ever built” ou, en français, “l’expérience de visionnage sportif la plus innovante jamais créée” est la promesse ambitieuse faite pas les fondateurs de LiveLike et ils s’y tiennent. Réalité virtuelle, augmentée et mixte, expérience de divertissement entre amis et en temps réel, LiveLike amène toute la ferveur du match dans votre salon. On en parle avec Fabrice Lorenceau, le co-fondateur de LiveLike.

Bonjour Fabrice, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Fabrice Lorenceau, je suis cofondateur de LiveLike et directeur des productions et de la stratégie produit. 

LiveLike est né il y a 5 ans. Comment l’idée de proposer une telle expérience vous est-elle venue ? Comment les débuts de LiveLike se sont-ils faits ?

J’ai créé LiveLike avec mon frère André Lorenceau en 2015. Après avoir fait un prototype fin 2014 suite à l’engouement des chaînes de TV pour le prototype. Nous avions une approche différente de la VR qui place l’utilisateur dans un Lounge VIP pour suivre un évènement sportif. Le lounge permet d’avoir ses amis atour de soi dans son salon VIP ainsi que des écrans avec des statistiques sportives et des contenus divers comme les meilleurs moments ou des interviews. L’idée est venue du fait que mon frère travaillait dans la VR depuis un an et moi dans le sport et la tech. Il cherchait un nouveau challenge et on a commencé à parler de ce que pourrait être l’expérience de vivre un événement sportif en VR. Par chance, j’avais déjà fait des captures de matchs à 180° pour faire du tracking de joueur avec YouFoot donc on a imaginé ce que pourrait être l’expérience autour de cette vidéo : la loge, des avatars, les statistiques, etc.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le modèle et le fonctionnement de LiveLike ? Quels sont les prérequis du côté des fans et des organisations sportives pour pouvoir accéder à l’expérience que vous proposez ?

Nous avons un business modèle B-B-C (Business-to-business-to-consumer). On travaille avec les fédérations ou les détenteurs de droits sportifs. Nous fabriquons en marque blanche des expériences pour nos clients. Souvent l’application est gratuite et disponible sur mobile ainsi que pour les casques VR Mobile et “Standalone” (un casque VR qui ne requière pas d’utiliser un ordinateur ou un smartphone) donc iOS, Android, GearVR, Oculus Go et Quest.
Quand nous travaillons avec des chaînes payantes le plus souvent il faut s’identifier dans l’application et être abonné pour avoir accès au contenu bien que souvent les matchs déjà joués soient libres d’accès.

À votre avis, quelle est la fonctionnalité phare de LiveLike qui fait que la plateforme rencontre un si grand succès auprès des organisations sportives et des fans ?

Il y a plusieurs facteurs à cela. En premier lieu pendant longtemps nous nous sommes concentrés sur le sport donc nous avons développé un savoir faire et une réputation dans ce domaine. C’est un domaine qui est compliqué car il faut pouvoir livrer des applications pouvant accueillir des millions d’utilisateurs et on a souvent peu de temps pour créer une application pour des grands événements comme la Coupe du Monde 2018. La pression est aussi énorme car on livre des “streams” de très hautes qualités (UHD ou 8K) avec des technologies de pointes souvent pas encore standardisées. Enfin, l’erreur n’est pas permise sur ce genre d’événement.
Parmi les fonctionnalités qui ont séduit les utilisateurs, il y a l’interactivité qui permet de changer d’angle de vue et l’accès aux statistiques ainsi que le social avec des avatars. Nous avons d’ailleurs travaillé en 2019 sur de nouveaux avatars et nous avons amélioré la vitesse de chargement des videos pour que les changements d’angles puissent être quasi instantanés.
Nous allons lancer avec un client important une application en Q1 2020 intégrants ces fonctionnalités ainsi que d’autres évolutions importantes.

Photo 180° prise à l'occasion du match Argentine - Espagne en Chine pour la FIBA

Photo 180° prise à l’occasion du match Argentine – Espagne en Chine pour la FIBA

“On a vraiment repensé le “fan engagement”, mais pour les écrans OTT”

LiveLike a déjà couvert beaucoup de très grands événements sportifs comme la Coupe du Monde de football 2018 en Russie ou encore Roland Garros. Quel est le plus gros challenge que vous ayez rencontré jusqu’ici ?

Notre plus gros challenge reste l’adoption des casques de VR. Cela reste un marché de niche. L’Oculus Quest est pour nous une excellente nouvelle car il est évident maintenant que le casque Standalone est un succès auprès des utilisateurs. Il est plus simple et convivial à utiliser. Il remporte un succès important. Ce type de casque remplace notamment les Cardboards dont la qualité était très souvent mauvaise et le GearVR qui était un peu trop compliqué à utiliser et restait limité à quelques smartphones Samsung. Oculus notamment a revu ses objectifs à la baisse et vise dans un premier temps de devenir un écosystème fédérant 50 millions d’utilisateurs mensuels actifs. C’est à dire comparable à Playstation, Switch ou Xbox.
De notre côté, nous avons aussi décidé de lancer un nouveau produit qui propose ce qui fonctionnait le mieux en VR, à savoir le social et l’interactif, pour les écrans autre que la VR. En clair, un produit pour le web et mobile qui permet d’avoir des interactions en direct et de regarder avec ses amis. L’UEFA et Deltatre ont déjà adopté et intégré ce nouveau produit qui rencontre un franc succès. On a vraiment repensé le “fan engagement” mais pour les écrans OTT. (NDLR : Un media donne accès à du contenu dit OTT “over-the-top” s’il fournit du contenu supplémentaire à celui du fournisseur traditionnel. Netflix est OTT sur votre box Orange par exemple).

L’UEFA a récemment annoncé l’intégration de LiveLike dans son incubateur. LiveLike a reçu distinctions sur distinctions depuis sa création, la plateforme semble être sur une excellente lancée. Quelle est la prochaine étape pour vous ?

J’ai déjà mentionné les évolutions à venir sur la VR. Le nouveau produit vient d’être lancé, nous avons plusieurs très gros clients avec qui nous travaillons étroitement pour le lancement de cette nouvelle solution de Fan Engagement. Nous pensons aussi que ce produit peut plus facilement se décliner sur d’autres verticales comme pour les contenus VOD, le divertissement, l’actualités, etc.
Nous explorons autour de l’interactivité comme la suggestion de contenus, la publicité interactive (comme le fait Hulu ou maintenant Facebook) ou encore faciliter le pari sportif pour un téléspectateur.

Pour conclure les interviews, j’aime poser ces deux dernières questions à nos intervenants :
Pouvez-vous nous partager un fait surprenant sur votre domaine de spécialisation, l’expérience fan en VR/AR/MR ?

Je vais partager trois donnés intéressantes : nos applis VR ont été #1 dans de nombreux app stores pendant la Coupe du Monde 2018, mettant la VR à l’honneur pour un très grand nombre ! La BBC en Angleterre et ERT en Grèce sont les deux diffuseurs qui ont le mieux tirés leur épingle du jeu en promouvant habilement leur appli VR.
Autre succès, nous avons eu 6,5 millions d’utilisateurs uniques en Inde pour l’IPL 2018. Un test en 2019 avec des milliers d’utilisateurs et un de nos partenaires a montré qu’il est possible de monétiser en Pay-Per-View des flux VR pour des événements sportifs.
Enfin, nous avons vu que le social et l’interactif augmentaient de x2 à x3 fois le temps passé en VR par rapport à l’OTT et c’est cela qui nous a poussé à lancer un produit de Fan Engagement pour tous les écrans OTT. Cela s’est confirmé lors des tests de lancement : Engagement SDK séduit particulièrement les moins de 35 ans qui affectionnent une expérience plus interactive et sociale.

Et enfin, quel est l’événement, le projet ou l’innovation à suivre dans votre domaine de spécialisation ? 

Nos projets à venir sont très confidentiels donc je ne peux pas en parler à ce stade. On va suivre avec attention les chiffres des ventes des nouveaux casques de VR comme l’Oculus Quest surtout avec les fêtes de Noel. Enfin, je me réjouis de voir des acteurs comme Twitch qui continuent d’innover dans le Fan Experience que ce soit pour Thursday Night Football ou avec des fonctionnalités de gamification lancées en 2019 récompensant de manière ludique les utilisateurs pour le temps qu’ils passent à regarder leurs streamers préférés.

Merci beaucoup à Fabrice de nous avoir accordé du temps pour réaliser cette interview. Vous pouvez suivre attentivement l’actualité de LiveLike, l’une des startups les plus innovantes de la fan engagement et expérience sur leur site et les différents réseaux sociaux.

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I am a finance and entertainment student excited by the idea of enhancing entertainment experiences thanks to numbers and technology.

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Maxence Barbier (LOU Rugby) : “Clientèle VIP, le plaisir avant tout”

Chargé de Partenariats & Sponsoring au LOU Rugby, Maxence nous parle des Hospitalités VIP et de l’expérience fan premium.

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L'expérience fan VIP avec Maxence Barbier du LOU Rugby

Dans l’univers de l’expérience fan, nous parlons peu des Hospitalités. Pourtant, dans tous les événements sportifs, un certain nombre de spectateurs profitent d’un moment privilégié au stade. Chargé de Partenariats & Sponsoring au LOU Rugby (TOP 14), Maxence Barbier nous présente la stratégie Hospitalités du club ainsi que sa vision sur cette expérience fan premium et business.  

Dans l’élite depuis 2016, le LOU Rugby comptabilise aujourd’hui plus de 400 entreprises dans son Business Club. Une réussite et un engouement pour le programme VIP du club lyonnais que nous allons analyser.

Vous pouvez au choix, écouter cet échange avec Maxence Barbier en podcast ou lire l’interview rédigée ci-dessous :

Lien pour écouter sur : Apple Music.

Le LOU Rugby, dans la cour des grands

Bonjour Maxence, peux-tu nous présenter ton parcours depuis tes études jusqu’au LOU Rugby ?

Originaire de Nancy, j’y ai fait mes études avec la réalisation d’un Master en école de commerce à l’ICN Business School. J’avais alors une spécialisation en contrôle de gestion. Sauf qu’après mes études, je n’ai pas souhaité m’orienter à 100% dans cette branche. Je voulais travailler dans le sport qui est un secteur qui m’anime depuis toujours. C’est pourquoi j’ai fait des études supplémentaires avec un Mastère Spécialisé dans le “Management des Organisations de Sport” à Audencia Campus Paris. Ainsi, j’ai pu intégrer le réseau du sport professionnel et connaître son fonctionnement.

Suite à mes études, j’ai réalisé un stage en événementiel sportif chez IMG France. Je contribuais alors à l’organisation de plusieurs événements comme les Color Run. J’ai prolongé l’aventure dans cette agence en CDD au sein du service Licencing afin de gérer le programme de licence de l’UEFA EURO 2016. J’ai ensuite intégré A.S.O (Amaury Sport Organisation), toujours en Licencing, cette fois-ci pour développer les marques du groupe avec le Tour de France, Dakar, Marathon de Paris, etc.

Par la suite, j’ai fait le choix personnel de quitter Paris pour aller sur Lyon. Une zone stratégique pour moi car ayant un brevet de moniteur de ski, cette ville fut une évidence avec les Alpes à proximité (rire). J’ai alors eu une belle opportunité avec l’arrivée du LOU Rugby au Matmut Stadium de Gerland en 2017. J’ai intégré le club en tant que Chargé de Partenariats & Sponsoring.

Quelles sont tes principales missions en tant que Chargé de Partenariats & Sponsoring ?

Je suis directement rattaché à l’équipe professionnelle. Ma principale mission est de commercialiser toutes les Hospitalités du Matmut Stadium de Gerland ainsi que les supports de communication. Ces derniers concernent, entre autres, les équipements sportifs, les encarts publicitaires sur notre site Internet, nos médias sociaux ou bien les panneaux LED au bord du terrain. Mon champ d’actions est donc assez large.

Aussi, mon rôle est de promouvoir l’ensemble des offres du LOU Rugby que ce soit la billetterie, les événements hors match et les produits dérivés. Pour mener à bien ces missions, je m’adresse à l’ensemble des entreprises de la région que ce soit un artisan ou un grand groupe. Ces échanges business peuvent aussi s’étendre à l’échelle nationale voire internationale.

Sportivement, quelles sont les ambitions du LOU Rugby cette saison ?

Après notre maintien historique en 2017 et nos deux demi-finales du TOP 14 en 2018 et 2019, notre objectif majeur est de disputer les phases finales à chaque saison. Une position qui nous permet de jouer la Champions Cup et d’acquérir ainsi de l’expérience au niveau européen. Bien évidemment, un titre nous permettrait de concrétiser tous ces efforts !

Depuis 2017, le club occupe le Stade de Gerland, désormais nommé Matmut Stadium de Gerland. Une enceinte rénovée qui peut atteindre 35 000 places. Ce nouveau stade a-t-il permis au LOU de passer un cap sportif mais aussi un cap de notoriété ?

Tout à fait. Nous sommes entrés dans une autre dimension avec le Matmut Stadium de Gerland. Les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque nous sommes passés d’un stade de 4 500 places dont 700 places VIP, à un stade d’une capacité de 16 000 à 35 000 places dont 2 500 places VIP. L’écart est donc énorme. Dans notre ancien stade de Vuillermet nous comptions 150 entreprises partenaires contre 400 aujourd’hui.

Sportivement parlant, le stade n’est pas le seul facteur qui influe sur nos bons résultats. Néanmoins, depuis que nous jouons à Gerland, nous disputons les phases finales. La saison dernière, avant la crise sanitaire que l’on connaît et l’arrêt du championnat, nous étions deuxième du classement avec une invincibilité à domicile. Globalement, on peut conclure que ce stade nous a mis sur de bons rails d’un point de vue sportif !
Par ailleurs, ces bons résultats ont permis de voir des joueurs du LOU Rugby rejoindre le XV de France. Une première depuis 1953, ça remontait un peu (rire). Cela joue positivement sur l’image et la notoriété du club en France.

Autre point à souligner, nous sommes propriétaire du Matmut Stadium de Gerland. Ce qui nous offre une grande autonomie avec l’organisation de plus de 200 événements par an. Nous organisons en effet, en plus des matchs, des conventions, des séminaires ou bien des salons. Nous avons également un service de restauration complet avec une brasserie qui fait plus de 30 000 couverts par an. Enfin, un projet immobilier est sorti de terre en janvier 2020, “Les Jardins du Lou”. Une nouvelle zone de 28 000 m² de bureaux locatifs qui sera accompagnée d’un hôtel.

C’est donc tout un complexe qui se crée autour du stade. Au sein de la ville de Lyon, qui est historiquement représentée par l’Olympique Lyonnais, cela doit attirer du public ?

Lyon est effectivement une ville très sportive. Nous avons la chance d’être bien représenté que ce soit au basket, au football ou au rugby. On se rend compte qu’il y a de place pour tout le monde.

Jean-Michel Aulas, président de l’OL, avait compris il y a bien longtemps que pour être viable il fallait un business model qui se détachait du sport. C’est pourquoi nous lançons aussi d’autres activités pour se divertir et toucher un maximum de monde.

Un mot sur la situation sanitaire actuelle, comment gérez-vous la jauge des 1 000 spectateurs établie dans le Rhône ?

C’est un vrai sujet au quotidien. Nous gérons très bien cette jauge même si nous l’acceptons difficilement car nous aimerions accueillir plus de monde. Néanmoins, nous devons faire ce que nous faisons de mieux, c’est-à-dire de l’événementiel sportif.
C’est pourquoi nous avons établi un nouveau protocole afin d’avoir une bonne gestion des flux et respecter les gestes barrières. De l’extérieur, on peut imaginer que 1 000 personnes au stade c’est plus facile à gérer que 15 000 mais bizarrement ce n’est pas le cas. Moins il y a de monde dans le stade et plus l’organisation est complexe. L’agencement des espaces est un vrai défi !

Au LOU Rugby, nous avons fait le choix de privilégier les groupes officiels de supporters face à cette jauge. Ce sont eux qui ont été comptabilisés en premier parmi ces 1000 personnes. Un choix logique car on se devait de récompenser leur fidélité et investissement sans faille. Ensuite, c’est dans une stratégie économique qu’on a décidé de privilégier nos partenaires majeurs et quelques entreprises partenaires.

“De l’extérieur, on peut imaginer que 1 000 personnes au stade c’est plus facile à gérer que 15 000 mais bizarrement ce n’est pas le cas. Moins il y a de monde dans le stade et plus l’organisation est complexe. L’agencement des espaces est un vrai défi !”

Pour tous nos autres abonnés et partenaires qui ne pourront malheureusement pas assister aux matchs, nous mettrons en place des conditions de vente spécifiques. Dans un premier temps ce sera un report et si la situation dure, les abonnements seront remboursés au prorata. Afin de limiter cette frustration pour le club et nos fans, nous avons aussi mis en place une retransmission des matchs en collaboration avec GL Events et le Palais des Congrès de Lyon. Le but ici est d’offrir, malgré le contexte, une expérience LOU Rugby à distance.

Les Hospitalités VIP et l’expérience fan premium

Parlons de la clientèle VIP du LOU Rugby. Qui sont les membres de votre Business Club ? Quelles sont les prestations proposées dans cette expérience fan Premium ?

Nous nous adressons à des entreprises de toute taille et de tout secteur d’activité. La zone géographique de ces sociétés concerne essentiellement le bassin lyonnais et s’étend jusqu’à Mâcon dans le Nord, Valence dans le Sud, la Savoie dans l’Est et Saint-Etienne dans l’Ouest. La majorité d’entre elles sont des PME et 30% viennent du secteur du BTP qui est historiquement très bien représenté dans le monde du rugby.

Aujourd’hui, plus de 1000 entreprises gravitent autour du LOU Rugby dont 40% qui sont partenaires, soit 400 sociétés. C’est-à-dire qu’elles sont membres du LOU Business Club suite à un engagement d’un an et un investissement minimum de 5 000€.

Pour le club, ce réseau d’affaires est une vraie valeur ajoutée car on y retrouve de nombreux avantages en plus des matchs. Nous organisons tout d’abord une quinzaine d’événement business par an tels que des croisières, des dégustations, des défis sportifs ou bien des séjours internationaux pour les matchs à l’étranger.
Ensuite, nous délivrons aux partenaires un kit de communication avec notre logo et le leur afin qu’ils l’utilisent sur des supports digitaux ou print. Nous proposons également des produits dérivés co-brandés dans cet esprit. Aussi, chaque partenaire est bien évidemment référencé sur notre site business.
Enfin, nos partenaires bénéficient de réductions sur notre billetterie et sur la location d’espaces de travail au stade à la journée en dehors des matchs.

L'expérience fan VIP avec Maxence Barbier du LOU Rugby

Evénement business du LOU Rugby

Selon toi, pourquoi les entreprises adhèrent à votre abonnement VIP ? Et comment évaluez-vous leur satisfaction ?

Je pense que les entreprises adhèrent au LOU Rugby pour le plaisir avant tout. Elles veulent apprécier une ambiance rugby dans un beau stade avec la possibilité d’être proche des joueurs. Les membres profitent également de ce partenariat pour inviter leurs clients afin de tisser des liens avec eux et favoriser les échanges commerciaux. Nous le savons, l’événementiel sportif permet de casser certaines barrières dans une relation commerciale.

Concernant la satisfaction, les échanges réguliers avec nos partenaires nous permettent d’avoir des feedbacks qualifiés et d’améliorer notre service. Nous nous appuyons aussi sur le taux de reconduction afin d’avoir un indicateur de suivi cohérent. Il est actuellement à plus de 90% ce qui est excellent pour nous ! Malgré la crise sanitaire, nous avons constaté un soutien de la part des entreprises car ce taux n’a que peu diminué pour cette saison.

En amont de la Coupe du Monde de Rugby 2019 au Japon, vous avez innové en créant des loges expérientielles. Différentes nations du rugby sont ainsi représentées dans certaines de vos loges. Comment cette opération a été mise en place de l’idée jusqu’à la réalisation ?

Nous sommes fiers en interne de ces loges. Il y a deux ans, nous sommes partis en séminaire au ski avec le service commercial. L’objectif de cette réunion d’équipe était de faire un point sur nos Hospitalités un an après notre entrée à Gerland.

Nous avons constaté que les loges Est avaient le taux de remplissage le plus faible. Il fallait alors y remédier et comprendre où était le point bloquant. Il s’avérait que ces loges n’avaient pas subis de travaux depuis un certain temps. Elles étaient très fonctionnelles mais trop neutres. L’idée était donc de changer toute la décoration mais avec un concept fort qui est celui de la thématisation. Nous avons alors pensé à plusieurs thèmes comme les férias, la montagne ou bien le casino. Mais nous souhaitions faire un lien direct avec le rugby et c’est là que l’idée des nations est sortie.

Suite à ce séminaire, nous avons donc fait le brief de chaque loge. C’est-à-dire que nous avons imaginé l’ambiance, la prestation gastronomique, la décoration et la sonorisation pour chacune d’entre elles. L’objectif était de fournir une immersion totale dans les pays sélectionnés : Irlande, Ecosse, Australie, Argentine, etc.

Cette opération fut un succès puisque la saison suivante nous avons enregistré une augmentation du taux de remplissage de ces loges de 400%. Ce qui représente un chiffre d’affaires de 350 000€HT contre 120 000€HT avant les travaux.

L'expérience fan VIP avec Maxence Barbier du LOU Rugby©Barbara Tournaire

La loge “Pub Irlandais” du LOU Rugby

Selon toi, la thèmatisation des espaces VIP dans les stades est-elle devenue incontournable ?

Je pense que c’est effectivement le cas. Même si cet investissement est important, on peut constater que le ROI l’est davantage. Au-delà du business, c’est un moyen de développer sa notoriété et son image en diversifiant son offre. Aussi, c’est une solution pour attirer de nouveaux annonceurs. On peut par exemple imaginer le naming et l’aménagement d’un espace à forte exposition en collaboration avec une marque.

Je suis persuadé qu’on ne peut plus proposer de prestations aseptisées. Il ne faut pas oublier que le client vient au stade pour se faire plaisir, et ce plaisir dépend avant tout de son expérience. Plus cette expérience va le divertir et faire oublier son quotidien, plus il appréciera et reviendra. De plus, les services en Hospitalités sont très onéreux. Il faut donc constamment innover pour surprendre et satisfaire.

C’est la raison pour laquelle nous avons amélioré d’autres espaces au Matmut Stadium. On a par exemple inclus dans l’un de nos salons Mathieu Viannay, meilleur ouvrier de France et chef étoilé. Le but était de faire monter en gamme une prestation et renforcer son côté VIP sans pour autant changer le prix. Le client bénéficie alors d’une prestation culinaire hors du commun lors d’un match de rugby.

Une autre tendance émerge dans les Hospitalités, celle de la proximité. Au PSG par exemple, un salon offre une vue sur le tunnel du Parc des Princes. Les VIP peuvent ainsi voir les joueurs au plus près avant leur entrée sur le terrain. Proposez-vous ce type de prestation ? 

Cette expérience client au Parc des Princes doit en effet être géniale ! Pour ce genre de prestations, je pense qu’il faut trouver un juste milieu pour ne pas perturber la préparation des joueurs. En après-match c’est autre chose. Au LOU Rugby par exemple, les joueurs participent au dîner officiel des partenaires après la rencontre et prennent le temps d’échanger avec eux. C’est ce qui est forcément très apprécié, surtout après une victoire. C’est un peu moins le cas après une défaite (rire).

Dans le même esprit, nous avons mené l’an passé une activation Money Can’t Buy. Chaque Commercial avait la possibilité d’emmener après le match l’un de ses partenaires au bord du terrain puis dans le tunnel. Cela permettait à nos clients de voir les coulisses du stade avec les interviews média notamment, et de profiter d’une expérience privilégiée qu’aucune prestation ne peut offrir.

Que ce soit au Rugby ou ailleurs, quelles sont les expériences VIP qui t’ont particulièrement marqué ?

J’apprécie beaucoup le modèle anglo-saxon. Les espaces VIP en Angleterre sont souvent authentiques et remplis d’histoire. Le salon de la Reine à Twickenham en est la parfaite illustration. J’aime aussi les prestations qui permettent de dîner tout en profitant du spectacle. C’est par exemple le cas à Equita, le salon du cheval à Lyon, où on peut se restaurer devant les concours.

Plus personnellement, j’avais aussi la chance pendant mon enfance d’aller voir le SLUC Nancy Basket et de participer au dîner d’après-match. C’était toujours une bonne expérience car on retrouvait plusieurs animations en plus d’un bon repas. Et bien évidemment, on avait l’occasion de prendre quelques tirs sur le parquet avec des joueurs et cela, ça reste gravé !

Selon toi, l’expérience fan VIP doit-elle s’ouvrir de plus en plus au grand public comme ça peut être le cas aux Etats-Unis. Ou doit-elle rester réservée aux entreprises pour accentuer son intérêt Business ?

Cette démarche est très intéressante. Selon moi, si on traduit expérience VIP par prestation d’Hospitalités, ce n’est pas pertinent de l’ouvrir au grand public, notamment au rugby. Puisque le particulier n’est spécialement prêt à débourser une somme conséquente pour un abonnement VIP. A moins de proposer une expérience premium dédiée à un tarif attractif. On peut aussi imaginer des offres de restauration qualifiées, comme une brasserie, avec un prix adapté.

En revanche, je suis totalement pour le développement d’activations Money Can’t Buy pour le grand public. Je pense par exemple au canapé bord terrain, aux loges transformées en chambres d’hôtel ou bien aux journées all inclusive au sein d’un club.

Toutes ces opérations sont bénéfiques pour l’image du club car elles ont des retombées médiatiques intéressantes. Bien évidemment, cela crée aussi de l’affection et de la tentation chez le grand public. Ce qui est le plus important. Ce type d’opération est également très intéressant d’un point de vue commercial car on peut y associer un annonceur.

Pour finir, la question habituelle, quelle est ta définition de l’expérience fan ?

L’expérience fan c’est avant tout du kif. C’est vivre quelque chose qu’on ne peut pas vivre tous les jours et qui procure du plaisir et des émotions. Avec un peu d’humour, disons que c’est une drogue légale et inoffensive qu’on peut consommer sans modération !

Merci à Maxence Barbier du LOU Rugby pour cet échange enrichissant autour des Hospitalités VIP dans le sport.

Vous pouvez consulter toutes nos interviews avec les professionnels du sport ici. Si vous souhaitez vous aussi échanger sur le sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou sur chacun de nos réseaux sociaux !

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