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Fan expérience en France

Interview : Basile Brigandet (Stadito), le fan devenu vlogger

Rencontre avec Basile Brigandet, le vlogger qui va à la découverte des stades de foot en France et à l’étranger sous le nom de StaditoFootball.

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Fondateur du média Stadito, Basile Brigandet est aujourd’hui avec sa chaîne YouTube un vlogger qui se consacre à sa passion de toujours : le football. Avec plus 18 000 abonnés, ce grand fan du ballon rond sillonne la France et l’Europe pour nous faire découvrir des stades dans les moindres détails.

 

Lorsqu’une personne se donne les moyens de visiter autant de stades tout en partageant ses aventures, il est naturel pour Fanstriker d’aller à sa rencontre. Après Perfettu, le fan Ajaccien, Olivier, le baroudeur, ou encore Naomi et Looking for Fans, voici Basile.
Basile avait en effet beaucoup à dire sur l’expérience fan et nous étions curieux de connaître son point de vue sur le sujet !

Basile, un fan qui partage ses expériences sur les réseaux

Bonjour Basile, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Basile, j’ai 22 ans, originaire de Troyes et aujourd’hui habitant de Lille où je termine mes études en alternance.

Peux-tu nous expliquer comment Stadito a vu le jour et comment le média a t-il évolué ?

C’est à l’âge de 15 ans que j’ai créé Stadito qui n’était encore qu’une page Facebook. La création est venue de l’envie de profiter de mon temps libre au lycée pour parler de football, ma grande passion. Le projet a rapidement commencé à se développer et à se professionnaliser avec l’arrivée de volontaires et d’un site web.
Après le bac, pour me donner les moyens de poursuivre le développement de ce projet, j’ai souhaité faire des études adaptées avec la réalisation d’un DUT MMI (Métier du Multimédia et de l’Internet) à Troyes. Un diplôme grâce auquel j’ai beaucoup appris et pu ainsi faire grandir Stadito. Après le site web, nos présences sur Instagram, YouTube et Twitter ont été créées, et l’équipe de rédacteurs est montée jusqu’à 20 bénévoles. Ce qui était conséquent.

Puis au fil des années, le temps de chacun consacré au projet a forcément évolué. Beaucoup de rédacteurs ont trouvé un travail dans des médias importants tels que RMC Sport ou Oh My Goal, ce qui est l’une de mes plus grande fierté. Moi-même j’ai fait le choix de m’orienter vers le Marketing et la Communication, mais toujours dans l’optique de faire évoluer Stadito en acquérant de nouvelles compétences. C’est pourquoi j’ai enchaîné sur une Licence Pro et un Masters en Communication en alternance chez Visul3, une agence design spécialisée dans le sport. Et donc, pendant ces expériences, le média a pris un virage important en avril 2019 avec un nouveau concept sur la chaîne YouTube qui était celui du vlog.

“J’ai vu plus de 200 matchs au Stade de l’Aube chez moi à Troyes.”

Nous avons pu suivre les débuts de ta chaîne YouTube qui comptabilise aujourd’hui des milliers de vues. Mais, d’où est venue cette idée de faire des vlogs au cœur des stades de football, en France et en Europe ?

Depuis que je suis petit je vais toujours au stade. J’ai vu plus de 200 matchs au Stade de l’Aube chez moi à Troyes. Alors on peut le dire, je suis un mordu de foot (rire). C’est donc naturellement que j’ai décidé de partager cette passion et ce que je faisais. À la base je ne me filmais pas, je montrais seulement ce que je voyais. Puis les premières personnes qui visionnaient mes reportages m’ont conseillé de me mettre plus souvent face à la caméra pour humaniser mon contenu. Ce que j’arrive à faire de plus en plus désormais.

Aujourd’hui, peut-on dire que Stadito est un média spécialisé dans les immersions footballistiques ?

Effectivement, il y a un mot que j’aime utiliser pour dire ce que je fais : un voyage touristiquo-footballistique. Je souhaite montrer qu’à travers le football on peut découvrir beaucoup choses comme des villes, des lieux historiques ou bien des cultures. Le football est présent partout et il faut donc en profiter pour explorer ce qu’il y a autour.

Et pour aller plus loin, te considères-tu comme une référence de l’expérience fan ou du moins des stades de football en France ?

J’ai encore un peu du mal à me situer car je ne me sens pas toujours légitime sur le groundhopping (le fait d’aller dans un stade où l’on n’a encore jamais été). Car le groundhopping met en avant cette notion de cumuler des visites dans différents stades alors que moi j’adore aller 5, 10 voire 20 fois dans la même enceinte. Malgré tout, je pense devenir de plus en plus crédible. Mon arrivée à Lille il y a deux ans a été un déclic car je suis entouré de beaucoup de clubs et de pays dont la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. J’en suis aujourd’hui à plus de 60 stades visités, ce qui est certes beaucoup, mais j’ai rencontré des personnes qui en comptait plus de 200 alors j’ai envie d’en faire toujours plus.

“Le groundhopping met en avant cette notion de cumuler des visites dans différents stades alors que moi j’adore aller 5, 10 voire 20 fois dans la même enceinte.”

L’expérience fan vue par Stadito

Toi qui as découvert un grand nombre de stades, quels sont, selon toi, les facteurs clés d’une expérience fan réussie ?

À mes yeux l’expérience fan dépend beaucoup des infrastructures, c’est-à-dire de ce que le club va mettre en place. Mais elle dépend surtout de ce qu’on va voir et ressentir. Je pense que l’expérience fan est quelque chose de très personnelle puisqu’en fonction de où l’on sera installé dans le stade, on ne va pas vivre le même moment qu’un autre. Il faut aussi prendre compte que nous sommes pas tous sensibles aux mêmes choses. J’ai par exemple un ami ultra lensois qui a besoin de ressentir une ambiance chaude dans un stade. Alors que moi, c’est plutôt l’atmosphère générale autour que j’apprécie. Ce moment où toute la foule se rend au stade d’un seul homme et se retrouve devant pour se rassembler chaleureusement. Et lorsqu’il y a des animations et des offres de restauration assez conséquentes, c’est d’autant plus plaisant pour le plus grand nombre.
C’est notamment ce que j’ai ressenti au Borussia Mönchengladbach en Allemagne car il y avait une telle zénitude en dehors du stade. Je n’ai ressenti aucune pression des forces de l’ordre, il y avait même plutôt de la bienveillance entre la police et les fans. Ce qui rend tout suite l’atmosphère très conviviale.

Dans l’ensemble, avec tout ce que j’ai vu, je pense que la majorité des clubs ont adopté une stratégie d’expérience fan. Certainement parce que les enjeux économiques et communautaires sont essentiels.

En parlant de la Bundesliga, quelles sont selon toi les différences entre une expérience fan allemande et une expérience fan française ?

Je pense que l’Allemagne a le championnat le plus complet. Car la qualité du jeu et l’effort fait sur l’expérience fan ne font qu’un. On sent en effet un vrai savoir-faire dans les clubs allemands. Il ne faut pas oublier qu’économiquement, la consommation des fans en billetterie, buvette et merchandising est majeure pour eux. C’est certainement pourquoi les supporters sont très bien lotis. On fait tout pour qu’ils viennent tôt au stade et consomment. C’est ancré dans la culture. Pour un fan allemand, dépenser une certaine somme au stade avant le match semble être naturel. Alors qu’en France, on vient plutôt pour les 90 minutes seulement.

En Belgique, j’ai fait le même constat. Même si le niveau sur le terrain est moins spectaculaire, les gens vont au stade pour se rassembler. Ce qui crée cette fameuse atmosphère où tu as envie de consommer et de partager un bon moment avec les autres, souvent autour d’une bière. Et même pour quelqu’un comme moi qui ne boit pas d’alcool, si la discipline est là, c’est appréciable de voir des fans fêter quelque chose ensemble. C’est ça le but du football, rassembler les gens d’une manière ou d’une autre.

Et à l’inverse, as-tu vu dans des stades des choses qui t’ont négativement surpris ?

Oui c’est déjà arrivé, notamment au PSV Eindhoven où plusieurs choses m’ont interpellé. Le plus étonnant était l’annonce du 11 de départ 25 minutes avant le match. C’est beaucoup trop tôt à mes yeux. D’autant plus qu’il y avait des incohérences sur les fiches des joueurs diffusées sur les écrans. Ensuite, il y a quelque chose pour laquelle j’accorde beaucoup d’importance, c’est le format de billets de match. À notre époque, ça me semble essentiel de pouvoir utiliser des m-tickets (tickets via mobiles) dans chaque stade au niveau professionnel. C’est le cas chez beaucoup de clubs, mais bizarrement, on retrouve souvent la mention “pensez à imprimer votre billet” sur le mail reçu. C’est à la fois contradictoire et pas toujours pratique pour le fan. Sinon, parmi tous les stades où j’ai été, je n’ai heureusement pas vécu d’autres expériences étranges.

“Le plus étonnant était l’annonce du 11 de départ 25 minutes avant le match. C’est beaucoup trop tôt à mes yeux.”

Un petit tour dans les coulisses de Stadito

Au-delà de ce que tu as pu voir, comment organises-tu toutes ces immersions dans les stades ?

Tout d’abord, c’est beaucoup d’anticipation. Mon objectif de base était de découvrir 1 pays par mois. Ce que j’ai réussi à faire. J’ai enchaîné ces derniers temps la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne et le Danemark. Comme le nombre de matchs devenait alors de plus en plus conséquent, j’ai décidé depuis l’été dernier de définir un planning mensuel pour faciliter mon organisation chaque weekend. Et c’est en partie grâce à ma connaissance de la région que je peux anticiper autant car j’optimise mes déplacements. J’avais également un second objectif qui était celui des 100 matchs sur une année. J’en suis à plus de 90 et selon mon planning du mois de décembre, l’objectif sera atteint à la fin de cette année 2019 !
Ensuite, pour l’ensemble de mes voyages, j’ai aussi la chance d’avoir le soutien de mon entreprise qui est à 100% derrière mon projet et qui m’offre une certaine flexibilité. Ce soutien est essentiel pour moi.

Avec Fanstriker, nous voyageons aussi régulièrement que possible à la rencontre des clubs et personnalités du sport business. Et il faut dire que les voyages ne sont pas toujours faciles, d’ailleurs, tu voyages seul ?

En France c’est souvent le cas, notamment quand c’est un aller-retour sur la journée. Lorsque je voyage seul sur plusieurs jours, j’ai expérimenté une nouvelle manière de voyager avec la possibilité de dormir chez des abonnés. Ce que j’ai fait en août dernier dans l’Est où j’ai enchaîné en trois jours : Strasbourg, Nancy et Metz. Et pour le coup, c’est une véritable expérience que de pouvoir rencontrer et échanger avec des personnes qui suivent mon travail.

Pour mes séjours à l’étranger, je suis souvent accompagné désormais. Je passe pas Twitter pour proposer aux amoureux des stades de partager mon expérience le temps d’un weekend. La première fois que je l’ai fait c’était pour Copenhague et j’ai eu sept réponses ! Ce qui m’a énormément surpris car j’avais seulement 300 abonnés sur mon compte Twitter. Et depuis ce premier voyage partagé, j’en propose régulièrement.
C’est vraiment enrichissant pour moi de pouvoir valoriser cette notion de communauté pendant mes voyages. D’autant plus que je reçois de plus en plus de photos de twittos qui me partagent leurs expériences dans les stades en retour. Et je suis heureux de voir que beaucoup se rendent compte que faire 2 ou 3 heures de route pour aller voir un match dans une ville qu’on ne connaît pas, c’est quelque chose à faire.

https://twitter.com/BasileBrigandet/status/1201142224119091200?s=20

Tu nous donnes envie d’en savoir plus, quelles sont les étapes d’un voyage by Stadito ?

Tout d’abord je choisis le match que je veux aller voir. Ensuite je regarde s’il y a de la place pour moi et éventuellement pour d’autres. Si c’est le cas, je propose la rencontre sur Twitter en précisant le coût total par personne ainsi que les horaires. Et ce sont souvent les premiers qui me donnent la certitude de venir qui viennent avec moi. Ensuite, je m’occupe de la réservation des billets de match et les invités me remboursent. Je m’occupe après de toute l’organisation du voyage dont la conduite.

Avec les nombreuses (trop ?) restrictions dans les stades, as-tu déjà eu des problèmes pour filmer dans une enceinte ?

À l’étranger je n’ai eu aucun soucis pour rentrer avec ma caméra dans les stades. En revanche en France, ça n’a pas toujours été évident. On m’a souvent dit que je ne pouvais pas utiliser ma caméra en raison des droits d’images. Ou bien on l’a considérée comme un éventuel projectile.
Pour ce qui concerne les droits d’images, il faut savoir que c’est YouTube qui décide de ce qui peut être diffusé ou pas sur sa plateforme suite à une plainte des détenteurs de droits. Et j’ai rapidement su quelle était la bonne manière de faire. Ma première vidéo a effectivement été rapidement démonétisée car je ne me filmais pas. Je filmais que le match. À partir du moment où je crée un contenu qui ne concerne pas que le match et qui propose une certaine variété dans les images, c’est beaucoup mieux. Et je souhaite que ça dure car mes vidéos ont pour objectif de donner envie aux gens d’aller au stade. Ce qui est aussi l’objectif des Ligues et des clubs. J’ai par exemple eu le plaisir de voir que le Standard de Liège avait partagé ma vidéo sur ses réseaux sociaux officiels. Le club m’a même invité pour un nouveau reportage !

Basile, on arrive vers la fin de notre interview. Que pouvons nous souhaiter à Stadito pour la suite de l’aventure ?

Quand on me demande ce que je ferai plus tard, je réponds souvent : je veux être dans un train ou un avion le lundi matin. Cela veut dire que j’ai passé un bon weekend de football (rire). Plus sérieusement, j’aimerais avoir plus de temps pour sortir plus fréquemment et plus rapidement des vidéos. Ce qui n’est pas toujours faisable aujourd’hui avec mon travail et mes études. Je suis également ouvert à d’éventuelles collaborations. Notamment avec des entreprises qui ont une activité qui fait sens à ce que je fais. C’est important pour développer un projet comme la mien je pense. Mais l’essentiel à mes yeux, c’est de toujours respecter l’ADN de la chaîne qui est de vivre le football dans les stades.

Enfin, la question habituelle pour finir en beauté, quelle est ta définition de l’expérience fan ?

Pour moi l’expérience fan c’est un souvenir fort qui reste ancré dans le temps et qui donne envie de revenir au stade. L’expérience fan doit réussir à créer de l’engagement. À titre personnelle, je prendrais l’exemple du RC Lens. La première fois que tu vas à Bollaert tu te dis “Ouah !”. La seconde fois tu te dis “Ouah, ça recommence !”. Et la troisième fois, tu chantes ! Bien évidemment, le cas de Lens est très connu. Mais quand les couleurs, les chants et l’ADN d’un club sont uniques, il peut réussir à créer une expérience qui fidélise.

Merci à Basile de Stadito pour cet échange enrichissant. On espère le revoir bientôt dans les stades !

Vous pouvez consulter toutes nos interviews dans l’onglet Interview sur notre site. Si vous êtes un professionnel du sport business et que vous souhaitez échanger sur le sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou sur chacun de nos réseaux sociaux.

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

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Fan expérience en France

INSIDE CLUB : L’expérience fan au Groupama Stadium avec l’Olympique Lyonnais

Animations sur le parvis, mascottes et shows lumineux au Groupama Stadium. L’Olympique Lyonnais a enchainé 3 rendez-vous en quelques jours.

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L'expérience fan au Groupama Stadium à Lyon
L’Olympique Lyonnais disputait 3 matchs cruciaux en l’espace de 7 jours au Groupama Stadium avant la période du coronavirus. Trois rencontres, face à la Juventus, Saint-Etienne et le PSG, dans trois compétitions différentes.
C’était l’occasion pour nous de s’y rendre et d’analyser l’expérience fan proposée par le club lors de ces matchs de gala avec des animations sur le parvis, des mascottes et shows lumineux pour satisfaire les spectateurs.
 
 
Retour au Groupama Stadium à Lyon après notre première visite en 2017 à l’occasion du Monster Jam. Cette fois-ci, pas de véhicules XXL ni d’odeur d’essence mais une atmosphère bien particulière. Avant l’épisode de coronavirus, l’Olympique Lyonnais disputait trois matchs cruciaux en l’espace de sept jours. C’est d’ailleurs au total 155 000 spectateurs qui se sont déplacés dans l’enceinte lyonnaise pendant cette période. Quelle expérience le club a-t-il proposé pour l’ensemble de ces fans ?

À Lyon, le parvis est la scène pour le spectacle

Dès l’arrivée dans l’enceinte lyonnaise, le Groupama Stadium, on peut apercevoir plusieurs animations et entendre de la musique. À Lyon, de nombreuses activités sont proposées au public qui peut accéder au parvis deux heures avant le début du match.

Trois zones sont exploitées par le club pour proposer des divertissements aux spectateurs. Il y a tout d’abord la Fan Zone au nord où se produisent différents DJs devant un écran géant diffusant la chaîne du club, OL TV. Cette zone est le 1er espace visible pour la majorité des spectateurs arrivant au stade. 

Au sud, deux zones sont implantées pour cibler des types de fans différents. Il y a la Like Zone qui est dédiée aux étudiants. On y retrouve des tables de beer-pong, des babys-foot ainsi qu’une cabine DJ. En plus de cela, il y a des zones assises avec des fatboys qui n’étaient pas très utilisés mais qui fonctionnent mieux lorsque les beaux jours sont de retour. L’autre zone s’appelle la Family Zone et est elle destinée aux enfants/familles. On peut y voir des jeux gonflables et autres stands comme du maquillage. Sur les trois matchs auxquels on a assisté, les zones étaient bien remplies et le concept a l’air de bien marcher.

La like zone au Groupama Stadium

La like zone au Groupama Stadium

En plus de ces zones bien définies et permanentes, d’autres animations sont mises en place sur certains matchs. C’est par exemple le cas des animations football disposées autour du stade. Il y avait sur les matchs OL/Juventus et OL/ASSE trois stands à destination des fans : une arène 1 vs 1, un foot bowling ainsi qu’un foot fléchettes.

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

C’est une idée que l’on avait déjà vu à Rennes précédemment. Ce type d’animation est efficace et attire le public en nombre. Cela permet de toucher une cible très large et d’offrir une animation ludique avec des gestes simples de la pratique du football.

Les spectateurs présent au stade pouvaient également observer des lanceurs de drapeaux italiens qui étaient présents. Ce groupe composé de cinq personnes réalisait des tours de podium en lançant des drapeaux de l’Olympique Lyonnais créant un véritable show pour le public.
Le principe reprend celui des fêtes de village italiennes où les shows de drapeaux sont impressionnants. Ils étaient également accompagnés d’une batucada (genre de musique avec des percussions traditionnelles) qui jouait en continu pour mettre l’ambiance et attirer du monde sur des emplacements spécifiques. Ces performeurs débordaient d’énergie et dynamisaient de ce fait l’ensemble du show. Nous avons été agréablement surpris par ce show original qui permet d’animer des zones moins “chaudes” comme le parvis Est et Ouest.
Les zones “chaudes du Groupama Stadium se concentrent en effet au nord et au sud de l’enceinte.

Au niveau de l’offre food & beverage, là aussi l’expérience est très qualitative. Il y a une dizaine de food trucks qui sont disposés tout autour du stade pour proposer une offre très variée.
Les spectateurs lyonnais avait donc le choix même si les files d’attentes semblaient s’allonger à l’approche du coup d’envoi. 

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Après avoir fait un tour à l’extérieur du stade, direction dans l’enceinte.
En s’y rendant, nous avons été marqué par l’habillage des coursives. En effet, de nombreux pans de murs sont recouverts de street-art. Le rendu est très beau et change de nombreux intérieurs de stades qui se veulent un peu ternes et froids la majore partie du temps. Cela fait partie d’un partenariat avec Offside Gallery qui devrait recouvrir la quasi totalité des coursives à terme. C’est une des caractéristique majeure du stade qui a beaucoup investi dans ce sens afin de proposer une expérience différente aux visiteurs. 

Une expérience in-stadia exceptionnelle

À l’intérieur du stade, l’ambiance des grands soirs se faisait sentir, surtout pour le match de Ligue des Champions OL vs Juventus le 26 février. À cette occasion, un tifo drapeaux mis en place par l’équipe animation était visible dans les tribunes latérales. Celui-ci était très réussi et donnait un bel aspect visuel au moment de l’entrée des joueurs.

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d'OL/Juventus

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d’OL/Juventus

Juste avant l’entrée des équipes, nous avons assisté à un rituel mis en place pour l’ensemble des matchs de l’OL. Le club diffuse dans l’ensemble du stade son nouvel hymne. Les paroles sont inscrites sur les panneaux LED en bord terrain. C’est une bonne idée pour que les supporters s’approprient les paroles.
Cet hymne avait du mal à prendre en début de saison mais est désormais bien ancré chez les supporters. Ils le reprennent d’ailleurs à capella à la fin du chant, ce qui fait encore plus monter l’ambiance.

En même temps que cet hymne, les porteurs de drapeaux entrent également en jeu. Une vingtaine de jeunes arrivent des deux côtés du terrain avec des drapeaux géants sur lesquels on peut voir les anciens logos du club. Cela permet d’habiller le terrain et alimenter ce show global. Sur certains matchs, il y a même la mascotte qui se joint à la fête pour déambuler sur le terrain. Malheureusement sur les matchs de Ligue des Champions, l’UEFA restreint les possibilités en terme d’animations.

Le match de Ligue 1 Conforama contre Saint-Etienne le 1er mars a quand à lui offert un show unique aux spectateurs du Groupama Stadium. Pour cette rencontre à l’atmosphère si spéciale pour cause de derby, le club avait mis le paquet en terme de show pyrotechnique. Le rendu (visible en vidéo ci-dessous) était incroyable. Les ingrédients de ce show hors-norme sont les suivants : des feux d’artifice grandioses accompagnés de flammes, un usage de la lumière impeccable et une musique dynamique. Ce type de spectacle est la plupart du temps visible en fin d’événements majeurs comme les finales ou d’autres grandes compétitions.

https://twitter.com/i/status/1234534514879279110

C’était donc une bonne surprise de voir un spectacle de cette qualité en avant match. Les spectateurs semblaient apprécier ce qu’ils voyaient.
Les tifos préparés par les groupes de supporters étaient eux aussi d’un grand niveau et ont permis aux spectateurs d’être plongés dans l’ambiance du derby. Ceci n’est pas directement géré par le club mais participe tout de même à l’expérience fan proposée au public.

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l'OL

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l’OL

Une mascotte très active 

Dernière chose que nous avons pu remarquer durant cette semaine spéciale, l’utilisation de la mascotte. Lord du match de Ligue des Champions le 27 février, nous avons assisté à un évènement assez rare en football, la présence de la mascotte visiteuse. En plus de Lyou, la mascotte de l’Olympique Lyonnais, Jay, la mascotte de la Juventus avait également fait le déplacement.
Le club italien de la Juventus l’avait déjà fait lors de déplacements à Londres ou à Munich. Le public a donc non pas une mascotte mais deux. Une de chaque équipe. De quoi créer de nombreuses interactions entre ces deux personnages.

Dans la matinée déjà, une vidéo des deux mascottes avait été diffusée sur les réseaux sociaux. C’était un petit teaser qui annonçait que Lyou avait reçu Jay dans la ville Lyonnaise. En avant match, le public a pu voir les deux mascottes s’affronter sur les animations football disposées à l’extérieur du stade. Elles ont également pu déambuler sur le parvis ainsi que dans les gradins pour aller à la rencontre des spectateurs.

 

Cette idée est très intéressante car elle permet de proposer une animation aux supporters locaux et aux fans du club visiteurs qui se sentent soutenus par leur mascotte. C’est aussi une occasion pour le public local de voir la mascotte d’un club étranger. 
Les spectateurs étaient plus que réceptifs à cette idée, mis à part quelques ultras réticents à l’idée de voir le zèbre dans l’enceinte juste avant une rencontre décisive.

À l’intérieur du stade, les deux mascottes nous ont offert des séquences inédites et plutôt réussies. Parmi celles-ci, le club a organisé une battle de danse entre Lyou et Jay en bord terrain. Chaque mascotte avait 30 secondes pour faire ses plus beaux pas de danse sur la musique de son choix. Les deux animateurs ont offert une très belle performance. Le speaker n’a d’ailleurs pas su départager les deux danseurs et les deux mascottes se sont donc partagé le trophée mis en jeu.

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Lyou et Jay sont ensuite allées se balader dans les tribunes pour prendre des photos avec les fans français et italiens. L’engouement était très important et les spectateurs patientaient pour pouvoir faire leur photo.

Sur les deux autres rencontres auxquelles nous avons assisté, la mascotte de l’OL était bien évidemment présente. Elle était au contact des supporters sur le parvis, elle jouait avec les musiciens, participait aux animations foot ou encore animait la Like Zone avec le DJ.

À l’intérieur du stade, la mascotte est en général très sollicitée. Elle participe aux animations mises en place sur la pelouse avec le public, elle se déplace beaucoup dans les tribunes et jusque dans les loges et salons. La tradition veut qu’en après-match, Lyou s’habille d’un costume et aille faire un tour dans un des salons du stade tel un vrai joueur.

La mascotte de l'OL en salon après OL/PSG

La mascotte de l’OL en salon après OL/PSG

Une semaine de gala bien exploitée au Groupama Stadium

Nous retirons beaucoup de positif de cette expérience lyonnaise. Sur le plan sportif, la semaine était cruciale pour le club. L’expérience fan proposée semble avoir été à la hauteur de ces événements. En proposant de plusieurs animations sur le parvis en amont du match, le club incite le public à se déplacer plus tôt au stade et donc à inciter d’avantage ses visiteurs à la consommation, tout en fluidifiant les arrivées.

L’entertainment proposé était très réussi et digne des plus grands stades européens. 
Le club utilise également les temps morts de manière judicieuse avec beaucoup de contenus diffusés sur les écrans géants et une utilisation importante de sa mascotte.

Quelques éléments n’étaient cependant pas parfaits bien évidemment. Comme évoqué un peu plus haut, l’UEFA ne permet pas aux clubs d’utiliser le terrain en avant-match et à la mi-temps pour réaliser des animations. Cela limite donc les possibilités. Le club aurait toutefois pu utiliser les écrans géants pour proposer des animations à la mi-temps comme le FC Barcelone le fait par exemple avec la Pelota Cam ou une Goal Cam.

Au niveau de l’offre en nourriture et boissons, la qualité à l’intérieur de l’enceinte n’était malheureusement pas à la hauteur de ce que l’on a pu voir à l’extérieur du stade. Les concessions sont un peu désuètes, ce qui est étonnant pour un stade aussi moderne. À l’intérieur de celles-ci on retrouve beaucoup de produits classiques comme des sandwichs baguettes, des frites et des hamburgers. Le club essaye cependant de changer cela avec de nouvelles offres comme des nachos, des nuggets ainsi que des ravioles, la spécialité de la région. Il semblerait que le club soit en bonne voie pour s’aligner sur le niveau de qualité des produits proposés en ex-stadia.

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Autre constat lors de notre visite, les spectateurs partent très vite à la fin du match. Encore pire, certains partent même avant le coup de sifflet final. Ces comportements peuvent s’expliquer par deux hypothèses. 
Le flux des départs du stade est trop dense et les spectateurs habitués préfèrent éviter la cohue en sortie de stade et dans les parkings, sur les routes et dans les transports. Pour y remédier, pourquoi ne pas s’inspirer, de la franchise de NFL des Patriots, qui offre le parking aux spectateurs restant plus d’une heure après le match.
Autre hypothèse, le club peut avoir du mal à conserver son public en post-match. L’OL pourrait alors mettre en place un aftershow pour les spectateurs qui souhaitent poursuivre leur soirée au stade. Une inspiration que nous avons vu à Paris La Défense Arena.

Quoi qu’il en soit notre expérience fût une vraie réussite et le club rhodanien propose une fan expérience de grande qualité. L’outil principal dont dispose le club, le Groupama Stadium est un avantage certain sur les autres clubs de la région et du pays. Avec celui-ci, les stratégies d’animations sont nombreuses. 

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