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Fan expérience en France

Interview : Basile Brigandet (Stadito), le fan devenu vlogger

Rencontre avec Basile Brigandet, le vlogger qui va à la découverte des stades de foot en France et à l’étranger sous le nom de StaditoFootball.

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Fondateur du média Stadito, Basile Brigandet est aujourd’hui avec sa chaîne YouTube un vlogger qui se consacre à sa passion de toujours : le football. Avec plus 18 000 abonnés, ce grand fan du ballon rond sillonne la France et l’Europe pour nous faire découvrir des stades dans les moindres détails.

 

Lorsqu’une personne se donne les moyens de visiter autant de stades tout en partageant ses aventures, il est naturel pour Fanstriker d’aller à sa rencontre. Après Perfettu, le fan Ajaccien, Olivier, le baroudeur, ou encore Naomi et Looking for Fans, voici Basile.
Basile avait en effet beaucoup à dire sur l’expérience fan et nous étions curieux de connaître son point de vue sur le sujet !

Basile, un fan qui partage ses expériences sur les réseaux

Bonjour Basile, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Basile, j’ai 22 ans, originaire de Troyes et aujourd’hui habitant de Lille où je termine mes études en alternance.

Peux-tu nous expliquer comment Stadito a vu le jour et comment le média a t-il évolué ?

C’est à l’âge de 15 ans que j’ai créé Stadito qui n’était encore qu’une page Facebook. La création est venue de l’envie de profiter de mon temps libre au lycée pour parler de football, ma grande passion. Le projet a rapidement commencé à se développer et à se professionnaliser avec l’arrivée de volontaires et d’un site web.
Après le bac, pour me donner les moyens de poursuivre le développement de ce projet, j’ai souhaité faire des études adaptées avec la réalisation d’un DUT MMI (Métier du Multimédia et de l’Internet) à Troyes. Un diplôme grâce auquel j’ai beaucoup appris et pu ainsi faire grandir Stadito. Après le site web, nos présences sur Instagram, YouTube et Twitter ont été créées, et l’équipe de rédacteurs est montée jusqu’à 20 bénévoles. Ce qui était conséquent.

Puis au fil des années, le temps de chacun consacré au projet a forcément évolué. Beaucoup de rédacteurs ont trouvé un travail dans des médias importants tels que RMC Sport ou Oh My Goal, ce qui est l’une de mes plus grande fierté. Moi-même j’ai fait le choix de m’orienter vers le Marketing et la Communication, mais toujours dans l’optique de faire évoluer Stadito en acquérant de nouvelles compétences. C’est pourquoi j’ai enchaîné sur une Licence Pro et un Masters en Communication en alternance chez Visul3, une agence design spécialisée dans le sport. Et donc, pendant ces expériences, le média a pris un virage important en avril 2019 avec un nouveau concept sur la chaîne YouTube qui était celui du vlog.

“J’ai vu plus de 200 matchs au Stade de l’Aube chez moi à Troyes.”

Nous avons pu suivre les débuts de ta chaîne YouTube qui comptabilise aujourd’hui des milliers de vues. Mais, d’où est venue cette idée de faire des vlogs au cœur des stades de football, en France et en Europe ?

Depuis que je suis petit je vais toujours au stade. J’ai vu plus de 200 matchs au Stade de l’Aube chez moi à Troyes. Alors on peut le dire, je suis un mordu de foot (rire). C’est donc naturellement que j’ai décidé de partager cette passion et ce que je faisais. À la base je ne me filmais pas, je montrais seulement ce que je voyais. Puis les premières personnes qui visionnaient mes reportages m’ont conseillé de me mettre plus souvent face à la caméra pour humaniser mon contenu. Ce que j’arrive à faire de plus en plus désormais.

Aujourd’hui, peut-on dire que Stadito est un média spécialisé dans les immersions footballistiques ?

Effectivement, il y a un mot que j’aime utiliser pour dire ce que je fais : un voyage touristiquo-footballistique. Je souhaite montrer qu’à travers le football on peut découvrir beaucoup choses comme des villes, des lieux historiques ou bien des cultures. Le football est présent partout et il faut donc en profiter pour explorer ce qu’il y a autour.

Et pour aller plus loin, te considères-tu comme une référence de l’expérience fan ou du moins des stades de football en France ?

J’ai encore un peu du mal à me situer car je ne me sens pas toujours légitime sur le groundhopping (le fait d’aller dans un stade où l’on n’a encore jamais été). Car le groundhopping met en avant cette notion de cumuler des visites dans différents stades alors que moi j’adore aller 5, 10 voire 20 fois dans la même enceinte. Malgré tout, je pense devenir de plus en plus crédible. Mon arrivée à Lille il y a deux ans a été un déclic car je suis entouré de beaucoup de clubs et de pays dont la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. J’en suis aujourd’hui à plus de 60 stades visités, ce qui est certes beaucoup, mais j’ai rencontré des personnes qui en comptait plus de 200 alors j’ai envie d’en faire toujours plus.

“Le groundhopping met en avant cette notion de cumuler des visites dans différents stades alors que moi j’adore aller 5, 10 voire 20 fois dans la même enceinte.”

L’expérience fan vue par Stadito

Toi qui as découvert un grand nombre de stades, quels sont, selon toi, les facteurs clés d’une expérience fan réussie ?

À mes yeux l’expérience fan dépend beaucoup des infrastructures, c’est-à-dire de ce que le club va mettre en place. Mais elle dépend surtout de ce qu’on va voir et ressentir. Je pense que l’expérience fan est quelque chose de très personnelle puisqu’en fonction de où l’on sera installé dans le stade, on ne va pas vivre le même moment qu’un autre. Il faut aussi prendre compte que nous sommes pas tous sensibles aux mêmes choses. J’ai par exemple un ami ultra lensois qui a besoin de ressentir une ambiance chaude dans un stade. Alors que moi, c’est plutôt l’atmosphère générale autour que j’apprécie. Ce moment où toute la foule se rend au stade d’un seul homme et se retrouve devant pour se rassembler chaleureusement. Et lorsqu’il y a des animations et des offres de restauration assez conséquentes, c’est d’autant plus plaisant pour le plus grand nombre.
C’est notamment ce que j’ai ressenti au Borussia Mönchengladbach en Allemagne car il y avait une telle zénitude en dehors du stade. Je n’ai ressenti aucune pression des forces de l’ordre, il y avait même plutôt de la bienveillance entre la police et les fans. Ce qui rend tout suite l’atmosphère très conviviale.

Dans l’ensemble, avec tout ce que j’ai vu, je pense que la majorité des clubs ont adopté une stratégie d’expérience fan. Certainement parce que les enjeux économiques et communautaires sont essentiels.

En parlant de la Bundesliga, quelles sont selon toi les différences entre une expérience fan allemande et une expérience fan française ?

Je pense que l’Allemagne a le championnat le plus complet. Car la qualité du jeu et l’effort fait sur l’expérience fan ne font qu’un. On sent en effet un vrai savoir-faire dans les clubs allemands. Il ne faut pas oublier qu’économiquement, la consommation des fans en billetterie, buvette et merchandising est majeure pour eux. C’est certainement pourquoi les supporters sont très bien lotis. On fait tout pour qu’ils viennent tôt au stade et consomment. C’est ancré dans la culture. Pour un fan allemand, dépenser une certaine somme au stade avant le match semble être naturel. Alors qu’en France, on vient plutôt pour les 90 minutes seulement.

En Belgique, j’ai fait le même constat. Même si le niveau sur le terrain est moins spectaculaire, les gens vont au stade pour se rassembler. Ce qui crée cette fameuse atmosphère où tu as envie de consommer et de partager un bon moment avec les autres, souvent autour d’une bière. Et même pour quelqu’un comme moi qui ne boit pas d’alcool, si la discipline est là, c’est appréciable de voir des fans fêter quelque chose ensemble. C’est ça le but du football, rassembler les gens d’une manière ou d’une autre.

Et à l’inverse, as-tu vu dans des stades des choses qui t’ont négativement surpris ?

Oui c’est déjà arrivé, notamment au PSV Eindhoven où plusieurs choses m’ont interpellé. Le plus étonnant était l’annonce du 11 de départ 25 minutes avant le match. C’est beaucoup trop tôt à mes yeux. D’autant plus qu’il y avait des incohérences sur les fiches des joueurs diffusées sur les écrans. Ensuite, il y a quelque chose pour laquelle j’accorde beaucoup d’importance, c’est le format de billets de match. À notre époque, ça me semble essentiel de pouvoir utiliser des m-tickets (tickets via mobiles) dans chaque stade au niveau professionnel. C’est le cas chez beaucoup de clubs, mais bizarrement, on retrouve souvent la mention “pensez à imprimer votre billet” sur le mail reçu. C’est à la fois contradictoire et pas toujours pratique pour le fan. Sinon, parmi tous les stades où j’ai été, je n’ai heureusement pas vécu d’autres expériences étranges.

“Le plus étonnant était l’annonce du 11 de départ 25 minutes avant le match. C’est beaucoup trop tôt à mes yeux.”

Un petit tour dans les coulisses de Stadito

Au-delà de ce que tu as pu voir, comment organises-tu toutes ces immersions dans les stades ?

Tout d’abord, c’est beaucoup d’anticipation. Mon objectif de base était de découvrir 1 pays par mois. Ce que j’ai réussi à faire. J’ai enchaîné ces derniers temps la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne et le Danemark. Comme le nombre de matchs devenait alors de plus en plus conséquent, j’ai décidé depuis l’été dernier de définir un planning mensuel pour faciliter mon organisation chaque weekend. Et c’est en partie grâce à ma connaissance de la région que je peux anticiper autant car j’optimise mes déplacements. J’avais également un second objectif qui était celui des 100 matchs sur une année. J’en suis à plus de 90 et selon mon planning du mois de décembre, l’objectif sera atteint à la fin de cette année 2019 !
Ensuite, pour l’ensemble de mes voyages, j’ai aussi la chance d’avoir le soutien de mon entreprise qui est à 100% derrière mon projet et qui m’offre une certaine flexibilité. Ce soutien est essentiel pour moi.

Avec Fanstriker, nous voyageons aussi régulièrement que possible à la rencontre des clubs et personnalités du sport business. Et il faut dire que les voyages ne sont pas toujours faciles, d’ailleurs, tu voyages seul ?

En France c’est souvent le cas, notamment quand c’est un aller-retour sur la journée. Lorsque je voyage seul sur plusieurs jours, j’ai expérimenté une nouvelle manière de voyager avec la possibilité de dormir chez des abonnés. Ce que j’ai fait en août dernier dans l’Est où j’ai enchaîné en trois jours : Strasbourg, Nancy et Metz. Et pour le coup, c’est une véritable expérience que de pouvoir rencontrer et échanger avec des personnes qui suivent mon travail.

Pour mes séjours à l’étranger, je suis souvent accompagné désormais. Je passe pas Twitter pour proposer aux amoureux des stades de partager mon expérience le temps d’un weekend. La première fois que je l’ai fait c’était pour Copenhague et j’ai eu sept réponses ! Ce qui m’a énormément surpris car j’avais seulement 300 abonnés sur mon compte Twitter. Et depuis ce premier voyage partagé, j’en propose régulièrement.
C’est vraiment enrichissant pour moi de pouvoir valoriser cette notion de communauté pendant mes voyages. D’autant plus que je reçois de plus en plus de photos de twittos qui me partagent leurs expériences dans les stades en retour. Et je suis heureux de voir que beaucoup se rendent compte que faire 2 ou 3 heures de route pour aller voir un match dans une ville qu’on ne connaît pas, c’est quelque chose à faire.

https://twitter.com/BasileBrigandet/status/1201142224119091200?s=20

Tu nous donnes envie d’en savoir plus, quelles sont les étapes d’un voyage by Stadito ?

Tout d’abord je choisis le match que je veux aller voir. Ensuite je regarde s’il y a de la place pour moi et éventuellement pour d’autres. Si c’est le cas, je propose la rencontre sur Twitter en précisant le coût total par personne ainsi que les horaires. Et ce sont souvent les premiers qui me donnent la certitude de venir qui viennent avec moi. Ensuite, je m’occupe de la réservation des billets de match et les invités me remboursent. Je m’occupe après de toute l’organisation du voyage dont la conduite.

Avec les nombreuses (trop ?) restrictions dans les stades, as-tu déjà eu des problèmes pour filmer dans une enceinte ?

À l’étranger je n’ai eu aucun soucis pour rentrer avec ma caméra dans les stades. En revanche en France, ça n’a pas toujours été évident. On m’a souvent dit que je ne pouvais pas utiliser ma caméra en raison des droits d’images. Ou bien on l’a considérée comme un éventuel projectile.
Pour ce qui concerne les droits d’images, il faut savoir que c’est YouTube qui décide de ce qui peut être diffusé ou pas sur sa plateforme suite à une plainte des détenteurs de droits. Et j’ai rapidement su quelle était la bonne manière de faire. Ma première vidéo a effectivement été rapidement démonétisée car je ne me filmais pas. Je filmais que le match. À partir du moment où je crée un contenu qui ne concerne pas que le match et qui propose une certaine variété dans les images, c’est beaucoup mieux. Et je souhaite que ça dure car mes vidéos ont pour objectif de donner envie aux gens d’aller au stade. Ce qui est aussi l’objectif des Ligues et des clubs. J’ai par exemple eu le plaisir de voir que le Standard de Liège avait partagé ma vidéo sur ses réseaux sociaux officiels. Le club m’a même invité pour un nouveau reportage !

Basile, on arrive vers la fin de notre interview. Que pouvons nous souhaiter à Stadito pour la suite de l’aventure ?

Quand on me demande ce que je ferai plus tard, je réponds souvent : je veux être dans un train ou un avion le lundi matin. Cela veut dire que j’ai passé un bon weekend de football (rire). Plus sérieusement, j’aimerais avoir plus de temps pour sortir plus fréquemment et plus rapidement des vidéos. Ce qui n’est pas toujours faisable aujourd’hui avec mon travail et mes études. Je suis également ouvert à d’éventuelles collaborations. Notamment avec des entreprises qui ont une activité qui fait sens à ce que je fais. C’est important pour développer un projet comme la mien je pense. Mais l’essentiel à mes yeux, c’est de toujours respecter l’ADN de la chaîne qui est de vivre le football dans les stades.

Enfin, la question habituelle pour finir en beauté, quelle est ta définition de l’expérience fan ?

Pour moi l’expérience fan c’est un souvenir fort qui reste ancré dans le temps et qui donne envie de revenir au stade. L’expérience fan doit réussir à créer de l’engagement. À titre personnelle, je prendrais l’exemple du RC Lens. La première fois que tu vas à Bollaert tu te dis “Ouah !”. La seconde fois tu te dis “Ouah, ça recommence !”. Et la troisième fois, tu chantes ! Bien évidemment, le cas de Lens est très connu. Mais quand les couleurs, les chants et l’ADN d’un club sont uniques, il peut réussir à créer une expérience qui fidélise.

Merci à Basile de Stadito pour cet échange enrichissant. On espère le revoir bientôt dans les stades !

Vous pouvez consulter toutes nos interviews dans l’onglet Interview sur notre site. Si vous êtes un professionnel du sport business et que vous souhaitez échanger sur le sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou sur chacun de nos réseaux sociaux.

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

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Fan expérience en France

Comment la JL Bourg garde le lien avec ses fans ?

Pour sa 1ère participation à une coupe d’Europe, la JL Bourg a été contrainte, comme tous, de s’adapter pour garder le lien avec les fans.

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Pour la première participation de son histoire à une coupe d’Europe, la JL Bourg a été contrainte comme tous les clubs de revoir ses plans en s’adaptant au contexte sanitaire. Voici comment un club habitué aux salles pleines a réussi à combler le vide au moyen de différentes initiatives.

 

“Rien n’y fait, je ne m’habitue toujours pas à cette ambiance”. Assis à la table de marque, Maxime Vasselin savoure à demi-mot la victoire à domicile de la JL Bourg. Depuis l’annonce du deuxième confinement, l’arène de l’équipe bressane est interdite d’accès au grand public et seuls des journalistes, des salariés du club et des membres de la famille des joueurs ont été autorisés à entrer. Face à Nanterre, les crissements des chaussures et les consignes des staffs ont une nouvelle fois remplacé les encouragements des supporters, dans une salle qui comptait la saison passée le meilleur taux de remplissage de la ligue avec 98,8%. La billetterie, l’espace VIP et les services de restauration demeurent également fermés, faisant passer cette rencontre de la 23ème journée de Jeep Elite pour un simple match amical.

La salle Ekinox comptait la saison passée le meilleur taux de remplissage de Jeep Elite avec 98,8%.

 

Pourtant, tout avait bien commencé : en septembre, lors de la réception de Roanne, la JL Bourg retrouvait ses supporters après plusieurs mois d’absence. En plus de la victoire, cette soirée avait été l’occasion de célébrer la découverte à venir de l’EuroCup, soit la toute première participation en coupe d’Europe pour un club de la ville de Bourg-en-Bresse (42 405 habitants en 2020). C’est même dans une salle à guichets fermés (3 500 places assises) que les Espagnols de la Joventut Badalona ont été reçus le 7 octobre dernier.

Une saison à adapter en permanence pour la JL Bourg

Et puis le virus est progressivement revenu déstabiliser la saison en cours, comme se rappelle Loïc Michel, directeur de la communication : “Sur les 3.500 places de la salle d’Ekinox, 2.000 étaient déjà réservées pour les abonnés. Alors, quand on a commencé à évoquer des options telles que des fermetures partielles, des jauges à 50% ou des jauges au mètre carré, on a rapidement su qu’on ne serait pas dans les clous”. Dès lors, il a fallu mettre en place des stratégies sur différents niveaux pour entretenir le lien avec un public privé de rencontres.

Par chance, l’addition d’une nouvelle compétition à l’agenda a permis au club de maintenir une actualité sportive chaude et de nourrir sa communauté de façon plutôt régulière. Au total, entre la Jeep Elite, la coupe de France et l’EuroCup, ce sont pas moins de 26 matchs qui ont déjà été disputés cette saison par les joueurs de Savo Vučević. Pendant ce temps, d’autres équipes du championnat Français comptent à peine 9 rencontres depuis la reprise de fin septembre.

Face à l’impossibilité de servir ces prestations déjà payées, le président Julien Desbottes a proposé à ses abonnés des remboursements sous la forme d’avoirs pour la saison prochaine, ou alors sous la forme d’abonnements pour les chaînes Euroleague TV ou RMC Sport. En recevant chaque mois 14,99€ de la part du club, les intéressés ont donc pu suivre derrière leur écran les exploits de Zach Wright, Danilo Anđušić et Hugo Benitez sur les scènes nationale et européenne.

En ce qui concerne les retransmissions, Loïc Michel confie avoir eu la chance d’avoir été régulièrement programmé : “Pour l’instant, presque tous nos matchs sont passés en clair sur L’Équipe 21 ou sur la chaine Sport en France. La ligue de son côté choisit les rencontres qu’elle souhaite programmer, nous on est à leur disposition pour qu’ils puissent faire leur production”. À ce titre, il confie également que la JL prépare son propre système de production pour les diffusions sur LNB TV. Si deux caméras et un algorithme permettent actuellement de capter les rencontres de façon automatique, l’objectif est de proposer à terme un contenu plus ambitieux avec une réalisation dédiée et plusieurs cadreurs. Alors que la ligue vient également d’annoncer le lancement de son application mobile, les fans disposent donc désormais de plusieurs manières de suivre la fin de saison.

Des idées pour s’adresser aux fans

Aussi, il a fallu répondre de manière pédagogique aux différents doutes soulevés par la situation sanitaire. Relayée sur les réseaux sociaux, le site internet et par mailing, La Boîte À Questions est un contenu pédagogique qui a été imaginé pour délivrer des informations claires et transparentes : “Pourquoi ce match est annulé ou reporté ?”, “Peut-on perdre un match à cause de trop nombreux forfaits ?”, “Pourquoi ce joueur a-t-il le droit de jouer tel match, mais pas un autre ?”. Bien accueilli par les supporters, cet exercice a également permis de démystifier toutes sortes de rumeurs, qu’elles soient administratives ou sportives.

 

Dans un deuxième temps, l’équipe responsable de la communication a fait le choix de se mettre elle-même en scène afin d’entretenir un semblant de contact visuel avec le public. Ainsi, il est devenu fréquent pour la chargée de communication Manon Fontaine, la community manager Eléa Girardon ou encore le speaker Arafat Gorrab de se retrouver au milieu du newsfeed des fans de la JL, comme dans le format de La Récup qui conclut chaque soirée à domicile sur les réseaux sociaux. Cette mise à contribution accrue tend à humaniser le club auprès d’un public loin des tribunes, tout en rendant hommage “à ceux qui mouillent la chemise du matin jusqu’au soir et souvent du lundi jusqu’au week-end” dixit Loïc Michel.

 

Dans un autre registre, le directeur général et deux responsables commerciaux se sont également retroussés les manches : avant certains matchs, ils sont allés livrer en personne des paniers repas à leurs partenaires. Appelée “VIP Time”, cette opération qui est toujours en cours vise avant tout à remercier le soutien alloué au club, mais aussi à recréer l’ambiance d’un match à la maison. En plus des gastronomies thématiques, des goodies tels que des drapeaux et des tap-taps viennent compléter l’expérience pour que chacun puisse vivre un match agrémenté.

Un temps mis à contribution

Dans le cadre de la compétition européenne, la JL Bourg a dû répondre à des obligations supplémentaires comme le programme One Team. Celui-ci demande aux 42 équipes inscrites en EuroLeague et en EuroCup de mener des actions locales et solidaires à destination des personnes vulnérables. C’est pourquoi, pendant dix semaines, des enfants de l’Institut des Jeunes Sourds de Bourg-en-Bresse sont venus appréhender des valeurs fondamentales du basket-ball telles que la confiance en soi, l’estime, le respect, l’ouverture d’esprit, la tolérance… une expérience riche en émotions pour tous les participants, comme l’évoque Loïc Michel : “On a eu huit petits soleils qui sont venus chaque semaine dans le cadre du projet parrainé par Pierre Pelos et soutenu par toutes nos équipes. Ça nous a clairement changé le quotidien et rempli de bonheur, une très belle aventure qui sera forcément le point de départ de beaucoup d’autres”. En publiant les résumés de ces dix après-midis d’échanges, le club a pu montrer de nouveaux visages à sa communauté, comme pour souligner son implication dans le tissu local.

 

Si la baisse d’activité globale a entraîné des périodes de chômage partiel pour certains des salariés, elle a aussi donné du temps pour entamer des projets nécessaires. Par exemple, suite à une proposition commerciale reçue lors du premier confinement, le club dispose aujourd’hui d’une application mobile destinée au grand public. Produite en partenariat avec le prestataire bFAN, celle-ci a été téléchargée par environ 80% des abonnés depuis septembre. Simple à éditer et à personnaliser, elle propose des informations plutôt classiques comme les dernières actualités ou les bios des joueurs professionnels, mais aussi des formats exclusifs comme Game Time dans lequel des membres du staff livrent les trois clés du prochain match. Des jeux viennent compléter l’ensemble avec une interaction possible en double-écran pendant les rencontres, comme des quizz qui ont permis de mieux s’approprier la campagne européenne.

Au final, malgré l’absence de public à Ekinox, la découverte de l’EuroCup a été bienvenue dans la saison de la JL Bourg. Malgré son lot de contraintes, elle a permis au club de conserver un rythme sportif et une actualité chaude, du moins jusqu’à maintenant. Régulièrement salué pour sa solide gestion financière, le club bressan peut aussi se targuer de poursuivre sereinement son développement dans la fan experience. Et si plusieurs projets en digital ou en animation de soir de match ont été rangés dans les cartons, il est certain que la force d’adaptation des équipes sera bientôt célébrée dans une salle pleine à craquer.

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Fan expérience en France

Orange active son partenariat avec le XV de France via un filtre Instagram

Partenaire historique du XV de France, Orange vous invite à découvrir le joueur de rugby que vous êtes grâce un filtre Instagram en Réalité Augmentée.

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Le filtre Instagram d'Orange Rugby et du XV de France

Très populaires sur Instagram, les filtres de Réalité Augmentée sont un bon un support de communication pour susciter de l’engagement chez les fans. Aussi, ils permettent de valoriser un partenariat entre un club, ou une fédération, et un sponsor.

 

Avant le Crunch tant attendu entre la France et l’Angleterre pour le compte de la 3ème journée du Tournoi des 6 Nations ce samedi, Orange, partenaire historique de la Fédération Française de Rugby et du XV de France, vous invite à découvrir le joueur de rugby qui sommeille en vous.

Plus précisément, parmi l’effectif actuel de l’équipe de France de rugby, l’opérateur téléphonique vous dit le joueur que vous êtes. Antoine Dupont, Charles Ollivon, Gaël Fickou… à chacun son rugbyman.
Afin de personnaliser davantage le filtre, Orange a également associé un adjectif tel que Tacticien, Leader ou Courageux à chaque joueur. De quoi peut-être justifier le choix final du filtre !

Le “Qui êtes-vous ?” dans les filtres Instagram s’avère être très efficace. Il a souvent été utilisé par des séries télévisées comme Game of Thrones. Cet effet en Réalité Augmenté permet effectivement de créer un lien indirect entre un athlète et un fan, et donc d’engager d’une manière ludique sa communauté.

Si vous souhaitez tester le filtre d’Orange c’est très simple. Il suffit de vous rendre sur le compte Instagram de Team Orange Rugby et de retrouver les effets disponibles. Vous pouvez aussi simplement cliquer ici.

Instagram

Pour promouvoir sa création, Orange a pu compter sur les joueurs du XV de France qui ont eux-mêmes utiliser le filtre dans leur Story. D’autres personnalités comme d’anciens joueurs professionnels, journalistes ou comédiens ont également joué le jeu. Ce qui a certainement offert une belle visibilité à la marque.

Pas moins de 500 millions de personnes utilisent les Stories sur Instagram au quotidien. Soit la moitié des utilisateurs du média social. Un club ou un partenaire a donc tout intérêt à y proposer du contenu !

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