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INSIDE : Le Paris Basketball (Pro B) s’invite à l’AccorHotels Arena

Inside au coeur du Paris Basketball pour son match devant 5 500 fans à l’AccorHotels Arena à l’occasion du Nouvel An chinois.

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Un club de Pro B qui délocalise l’un de ses matchs dans l’une des plus grandes salles de France, cela semblait encore impensable il y a un an. Créé en 2018, le Paris Basketball a réalisé ce challenge le dimanche 26 janvier dernier à l’AccorHotels Arena à l’occasion de son match thématique sur le Nouvel An chinois.

 

Plus d’un an après notre première visite au Paris Basketball, nous avons souhaité réaliser un nouvel inside pour ce Chinese New Year Game. L’audace du projet était effectivement très prometteur en matière d’expérience fan, quelques jours après un match de NBA dans la même enceinte. 

La fête du basketball et de la Chine à l’AccorHotels Arena 

Seulement deux jours après le NBA Paris Game  2020, qui fut un événement historique pour le basketball français, l’AccorHotels Arena renouvelait l’expérience avec le Paris Basketball.  La mythique salle parisienne a en effet ouvert ses portes au club de Pro B pour un match de championnat face à Aix Maurienne. Une manifestation qui a rassemblé plus de 5 400 spectateurs. Ce qui représente une affluence très élevée pour une rencontre de seconde division en basketball. Pour le Paris Basketball, cette délocalisation à Bercy était un projet mûrement réfléchi et qui avait pour but de célébrer un événement culturel : le Nouvel An chinois, en collaboration avec son partenaire Tang Frères. Une festivité importante pour le club qui est aujourd’hui implanté dans le 13ème arrondissement de la capitale. Un arrondissement qui est connu pour rassembler une forte communauté asiatique. 

La salle de l'AccorHotels Arena avant l'arrivée du public

La salle de l’AccorHotels Arena avant l’arrivée du public

Planifier un match de Pro B à l’AccorHotels Arena 48H après une rencontre de NBA est peut-être un hasard du calendrier mais c’est surtout une très belle opportunité pour surfer sur une semaine où le basketball a dominé Paris. Avec ce match de NBA le vendredi, la NBA House du jeudi au dimanche et enfin ce match de Pro B à l’AccorHotels Arena le dimanche également, les fans de basketball à Paris ont pu vivre une semaine pleine et le Paris Basketball a su s’intégrer parfaitement à cette période.

Une ambiance et des animations qui nous donnent un petit goût d’All Star Game 

Pour animer ce public nombreux, le Paris Basketball n’a pas manqué d’animations. L’ambiance nous a beaucoup fait penser à nos insides au All Star Game. Le Paris Basketball a cette habitude à la Halle Georges-Carpentier, le club a proposé à ses fans de nombreux jeux divertissants. Dont plusieurs qui étaient en lien avec la thématique du jour.

En effet, le traditionnel fan interview qui se déroule en tribune (un quiz de quelques questions à destination d’un supporter) était dédié à la Chine. Tout comme l’un des jeux d’obstacles qui se déroule cette fois sur le parquet où deux fans sélectionnés devaient utiliser des baguettes géantes pour transporter le ballon d’un bout à l’autre du terrain. Plusieurs artistes étaient également présents pour réaliser des danses et acrobaties typiquement chinoises pour divertir le public entre chaque quart-temps. Chaque moment était une opportunité pour proposer quelque chose au public. 
Aussi, pour assurer la communication tout au long de l’événement, une interprète chinoise était présente pour accompagner le très bon speaker habituel Dandy sur les plus grosses annonces. De quoi satisfaire la communauté chinoise présente et rappeler le thème du match.
En comptant l’interprète, le Paris Basketball possédait donc 3 speakers pour ce match. 

Cette thématisation s’est également poursuivie sur le parquet avec un maillot en édition collector “Chine” porté par les joueurs. Le Paris Basketball a même créé et honoré un nouveau logo en hommage à l’Empire du Milieu. Ce qui visuellement parlant donne un rendu personnalisé et plutôt impactant sur les différents écrans et panneaux LEDs de l’enceinte.

Dès l'entrée, un photocall simple était installé pour laisser les spectateurs prendre leur photo

Dès l’entrée, un photocall simple était installé pour laisser les spectateurs prendre leur photo

Quelques animations occupaient les coursives de l'enceinte

Quelques animations occupaient les coursives de l’enceinte

Avec le Paris Basketball, avant chaque match, un joueur s’adresse au public

Au-delà de la rencontre et de son thème, c’est aussi le lieu qui a attiré les supporters ce jour-là. Un match de basketball à l’AccorHotels Arena est quelque chose de peu commun et beaucoup d’amoureux de ce sport souhaitaient y assister. Notamment après le NBA Paris Game quelques jours plutôt et qui fut beaucoup moins accessible financièrement. Il fallait compter entre 8 et 30€ pour assister au match du Paris Basketball contre un prix entre 65 et 650€ pour le match de NBA. Bien évidement, les deux événement n’ont pas la même saveur mais pour un fan de basket cela représente deux occasions de profiter d’un spectacle de son sport.
On peut d’ailleurs imaginer que certains spectateurs soient venus parce qu’ils n’ont pas pu s’offrir une place pour le match prestigieux du vendredi soir. 

Des fans de basketball très curieux

Comme à notre habitude pendant un inside, nous sommes allés à la rencontre des fans. Supporters du Paris Basketball, amateurs de basket, clubs, familles ou bien suiveurs de sports en général, le public présent était très varié. Pour beaucoup d’entre eux, c’est l’originalité et l’accessibilité de l’événement qui les ont attirés. La faible médiatisation de la Pro B n’était pas un frein pour ses fans qui souhaitaient avant tout vivre une expérience basketball nouvelle dans une salle aussi confortable que moderne. 

Suite à ses réactions, nous pouvons dire que le basketball français, et d’autres sports en général, méritent peut-être plus de “matchs événements” comme celui-ci. Avec un lieu ou un thème qui sort du cadre habituel du club afin de rendre la rencontre spéciale.
Dans le même registre, le club de Nanterre 92 avait réalisé un événement similaire en 2018 avec le “Nanterre 92 Show“. Le club avait organisé à Paris La Défense Arena, alors fraîchement inaugurée, un match de Jeep Elite qui avait rassemblé 15 220 spectateurs. Ce qui fut un record pour un match de championnat de France d’un sport collectif indoor (basketball, volley-ball et handball).

Une histoire à raconter à chaque événement

Créer de l’émotion et susciter de l’intérêt pour un club qui évolue un Pro B, voilà une mission qui ne fait pas peur au Paris Basketball. Avec la richesse de la ville de Paris, le club a pour vocation de raconter une histoire à chaque match.  Le Paris Basketball veut rendre ses rencontres uniques et offrir à ses fans une expérience différente. C’est pourquoi le club parisien a entrepris la création de nombreux matchs à thématique comme le Nouvel An chinois, la culture africaine ou bien le sport féminin prochainement. On retrouve là encore cette notion de “match événement” qui apporte du divertissement et de l’originalité au spectacle purement sportif.

Des traditions chinoises ont été réalisées avant le coup d'envoi du match

Des traditions chinoises ont été réalisées avant le coup d’envoi du match

Pendant le match du Chinese New Year Game ce 26 janvier, le club diffusait des messages pour présenter les prochains matchs en mettant l’accent sur la thématique de celui-ci. Ainsi, l’adversaire devient une information secondaire et le thème prend le dessus. Une très bonne idée. 

Le Chinese New Year Game à l’AccorHotels Arena, une très bonne idée

Après deux heures passées à l’AccorHotels Arena, nous avons globalement passé un très bon moment avec le Paris Basketball. Les différentes animations proposées étaient adaptées à la taille de l’événement ainsi qu’au public. Le tout, sans employer de moyens coûteux et technologiquement très développés.
L’atmosphère chinoise créée avec les panneaux LEDs et les annonces sonores contribuaient aussi grandement au show.

Malgré la défaite du Paris Basketball (83-102), on a également ressenti un public très présent. Sans être de fidèles supporters, le public semblait très enthousiaste de vivre un match de basket dans une salle aussi grande. C’est sans aucun doute l’affluence du jour pour ce match de Pro B qui a fait de l’événement une réussite. 
Cette réussite est en partie dû au club et à ses speakers qui ont animés sans cesse le public. Pas un seul temps mort n’a été laissé pour les spectateurs. Ils ont été sollicités et divertis du début à la fin.

“Ce n’est pas un risque pour nous de jouer dans cette salle deux jours seulement après des équipes NBA, c’est même une opportunité.”

David Kahn, le président du Paris Basketball

Bien évidemment, nous étions loin des standings de la NBA. Mais ce Chinese New Year Game a apporté un niveau d’entertainment tout à fait satisfaisant avec donc des moyens aussi simples qu’efficaces. Même constat sur le plan sportif où les joueurs des deux équipes semblaient très motivés par les conditions de jeu. Ce type de “match événement” avec une thématisation forte devrait sûrement inspirer d’autres clubs. Cela semble être une opportunité pour toucher un public plus large et différencier ses rencontres à domicile. Pour les fans, cela apporte une expérience singulière avec l’occasion de voir son club sous un autre angle. 
Le Paris Basketball s’est donné l’opportunité de jouer devant plus de 5 000 personnes à domicile (5 492 billets ont été émis dont 95% d’entrées payantes selon le club) alors qu’il joue généralement devant environ 1 000/2 000 spectateurs à la Halle Carpentier. Il y a donc une importante quantité de potentiels nouveaux fans que le club a su séduire par ce événement. L’enjeu est à présent de convertir l’essai en les faisant venir dans leur enceinte.

La délocalisation d’une rencontre était l’autre atout de cet événement. Là aussi, en fonction de ses moyens, un club peut proposer un confort plus “haut de gamme”. Comme le Stade Français Paris en rugby avait l’habitude de jouer ses gros matchs au Stade de France dans les années 2000. 

Thématisation et délocalisation, voilà ce que l’on retient donc de ce Chinese New Year Game du Paris Basketball à l’AccorHotels Arena. Un concept qu’on espère retrouve chez d’autres clubs et sports en France ! Merci au club parisien pour l’accueil, à bientôt sur le parquet.

Mention spéciale : en ces jours de deuil pour le basketball mondial, l’équipe de Fanstriker a une pensée émue pour la légende de ce sport, Kobe Bryant, sa fille Gianna, leur famille et les autres victimes de l’accident.  

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience en France

INSIDE CLUB : L’expérience fan au Groupama Stadium avec l’Olympique Lyonnais

Animations sur le parvis, mascottes et shows lumineux au Groupama Stadium. L’Olympique Lyonnais a enchainé 3 rendez-vous en quelques jours.

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L'expérience fan au Groupama Stadium à Lyon

L’Olympique Lyonnais disputait 3 matchs cruciaux en l’espace de 7 jours au Groupama Stadium avant la période du coronavirus. Trois rencontres, face à la Juventus, Saint-Etienne et le PSG, dans trois compétitions différentes. C’était l’occasion pour nous de s’y rendre et d’analyser l’expérience fan proposée par le club lors de ces matchs de gala avec des animations sur le parvis, des mascottes et shows lumineux pour satisfaire les spectateurs.

Retour au Groupama Stadium à Lyon après notre première visite en 2017 à l’occasion du Monster Jam. Cette fois-ci, pas de véhicules XXL ni d’odeur d’essence mais une atmosphère bien particulière. Avant l’épisode de coronavirus, l’Olympique Lyonnais disputait trois matchs cruciaux en l’espace de sept jours. C’est d’ailleurs au total 155 000 spectateurs qui se sont déplacés dans l’enceinte lyonnaise pendant cette période. Quelle expérience le club a-t-il proposé pour l’ensemble de ces fans ?

À Lyon, le parvis est la scène pour le spectacle

Dès l’arrivée dans l’enceinte lyonnaise, le Groupama Stadium, on peut apercevoir plusieurs animations et entendre de la musique. À Lyon, de nombreuses activités sont proposées au public qui peut accéder au parvis deux heures avant le début du match.

Trois zones sont exploitées par le club pour proposer des divertissements aux spectateurs. Il y a tout d’abord la Fan Zone au nord où se produisent différents DJs devant un écran géant diffusant la chaîne du club, OL TV. Cette zone est le 1er espace visible pour la majorité des spectateurs arrivant au stade.

Au sud, deux zones sont implantées pour cibler des types de fans différents. Il y a la Like Zone qui est dédiée aux étudiants. On y retrouve des tables de beer-pong, des babys-foot ainsi qu’une cabine DJ. En plus de cela, il y a des zones assises avec des fatboys qui n’étaient pas très utilisés mais qui fonctionnent mieux lorsque les beaux jours sont de retour. L’autre zone s’appelle la Family Zone et est elle destinée aux enfants/familles. On peut y voir des jeux gonflables et autres stands comme du maquillage. Sur les trois matchs auxquels on a assisté, les zones étaient bien remplies et le concept a l’air de bien marcher.

La like zone au Groupama Stadium

La like zone au Groupama Stadium

En plus de ces zones bien définies et permanentes, d’autres animations sont mises en place sur certains matchs. C’est par exemple le cas des animations football disposées autour du stade. Il y avait sur les matchs OL/Juventus et OL/ASSE trois stands à destination des fans : une arène 1 vs 1, un foot bowling ainsi qu’un foot fléchettes.

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

C’est une idée que l’on avait déjà vu à Rennes précédemment. Ce type d’animation est efficace et attire le public en nombre. Cela permet de toucher une cible très large et d’offrir une animation ludique avec des gestes simples de la pratique du football.

Les spectateurs présent au stade pouvaient également observer des lanceurs de drapeaux italiens qui étaient présents. Ce groupe composé de cinq personnes réalisait des tours de podium en lançant des drapeaux de l’Olympique Lyonnais créant un véritable show pour le public.
Le principe reprend celui des fêtes de village italiennes où les shows de drapeaux sont impressionnants. Ils étaient également accompagnés d’une batucada (genre de musique avec des percussions traditionnelles) qui jouait en continu pour mettre l’ambiance et attirer du monde sur des emplacements spécifiques. Ces performeurs débordaient d’énergie et dynamisaient de ce fait l’ensemble du show. Nous avons été agréablement surpris par ce show original qui permet d’animer des zones moins “chaudes” comme le parvis Est et Ouest.
Les zones “chaudes du Groupama Stadium se concentrent en effet au nord et au sud de l’enceinte.

Au niveau de l’offre food & beverage, là aussi l’expérience est très qualitative. Il y a une dizaine de food trucks qui sont disposés tout autour du stade pour proposer une offre très variée.
Les spectateurs lyonnais avait donc le choix même si les files d’attentes semblaient s’allonger à l’approche du coup d’envoi.

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Après avoir fait un tour à l’extérieur du stade, direction dans l’enceinte.
En s’y rendant, nous avons été marqué par l’habillage des coursives. En effet, de nombreux pans de murs sont recouverts de street-art. Le rendu est très beau et change de nombreux intérieurs de stades qui se veulent un peu ternes et froids la majore partie du temps. Cela fait partie d’un partenariat avec Offside Gallery qui devrait recouvrir la quasi totalité des coursives à terme. C’est une des caractéristique majeure du stade qui a beaucoup investi dans ce sens afin de proposer une expérience différente aux visiteurs.

Une expérience in-stadia exceptionnelle

À l’intérieur du stade, l’ambiance des grands soirs se faisait sentir, surtout pour le match de Ligue des Champions OL vs Juventus le 26 février. À cette occasion, un tifo drapeaux mis en place par l’équipe animation était visible dans les tribunes latérales. Celui-ci était très réussi et donnait un bel aspect visuel au moment de l’entrée des joueurs.

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d'OL/Juventus

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d’OL/Juventus

Juste avant l’entrée des équipes, nous avons assisté à un rituel mis en place pour l’ensemble des matchs de l’OL. Le club diffuse dans l’ensemble du stade son nouvel hymne. Les paroles sont inscrites sur les panneaux LED en bord terrain. C’est une bonne idée pour que les supporters s’approprient les paroles.
Cet hymne avait du mal à prendre en début de saison mais est désormais bien ancré chez les supporters. Ils le reprennent d’ailleurs à capella à la fin du chant, ce qui fait encore plus monter l’ambiance.

En même temps que cet hymne, les porteurs de drapeaux entrent également en jeu. Une vingtaine de jeunes arrivent des deux côtés du terrain avec des drapeaux géants sur lesquels on peut voir les anciens logos du club. Cela permet d’habiller le terrain et alimenter ce show global. Sur certains matchs, il y a même la mascotte qui se joint à la fête pour déambuler sur le terrain. Malheureusement sur les matchs de Ligue des Champions, l’UEFA restreint les possibilités en terme d’animations.

Le match de Ligue 1 Conforama contre Saint-Etienne le 1er mars a quand à lui offert un show unique aux spectateurs du Groupama Stadium. Pour cette rencontre à l’atmosphère si spéciale pour cause de derby, le club avait mis le paquet en terme de show pyrotechnique. Le rendu (visible en vidéo ci-dessous) était incroyable. Les ingrédients de ce show hors-norme sont les suivants : des feux d’artifice grandioses accompagnés de flammes, un usage de la lumière impeccable et une musique dynamique. Ce type de spectacle est la plupart du temps visible en fin d’événements majeurs comme les finales ou d’autres grandes compétitions.

C’était donc une bonne surprise de voir un spectacle de cette qualité en avant match. Les spectateurs semblaient apprécier ce qu’ils voyaient.
Les tifos préparés par les groupes de supporters étaient eux aussi d’un grand niveau et ont permis aux spectateurs d’être plongés dans l’ambiance du derby. Ceci n’est pas directement géré par le club mais participe tout de même à l’expérience fan proposée au public.

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l'OL

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l’OL

Une mascotte très active

Dernière chose que nous avons pu remarquer durant cette semaine spéciale, l’utilisation de la mascotte. Lord du match de Ligue des Champions le 27 février, nous avons assisté à un évènement assez rare en football, la présence de la mascotte visiteuse. En plus de Lyou, la mascotte de l’Olympique Lyonnais, Jay, la mascotte de la Juventus avait également fait le déplacement.
Le club italien de la Juventus l’avait déjà fait lors de déplacements à Londres ou à Munich. Le public a donc non pas une mascotte mais deux. Une de chaque équipe. De quoi créer de nombreuses interactions entre ces deux personnages.

Dans la matinée déjà, une vidéo des deux mascottes avait été diffusée sur les réseaux sociaux. C’était un petit teaser qui annonçait que Lyou avait reçu Jay dans la ville Lyonnaise. En avant match, le public a pu voir les deux mascottes s’affronter sur les animations football disposées à l’extérieur du stade. Elles ont également pu déambuler sur le parvis ainsi que dans les gradins pour aller à la rencontre des spectateurs.

Cette idée est très intéressante car elle permet de proposer une animation aux supporters locaux et aux fans du club visiteurs qui se sentent soutenus par leur mascotte. C’est aussi une occasion pour le public local de voir la mascotte d’un club étranger.
Les spectateurs étaient plus que réceptifs à cette idée, mis à part quelques ultras réticents à l’idée de voir le zèbre dans l’enceinte juste avant une rencontre décisive.

À l’intérieur du stade, les deux mascottes nous ont offert des séquences inédites et plutôt réussies. Parmi celles-ci, le club a organisé une battle de danse entre Lyou et Jay en bord terrain. Chaque mascotte avait 30 secondes pour faire ses plus beaux pas de danse sur la musique de son choix. Les deux animateurs ont offert une très belle performance. Le speaker n’a d’ailleurs pas su départager les deux danseurs et les deux mascottes se sont donc partagé le trophée mis en jeu.

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Lyou et Jay sont ensuite allées se balader dans les tribunes pour prendre des photos avec les fans français et italiens. L’engouement était très important et les spectateurs patientaient pour pouvoir faire leur photo.

Sur les deux autres rencontres auxquelles nous avons assisté, la mascotte de l’OL était bien évidemment présente. Elle était au contact des supporters sur le parvis, elle jouait avec les musiciens, participait aux animations foot ou encore animait la Like Zone avec le DJ.

À l’intérieur du stade, la mascotte est en général très sollicitée. Elle participe aux animations mises en place sur la pelouse avec le public, elle se déplace beaucoup dans les tribunes et jusque dans les loges et salons. La tradition veut qu’en après-match, Lyou s’habille d’un costume et aille faire un tour dans un des salons du stade tel un vrai joueur.

Une semaine de gala bien exploitée au Groupama Stadium

Nous retirons beaucoup de positif de cette expérience lyonnaise. Sur le plan sportif, la semaine était cruciale pour le club. L’expérience fan proposée semble avoir été à la hauteur de ces événements. En proposant de plusieurs animations sur le parvis en amont du match, le club incite le public à se déplacer plus tôt au stade et donc à inciter d’avantage ses visiteurs à la consommation, tout en fluidifiant les arrivées.

L’entertainment proposé était très réussi et digne des plus grands stades européens.
Le club utilise également les temps morts de manière judicieuse avec beaucoup de contenus diffusés sur les écrans géants et une utilisation importante de sa mascotte.

Quelques éléments n’étaient cependant pas parfaits bien évidemment. Comme évoqué un peu plus haut, l’UEFA ne permet pas aux clubs d’utiliser le terrain en avant-match et à la mi-temps pour réaliser des animations. Cela limite donc les possibilités. Le club aurait toutefois pu utiliser les écrans géants pour proposer des animations à la mi-temps comme le FC Barcelone le fait par exemple avec la Pelota Cam ou une Goal Cam.

Au niveau de l’offre en nourriture et boissons, la qualité à l’intérieur de l’enceinte n’était malheureusement pas à la hauteur de ce que l’on a pu voir à l’extérieur du stade. Les concessions sont un peu désuètes, ce qui est étonnant pour un stade aussi moderne. À l’intérieur de celles-ci on retrouve beaucoup de produits classiques comme des sandwichs baguettes, des frites et des hamburgers. Le club essaye cependant de changer cela avec de nouvelles offres comme des nachos, des nuggets ainsi que des ravioles, la spécialité de la région. Il semblerait que le club soit en bonne voie pour s’aligner sur le niveau de qualité des produits proposés en ex-stadia.

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Autre constat lors de notre visite, les spectateurs partent très vite à la fin du match. Encore pire, certains partent même avant le coup de sifflet final. Ces comportements peuvent s’expliquer par deux hypothèses.
Le flux des départs du stade est trop dense et les spectateurs habitués préfèrent éviter la cohue en sortie de stade et dans les parkings, sur les routes et dans les transports. Pour y remédier, pourquoi ne pas s’inspirer, de la franchise de NFL des Patriots, qui offre le parking aux spectateurs restant plus d’une heure après le match.
Autre hypothèse, le club peut avoir du mal à conserver son public en post-match. L’OL pourrait alors mettre en place un aftershow pour les spectateurs qui souhaitent poursuivre leur soirée au stade. Une inspiration que nous avons vu à Paris La Défense Arena.

Quoi qu’il en soit notre expérience fût une vraie réussite et le club rhodanien propose une fan expérience de grande qualité. L’outil principal dont dispose le club, le Groupama Stadium est un avantage certain sur les autres clubs de la région et du pays. Avec celui-ci, les stratégies d’animations sont nombreuses.

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Fan expérience en France

INSIDE CLUB : L’expérience fan au stade Jean Dauger avec l’Aviron Bayonnais

Ce samedi nous étions en immersion avec l’Aviron Bayonnais, à l’occasion de la réception du champion de France toulousain en TOP 14.

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Inside Aviron Bayonnais

Des chants basques, des tifos et une mascotte déjantée. Une immersion qui vous prend aux tripes dans un pays où le rugby est roi. À Bayonne avec l’Aviron Bayonnais, c’est simple : l’expérience fan, ce sont les fans eux-mêmes. Aujourd’hui Fanstriker vous emmène découvrir une des meilleures ambiances du rugby français.

 

Nouvel inside en immersion dans un club de l’Ovalie. Cette fois-ci, c’est à Bayonne, au coeur du Pays Basque que nous nous rendons pour voir si l’ambiance du stade Jean Dauger est à la hauteur de sa réputation. Elie Benmergui, actionnaire de l’Aviron Bayonnais est notre hôte pour cette journée qui promet du spectacle.
En ce samedi 29 février, l’enceinte bayonnaise est à guichets fermés pour la réception du champion de France en titre le Stade Toulousain.

À quoi ressemble un jour de match à Bayonne ?

À notre arrivée à Bayonne, nous sommes reçu par Elie Benmergui. L’actionnaire majoritaire du club est également très investi dans le club, notamment dans la relation avec les supporters. Il est midi et les halles du centre-ville sont déjà bondées. Les supporters de l’Aviron et du Stade Toulousain sont déjà au rendez-vous, malgré la pluie, pour assurer l’ambiance.

La remontée de l’Aviron en Top 14 a été une aubaine pour les commerçants du centre-ville qui ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 30% les jours de match par rapport à la saison dernière. Dans cette journée en immersion, nous nous arrêtons au Bar du Marché, déjà plein à notre arrivée. Cet endroit propose une cuisine typique du pays Basque dans une ambiance très conviviale.

L'ambiance familiale du Bar du Marché

L’ambiance familiale du Bar du Marché

Une balade pour digérer dans les rues du centre-ville nous permet d’apprécier l’ambiance rugby qui règne dans chacun des bars. Nous nous arrêtons alors dans le bar Le Vestiaire, proche de l’emblématique stade des remparts. L’occasion de se mettre dans l’ambiance de l’avant-match en appréciant les chants basques entonnés a capela par les supporters locaux.

Enfin, après un passage devant la boutique du club, un petit arrêt à la brasserie de l’Aviron Bayonnais s’impose. Ce bel espace de réception est situé au dessus du club d’aviron et offre une agréable vue sur la rivière. Ce jour là, la brasserie est, comme le stade, “à guichets fermés”. Elle attend 400 personnes pour le repas d’avant-match.

Les animations d’avant match

L’heure du match approche, le coup d’envoi est prévu à 18h00. Aux abords du stade, les premiers spectateurs commencent à arriver… à pied. À Bayonne, il est possible de laisser sa voiture et de ne pas la toucher de la journée : un réel atout quand on connaît l’important problème que constitue l’accès au stade pour certains clubs.
À 2h00 du coup d’envoi, les joueurs arrivent et sont reçu avec une haie d’honneur orchestrée par les clubs de supporters et la mascotte du club Pottoka. Une vraie best practice en matière d’expérience fan.

Lors de leur arrivée au stade, les spectateurs ont la possibilité de prendre un drapeau, qu’ils devront reposer à la fin du match. L’Aviron Bayonnais a été le premier club à mettre en place cette initiative éco-responsable.
En tribune, des tifos sont également disposés sur les sièges avec un côté bleu ou blanc et au verso les paroles de la fameuse Pena Baiona.

Pour patienter encore avant l’arrivée des joueurs, le speaker tire au sort, avec l’aide de la mascotte, un abonné qui gagnera le droit de conduire une Mercedes (le partenaire officiel du club) pendant un an. L’originalité réside dans la façon d’annoncer le ou la gagnant(e). Le speaker demande à tout le stade de se lever, puis fait asseoir les spectateurs tribune par tribune, rang par rang, jusqu’à ce qu’il ne reste debout que le ou la gagnant(e). Une façon originale et efficace d’interagir avec le public à l’occasion d’un simple tirage au sort.

La gagnante du concours Mercedes avec Pottoka

La gagnante du concours Mercedes avec Pottoka

L'entrée sur la pelouse des joueurs

L’entrée sur la pelouse des joueurs

L’ultime étape de cet avant-match et sans doute la plus attendue est l’entrée des joueurs sur la pelouse. Depuis le bord de terrain, l’entonnement par près de 17 000 spectateurs de la Pena Baiona nous prend aux tripes alors que les joueurs pénètrent sur la pelouse par un tunnel gonflable représentant un basque aux couleurs de l’Aviron Bayonnais portant un béret. Une inspiration que nous retrouvons fréquemment dans le sport américain. Une bonne idée de la part du club pour asseoir un peu plus son identité visuelle dans le stade.

Tour d’horizon du stade Jean Dauger

Au stade Jean Dauger, l’Aviron Bayonnais propose six tarifs différents en tribune ou en pesage pour une capacité totale de presque 17 000 spectateurs. Des tarifs réduits pour les enfants et les étudiants permettent l’accès au stade à tous. À noter la présence de deux écrans géants qui affichent des statistiques en temps réel et à certains moments du match. Un outil qui apporte un certain confort pour les spectateurs dans le stade et laisse de belles opportunités pour le club.
Néanmoins, la présence d’une piste d’athlétisme entre les tribunes et le terrain (sur les longueurs) constitue un point négatif important du fait de l’éloignement des spectateurs. Autre bémol constaté pour les spectateurs : le manque de poubelles pour jeter ses déchets.

Plan du stade Jean Dauger

Plan du stade Jean Dauger

Des spectateurs investis en tribunes

Côté tribune, l’ambiance était au rendez-vous durant toute la rencontre. Les supporters bayonnais et toulousains se répondaient par des chants en l’honneur de leur équipe respective dans une atmosphère joyeuse. La tribune Europcar, inaugurée en 2015 dans le virage sud du stade, héberge le club emblématique de supporters “Le BOC” (Bayonnais d’Origine Certifiée). Avec ses drapeaux et ses chants, le BOC a grandement contribué à l’apport du “seizième homme” pour pousser les bayonnais vers une victoire méritée.

Le BOC, principal club de supporter de l'Aviron Bayonnais

Le BOC, principal club de supporter de l’Aviron Bayonnais

Quoi de mieux en retour qu’une magnifique communion entre les joueurs et le public en fin de match, des images qui se passent de commentaire.

La mascotte Pottoka a, elle aussi, joué son rôle à fond. Entre danses déjantées, galipettes et provocations du public, la plus ancienne mascotte de l’élite du rugby, a assuré le show pour ce match de gala. En témoigne son enthousiasme lorsqu’elle monte en tribune pour aller chercher la gagnante du concours Mercedes.

https://twitter.com/championsdudigi/status/1233861135318835203

Une monnaie interne pour l’Aviron Bayonnais

À l’heure du cashless et autres solutions de paiement, l’Aviron Bayonnais a développé sa propre monnaie interne. Un moyen de paiement sous forme de jetons appelé Ttantto. Un Ttantto coûte 3€. Les spectateurs peuvent échanger leurs euros contre des Ttantto via les 3 stands proposés ou via le personnel mobile dans les coursives qui se signale avec un drapeau spécifique.
L’objectif pour le club est de fluidifier les transitions lors des consommations et ainsi réduire le temps d’attente. C’est aussi un moyen de développer le sentiment d’appartenance à une communauté en l’occurence, celle de l’Aviron Bayonnais.
Dans les buvettes et snacks, on constate que les tarifs sont plutôt raisonnables avec le demi de bière ou le verre de vin à 1 Ttantto (3€) et des prix abordables sur les snacks.

Bien qu’il y ait parfois un peu d’attente sur les stands pour l’achat des Ttantto, les buvettes sont plutôt désengorgées et le système fonctionne bien. Le point négatif de ces espaces est simplement que beaucoup d’entre eux ne sont pas en dur ce qui donne une sensation d’installation provisoire. Néanmoins, l’ambiance n’en est pas moins festive.

La bodega, elle, constitue le principal lieu de rendez-vous des supporters en avant et en après-match.
Avant le match, l’ambiance était assurée par le groupe Patxi eta Konpania qui a su faire apprécier tout un répertoire de musiques basques pour mettre tout le monde dans l’ambiance.
Mais la fameuse “troisième mi-temps” tient aussi toutes ses promesses. Après le match les joueurs de Bayonne, encore en tenue, décident d’aller fêter la victoire à la bodega avec les supporters. Un acte fort qui résume l’expérience que l’on vit au stade Jean Dauger. Une expérience pleine de spontanéité, ce qui est rare dans le monde du sport professionnel.

Du côté des partenaires, l’Aviron Bayonnais propose, dans son stade Jean Dauger, de nombreux espaces de réception. Des loges refaites à neuf, un espace “palco” pour les officiels et un chapiteau, pour les partenaires du club, dans lequel il peut recevoir jusqu’à 1 500 convives pour se restaurer avant et après la rencontre.
Ce grand espace est en accord avec la politique du club de vivre grâce aux nombreuses entreprises locales plutôt que de dépendre d’un actionnaire unique.

Le chapiteau recevait 1 400 personnes ce samedi avant et après le match

Le chapiteau recevait 1 400 personnes ce samedi avant et après le match

Une expérience spontanée et quelques amélioration possibles pour les fans

Côté ambiance, l’expérience du stade Jean Dauger n’a rien à envier aux autres stades du Top 14. Mais dans l’optique d’améliorer encore ce point et de diversifier les publics présents, l’Aviron Bayonnais a prévu de créer pour la saison prochain un KOP de supportrices (un groupe de femmes supportrices) et une seconde mascotte, elle aussi féminine.

L’un des principaux points négatifs de cette expérience est l’outil en lui même, le stade. Celui-ci est vieillissant et inadapté au Top 14 ou encore au sport spectacle. C’est pourquoi, le club a pour projet de rénover entièrement le stade avec plusieurs projets d’améliorations : le fermer et le transformer en stade “à l’anglaise” pour tirer le meilleur parti de la ferveur qu’il y a autour de cette équipe.

À l’heure de faire notre bilan de cette expérience, certes, Jean Dauger est un stade ancien qui donne l’impression d’avoir été agrandi à la hâte mais lorsque l’on se met dans la peau du fan, tout cela devient accessoire et l’authenticité et l’âme dégagée par les supporters, le club et la ville toute entière prend une place beaucoup plus importante. À terme, la rénovation nécessaire du stade sera tout de même un moyen pour le club, de rendre l’expérience encore plus agréable pour un public déjà très engagé.

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