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La place des mascottes dans le sport La place des mascottes dans le sport

Fan expérience dans le monde

La place des mascottes dans le sport

Les mascottes disposent désormais d’un rôle prépondérant dans l’expérience fan proposée. Coup d’oeil et comparaisons entre la France et les Etats-Unis.

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La mascotte a toujours possédé une place particulière dans le monde du sport et dans la vie des clubs. Symbole de l’équipe qu’elle représente, elle permet de divertir les fans et de développer l’image de l’équipe. Quelle place occupe-t-elle désormais dans le quotidien des clubs ?

Depuis les années 60-70, les mascottes des clubs se développent de plus en plus afin de leur permettre d’enrichir l’expérience fan proposée. Dans les années 80, elles ont commencé à ressembler à celles que l’on côtoient aujourd’hui, en jouant un rôle de divertissement. Véritable emblème des franchises outre-atlantique, la mascotte a cependant eu du mal à se faire une place en Europe, bien que cela soit en train de changer.

Une mascotte, pour quoi faire ?

L’utilisation de la mascotte fait aujourd’hui débat quant à la pleine exploitation de celle-ci. Comme le souligne notre précédent article sur le sujet, La mascotte une animation négligée, cette animation n’est aujourd’hui pas utilisée de la meilleure des manières dans tous les clubs.

Alors a quoi sert réellement une mascotte ? Elle permet, avant tout, de proposer une expérience divertissante auprès des différents fans des clubs. En effet, elles sont utilisées pour développer plus fortement l’image de marque de son détenteur. Véritable symbole du club, elle permet à tout le monde de pouvoir s’identifier aux valeurs véhiculées par celui-ci ainsi qu’à l’histoire racontée à travers elle.

Un exemple suffit à démontrer la puissance d’une mascotte, lorsque celle-ci est bien utilisée. Forbes avança en 2016 que la mascotte de l’équipe de baseball de Philadelphie, “Phillies Phanatic”, générait 10% du total des ventes de merchandising. C’est plus que n’importe quel joueur de l’équipe cette année-là. Le pouvoir de la mascotte est donc non négligeable. Elle va également permettre aux clubs de communiquer sur tous les réseaux sociaux et de faire la promotion de la franchise pour différents évènements organisés au cours de l’année.

En se concentrant sur la fan experience, la mascotte offre un divertissement inégalable lors des jours de match. En effet, en créant toute une histoire autour de la mascotte, le club parvient à l’utiliser en tant qu’ambassadeur et elle va pouvoir jouer un rôle central dans la vie de l’organisation. Cela concernera notamment l’animation qui sera mise en place le jour J.

L’équipe des Lions de Detroit – équipe de football américain – l’a bien compris et utilise sa mascotte pour engager une nouvelle génération de supporters. A travers le Roary-led Cub Club, destiné aux jeunes de moins de 14 ans, la franchise offre de nouvelles expériences aux supporters permettant de les fidéliser en se démarquant du reste des divertissements à leur disposition au quotidien. Ce club offre, pour 40$, le droit de participer à des évènements comme une séance cinéma sur le terrain suivi de la nuit sur place, de bénéficier de réductions ou encore d’offres en tout genre pour les matchs de pré-saison. Ces animations sont bien évidemment accompagnées par la mascotte de Detroit qui couvre l’évènement.

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Affiche du Detroit Lions Cub Club

“C’est notre façon d’engager la nouvelle génération de fans des Lions”

Emily Griffin, vice-présidente marketing des Detroit Lions

Naturellement amusante et amenant de la bonne humeur, la mascotte ne doit pas être négligée par les clubs professionnels. Le choix de la personne qui se trouve à l’intérieur de celle-ci va être également déterminant dans l’utilisation qu’ils pourront en faire et du divertissement qu’elle va apporter au public. En effet, la mascotte est au coeur de l’expérience fan et la qualité du comédien placé à l’intérieur permet de créer de l’animation afin de proposer un contenu toujours plus varié et divertissant à l’ensemble des supporters du club.

Enfin, la mascotte est aussi le symbole le plus “humain” du club. Il devient de plus en plus difficile de pouvoir rentrer en contact avec les joueurs et autres acteurs sportifs, notamment dans les sports les plus en vogue. Il n’y a aucune pression sportive concernant la mascotte et les clubs peuvent donc l’utiliser pour permettre aux fans de rentrer en contact avec un représentant du club. Les mascottes sont par essence accessibles et disponibles pour les spectateurs. Son rôle est donc primordial et son coût relativement faible lorsque son utilisation est optimale. Dans le cas ou celle-ci est judicieusement intégrée dans l’expérience fan proposée, elle permet d’ajouter une réelle plus-value au divertissement.

Comment les Etats-Unis ont mis la mascotte au 1er plan ?

Les Etats-Unis représentent le principal acteur lorsque l’on évoque le cas des mascottes dans l’expérience fan. Véritable icône des clubs outre-atlantique, les mascottes n’occupent pas la même place qu’ailleurs sur le globe. En effet, sur le sol américain, elles disposent d’une notoriété effarante.

Un des meilleurs exemples de l’expérience fan proposée par les mascottes concerne Benny the Bull, la mascotte de la franchise de NBA des Chicago Bulls. Celle-ci est mise en avant notamment lors de l’avant match où elle réalise un nombre d’animations incroyable. De nombreux spectateurs se déplacent au United Center de Chicago dans l’unique but de pouvoir assister aux exploits de “Benny the Bull”, la mascotte de Chicago.

Comment propose-t-elle une fan expérience enrichissante ? Majoritairement en amenant de la bonne humeur dans l’aréna lors de l’avant match et des shows à la mi-temps. En effet, c’est la grande force de la mascotte à l’américaine, elle fait rire. Vous pourrez en juger par vous même en visionnant la vidéo ci-dessous. On voit la mascotte divertir le public qu’elle soit en gradin, sur le terrain ou dans les coursives de l’United center.

Tous les spectateurs qui ont affaire à Benny de manière personnelle en interagissant avec lui se voient offrir une expérience tout simplement unique. C’est bien ici la grande plus-value d’avoir une mascotte dans son offre spectateur. Cela permet d’offrir un moment fort, le visiteur repart ainsi de l’enceinte avec un sourire et le sentiment d’avoir vécu une agréable rencontre. Outre cet aspect, le public peut également publier du contenu (photo/vidéo) sur les réseaux sociaux et garder un souvenir de ces moments uniques. Pour la mascotte de Chicago, c’est plus de 15 000 photos déjà publiées avec le hashtag #BennyTheBull, preuve que les mascottes occupent une place particulière dans la vie des clubs et de leurs supporters.

À l’échelle nationale, on se rend bien compte de la place importante dont disposent les mascottes des différentes franchises. Leur rôle est tout simplement central et primordial dans la vie du club et notamment de l’expérience fan. Ceci est dû en partie à son esthétisme.

À la fin des années 70, le design de celles-ci a été retravaillé pour leur donner un côté plus moderne et les rendre plus attirantes. Oublions la mascotte qui effraye les enfants, l’objectif est d’apporter de la bonne humeur. Les enfants, la cible principale de la mascotte, ils sont le plus fréquemment fascinés par cette “grosse peluche” qui propose des animations divertissantes. Les kids sont en effet toujours très curieux vis-à-vis des mascottes qui leur rappellent les personnages de dessins animés ou leurs doudous. Les adultes aussi apprécient.

Preuve que les mascottes sont divertissantes et plaisent énormément au public, il existe désormais les Mascot Games aux Etats-Unis. Inauguré en 2017, cette compétition voit s’affronter 30 mascottes de tous sports US confondus. L’évènement, se déroulant à Orlando, voit s’affronter l’équipe verte contre l’équipe rouge sur différentes animations, chacune des équipes étant composées de 15 mascottes.

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Les différentes mascottes présentes pour le show à Orlando

L’évènement attira plusieurs dizaines de milliers de personnes pour la 1ère édition. Avec autant de monde se déplaçant pour un évènement dépourvu d’enjeu sportif, les différentes franchises ont donc prouvé le poids de leurs mascottes dans l’offre de fan expérience. Le show qu’elle propose a suffit à faire venir les familles en nombre. Cet évènement inédit, visait essentiellement à attirer les enfants au stade, preuve que les mascottes attirent beaucoup de jeunes spectateurs accompagnés de leur famille.

Le rôle de la mascotte évolue désormais aussi en France

Qu’en est-il aujourd’hui en France ? La question mérite d’être posée. En effet, le rôle de la mascotte est en train de changer depuis maintenant quelques années, poussé par certaines équipes qui cherchent à la mettre en avant. On assiste aujourd’hui à la recherche d’engagement des spectateurs dans les clubs de l’hexagone et la mascotte fait bien évidemment partie de cet enrichissement.

Dans notre article rédigé en 2017, il était fait état que les clubs français ne mettaient pas assez en avant leurs mascottes, ou que lorsqu’ils essayaient, ce n’était généralement pas assez bien réalisé. Le travail à effectuer autour de la mascotte n’est pas négligeable, on ne décide pas d’avoir une mascotte brutalement. Il faut réfléchir à une histoire à pouvoir raconter autour de celle-ci, essayer de trouver une identité, un storytelling dans lequel les supporters pourront se retrouver.

Ce travail de création de mascotte avait commencé en 1998 lors de l’organisation de la Coupe du monde de football avec le désormais célèbre Footix. Ce terme est désormais utilisé pour parler des néo-supporters intéressés depuis peu par le ballon rond. Il avait cependant marqué le début du renouveau des mascottes.

Il s’en est suivi un développement par les clubs des mascottes les représentant. En effet, avoir une mascotte est une chose, mais réussir à l’utiliser intelligemment et proposer une expérience fan novatrice en est une totalement différente. Certaines équipes comme celle de handball de Chamonix ou celle de rugby du Racing 92 l’ont bien compris. Nous nous étions déjà attardé sur le cas chambérien avec Alpy le Yéti, la mascotte du Chambéry Savoie Handball.

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Alpy rencontrant les différents supporters du club

Concernant le club de rugby francilien, le concept est poussé encore plus loin. Véritable symbole du Racing, le dénommé “Mahout” fait vivre une expérience spectateurs inédite et fortement inspirée du modèle américain. La mascotte de l’équipe francilienne permet en effet de vivre un moment différent, basé sur le show, à Paris La Défense Arena.

Dans une salle misant tout sur le divertissement, avant ou après le match, Mahout a totalement trouvé sa place puisqu’il participe pleinement aux animations tournées vers le spectacle. Preuve en est, les 2 interventions durant la rencontre – une par mi-temps – de la mascotte, qui réalise un gag généralement lorsqu’un temps mort est observé.

Inspiré par le modèle américain qui utilise les mascottes afin de réaliser des scènes divertissantes durant les rencontres, le Racing 92 le met en valeur et offre une vingtaine de secondes de rires ou de sourires à un moment où il n’y a “rien d’autre à observer”. Tout cela est également mis en valeur par la plus grande surface de projection du monde (1600m2 au total). Tout le monde peut donc observer l’animation et donc ne pas ressentir de temps faible.

Outre cela, l’éléphant du club des hauts-de-seine participe activement à l’expérience fan dans l’enceinte. Il se déplace en avant-match pour aller voir tous les spectateurs de la rencontre. Il passe également beaucoup de temps dans la tribune expérience appelée “Tribune Family”, destinée comme son nom l’indique aux familles. En effet, le Racing 92 mise sur l’image de la mascotte pour faire passer un bon moment aux enfants.

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Mahout se déplace partout en tribune pour offrir un moment unique aux spectateurs

Autre utilisation intéressante de la mascotte dans le cadre de l’expérience spectateur à proposer : la possibilité de matcher Buky sur Tinder. La mascotte du FC Grenoble, équipe de rugby du Top 14, fût utilisée par le club alpin afin de proposer une action encore jamais réalisée et divertissante.

L’idée était très simple, il suffisait de se connecter sur l’application du site de rencontres et “matcher”, c’est-à-dire liker le profil de la mascotte. En réalisant cela, les supporters pouvaient gagner 2 places pour assister à la prochaine rencontre de leur club.

Ce genre d’innovations rend l’expérience spectateur unique pour les passionnés du club et la mise en avant de la mascotte bien réalisée permet de proposer quelque chose de marquant pour le spectateur qui voit son capital sympathie augmenter vis-à-vis de celui-ci. Il y a encore quelques années les entités sportives françaises commençaient à utiliser les mascottes seulement pour faire un peu comme tout le monde, notamment comme le sport US. Cependant, ils n’avaient pas forcément tous conscience qu’il fallait l’utiliser de manière intelligente pour avoir un réel impact et ainsi proposer une expérience différente pour tous les fans grâce à celle-ci.

D’autres entités, dans des sports bien différents l’ont aujourd’hui également compris. Deux exemples le démontre: le All Star Game de Pro A (1ère division française de basketball), ainsi que la LNH (Ligue Nationale de Handball).

La All Star de basketball qui s’est déroulé fin 2018 à l’Accor Hotel Arena a fait beaucoup de bruit pour toute l’animation qui a été mise en place autour de la rencontre. C’est toujours l’occasion rêvée de faire le show et c’est d’ailleurs ce que la majorité des spectateurs viennent chercher en se déplaçant pour cet évènement. Et quoi de mieux que des mascottes pour proposer une fan expérience inédite?

Pour ce match de gala, 4 mascottes de NBA ont fait le déplacement afin d’assurer le spectacle. Animation phare de cette édition, les mascottes de la ligue américaine de basketball, ont livré un véritable show divertissant les spectateurs mais également les joueurs que les mascottes sont allés solliciter.

Image associée
Les mascottes Benny et MoonDog présents pour le All Star Game de basket français

L’attraction numéro une de la soirée était bien ce show mis en place par les mascottes. Celles-ci ont réussi à créer une expérience fan comme elle n’a jamais pu être proposée par le passé. De Benny the Bull à Rocky la mascotte emblématique de Denver en passant par Moon Dog celle de Cleveland, elles ont enflammé la salle durant l’intégralité de l’évènement. Que ce soit le concours de décibels, le show de danse si propre aux franchises NBA sur le parquet en avant-match ou encore le lancer de tee-shirts, les peluches américaines ont pu montrer toute la palette d’animation d’une mascotte.

La ligue de handball française a quant-à-elle fait le choix d’investir dans la création d’une mascotte ainsi que dans la personne se cachant à l’intérieur. En partenariat avec Xtreme agency, la LNH a donc décidé de créer “Jack”, première mascotte de la ligue.

Lors du Final4 de la coupe de la ligue, la mascotte a fait le show ! Contrairement au All Star Game de Basket, le Final4 dispose d’un réel attrait sportif. La ligue a tout de même fait le choix d’investir dans une mascotte pour faire profiter le public d’une expérience fan totalement différente de ce que l’on peut voir sur la majorité des parquets de handball.

“On connaissait l’impact des mascottes US en NBA sur le grand public, personne ne peut rester de marbre face à leur performance d’acteur, de danseur, leur performance sportive ou humoristique. Nous étions convaincus que le public français adhèrerait” 

Noémie Catalan, Responsable communication et évènementiel de la LNH

 

Pour l’occasion, ils ont en effet fait appel au comédien qui jouait le rôle de Benny the Bull il y a quelques années à Chicago. Ce n’est d’ailleurs pas sa première expérience en France puisqu’il avait animé le Nanterre 92 show l’année dernière.

Le retour des spectateurs s’étant déplacés pour cette compétition était plus que positif selon Noémie Catalan. Que ce soit les petits ou les grands, ils ont tous pu profiter d’une réelle expérience enrichie et tournée vers le public. Ce spectacle proposé tout le week-end a donc séduit tout le monde et la LNH pense déjà à réitérer l’expérience l’année prochaine.

Le rôle de la mascotte dans le sport est donc aujourd’hui essentiel. Cette notion est bien comprise outre atlantique où la mascotte dispose d’un rôle prépondérant dans la vie des franchises. En France, la situation n’est pas identique mais les choses changent à grande vitesse et le retard sera peut-être un jour comblé. Pourquoi pas même se démarquer en proposant une utilisation novatrice de la mascotte, en passant par des personnages féminins par exemple.

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Passionné de sport avant tout, j’ai découvert la notion de fan experience plus récemment. Les spectateurs jouent un rôle essentiel lors des évènements sportifs, c’est pourquoi je pense que l’expérience qui leur est proposée jour de match est cruciale.

Fan expérience dans le monde

Le eSport, une solution qui plait aux fans pendant le confinement

Pendant le confinement, l’eSport est devenu indispensable pour les fans en manque d’actions. Découvrez les pratiques les plus innovantes du sport virtuel.

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Un fan de foot jouant à FIFA

Concerner ses fans autour du sport, voici un des enjeux actuels des clubs et médias sportifs.
L’eSport le permet : via des tournois virtuels, les habituels acteurs du monde sportif permettent aux fans de participer eux-mêmes à la compétition. Et les fans s’y retrouvent : une bonne action pour les hôpitaux dans la lutte contre le Covid-19, tout en tentant de gagner une rencontre avec leurs idoles. 

 

En cette période de confinement, le sport mondial est à l’arrêt. Face au virus, joueurs et clubs ne peuvent plus s’affronter chaque week-end. Pour les fans, les temps sont durs également. Plus d’événements en direct, plus d’émissions sportives, plus de rumeurs de transferts qui animent si bien chaque printemps. Pour divertir tous ces passionnés de sport, les chaines spécialisées et les clubs rediffusent des matchs de gala ou bien des performances historiques de ces dernières années. 

https://twitter.com/fanstriker/status/1252182927707967488?s=20

Des matchs virtuels pour remplacer les vrais matchs de football 

Les affiches du dimanche soir en Ligue 1 Conforama sur Canal+ ne sont plus d’actualité. Cependant, la chaîne a prévu pour les remplacer, des best-of des plus beaux matchs de ces dix dernières années. Depuis le 22 mars, nous avons eu droit  à 21h le dimanche soir aux meilleurs classiques OM-PSG, derbys OL-ASSE, olympicos OL-OM. Faire revivre des moments historiques du sport comme le match nul 5-5 entre l’OL et l’OM de la saison 2009/2010 de Ligue 1 permet de se remémorer les anciens effectifs, les enjeux de l’époque, de revoir les anciens maillots ou encore les anciens stades. Mais cela permet également aux supporters les plus jeunes de les découvrir. 

Après la compilation des matchs, les téléspectateurs retrouvent le journaliste foot de Canal + Hervé Mathoux à son domicile. Il commente alors un match opposant les deux équipes phares de la soirée, sur FIFA, le jeu virtuel de football sur console. Comme les stratégies du jeu de console peuvent parfois être différentes du football réel, l’habituel présentateur du Canal Football Club est accompagné de “Brian”, le sélectionneur de l’équipe de France eSport. Ce dernier explique au grand public les différents mouvements et gestes les plus utilisés en compétition virtuelle. Une sorte de tuto en direct.

Ce sont des joueurs professionnels FIFA qui représentent les deux équipes. Certains d’entre eux sont déjà en contrat avec des clubs, comme Lucas “DAXE” au PSG eSport. D’autres ont été sélectionnés suite à leurs performances durant l’Orange e-Ligue 1. Depuis sa création il y a 4 ans, cette compétition virtuelle est ouverte à n’importe quel supporter désireux de se mesurer virtuellement aux plus grands. 

RMC Sport propose un tournoi eSport pour aider les hôpitaux de Paris

Tout comme Canal+, ce média incontournable du sport innove pour ses abonnés. Les participants ont la possibilité de s’inscrire sous trois tournois différents avec un des journalistes de la chaîne : celui de Daniel Riolo, de Mohammed Bouhafsi ou bien de Jérôme Rothen. Pour le moment, près de 1800 personnes se sont réparties dans les différentes compétitions.  

https://twitter.com/RMCsport/status/1247945302860062722

Des matchs en 1 contre 1 seront organisés dans les différents tournois entre les participants. Les phases de qualifications ont eu lieu les vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 avril. La finale aura lieu le 22 avril. Les vainqueurs auront l’opportunité d’affronter les représentants du tournoi dans lequel ils se sont inscrits. 

Mais ces compétitions virtuelles n’ont pas été créés dans le seul but d’occuper et divertir leurs abonnés. En effet, RMC sport soutient aussi la lutte contre le Covid-19. Les finales qui seront diffusées en direct sur la chaîne Twitch de CJ23 (un streamer spécialisé dans les jeux vidéos sportifs) permettront aux participants et spectateurs d’effectuer des dons qui seront ensuite reversés aux Hôpitaux de Paris.

Le succès du Tour de Flandres virtuel 

Chaque année courant avril, ce sont habituellement plusieurs centaines de milliers de Flamands qui se réunissent le long des routes du Ronde de Belgique pour voir passer le Tour de Flandres. Mais cette année, Covid-19 oblige, personne n’est sur le bord des routes belges. 
Pourtant, le 5 avril dernier, ce sont bien 13 coureurs qui se sont lancés sur les 32 derniers kilomètres de la célèbre course cycliste. Depuis leurs salons à la maison, sur des vélos connectés et devant des caméras, les coureurs se sont disputés la première place, devant plus de 600 000 téléspectateurs qui suivaient la course diffusée en direct sur la chaîne TV flamande Sporza.

La course, reproduite à l’identique et les sportifs équipés de leurs équipements, tout était fait pour se rapprocher de la réalité. Les développeurs ont même pensé à l’effet d’aspiration : l’effort était plus intense pour le coureur en tête que pour ses proches poursuivants. Près d’une heure de course a suffi au belge Greg Van Avermaet pour s’imposer. Une première victoire pour lui, après avoir échoué à plusieurs reprises les années passées sur les autres marches du podium. Les interviews d’avant et d’après course étaient bien-sûr au rendez-vous.

Si le principe vous intéresse, vous pouvez revivre le sprint final pour les 3 premières places via la vidéo ci-dessous. 

La FIFA Home Gaming Cup : une compétition made in PSG

En accord avec son partenaire Accor Live Limitless (All), le Paris Saint-Germain offre la possibilité à tous les fans de sport de s’affronter sur les consoles de jeu. La chaîne BeIN Sport diffuse la compétition et le triple champion du monde FIFA, Bruce Grannec, la commente. En tout, 4 tournois auront lieu : le 5, 11, 18 et 25 Avril.

De nombreux lots sont à remporter dans ces compétitions hebdomadaires. Des places pour un match du Paris-Saint-Germain et un séjour de deux nuits dans un hôtel parisien offert par le groupe Accor. Il y a aussi de nombreux lots aux couleurs du club de la capitale.
Évidemment, les heureux gagnants pourront profiter de leurs récompenses une fois le confinement terminé. 

En attendant, les vainqueurs auront le privilège d’affronter un des joueurs professionnels du PSG. Ils pourront choisir Juan Bernat, Julian Draxler, Layvin Kurzawa ou encore Daxe, le jeune français du PSG eSport. Les finalistes peuvent aussi recevoir quelques minutes de coaching personnalisé par les joueurs professionnels eSport du club parisien. 

Stade parc des princes psg FIFA20FIFA

Le Parc des Princes dans FIFA 20

Le jeu est au plus proche de la réalité jusque dans les moindre détails. Cinématique d’avant-match, animations des supporters et tifos, mais aussi cameraman, stadiers, ramasseurs de balle, etc. Les fans peuvent presque s’y croire ! 

Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un club de Ligue 1 Conforama propose des compétitions eSport. Le LOSC également actif sur cette thématique avait déjà réalisé un show en ouverture de match contre l’Olympique Lyonnais, en février 2018.

Une compétition interclubs organisée par EA Sport 

La stay and play cup est une compétition FIFA organisée par le développeur du jeu virtuel. Ce sont 20 clubs européens qui se disputent le titre. Chacun d’eux est représenté par un des joueurs de l’équipe professionnelle de football. On retrouve par exemple Alexander-Arnold pour Liverpool, ou Vinicius Jr pour défendre les couleurs madrilènes du 15 au 19 avril.
Les clubs de Ligue 1 Conforama sont également représentés, comme l’Olympique Lyonnais, l’Olympique de Marseille ou le Paris-Saint-Germain.

Le Master 1000 de Madrid à l’honneur 

Comme dans tous les sports, les fans de tennis se voient endeuillés de leurs compétitions favorites. Mais ils vont cependant pouvoir soutenir leur joueur préféré au Master 1000 de Madrid. Après l’annulation de Wimbledon et le report de Roland Garros au mois de novembre 2020, le tournoi espagnol se déroulera quant à lui sur les consoles. Du 27 au 30 avril, 16 joueurs et joueuses s’affronteront sur deux tableaux distincts. 

“Le tournoi va contribuer à la somme de 50 000 euros en Espagne et à Madrid pour combattre le virus.”

Gerard Tsobanian, Directeur du tournoi

Le tournoi va également permettre de récolter des fonds : 150 000€ sur chacun des deux tableaux. L’argent sera redistribué aux tennismen et tenniswomen avec le plus de difficultés économiques, souffrants de l’arrêt des tournois. De plus, le directeur du tournoi a annoncé qu’il allouera 50 000 € pour réduire l’impact social de la pandémie du Covid-19.

joueurs et joueuses Mutua Madrid Open VirtualMutuaMadridOpen

L’annonce des joueurs et joueuses qui seront présents

L’annonce des joueurs se fait au compte-goutte. Pour le moment, les fans savent qu’ils pourront retrouver Rafael Nadal, Lucas Pouille, Andy Murray ou encore Carla Suarez. Le complexe Caja Mágica sera reproduit à l’identique, jusque dans les moindres détails, affirment les organisateurs du tournoi.
Des interviews des joueurs, analyses et commentaires des matchs animeront ces 4 jours de compétition. Tout comme en vrai finalement.

Les sports auto et moto sur les pistes virtuelles 

Grâce aux graphismes très réalistes des jeux de sports auto et moto comme la F1, la MotoGP et la Formule E, les fans peuvent retrouver quelques sensations lorsque leurs héros remplacent le volant par la manette.

La Formule 1 a lancé les Virtual Grand Prix Series avec le plateau des pilotes de Formule 1 actuels. Parmi eux, Charles Leclerc, l’ancien pilote Jenson Button, ou bien une personnalité du monde sportif en la personne de Ben Stokes, joueur de cricket.
Chaque week-end de Grand prix, la grille de stars s’actualise. Des stars qui s’affrontent sur le jeu de Formule 1.
Pour Julian Tan, le responsable du numérique et de l’export pour la F1 il est important “d’apporter un peu de réconfort à travers l’eSport, dans la période difficile que nous traversons ensemble, pour que les passionnés puissent avoir un lien avec le championnat, d’une manière différente mais familière.”

Dans la continuité de la F1, la Moto GP propose à quelques pilotes de la grille de participer à une course virtuelle retransmise sur les réseaux sociaux. On y retrouve le légendaire Valentino Rossi, le très talentueux français Quartararo et l’octuple champion en titre Marc Marquez. Les 10 pilotes présents réalisent les mêmes épreuves qu’un week-end de Grand Prix normal à l’exception des essais avec les qualifications et la course. Les pilotes sont filmés chez eux, en écran partagé et communiquent entre eux pendant qu’ils jouent.
La course terminée, les pilotes se font interviewer  par le présentateur habituel de l’émission et les journalistes qui couvrent habituellement les événements Moto GP, pour le plus grand bonheur des fans.

Des pilotes jouant au Moto GP virtuel pendant le confinementMoto GP

Des pilotes se défiant au Moto GP virtual Race pendant le confinement

Pour finir, la Formule E (électrique) s’est concentrée sur un dispositif solidaire en partenariat avec Unicef. Ainsi, l’opération “Race at Home Challenge” vient en aide aux enfants durant la pandémie. La compétition entre les pilotes Formule E se déroulera sur 9 week-ends de suite sur le jeu de simulation de course rFactor 2 et sera également retransmise sur les réseaux sociaux. Le format “battle royal” est unique en son genre pour une course. En effet, à chaque tour, le dernier pilote est éliminé jusqu’à ce qu’il n’en reste que 10 pour un sprint final sur la ligne d’arrivée.

S’évader avec les skippers sur Virtual Regatta

Créée en 2006, l’application à succès Virtual Regatta a lancé fin mars, “La Grande Évasion”. 4 000 milles virtuels entre La Rochelle et Curaçao, aux Caraïbes. Elle offrait au grand public, la possibilité d’affronter les skippers sur une simulation de course de voile avec des conditions appliquées proches des conditions réelles (vents, vitesse et caractéristiques du bateau).

Exceptionnellement, le développeur du jeu offrait à tous les joueurs le mode VIP avec une météo étendue, des prévisions de trajectoire sur 120 heures, la possibilité d’afficher 100 bateaux amis au lieu de 50, la personnalisation du fond de carte ou encore la mise à disposition des polaires du bateau, etc.

Pour pouvoir comparer sa propre course à celles des skippers, une certification était mise en place. Parmi eux, on retrouvait entre autre Jérémie Beyou, Armel Le Cléac’h, Sam Davies et Louis Burton.
Suite au succès de cet événement eSport, Philippe Guigné, fondateur de Virtual Regatta a précisé qu’une partie des bénéfices des options achetées sera reversée à une association.

Cette période de confinement va permettre de démontrer que le eSport n’est peut-être pas qu’une nouvelle pratique réservée aux geeks ou encore que celle-ci vient concurrencer le sport réel. Le eSport est complémentaire à toutes ces pratiques physiques.

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