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5 idées éco-responsables à destination des fans

Focus sur 5 pratiques éco-responsables qui visent à limiter l’empreinte environnementale des fans dans les stades et les salles.

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Pour toute entité, l’écologie n’est plus à négliger. C’est un enjeu majeur qui demande la mise en place de moyens pour limiter notre impact sur l’environnement. Dans le monde du sport, de nombreux clubs ont emprunté ce virage vert en souhaitant rendre nos salles et stades éco-responsables.

 

En limitant les coûts d’infrastructures avec des dispositifs volumineux comme des panneaux solaires ou un nouveau système de consommation d’eau, voici 5 idées éco-responsables à destination des fans et “faciles” à mettre en place dans une enceinte sportive.

Le recyclage ludique de mégots grâce au vote

Il n’est jamais évident d’empêcher les spectateurs fumeurs de jeter leur mégot de cigarette sur le sol en dehors du stade. Et c’est malheureusement une problématique courante pour les organisateurs d’événements. Les mégots de cigarettes font partie des déchets sauvages les plus nombreux et ils représentent une véritable pollution.

Afin de réduire ce déchet et de sensibiliser son public, le club de football belge du Standard de Liège a eu une idée originale : le cendrier-vote. Système de recyclage que l’on retrouve de plus en plus dans les villes, le cendrier-vote permet via un sondage de collecter les mégots de cigarettes afin de les recycler. Pour encourager ses fans à cette nouvelle pratique, le Standard les invite à donner leur avis sur des moments clés de l’histoire du club. Comme le but qui les a fait le plus vibrer. Ainsi, les fans se sentent davantage concernés par cette initiative car ils ont un jugement à partager. 

Au total, le club a installé 13 cendriers-vote au stade de Sclessin. Les mégots collectés sont ensuite recyclés grâce à une solution proposée par la société WeCircular.
Limiter les déchets polluants en poussant les fans à agir est une première étape pour des stades éco-responsables.

Une restauration plus locale et de saison

Bien manger, c’est essentiel. Et l’origine et la qualité des produits que nous mangeons sont devenus des critères très importants. Des clubs et enceintes sportives ont récemment décidé d’abandonner les fast-food et le fameux sandwich en sachet pour laisser place à des produits locaux et sains. Un modèle qui vise à la fois à valoriser la production locale et régionale et à s’orienter vers une démarche plus écologique. Tout en proposant aux spectateurs une offre de meilleure qualité. 

C’est par exemple le cas au Golden 1 Center, la salle omnisports de Sacramento où évoluent les Kings en NBA. Une salle qui a d’ailleurs été élue enceinte sportive la plus éco-responsable au monde en 2017. Dans ce lieu ultra-moderne (inauguré en septembre 2016) d’une capacité de 17 000 spectateurs, 90% des aliments proposés proviennent de producteurs localisés dans un rayon de 240 kilomètres. Un périmètre qui est relativement étroit à l’échelle des États-Unis. La promesse du Golden 1 Center est de garantir à ses visiteurs des produits frais et sains à chaque événement.
Une restauration locale au stade, une idée qui semble s’implanter fortement aux US comme l’avait mentionné Benjamin Roumegoux dans une précédente interview sur son aventure de Stadium Tour aux États-Unis.

La salle apporte également une dimension sociale à son offre de restauration. En effet, l’ensemble des produits invendus et consommables sont donnés à des banques alimentaires locales. Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’ensemble du programme de restauration du Golden 1 Center dans cette charte de 10 points

Un recyclage ludique et efficace

Élément majeur de l’écologie, le recyclage concerne tout le monde. Même si cette pratique fait partie de notre quotidien, il n’est pas toujours évident de contrôler les bons et mauvais comportements. Et c’est une action qui peut être difficilement applicable pour le consommateur, surtout pendant un événement. Dans les stades, le tri des déchets a encore des efforts à fournir pour s’installer durablement. Il suffit de faire un tour dans les tribunes après un match pour s’en rendre compte. 

Depuis plusieurs mois, le Groupe Coca-Cola, en partenariat avec la start-up Lemon Tri, tente de jouer le rôle de sensibilisateur du recyclage dans les stades. La société a installé dans plusieurs enceintes en France des machines qui incitent au tri sélectif. D’une manière ludique, ces machines contribuent à faire comprendre au consommateur qu’un emballage doit être recyclé via des messages pédagogiques diffusés à travers des ambassadeurs. La démarche se veut être attractive grâce à des cadeaux à gagner pour les participants (tickets ou goodies). Le but est d’attirer l’attention et de pousser les fans à obtenir les bons réflexes.

Nous avons eu l’opportunité de tester ces machines à plusieurs reprises à l’AccorHotels Arena à Paris lors du LNB All Star Game ou encore lors de la finale du championnat d’Europe de handball féminin. Ludiques et visibles dans les coursives, ces machines font partie intégrante de l’expérience fan comme les autres animations proposées tout en rendant les stades éco-responsables.

Parking dédié aux voitures électriques, covoitureurs et vélos

Même si le moyen de locomotion le plus courant pour se rendre au stade reste les transports en commun, beaucoup de fans qui viennent de loin doivent utiliser leur voiture. Un fait à prendre en compte et qui peut faire l’objet de nouvelles installations responsables.
En effet, plusieurs enceintes ont commencé à anticiper les changements à venir sur le marché de l’automobile en installant des bornes de recharge pour les véhicules électriques. C’est par exemple le cas au flambant neuf Mercedes-Benz Stadium à Atlanta. Autour du stade, pas moins de 48 bornes sont disponibles pour les fans équipés. Ce qui est largement au dessus de la moyenne aux Etats-Unis. Un dispositif plutôt massif qui s’explique par le fait que l’État de Géorgie est un des meilleurs pour les ventes de véhicules électriques dans le pays.

En France, ces parkings dédiés aux voitures électriques pourraient bien se développer à long terme. L’année 2019 a effectivement enregistré la vente de plus de 37 000 véhicules électriques contre 31 000 en 2018 et 25 000 en 2017.  


Dans le même esprit, on peut également mentionner les parkings dédiés aux vélos qui sont plus nombreux dans les stades. Tout comme les parkings réservés aux covoitureurs tel que celui du FC Nantes à la Beaujoire. Une zone de 300 places qui a été inaugurée la saison dernière afin de limiter les déplacements en voiture autour du stade. Et c’est via la billetterie du club que les fans nantais peuvent récupérer leur accès. 
Voiture électrique, vélo, covoiturage… plusieurs moyens de transports sont bons pour rendre nos stades éco-responsables.

La pratique du zéro-déchet

Il y quelques semaines, l’Amiens Sporting Club a fait parler de lui avec son projet écologique. Le club picard souhaite en effet devenir le premier stade zéro-déchet en France. Et pour cela, le Stade Crédit Agricole de la Licorne (12 000 places) souhaite proposer en 2020 de nouvelles manières de faire à ses supporters :

  • Fin de la vaisselle en plastique, remplacée par des assiettes biodégradables en amidon de maïs
  • Fin des bouteilles en plastiques, remplacée par des gobelets réutilisables
  • Des nouvelles poubelles de tri avec la présence d’une brigade dédiée
  • Un système de redistribution des restes alimentaires via une banque alimentaire et possiblement via l’application spécialisée TooGoodToGo

Avec l’ensemble de ces dispositifs, le Stade de la Licorne jouerait le rôle de sensibilisateur. Un rôle essentiel pour proposer aux fans des solutions viables lorsqu’ils consomment.
En écrivant cet article, nous avons bien sûr en tête l’image des supporters japonais lors de la coupe du monde de football en 2018 qui nettoient leur tribune après les matchs. Si culturellement cette pratique est impossible en France, c’est peut-être aux clubs de prendre les dispositions nécessaires pour améliorer le traitement de nos déchets.

En matière de déchet, d’autres idées sont également à prendre comme la réutilisation des drapeaux. C’est le cas de la Section Paloise en rugby qui propose des bacs à la sortie de son stade pour les récupérer. Une pratique qui peut être frustrante pour certains qui souhaitent garder un souvenir. Cependant, quand on se rend souvent au stade, c’est tout à fait adapté. 

À travers ces exemples, nous avons vu plusieurs idées facilement applicables pour rendre nos salles et stades éco-responsables. Au delà de limiter notre empreinte sur l’environnement, ces idées ont aussi et surtout un objectif de sensibilisation auprès des fans. Et comme elles peuvent très bien être ludiques, pratiques et innovantes à la fois, ces activations écologiques contribuent elles aussi à une expérience fan réussie.

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience en France

La Super Bowl Party, l’évènement digital organisé par la FFFA

Retour sur la Super Bowl Party, un évènement digital organisé par la FFFA à Paris afin de promouvoir le football américain en France.

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Cela ne vous a sûrement pas échappé la semaine dernière, la 55ème édition du Super Bowl a eu lieu a Tampa Bay devant 25 000 spectateurs. Pour le plus grand rendez-vous football de l’année, la Fédération Française de Football Américain (FFFA) s’est adapté au contexte sanitaire pour proposer la Super Bowl Party, un évènement digital auquel nous avons eu la chance de participer avec l’agence Com’Over

 

Nous vous avions déjà présenté cette soirée à l’occasion d’un article sur Fanstriker quelques jours avant la date du Super Bowl. Retour aujourd’hui donc sur cette riche expérience. De nombreux éléments étaient au programme de la soirée Super Bowl Party : Live Talk en direct sur Youtube avec de nombreux invités issus du milieu sportif ou culturel, des défis sportifs ainsi que des échanges/interviews dans les locaux d’Episod (chaîne de studios sportifs à Paris). Retour sur cet évènement que l’on a fortement apprécié.

La Super Bowl Party, un évènement adapté au contexte sanitaire

Depuis de nombreuses années, la FFFA organise une soirée spéciale au Hard Rock Café de Paris afin de créer un rendez-vous unique pour les fans de football américains ici en France. Cet évènement attire de plus en plus d’adeptes mais n’a bien évidemment pas pu avoir lieu cette année en raison du contexte actuel.

Cet obstacle n’était pas insurmontable pour la fédération et l’agence Com’Over qui l’accompagne désormais. Ils ont su s’adapter et proposer un évènement digital en amont de la rencontre à travers la chaîne French Guidiron sur Youtube. Le grand public ne pouvait donc pas passer la soirée ensemble.  La FFFA leur a malgré tout permis à travers ce live de profiter d’un contenu spécial et original pour en apprendre plus sur cette 55ème édition du Super Bowl.

Pour avoir le plus gros impact possible à travers cette soirée, un mini-évènement était donc organisé dans les locaux d’Episod à Paris pour enregistrer ce live mais pas que. En effet, le but de cette soirée était de réussir à proposer un contenu intéressant tout en respectant les gestes barrières.

Pour cela, de nombreuses personnalités étaient invités à se rendre à cette Super Bowl Party pour intervenir à tour de rôle autour du sujet Super Bowl. Etaient présents des sportifs comme Boris Bédé et Jason Aguemon (joueurs français de Foot US), Ciryl Gane (combattant MMA, N°7 UFC), Cyril Benzaquen (Kickboxing), Dustin Sleva (joueur au Paris Basketball) et Sebastien Sejean (Ex-NFL). D’autres personnalités du milieu culturel étaient également présents comme Eddy David, Samy Unseen (influenceurs), Odah&Dako (humouristes) ou encore Manu Key (Mafia K’1 Fry).

On a trouvé leur interventions particulièrement intéressantes sur ce plateau dressé par la FFFA où chacun a pu intervenir et donner son avis sur cette rencontre ou encore sur le football américain d’une manière générale. Cette émission était pertinente de par ses différentes thématiques en fonction des invités et de leur expertise. Des sujets comme la culture US en France, l’engouement autour du Super Bowl ou la pratique de ce sport ont pu être évoqués. Chacun avait donc son mot à dire et l’interaction entre ces différents invités modérée par la journaliste Marion Santiago était captivante.

Albin Durand

Le plateau de la FFFA pour le live d’avant-match

Au cours de cette soirée, nous avons pu échanger avec ces différents invités afin d’avoir leur avis sur l’évènement et ce développement de la pratique du football américain en France ainsi que sur le modèle que représente le Super Bowl en terme d’expérience fan. C’était donc un bel évènement organisé dans les conditions du covid qui restera gravé de par sa belle adaptation.

Albin Durand

Des interviews d’invités pour Fanstriker

Développer l’image du football américain en France

L’objectif de ce type d’évènements est donc de développer l’image du football américain auprès des français. La fédération française travaille beaucoup pour cela et essaye d’inciter les jeunes à se mettre au football américain. De nombreuses règles ont été mises en place pour limiter les contacts et rassurer les pratiquants et les parents. L’équipe de France fait office de locomotive pour influer une belle dynamique grâce à ses bons résultats. Elle a notamment remporté plusieurs titres européens ces dernières années. 

Lehtikuva

La France championne d’Europe de football américain

Cependant, ce sport est encore nouveau en France et la fédération compte environ 25 000 licenciés. Il y a donc encore beaucoup à faire pour rendre ce sport populaire. Ce type d’évènement comme le Super Bowl est une belle opportunité pour la FFFA afin de le populariser sur le territoire français. 

En réalisant ce live d’avant-match en direct sur Youtube (d’autant plus lorsque le match commence tard le soir), la fédération cherche donc à aller chercher ces nouveaux fans, ces futurs pratiquants ou simplement amateurs de sport. Le football américain peut paraitre difficile à comprendre c’est pourquoi durant ce live on a pu visionner une séquence explicative de ces règles, très bien faite. C’est un élément important pour toucher ce nouveau public qui doit comprendre les règles pour s’y intéresser. 

Un autre aspect très positif de cette soirée réside dans l’encouragement à la pratique sportive. Pour développer un sport, il faut que le nombre de licenciés augmente et que de nouveaux clubs se créent et ainsi entraîner un effet boule de neige. C’est pourquoi des visuels étaient également diffusés avec la cartographie des clubs présents en France et une incitation à se rendre sur la page de la fédération afin de trouver le club le plus proche de chez soi. 

En s’adaptant donc dans ces conditions particulières, la FFFA a pu organiser un évènement digital engageant pour les amateurs de football ou simple curieux. Les débats étaient animés et intéressants et l’utilisation de Youtube permet de pouvoir toucher de nombreuses personnes qui peuvent également échanger en ligne grâce au chat de la plateforme.

Vous pouvez aussi écouter le podcast enregistré avec Pierre Trochet de la FFFA qui nous parle de cette Super Bowl Party et de ce sport.

On espère donc que la Super Bowl Party a attiré le plus grand nombre de personnes et qu’il participe au développement de ce sport en France qui mérite plus de visibilité. Merci encore à la Fédération Française de Football Américain et à l’agence Com’Over pour ce bel event qui a su engager les fans et proposer un contenu adapté.

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Fan expérience dans le monde

L’Open d’Australie accueille 30 000 spectateurs par jour

A l’occasion de l’Open d’Australie, de nombreux fans assistent aux rencontres. Coup d’œil sur la manière dont les spectateurs sont accueillis dans ce contexte particulier.

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L'Open d'Australie accueille 30 000 spectateurs par jour

L’Open d’Australie a ouvert ses portes le 8 février aux plus grands joueurs de la planète, mais également aux divers fans de tennis qui s’y déplacent en nombre pour assister à l’événement. Faisons un focus sur la première semaine du Grand Chelem australien.

 

Mise à jour 12 février : Après l’annonce d’un confinement de cinq jours dans l’État de Victoria, une bulle sanitaire a été mise en place pour permettre la poursuite de l’Open d’Australie à huis-clos. Le comité d’organisation espère pouvoir accueillir à nouveau du public pour les demi-finales et la finale. Revenons néanmoins sur les premiers jours du tournoi où les fans ont a pu profiter de l’événement !

Dans un pays comme l’Australie qui a été quelque peu épargné par la pandémie mondiale, l’optimisme est de mise et l’accueil du public une quasi-évidence. Découvrons ce qui a été mis en place pour accueillir en toute sécurité (ou presque) les spectateurs durant cette quinzaine.

La situation sanitaire en Australie

L’idée ici n’est pas de jouer à l’expert virologue ou à la chaîne d’information mais seulement de re-situer la situation actuelle du pays afin de mieux comprendre dans quelles circonstances le tournoi est organisé.

De par sa position sur le globe et le statut d’île, l’Australie n’a été que peu touchée par la Covid-19 avec au total 900 décès. On est bien loin des 80 000 décès en France. En fermant ses frontières, le pays s’est assuré une vie quasi-normale avec des confinements locaux de courte durée et un accès au pays interdit ou du moins fortement contrôlé pour éviter tout risque de propagation du virus.

Depuis, vous avez peut-être vu passer diverses images de stades remplis, de spectateurs sans masques et de grands évènements qui nous paraissent presque d’un autre temps. L’Australie, tout comme son voisin Néo-Zélandais, a pu accueillir divers évènements comme des concerts ou des matchs de rugby. Certains états comme le Queensland ont abandonné toutes les mesures relatives au virus pour la tenue d’évènements, autorisant même les fosses lors de concerts.

En Nouvelle-Zélande, c’est un match de rugby contre l’Australie justement qui a attiré l’attention en octobre dernier. A cette occasion, l’Eden Park accueillait les deux équipes pour la Bledisloe Cup à Auckland et pas moins de 40 000 spectateurs.

Le match Nouvelle Zélande vs Australie accueilli à Auckland en 2020

Le match Nouvelle Zélande vs Australie organisé à Auckland en octobre 2020.

La situation sanitaire semble donc maitrisée en Océanie et cela pour le plus grand plaisir des fans de sport locaux que l’on envie forcément. C’est donc dans ces conditions que l’Etat a autorisé la tenue de l’Open d’Australie avec quelques semaines de retard et dans une situation un peu plus complexe que cela. 

En effet, peu avant le début du tournoi, un cas a été révélé, ce qui a engendré une mise en quatorzaine d’une bonne partie des joueurs qui se sont isolés dans un hôtel. Malgré cela, le tournoi a bien démarré et les fans sont au rendez-vous.

Comment accueillir les fans en toute sécurité ?

Pour pouvoir accueillir jusqu’à 30 000 personnes/jour, le tournoi a mis en place de nombreuses mesures sanitaires. Même si le virus circule que très peu sur le territoire australien, la présence de joueurs provenant de tous les continents impose de prendre des mesures importantes pour ne pas créer de nouveaux clusters.

Parmi les mesures prises, on peut notamment présenter la division du village du tournoi en 3 zones distinctes. Les fans seront assignés à l’une d’entre elle et aux courts correspondants grâce à leur billet. Ils seront ensuite dans l’impossibilité de passer d’une zone à l’autre peu importe la raison. Cela permet de pouvoir limiter les contacts entre les spectateurs et en cas de contamination, identifier une zone spécifique et les en informer. 

Plan de l'Open Australie, protocole sanitaire

Le village réparti en 3 zones différentes (bleu, vert et violet)

En plus de cette mesure, le tournoi dispose de plus de 800 distributeurs de gel hydroalcoolique tout autour du village afin que les gestes barrières soient bien respectés. Le port du masque est finalement obligatoire dans l’ensemble des espaces alors qu’il était initialement facultatif. Cette consigne a été appliquée après que les premiers cas de Covid-19 se soient déclarés en amont du tournoi. 

Pour s’adapter au nouvel environnement, l’Open d’Australie a fait preuve d’innovation. Au niveau des paiements, l’ensemble du tournoi sera cashless avec l’impossibilité de payer en espèces. C’est une pratique que l’on voit se développer depuis un certain temps au sein des organisateurs d’évènements et que la pandémie aura accéléré. Les menus de la partie Food & Beverage seront présentés sous la forme de QR Code comme on a pu le voir dans nos restaurants ces derniers mois. Tout cela va permettre de limiter les contacts entre les fans et les accueillir dans un environnement sain. 

Engager les fans autour de l’Open d’Australie

Cette compétition de tennis va donc permettre de tester de nouvelles pratiques qui pourront inspirer les organismes sportifs par la suite. Cependant, n’oublions pas qu’il reste tout de même important de permettre au fan de passer un bon moment et de l’inciter à venir profiter d’une expérience lors de ce tournoi. Alors à quoi ressemble cette édition si spéciale?

Pour enrichir l’expérience fan et essayer d’oublier en quelque sorte la pandémie, les organisateurs ont mis en place différentes idées intéressantes. Il y a pour cela des musiciens présents pour accueillir les fans un peu partout autour du village et créer une ambiance musicale bien plus plaisante qu’un silence continu. 

Tous les espaces du village sont également ouverts malgré le contexte sanitaire. Au lieu de les fermer au risque de limiter considérablement les revenus et de détériorer l’expérience, le tournoi a réduit sa capacité maximale à 50%. Cela permet de contrôler les risques de transmission lors de la commande de nourriture ou même en se relaxant au sein du village. 

Cette année, il n’y aura également pas de juges de ligne sur le court. Cependant, de nouvelles technologies ont été apportées avec le Hawk-eye afin d’annoncer les balles fautes automatiquement. C’est d’ailleurs des membres du personnel soignant qui sont invités pour annoncer ces balles fautes. Une belle action de la part des organisateurs afin d’engager les membres de la communauté locale qui ont lutté pendant des mois afin de soigner les patients. 

 

Juges de ligne Open d'Australie

3 des 8 héros nationaux sélectionnés pour travailler avec Hawk-eye

L’influence sur les autres marchés

L’organisation de ce tournoi en Australie se déroule dans des conditions particulières. Comme nous l’avons vu, le pays n’a été que très peu touché par la pandémie. Ce qui permet d’accueillir à nouveau des fans au contraire de l’Europe par exemple.

Cependant, le cas de l’Open d’Australie permettra de voir comment l’on peut accueillir des fans sur un tournoi de tennis de cette ampleur avec notamment des fans qui sont amenés à passer une journée entière dans un lieu où le passage est important. Il est évident que certaines pratiques de l’Aus Open, comme les distributeurs de gel, la technologie Hawk-eye, la séparation de zones ou encore le cashless seront reproduites par d’autres organisateurs d’évènements.

L'Open d'Australie accueille 30 000 spectateurs par jour

L’accueil des fans à l’entrée du site

Quoiqu’il en soit, cela fait plaisir de voir à nouveau des évènements accueillant du public, à l’image du Super Bowl la semaine dernière. 

Le tournoi australien fait office de test pour les autres organisateurs sportifs. Il est encore trop tôt pour dresser un bilan de cette édition. Cependant, c’est très intéressant de pouvoir s’attarder sur l’Open d’Australie et ces actions mises en place afin de dessiner le futur à moyen terme des évènements à grande échelle. 

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