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Fan expérience en France

Le show à l’américaine à l’hippodrome de Vincennes

Chaque année, le Grand Prix d’Amérique est considéré comme l’événement le plus attendu par les fans de courses hippiques. Retour sur ce show à l’américaine.

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Comme chaque dernier dimanche de janvier, l’hippodrome de Vincennes accueille le Grand Prix d’Amérique. Un événement grandiose, digne des plus beaux shows à l’américaine.

 

Ce fut une première pour nous de couvrir un événement hippique et quelle chance de commencer par l’un, voire le plus grand d’entre eux. La 98ème édition du Grand Prix d’Amérique a été un show impressionnant aux couleurs des Etats-Unis. 10 courses spectacle et 7 courses de groupe ainsi que plusieurs animations se sont succédées entre l’ouverture des portes à 11h00 jusqu’à la fin de journée vers 18H45. Les 36 176 spectateurs ont été gâtés par le spectacle sur la piste mais aussi en dehors.

Pour les moins connaisseurs, le Grand prix d’Amérique est un événement qui existe depuis 1920 et qui rassemble sur la piste les 18 meilleurs chevaux de la planète sur une course d’une distance de 2 700 mètres avec une moyenne de 50,6 km/h. Cet événement est regardé dans le monde entier.

La société organisatrice Le Trot propose régulièrement des invitations au grand public via des campagnes ciblées sur les réseaux sociaux pour qu’ils puissent prendre goût à cet environnement. Nous avions assisté à un précédent Grand Prix à Vincennes en fin d’année 2018, une course moins splendide que celle du jour mais qui nous a permis de voir le lieu dans deux configurations.
Alors que retenons-nous de cet événement ? Réponse ci-dessous.

L’une des animations en libre service dans l’Hippodrome de Vincennes

Des machines à parier vraiment partout

Dans les coursives de l’hippodrome, les animations sont nombreuses et relativement variées. Mais s’il y a bien “une animation” que l’on ne pouvait pas louper, c’était bien celle des paris sportifs. En effet, les bornes sont omniprésentes, des coursives de l’hippodrome, jusqu’au restaurant en passant par le centre des médias. Des panneaux avec les mentions « Jouer c’est facile », « Apprenez à parier ! » et une énorme affiche avec la super tirelire de 2 millions d’euros incitent les visiteurs à parier. Et si par quelque hasard que ce soit, vous ne voyez pas ces affiches, il y aura toujours les hôtesses PMU qui passent dans les coursives afin de prendre vos paris directement via leur tablette.

Tout au long de la journée, les bornes ont été prises d’assaut. Les spectateurs, les organisateurs, les journalistes, tous ou presque y sont allés de leurs paris avec plus ou moins de réussite selon les courses. Au total, le Grand Prix d’Amérique 2019 a représenté 29,7 millions d’euros d’enjeux. C’est la course la plus jouée par les parieurs en France. Le PMU a mis en place à l’occasion du Grand Prix d’Amérique une “super tirelire” du Quinté+ de 2 millions d’euros.

Le speaker incitait lui aussi aux paris de façon parfois subtile. Par exemple, il annonçait « plus que 3 minutes pour parier » au lieu de simplement dire « plus que 3 minutes avant le début de la course ». Une petite subtilité qui n’est pas anodine et démontre l’objectif de l’organisation à amener les visiteurs au pari.

Une idée intéressante par PMU : l’école des paris

Dans les coursives de l’hippodrome, nous avons été interpellés par un stand où des animateurs PMU réalisaient une présentation à des spectateurs très attentifs. En effet, il s’agissait du stand de “L’école des paris”. Le but de ce stand est de présenter en quelques minutes, à des novices, les bases pour réaliser un premier pari. Mais aussi de présenter les différents paris possibles : un simple, un combiné, un multiple, etc. Le tout en rappelant les règles et les risques entourant les paris sportifs.

À travers cet atelier qui est proposé sur plusieurs grandes courses hippiques du territoire, PMU souhaite séduire un nouveau public, notamment les jeunes. En fin d’atelier, les animateurs offrent un pari gratuit d’une valeur de 1€ pour transformer la présentation théorique en pratique.

Les nombreuses offres de restauration

L’événement dure plusieurs heures (ouverture des portes à 11h00, la dernière course étant à 18h45) les offres de restauration étaient donc nombreuses. En effet, avec 40 000 personnes attendues, il était nécessaire d’avoir des points de restauration aussi nombreux avec des offres diverses. Pour le Grand Prix d’Amérique, il fallait évidemment manger “à l’américaine”. Il y avait donc de multiples stands de hot-dogs, de sandwichs, de crêpes et de gaufres, ou encore de bonbons.

Comme dans de plus en plus de stades de rugby, des “désoiffeurs” chargés en bière étaient quasiment tout aussi nombreux et importants que les hôtesses PMU. On pouvait trouver aussi sur les tables des spectateurs de petites bouteilles de vin pour le côté français.

Dans les étages de l’hippodrome se trouvait le restaurant panoramique, un lieu très chic avec une magnifique vue sur la piste.

La vue sur la piste via le restaurant panoramique

La vue sur la piste via le restaurant panoramique

Un show d’ouverture attendu par tous les spectateurs

Le grand moment de ce Grand Prix d’Amérique à l’hippodrome de Vincennes est sans aucun doute le show de lancement. Quelques minutes avant 13h00, la piste devant la tribune est prise d’assaut par les cascadeurs de Mario Luraschi (cascadeur équestre italien et dresseur de chevaux pour le cinéma). Des Cow-boys sur de beaux chevaux réalisant des figurent enchantent le public.
C’est ensuite les motards de Harley Davidson qui entrent sur la piste pour défiler avec l’ensemble des artistes (danseuses, échassiers, mascotte) et un Monster truck. Des motos que les spectateurs pouvaient retrouver en exposition après le show.
Pour clôturer ce spectacle, la présentation des 18 drivers avait des airs d’entrée des joueurs de football dans un stade pour une finale.

Autre défilé, celui de la Garde Républicaine, juste avant le début de la course principale du Grand Prix d’Amérique vers 16h00.

Dans les coursives intérieures, il y avait quelques animations pour tous les publics : deux animations en réalité virtuelle très prisée par les enfants. Équipés d’un casque de VR, ils pouvaient piloter un cheval sur un sulky (voiture des drivers). Quelques photocall pour réaliser des photos en se glissant à la place des drivers ou encore les espaces que nous avions déjà remarqué lors d’une précédente visite à l’hippodrome : l’exposition “Le trot dans le rétro” où plusieurs ateliers partagent l’histoire de ce sport.

https://twitter.com/fanstriker/status/1072802938102444032

Une animation permettait d’être le commentateur d’une course, mais celle-ci n’était pas en fonction. C’est l’opportunité de vous partager notre avis sur les commentateurs de l’événement. Ils sont très impressionnants, ils ont un débit si dynamique qu’ils donnent beaucoup de rythme et de suspense à la course. Un vrai challenge que de s’amuser à faire aussi bien qu’eux.

Pour les personnes qui souhaitaient être plus détendues, il y avait un espace cosy ouvert à tous à l’étage. Ses occupants avaient la possibilité de suivre les courses dans des fauteuils devant un écran géant tout en profitant des stands de restauration et des hôtesses PMU pour réaliser leurs paris.

À l’extérieur, Harley-Davidson partenaire de la course exposait quelques-unes de ses motos aux côtés des deux foodtrucks présents. Non loin d’un podium sur un truck américain où les spectateurs pouvaient répondre aux questions d’un animateur pour remporter un sac contenant quelques goodies du Grand Prix d’Amérique. Le quiz portait sur le monde hippique, avec par exemple des liens entre le cinéma et sport hippique.

Des drapeaux de l’événement, de la France et des États-Unis ainsi que des mains vertes géantes PMU étaient distribués gratuitement aux spectateurs.

Un événement accessible pour tous les publics

Le public du Grand Prix d’Amérique est relativement varié. C’est ce qui nous a le plus marqué je pense, cette diversité des âges, des classes sociales, des profils.
C’est un événement que nous allons voir par curiosité en famille, par passion pour les chevaux ou par goût pour les paris hippiques pour les habitués. À noter, une grande majorité d’hommes tout de même.
Côté billetterie, contrairement à ce que nous avions imaginé, les tarifs d’entrés étaient très abordables. Le billet simple était de 6,80€ pour le Grand Prix d’Amérique, 10€ avec le parking. Pour les enfants (jusqu’à 18 ans), l’entrée était gratuite. Le prix des billets était certainement aussi bas afin d’inciter, encore une fois, les spectateurs à parier et à consommer sur place.

Pour cette édition, l’association SOS Autisme France, était mise en lumière. Dans le cadre de cette opération de mécénat, la recette des entrées du dimanche 27 janvier 2019 à Vincennes Hippodrome de Paris ainsi que les bénéfices liés à la vente d’un tee-shirt collector imaginé par Philippe Geluck (connu pour son Chat) ont été reversés à l’association. Une belle opération.

Un événement hippique, une bonne source d’inspiration

Ce que nous trouvons particulièrement intéressant avec les événements hippiques, c’est le fait que le spectateurs sait dès lors qu’il franchit les portes d’entrées, qu’il va dépenser quelques euros. Tout le système est pensé pour l’inciter et l’accompagner dans ses paris.
C’est aussi l’un des rares sports que l’on peut suivre en tribune à l’extérieur ou en intérieur sur les nombreux écrans présents dans l’enceinte. Finalement, les puristes passaient peut-être plus de temps dans les zones de paris et devant les écrans qu’en tribune.

La fréquentation sur l’hippodrome de Vincennes était plus faible pour cette édition (36 176 spectateurs) qu’elle l’était en 2018 (38 100 spectateurs). La météo qui n’était pas vraiment au rendez-vous et le contexte actuel que traverse le pays sont sans doute des raisons qui peuvent expliquer cet écart.
Cela nous fait penser qu’organiser ce type d’événement sur une période plus propice à une meilleure météo apporterait sans doute plus de public. En effet, les animations en extérieur étaient quelques peu délaissées par les spectateurs par rapport aux animations en intérieur.

L’un des points négatifs de cette journée aura probablement été l’accès à l’hippodrome. Décrite comme “une vraie galère” par Équidia, il fallait s’armer de patience pour franchir en 40 minutes les 3 km autour du périmètre sur les coups de 11h00.

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Sportif et fan de sport, l'ambiance dans les stades m'a toujours passionné. Voir comment un bon match peut devenir une expérience inoubliable grâce à l'ambiance et à l'expérience vécue dans les gradins me donne des frissons. C'est pour vous partager ces émotions que je vous écris.

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Fan expérience en France

Étude Fanstriker : Le comportement des fans post Covid-19

Comment vont réagir les fans de sport post Covid-19 ? Afin d’obtenir quelques éléments de réponses nous avons mené une étude auprès de notre communauté.

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Résultats de l'étude nationale sur le comportement des fans post Covid-19

Avant la fin du confinement il y a plusieurs jours maintenant, nous avons réalisé une étude auprès de notre communauté pour obtenir des éléments de réponses sur le comportement des fans après le Covid-19. Une étude dont nous vous dévoilons les résultats ci-dessous. 

Afin d’imaginer le comportement des fans de sport post Covid-19, nous avons mené une étude nationale “Le comportement des fans post Covid19“. L’objectif de cette enquête était d’évaluer au mieux l’impact de cette crise sanitaire sur la future consommation de divertissement sportif par les amoureux de sport.

Les détails de cette étude Fanstriker

L’étude que nous avons mené a été réalisé spécifiquement en ligne entre le 24 avril et le 8 mai 2020 auprès de notre communauté. Au total, ce sont 614 répondants qui ont chaleureusement participé. Au passage, nous les en remercions.

Via les informations partagées par l’échantillon interrogé, nous pouvons déduire un profil type. Il serait un homme âgé entre 18 et 25 ans qui se rend au moins une fois par mois dans un stade ou sur un événement sportif et vivant en région Ile de France.

Le Covid-19 aura très certainement un impact sur les fans

Sur l’ensemble de notre échantillon, 58% dans fans pensent que le Covid-19 aura un impact sur leur consommation de loisirs sportifs et culturels (événements sportifs, concerts, etc.). Un pourcentage qui montre qu’il y aura bien un avant et un après Covid-19.

Cette tendance pourrait donc se ressentir lors de l’achat d’un billet ou lors de la consommation d’un service additionnel dans les stades et les salles sportives dans les mois à venir. Mais dans quelles mesures ?

Le Covid-19, un frein pour la future vente de billets ?

Cette crise sanitaire engendrera probablement des changements mais ne devrait finalement pas être un frein pour les fans. Plus de 82% ont répondu vouloir assister à un événement sportif lorsque les conditions sanitaires le permettront. Les supporters sont plus impatients que méfiants à l’idée de revenir au stade. Plus de 72% d’entre eux ont en effet déclaré que participer à nouveau à un événement sportif crée chez eux un sentiment d’impatience, alors que seulement 16% ressentent de l’appréhension.

De plus, les fans se sentent prêts à suivre des événements sportifs en dehors de leur région. La période de confinement et de déconfinement a instauré une certaine limitation des déplacements, mais ce contexte ne semble pas freiner les supporters. Près de 70% d’entre eux se disent prêts à assister à une manifestation sportive en dehors de leur région. Encore plus loin, 58% de l’échantillon est prêt à se déplacer à l’étranger. On peut néanmoins apporter une nuance à cette envie de voir un événement sportif à l’étranger. En effet, 75% des fans concernés sont des grands consommateurs de compétitions sportives !

Les retours sont globalement très encourageants pour les professionnels du sport. Les fans, qu’ils soient abonnés ou qu’ils assistent rarement à un événement sportif (1 fois par an), restent motivés à se déplacer dans une enceinte sportive. Un chiffre qui n’est pas si étonnant dans la mesure où les participants sont des fans, et donc de grands consommateurs de sport. Cela reste néanmoins très positif puisque toutes les organisations sportives comptent beaucoup sur les revenus de la billetterie.
Par exemple, pour le basket en Pro A, la billetterie représente 17% du chiffre d’affaires des clubs. Pour le rugby, environ, 13%.

Les régions les plus touchées par la pandémie de Covid-19 seront-elles moins motivées à aller au stade ?

La réponse tend à être non. Plus durement touchés par le Covid-19, les fans de sport des régions Ile-de-France et Grand Est sont motivés par le fait d’assister à nouveau à un événement sportif ! En effet, plus de 76% des franciliens et des habitants du Grand Est veulent assister à un événement sportif, 70% éprouvent même de l’impatience. La question est de savoir s’il y aura une autorisation de réouverture des enceintes sportives par région ou non.

Une légère différence se note en revanche au niveau de l’âge. Les plus jeunes (18-35 ans) sont très motivés à l’idée d’assister à un événement sportif, 84% d’entre eux le sont. Alors que pour les 36 ans et plus, “seulement” 69% se sentent prêts à retourner au stade.

Les femmes, plus méfiantes que les hommes ?

Notre étude intègre une participation massive du sexe masculin. En effet, nous obtenons 75% de réponses masculines contre 25% de réponses féminine. Ces dernières expriment un sentiment de retenu sur leur retour dans les stades. Deux indices le démontrent.

Premièrement, 68% des femmes souhaitent assister un événement sportif quand les conditions le permettront lorsque les hommes sont près de 85%. Deuxièmement, en ce qui concerne le fait d’aller dans une enceinte sportive, 65% sont impatientes tandis que 74% des hommes sont impatients.

Difficile d’expliquer cette différence de motivation entre les deux sexes. Néanmoins, ces deux indices montrent tout de même que les femmes deviennent des consommatrices de sport, et que celles-ci sont de réelles cibles pour les services commerciaux d’événements sportifs.

Quelles sont les mesures attendues par les spectateurs post Covid-19 ?

Difficile pour le moment de connaitre les mesures qui seront prises et demandées envers les spectateurs post Covid-19. Mais qu’en pensent les principaux intéressés ?
Les spectateurs ont certaines attentes en partie similaires à celles que l’on préconise déjà dans les lieux de rencontres dans notre quotidien (commerces, rues, transport, travail, etc.) depuis le mois de mars dernier et le récent déconfinement.

La mise à disposition de gel hydroalcoolique dans les stades est la première mesure souhaitée par les spectateurs avec 71,7% des retours. Déjà une obligation pour la ré-ouverture des transports publics et des magasins, la distribution de gel le sera sans doute pour l’ensemble des enceintes sportives.

La deuxième attente la plus forte (69,5%), est l’ouverture des portes plus tôt pour espacer le flux d’entrée des spectateurs. Deux explications peuvent justifier ce résultat.
Tout d’abord, l’attroupement de personnes au niveau des portes peut être anxiogène pour le spectateur. Dans le contexte actuel, un regroupement n’est pas vraiment perçu comme quelque chose de rassurant. Un autre individu peut-être considéré comme une source de contamination. Il va falloir du temps pour passer ce cap.
Dans un second temps, il est difficile pour les organisateurs de faire respecter la distanciation sociale en dehors de ces portes. C’est pour ces raisons qu’il faudra incorporer dans le parcours spectateur un cheminement organisé et sécurisé dès l’entrée au stade dans le but de rassurer les spectateurs.

Cette modification des horaires d’ouverture des portes peut être une opportunité pour les clubs sportifs. Ils ont tout intérêt à inciter les fans à venir plus tôt au stade puisque cela peut engendrer des achats additionnels en avant-match que ce soit en merchandising ou bien en restauration. À condition de proposer des choses intéressantes pour le visiteur, des animations, des offres alimentaires adaptées, etc. pour faire de cet avant-match un moment à part.

Les spectateurs sont prêts à passer plus de temps au stade, il faut donc anticiper cette demande et livrer une offre qui permettra de capitaliser ce temps passé en plus à l’événement.

La troisième mesure attendue pour 64,5% des participants est : l’obligation du port du masque pour tous. Peu familiarisé avec le masque avant le Covid-19, les Français savent maintenant que celui-ci fait partie intégrante des gestes barrières. Plusieurs clubs ont déjà pris le virage pour proposer des masques à leurs effigies : Angers SCO, FC Nantes (Ligue 1) et le Biarritz Olympique (Pro D2) par exemple.

Une idée pertinente puisque 46,3% de nos répondants se sentent prêts à acheter des produits sanitaires à l’effigie de leur club. C’est notamment le cas chez les abonnés et spectateurs réguliers (70%). Même si la majorité se montre mitigée, 53,7% indiquent qu’ils n’achèteraient pas de produits sanitaires dérivés, c’est là encore une opportunité pour les organisations sportives de créer du lien avec leurs fans. Vigilance tout de même au tarif proposé qui peut vite faire réagir négativement sur les réseaux sociaux.

Plusieurs idées non mentionnées dans nos réponses possibles sont également intéressantes à mettre en place pour les événements sportifs. Peu coûteuses mais permettant de sensibiliser les spectateurs, les annonces en boucle des gestes barrières via les écrans géants et le speaker est une excellente idée.

Nous avions mentionné les entrées dans le stade mais les sorties sont tout aussi importantes pour éviter la congestion de spectateurs. Ainsi, la sortie par zone a été évoqué par l’un des répondants. Pour aller plus loin, il pourrait être utile d’utiliser le même système que les compagnies aériennes pour l’embarquement des passagers. Chaque passager a sur son billet d’avion un numéro de groupe. Ce numéro de groupe permet d’organiser la montée à bord et ainsi de fluidifier celle-ci. Ainsi, ce modèle peut être dupliqué par la lettre de la tribune ou bien par virage.

L’idée de réduction de la capacité totale du stade a été également évoquée. Espacer d’un ou de plusieurs siège chacun des spectateurs pourrait être envisagé. Difficile d’y penser concrètement, notamment pour les chaines de télévision qui préconisent de regrouper un maximum de spectateurs dans la zone la plus visible à l’écran. Au même titre, certains clubs comblent actuellement les tribunes vides de leur enceinte avec des bâches publicitaires, il est possible que dans le futur ces bâches soient supprimées pour gagner en espace disponible de façon à dispatcher les spectateurs pour respecter les mesures barrières.

Pour finir sur les idées partagées par notre communauté, comme nous pouvons le voir dans certains EHPAD en France ou dans les aéroports à l’étranger, mettre en place le contrôle de la température peut être également une mesure appliquée par les clubs.
Dans les faits, cette idée ne parait pas si complexe, bien que le temps passé à prendre la température de chacun pourrait engendrer une attente plus longue à l’entrée. Plusieurs membres du personnel munis d’un thermomètre digital pourraient accueillir les visiteurs tout en contrôlant leur température. Ou encore des caméras thermiques pourraient être installées dans les enceintes. Cependant, quid d’une personne qui présente des symptômes ?

Toutes ces mesures sont peut-être celles qui seront adoptés par les clubs, les ligues, les institutions ou les organisateurs d’événements sportifs et culturels. Pour autant, nous sommes tous d’accord pour dire que la réouverture doit s’opérer quand les conditions sanitaires le permettront. Sans précipitations.

Quelles sont les solutions prévues pour le retour des supporters pour le moment dans les stades ?

Il est encore trop tôt pour dire quand s’opérera le retour des spectateurs dans les stades.
Pour certains, un retour de la compétition sera possible début septembre. Pour d’autres, il doit s’opérer beaucoup plus tard. En effet, deux épidémiologistes de l’OMS auraient suggéré à l’UEFA de ne pas reprendre les compétitions internationales avant la fin de l’année 2021 (source Veja, journal d’investigation brésilien). Néanmoins, certaines compétions ont déjà repris à huis clos, notamment la Bundesliga en Allemagne.

Mais qu’en est-il du retour des spectateurs ? Pour certains scientifiques, l’équation est très simple, pas de vaccin = pas de supporters en tribune. Lorsque l’on sait que l’estimation d’un vaccin est à une date égale à 18 mois, cette donnée ne réjouit guère les fans.
Cependant, ces informations sont à prendre avec des pincettes puisque les institutions sportives cherchent des solutions pour un retour rapide à la compétition et des supporters.

Des fans en carton dans les tribunes en Allemagne

Plusieurs clubs ont innové pour combler le vide du à l’absence de spectateurs. C’est le cas avec le Borussia Mönchengladbach en Allemagne qui propose aux fans pour la reprise de la Bundesliga de mettre leur photo en grand format dans les tribunes, pour 19€. Près de 20 000 pancartes sont prévues dans le stade sur une capacité de 54 000 places.
Un autre club européen a proposé le drive-in sur le parking du stade à ses supporters. Le FC Midtjylland au Danemark permet donc aux fans d’encourager l’équipe depuis leur voiture.

Pour remplacer le bruit des supporters, nous avions aussi parlé de l’application Hear Me Cheer dans un récent podcast. L’application permet aux fans d’interagir avec le jeu en temps-réel depuis une plateforme et de se faire entendre par les joueurs sur la pelouse.

Chaque jour ou presque une nouvelle idée émerge des clubs. Souvent inédites, parfois hilarantes, une chose est certaine, cette période va déclencher de nouvelles approches et services au fans.

Nos interventions sur cette crise sanitaire

En plus de cette étude, les équipes de Fanstriker ont pu participer ces dernières semaines à plusieurs débats. Retrouvez l’ensemble de nos interventions pour prolonger la discussion.

Juste avant le déconfinement, nous étions invité à la radio sur Sud Radio avec plusieurs personnalités de l’environnement du sport. Un débat sur le comportement du public après l’épisode du Covid-19.

Puis après le jour du déconfinement, le 11 mai, nous échangions dans un live sur YouTube et Instagram avec Vanessa de Champions du Digital, Benjamin Roumegoux et Basile Brigandet de Stadito.

Fin avril, nous étions invité sur le podcast de Founders Factory pour évoquer la transformation envisagée du sport après le confinement.

Et plus récemment, nous abordions entre nous dans un podcast la problématique des clubs de comment mobiliser ses supporters pendant le confinement.

L’avenir des fans dans les stades est encore bien flou. Personne ne semble en mesure de prédire le jour où nos enceintes seront de nouveau pleines. Néanmoins, les fans sont tout à fait prêts à revenir dans les tribunes. Malgré une crise qui a frappé le monde entier, leur passion du sport semble peut-être encore plus forte. 

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