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Activations digitales de la FFT avant la finale de la Coupe Davis Activations digitales de la FFT avant la finale de la Coupe Davis

Fan expérience en France

Comment la FFT anime les fans de tennis avant la finale de Coupe Davis ?

Plateforme digitale, contenus et jeux, la Fédération Française de Tennis crée l’engouement chez les fans avant le match le plus attendu de l’année.

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Ce weekend, la France affronte la Croatie en finale de Coupe Davis au Stade Pierre Mauroy de Lille et va tenter de remporter son 11ème saladier d’argent. À cette occasion, la Fédération Française de Tennis a déployé de nombreuses activations pour animer les fans avant l’événement.

 

Pour rappel, la Coupe Davis est la plus prestigieuse des compétitions internationales de tennis masculin par équipes. Après avoir remporté la compétition en 2017 en battant la Belgique, la France est de nouveau en finale cette année face à la Croatie (tiens encore la Croatie). La décision finale se fera du 23 au 25 novembre dans l’enceinte fermée du Stade Pierre Mauroy à Lille sur terre battue.

Samedi, à l’occasion du double, nous aurons la chance de vivre cet événement au plus près car nous serons sur place pour vous partager l’inside de cette finale. Vous pourrez d’ailleurs nous suivre sur Twitter et Instagram tout au long de la journée.

Mais avant d’entrer dans ce grand moment du tennis, voici un retour sur les différentes opérations menées par la Fédération Française de Tennis (FFT) ces derniers jours pour préparer et “inciter” les fans et les Français à supporter les Bleus.

Une plateforme digitale dédiée aux supporters

Lancée pour la demi-finale contre l’Espagne en septembre, la plateforme officielle des fans de l’Equipe de France, #TousEnBleu, a été renouvelée pour la finale de ce weekend.

Sur cette plateforme, les supporters français ont accès à de nombreux contenus pour ne rien rater de l’événement. Les fans peuvent en effet retrouver toute l’actualité de l’Equipe de France en consultant les dernières photos et vidéos postées par les joueurs et la fédération via un social wall. On y retrouve même le soutien des champions du monde, celui de l’Equipe de France de Football. La plateforme offre aussi la possibilité aux fans de créer leur propre contenu et de télécharger des visuels pour encourager les Bleus sur les réseaux.

https://twitter.com/FFTennis/status/1065191577415548928

Le soutien entre les équipes nationales des différents sports est une vraie bonne pratique pour une compétition majeure. Une solidarité nationale qui porte ses fruits pour entrainer les fans de chacun des sports à suivre et soutenir l’équipe française pendant l’événement.

Sur #TousEnBleu, on retrouve également de nombreux jeux dont le Quiz “Le Court du temps”. Ici, les fans doivent répondre à 5 questions sur la campagne 2018 de l’Equipe de France pour tenter de gagner des places pour la finale.

https://twitter.com/FFTennis/status/1060211680918020096

Un concours photo pour les clubs

Pour engager les clubs de tennis, la FFT a lancé un concours photo sur Instagram qui s’est clôturé la semaine dernière. En utilisant les hashtags #TousEnBleu et #ClubFFT, les clubs participants pouvaient espérer rencontrer l’Equipe de France en amont de la finale (le mercredi 14 novembre) pour un moment de partage après l’entrainement.

Une photo d’un club pour soutenir la France.

 

Des contenus vidéos au cœur des Bleus

Pour donner aux fans une immersion encore plus forte dans cette finale, la FFT propose tous les jours en vidéo la « minute bleue » sur les médias sociaux. Cette séquence, publiée depuis le début du stage de préparation, invite les supporters dans les coulisses de l’Equipe de France avec des images des entraînements et des interviews de chaque joueur. Un contenu insider idéal pour faire monter la pression et l’attente chez les fans.

https://twitter.com/FFTennis/status/1065544507003990016

Pour cette finale de Coupe Davis, la Fédération Française de Tennis a donc réussi à proposer une expérience digitale complète aux fans et amateurs de tennis. Une stratégie de contenu qui est parfaitement illustrée par la plateforme #TousEnBleu, qui regroupe à elle seule l’ensemble des activations mises en place par la Fédération.

Maintenant, place au jeu ! Suivez-nous ce samedi sur Instagram et Twitter avec le hashtag #TousEnBleu pour vivre cet événement dans la peau d’un fan, bien sûr.

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

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De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

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