Suis-nous
Workshop La Poste avril 2017 Workshop La Poste avril 2017

Fan expérience en France

Le groupe La Poste veut accompagner les fans jusqu’au stade

Il y a quelques jours nous étions invités à échanger sur la thématique de l’expérience du fan avec plusieurs acteurs du sport pour le groupe La Poste.

Publié

le

Il y a quelques jours nous étions invités à échanger sur la thématique de l’expérience du fan avec plusieurs acteurs du sport venant de différents horizons. Une rencontre organisée par le Groupe La Poste et Première Ligue.

 

Un atelier de créativité sur l’expérience fan

L’objectif de se rendez-vous inédit était de confronter les points de vue sur la thématique actuelle et future de l’expérience d’un fan dans le sport. Pour l’occasion, le groupe La Poste s’est entouré de Première Ligue, le syndicat patronal représentant les clubs de Ligue 1 dans les instances du football professionnel.
Pendant toute une après-midi, nous avons donc échangé ensemble sur nos différentes expériences marquantes, positives et négatives en matière de relation client pour poser les bases de futures bests practices.

https://twitter.com/championsdudigi/status/856862624591605768

Chacun s’est exprimé sur sa propre vision et sa propre expérience. Des expériences variées tant la pluralité des profils était importante. Des économistes et conférenciers tels que Pascal Perri et Boris Helleu, des startups du sport comme Digifood, Vogo Sport, Mon Petit Gazon ou encore Wefan (que nous avions interviewé il y a plusieurs semaines), et des médias sportifs comme Pkfoot, Champions du digital ou encore Ecofoot

Le mélange de toutes ces visions a pu faire émerger plusieurs idées lors d’un atelier pratique qui avait pour but de proposer des idées pour répondre aux besoins de six différents types de spectateurs : Le fan, le VIP, le jeune, le senior, l’accompagnateur et la famille.
Le principe était d’anticiper leurs besoins selon leur profil en amont du match, pendant et après la rencontre. Mais comme l’a bien ajouté Julien Galvez de Wefan, “Il s’agit également d’ajouter la période hors matchday, quand le fan est chez lui ou ailleurs, dans un lieu autre que celui du stade”. 

La poste veut accompagner le fan au stade

Depuis 1984, la marque La Poste accompagne des sportifs de haut niveau puis depuis 2007, les arbitres de football, rugby, handball et basket-ball. Le groupe était aussi le partenaire de l’Euro 2016 en tant qu’opérateur officiel courrier-colis-express et a assuré l’acheminement et la livraison des 2,5 millions de billets de la compétition à travers le monde.

L’investissement du groupe dans le sport n’est plus à démontrer aujourd’hui, mais La Poste veut franchir un nouveau cap et accompagner les fans de sport le plus loin possible en collaborant avec les clubs mais également sur les grands évènement futurs.

Cela avec une idée simple : faciliter la vie d’un fan qui se rend au stade mais aussi faire profiter celui qui n’est pas dans l’enceinte. Le concept est encore en phase de conception, mais ce que nous pouvons dire pour le moment est que La Poste souhaite développer une application mobile globale qui permettrait demain aux clubs et évènements sportifs (mais pas que) de toucher leurs fans et d’en acquérir de nouveau toute l’année. Via ce support digital, les clubs et évènements pourront également bénéficier d’une stratégie 360° dans le but de mieux connaitre et d’accompagner leurs fans ainsi que de remplir leurs stades. 
Demain, nous pourrons via cette application, acheter son billet en ligne, l’utiliser directement via son smartphone pour entrer dans le stade, obtenir des informations sur le trajet, échanger avec d’autres fans et même envoyer des moments du match ou des cadeaux à ses amis restés à la maison pour leur faire partager l’expérience. 

Quelle légitimité pour La poste dans ce domaine ?

Selon Michel Wiener, le directeur du développement des grands évènements du groupe La Poste, le remplissage d’un stade est d’abord une affaire de datas et de données. Et dans ce domaine, La poste est très bien dotée puisqu’elle dispose des données sur un large public qualifié en France mais aussi à l’étranger.
Elle a déjà démontré via sa collaboration sur l’Euro 2016 qu’elle était capable de relever un challenge majeur lors d’un grand évènement sportif avec un taux de satisfaction client très élevé.

Via ses différents métiers en interne, le groupe est capable aujourd’hui de répondre à plusieurs besoins des fans, mais pour ce qui est des compétences que le groupe ne possède pas, il entend s’entourer de startups qui possèdent aujourd’hui ses capacités de production ou cette connaissance métier. Il s’agit donc d’un projet collaboratif  qui selon Michel Warnier à pour but de “faire de l’achat d’un billet un acte serviciel et émotionnel alors qu’aujourd’hui il est plutôt transactionnel”. 

La poste communiquera plus largement prochainement sur ce projet d’accompagnement des fans. 

Réagissez et échangez avec nous sur le sujet via twitter Follow @fanstriker

 

Vous avez aimé cet article ?

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement du public et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce, du business ou celui du sport.

Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

Publié

le

De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

Vous avez aimé cet article ?

Continuer la lecture

Suivez-nous

Nouveautés