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Journée des abonnées ESTAC 2018-2019 Journée des abonnées ESTAC 2018-2019

Fan expérience en France

La traditionnelle journée des abonnés de l’ESTAC

Avant la reprise du championnat de Domino’s Ligue 2, l’ESTAC a invité ses abonnés pour sa traditionnelle journée des abonnés au stade de l’Aube.

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Seulement deux semaines après la finale de la coupe du monde et la fabuleuse victoire des bleus, le football est déjà de retour en France avec le championnat de Domino’s Ligue 2.

 

Hier vendredi 27 juillet marquait le début du championnat de France de Domino’s Ligue 2. Un championnat qu’a rejoint l’ESTAC suite à sa relégation en fin de saison dernière. Une reprise qui a plutôt bien démarrée pour les Troyens puisqu’ils ont remporté leur premier match à Ajaccio.

En dehors de l’aspect purement sportif, cette période estivale de reprise est l’occasion pour les clubs de proposer des actions traditionnelles ou inédites à leurs fans/communautés. Des actions qui peuvent permettre de booster les campagnes d’abonnements.

Les fans Troyens sur le parvis du stade de l’Aube pour la journée des abonnés.

La journée des abonnés, une tradition à Troyes

À Troyes, c’est une tradition, depuis plusieurs années maintenant, le club organise la journée des abonnés de l’ESTAC quelques jours avant la reprise du championnat. Cette journée avait lieu le vendredi 20 juillet.

“La journée des abonnés est désormais ancrée dans les traditions du club car cela fait plusieurs années que nous organisons cet évènement à 1 semaine de la reprise officielle du championnat. C’est un événement très apprécié du public, et c’est la 2eme édition pour laquelle je travaille sur l’organisation de cet événement.”

Henri Neveu,
Service organisation à l’ESTAC

Organisée au Stade de l’Aube, la soirée se décompose en deux parties : la première partie est composé d’un match amical à 18h30 (contre Auxerre cette saison) et la seconde partie est dédiée à une soirée de convivialité, d’animations et de rencontre.

Cette édition était particulière puisque nous profitions de cette journée des abonnés pour présenter officiellement notre nouvelle technologie cashless avec laquelle les points de ventes du stade sont désormais équipés.” précise Henri Neveu, en charge de la coordination de l’événement.

Dès 17h30, le public était accueilli dans le stade pour profiter d’une animation football freestyle avec le freestyler professionnel Mohamed Bekhti (show + initiations). Avant le coup d’envoi prévu à 18h30, les nouvelles recrues étaient quant à elles présentés au public en tribune.

En amont de l’événement, le club proposait deux jeux concours à destination des abonnés : le premier permettant à 5 x 2 abonnés de vivre le match depuis un banc de touche en “inside” en bord de pelouse. Le deuxième jeu concours permettait à 14 jeunes abonnés (entre 8 et 15 ans) de devenir ramasseurs de balles pour ce match amical. À la mi-temps, les nouveaux maillots Home et Away ont été présenté au public. Deux membres du public ont même pu repartir avec la nouvelle tunique de l’ESTAC via un jeu concours. Les sponsors partenaires officiels étaient également mis à l’honneur avec une présentation individuelle au public.

Cashless et food-trucks, deux nouveautés cette saison

Pour l’occasion, chaque abonné présent au match s’est vu être crédité de 5€ offerts par le club sur sa carte d’abonnement lors de l’accès dans l’espace animation sur le parvis du stade à l’issu du match. Ce crédit cadeau cashless de 5€ permettait à l’abonné d’aller consommer dans les buvettes mobiles de son choix. De plus, un ticket repas était également offert à chaque abonné.

Au total 4 food-trucks étaient présents avec différentes spécialités (burritos, bagels, burgers, américains).
Le club Troyen a signé une convention avec 5 food trucks Aubois qui seront présents à chaque match à domicile cette saison. Ces foods trucks deviennent donc désormais les “foods trucks officiels de l’ESTAC”.

La saison dernière le club de l’Aube avait déjà fait preuve d’innovation avec son application de covoiturage.

Jeux-concours, animations, rencontres, une soirée pleine

À l’issue du match (victoire 2-0 des locaux), la fête se déroulait ensuite sur le parvis du stade où un large espace animation était mis en place. Muni d’un ticket repas et du magazine mensuel ESTAC MAG tous deux offerts par le club, chaque abonné faisait ensuite connaissance avec les bornes de rechargement cashless pour se faire créditer de 5€, une nouveauté cette saison.

Sur le parvis, le fan pouvait bénéficier du destockage avec des tarifs avantageux sur les produits de la saison précédente dans la boutique officielle. Il pouvait également croiser des artistes de rue (échassiers, cracheur de feu, jongleur), un artiste graffeur qui réalisait une fresque ESTAC, danser sur la musique du DJ Phil Saxis, s’essayer au freestyle football, se prendre en selfie sur une borne photomaton, ou encore jouer à FIFA sur playstation.
Des activités variées donc qui s’ajoutaient aux offres de restauration avec les food-trucks et buvettes (le tout équipé en cashless pour former les abonnés à cette pratique).

Chacun des joueurs a été présenté sur le podium par Grégory Régnier, le speaker officiel de l’ESTAC. Le président Daniel Masoni a lui aussi partagé un petit mot. Mais le moment le plus attendu par tous les fans était sans doute celui des dédicaces. Pendant 1 heure, tous les joueurs ont pu signer des autographes et échanger avec leurs fans.

La présentation des joueurs devant les abonnés de l’ESTAC.

Une soirée pleine de convivialité qui semble avoir fait l’unanimité chez les 2 000 fans présents. Ils ont pu commencer la saison par une expérience immersive et découvrir les nouveautés mises en place par le club pour améliorer leur expérience. 
Des nouveautés qui devraient prochainement se compléter avec le lancement du nouvelle boutique en ligne, d’un programme de fidélité et de diverses actions par les équipes du club troyen. 

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Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement du public et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce, du business ou celui du sport.

Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

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De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

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