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Coupelle écologique Nenuu Coupelle écologique Nenuu

Fan expérience en France

Nenuu, la coupelle 2 en 1 pour les événements sportifs et culturels

Découverte de la coupelle Nenuu, un produit éco-responsable qui permet de manger et boire en même temps pendant les événements.

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Pour tout organisateur d’événement, de nombreux critères sont à prendre en compte pour satisfaire les fans présents. La restauration et l’empreinte écologique sont deux de ces critères qui importent le plus. Un constat qu’a réalisé Clément Gilly, Fondateur de la coupelle Nenuu.

 

Manger et boire avec une seule main, voilà la valeur ajoutée proposée par Nenuu. Pour en savoir plus sur ce produit que l’on devrait retrouver sur de prochains événements sportifs et culturels, nous avons échangé avec Clément sur ce projet prometteur.  

Bonjour Clément, peux-tu nous présenter Nenuu en quelques mots ?

Nenuu c’est la coupelle qui s’adapte aux Ecocups pour pouvoir boire et manger avec une seule main pendant un événement. L’objectif de base était d’apporter une innovation à l’expérience fan tout en la rendant plus écologique
Aujourd’hui, nous sommes trois sur le projet. Il y a mon frère qui s’occupe de la production, un ami qui est sur la partie marketing et moi-même pour le développement global de Nenuu.

Coupelle écologique Nenuu

Coupelle écologique Nenuu

D’où est venue cette idée de coupelle 2 en 1 ?

Pendant mes études en Eco-Gestion à la fac d’Aix-en-Provence j’ai passé une année à Séoul en Corée du Sud. Sur place, je suis tombé sur un snack qui proposait de manger sur un plateau qui était posée sur un gobelet. J’ai très vite apprécié le concept de manger debout et de façon libre avec une seule main. L’inconvénient ici est que tout était en plastique et le service était celui d’un fast-food.
J’ai donc voulu lier cette idée à ce que me plaisait professionnellement parlant, c’est-à-dire les grands événements. Des événements dans lesquels on retrouve en grande majorité l’Ecocup. Et bien évidemment, je souhaitais que ce concept devienne écologique grâce à un produit 100% biodégradable et compostable.

Comment la coupelle Nenuu est-elle produite aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la coupelle est fabriquée en Asie. Cependant, c’est une volonté pour nous de relocaliser la production en France au plus vite. Pour l’instant ce n’est pas faisable car nous utilisons les déchets de la canne à sucre pour produire. 
Dans les détails, nous reprenons la fibre de la canne à sucre afin de la broyer pour en faire une pâte qui est ensuite pressée à chaud pour créer les Nenuu. 
L’inconvénient actuel est qu’il n’y a pas de cannes à sucre en Europe. C’est pourquoi nous travaillons sur un nouveau processus dans le but d’utiliser une matière première française.  Ce qui rentre dans la logique écologique du produit. 

Sur quels événements sportifs et culturels peut-on retrouver la coupelle Nenuu ?

En 2019 nous avons pu réaliser plusieurs essais sur différents événements. Le plus parlant était celui au Delta Festival à Marseille qui a accueilli près de 50 000 personnes. C’était l’occasion parfaite pour nous de voir comment le produit était utilisé et apprécié des consommateurs et des restaurateurs présents.
Un test qui s’est avéré positif puisque nous avons reçu de nombreux avis très encourageants. Pour les fans, l’avantage numéro un de Nenuu est de pouvoir manger et boire tout en profitant de l’événement. 

Coupelle écologique Nenuu

Dans un précédent article, nous avons mis en avant des idées éco-responsables pour les stades et salles. En quoi Nenuu est lui aussi une solution écologique pour un événement ?

L’intérêt par rapport à ça c’est le zéro déchet. Puisqu’à partir d’un biodéchet nous formons une vaisselle qui est ensuite revalorisée en compost. On retrouve donc un cercle vertueux pour tous les grands événements qui souhaitent réduire leur empreinte carbone. 

Quelles sont les perspectives d’évolution pour Nenuu ?

À moyen terme, on aimerait cette année être présent sur une vingtaine d’événements d’une grande envergure tels que la Formula E ou des matchs du TOP 14 en rugby. Une présence qui devrait se concrétiser grâce à tous nos tests réalisés en 2019.
Ensuite, nous visons des événements de très grande taille à l’échelle européenne. C’est-à-dire des manifestations qui rassemblent plus de 100 000 personnes comme le Sziget Festival à Budapest.
À long terme, comme évoqué précédemment, l’un de nos principaux objectifs est de relocaliser sous 5 ans toute notre production en France. Afin notamment d’être prêt pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Un événement qui pour beaucoup d’acteurs comme nous représenterait un accomplissement inestimable.

Un dernier mot à ajouter pour nos lecteurs ?

Un point important que je souhaitais aborder et qui rentre dans les avantages de Nenuu, c’est la possibilité de le faire financer par un sponsor. C’est-à-dire qu’une marque peut avoir nos coupelles à ses couleurs sur un événement via une gravure laser qui elle est faite en France ! 
Ce qui permet d’un côté aux organisateurs de profiter d’une vaisselle écologique gratuitement et de l’autre, aux partenaires d’avoir une visibilité de proximité avec les fans présents. 

Coupelle écologique Nenuu

Adapter le support de consommation d’un événement, des idées qui émergent

Les adaptations des supports de consommation dans les stades et événements sont de bons moyens d’innover en proposant au spectateur une solution qui répond à son usage et qui participe à l’amélioration de son expérience.
Précédemment, nous avions relayé sur nos réseaux sociaux quelques exemples vus aux États-Unis dont le gobelet qui laisse la vue libre lorsque son utilisateur boit. C’était une idée imaginée en 2009 sur les courses automobiles de Nascar.

https://twitter.com/fanstriker/status/1213523289089466368?s=20

Autre exemple au Yankee Stadium avec une cup montée sur un gobelet en format XXL. Un concept similaire à celui de Nenuu mais sans le côté écologique du produit. 

Un grand merci à Clément de Nenuu d’avoir répondu à nos questions ! Nous espérons que son projet vous a plu et que cela vous a donné des idées pour vos prochains événements et autre projet d’expérience fan.

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

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De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

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