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Uber Eats va faire livrer les ballons par les fans de Ligue 1 Uber Eats va faire livrer les ballons par les fans de Ligue 1

Fan expérience en France

Que prépare Uber Eats pour les fans de Ligue 1 ?

Futur partenaire titre de la Ligue 1, Uber Eats s’apprête t-il à emmener les fans sur les pelouses des stades de France pour livrer les ballons ?

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À l’occasion du choc entre l’Olympique de Marseille et l’Olympique Lyonnais le 10 novembre dernier, Uber Eats a fait une grande annonce pour les fans de la Ligue 1 Conforama. L’actuel partenaire officiel et futur partenaire titre du championnat de France s’apprête en effet à emmener les supporters sur les pelouses des stades de France la saison prochaine pour… livrer les ballons. 

 

Arrivé sur le territoire français en 2016, Uber Eats est aujourd’hui disponible dans plus de 110 villes de l’hexagone. Le service de livraison de repas à domicile compte bien profiter de sa visibilité dans le football français pour embellir son image.

Les fans en tant que livreurs de ballons

La Ligue 1 va connaitre un nouveau partenaire qui est déjà sur le maillot des marseillais.
Dans une récente vidéo teasing, Uber Eats met en scène un fan qui se retrouve dans la peau d’un joueur. De la sortie du bus jusqu’à la pelouse, le supporter est au centre de l’attention dans les coulisses du stade Orange Vélodrome et s’apprête à entrer sur la pelouse. On comprend alors que c’est lui qui va livrer le ballon du match.

Le partenaire reste alors mystérieux sur les détails de sa future activation. Néanmoins, les clients du service devront certainement avoir l’opportunité d’être les livreurs de ballons de la Ligue 1 la saison prochaine !

https://twitter.com/ubereats_fr/status/1193625625287786496?s=20

En creusant en peu plus, nous avons constaté que ce teasing a été réalisé en partenariat avec Buzzman. L’agence de publicité a elle aussi publié cette vidéo sauf que ce fois-ci, nous apprenons que notre fan s’appelle Florent. Et en effet, c’est bien lui qui a donné, ou plutôt livré, le ballon du match à l’arbitre sur la pelouse du Vélodrome.
Quel fan sera le prochain Florent ?

Prochain namer de la Ligue 1 Conforama, qui deviendra donc la Ligue 1 Uber Eats pour les saisons 2020/2021 et 2021/2022, le service de livraison semble vouloir se rapprocher de ses clients et notamment des fans de football. Un choix qui sur le papier peut être jugé pertinent car nombreux sont les repas livrés les soirs de match.

Le football est un sport qui fédère toutes les générations et est un centre d’intérêt majeur de nombreux Français et utilisateurs de l’application Uber Eats“, expliquait Stéphane Ficaja, General Manager d’Uber Eats pour l’Europe de l’Ouest et du Sud, à la signature du contrat de naming avec la Ligue 1. “A travers ce partenariat, nous souhaitons continuer à faire partie de leur quotidien en nous inscrivant dans la durée et en leur proposant des expériences inédites. Nous avons hâte de pouvoir proposer les premières activations aux utilisateurs fans de football !”.

Avec cette prochaine opération “Livreur de Ballon”, la plateforme vise certainement à livrer non pas un plat cette fois-ci, mais bien une expérience priceless aux amateurs du championnat de France de foot.

Uber Eats, futur partenaire des fans ?

Grâce au naming à venir sur les deux prochaines saisons, Uber Eats pourra profiter d’une visibilité inégale avec la Ligue 1. Une opportunité pour un service souvent critiqué dans l’opinion public en raison des conditions de travail des livreurs. Sans rentrer dans le débat, on peut supposer que l’application souhaite se rapprocher de ses consommateurs grâce au football. C’est déjà ce qu’elle a entrepris l’été dernier à Marseille à l’annonce de son partenariat avec l’OM. Avec un message clé : l’OM c’est vous. Pour Uber Eats, il est évident que le fan est l’élément le plus important d’un club. 

Désormais, avec l’ensemble de la Ligue 1, Uber Eats peut voir plus grand. La livraison du ballon par un fan dans toutes les enceintes de France est un exemple très concret de ce qui pourrait arriver. Des codes promos dédiés aux fans, la livraisons de cadeaux surprises en plus des repas, la livraison à des points de collecte autour ou dans les stades, des vélos en libre-service pour se rendre aux matchs ou bien des expériences adressées aux nombreux livreurs du service sont d’autres exemples possibles.
Bien évidemment, le football seul ne peut permettre à une entreprise de développer entièrement son image auprès de tous. Néanmoins, auprès d’une cible bien précise que sont les fans, des activations personnalisées à la fois utiles, divertissantes et émouvantes, peuvent aider un produit ou un service extérieur au sport à marquer positivement les esprits des supporters et du grand public passionné.
Nous ne savons pas encore tout ce qu’Uber Eats nous réserve pour les mois à venir. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes curieux de voir la future expérience fan proposée par ce nouvel acteur !

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

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De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

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