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Les problèmes d'affluence dans les stades de Ligue 1 Les problèmes d'affluence dans les stades de Ligue 1

Fan expérience en France

Ligue 1 Conforama : le casse-tête des affluences

Manque d’ambiance, problème d’affluences, des stades qui sonnent creux. Pourquoi le public de Ligue 1 Conforama n’est-il pas au rendez-vous ?

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Fin 2018, un rapport de l’UEFA a une nouvelle fois classé la Ligue 1 Conforama en dernière position parmi les 5 grands championnats au classement de l’affluence moyenne. Ce rapport ne fait également apparaître aucun club français parmi les 15 meilleures affluences d’Europe.

 

Le sujet des faibles affluences dans les stades de football français n’est pas nouveau. En Europe, la Bundesliga (Allemagne) réunit plus de 40 000 spectateurs par stade en moyenne chaque week-end. La Premier League (Angleterre) affiche des taux de remplissages avoisinant les 95% à tous les matchs. Les quelques 22 833 spectateurs de moyenne en Ligue 1 Conforama sur la saison 2018-2019 (Source LFP) posent alors un certain nombre de questions quant à l’attractivité du championnat de France.

Un spectacle et une expérience à améliorer pour tendre vers de meilleures affluences

De multiples animations et activités ont lieux autour d’un stade les jours de match. Mais l’intérêt premier d’un supporter est, le plus souvent, le match en lui-même. Ainsi, si le spectacle proposé n’est pas de qualité, n’est pas spectaculaire, ne répond pas à ses attentes, ce dernier n’a plus d’intérêt à se déplacer au stade. Si en plus de tout ça, la mise en scène et tout ce qui entoure le match n’est pas à la hauteur, cela donne des gradins vides et des stades qui sonnent creux… Avec un taux de remplissage de ses stades tout juste supérieur à 70%, la Ligue 1 Conforama est directement confrontée à ces deux problèmes.

D’une part, avec un jeu réputé frileux, défensif, qui se traduit par 2,56 buts par match sur le dernier exercice, le championnat de France n’est pas des plus attrayants sur le terrain. À titre de comparaison, en Allemagne, la Bundesliga offre 3,18 buts par match en moyenne à ses fans.
En ce qui concerne l’expérience fan, elle doit aujourd’hui se retrouver au cœur des problématiques des clubs de Ligue 1 Conforama. En effet, il est évident qu’à l’époque où l’on vit, les individus cherchent à pouvoir faire un maximum de choses dans un temps et un espace restreint. De plus, la diversification de l’offre télévisuelle et la baisse des prix de ce secteur sont concurrentielles pour les billetteries. Autrement dit, à l’heure actuelle, pour attirer du monde au stade, le seul match ne suffit plus.

Dans le secteur de l’expérience fan, il faut traverser l’Atlantique pour trouver les leaders en la matière. Aux États-Unis, le sport est au service de la publicité et du spectacle : concert à la mi-temps des matchs, annonces publicitaires à chaque arrêt de jeu, nombreux contenus sponsorisés, etc. Si le modèle du match à l’américaine n’est pas souhaitable dans le championnat de France, il pourrait être intéressant de s’inspirer de certains aspects de ce modèle pour améliorer l’expérience fan dans les stades de Ligue 1 Conforama et ainsi améliorer les affluences.

Une mise à niveau des infrastructures qui ne convainc pas

Avec l’organisation par la France de l’UEFA Euro 2016 de football, plusieurs villes ont décidé de rénover leurs stades, voire d’en construire un nouveau pour accueillir la compétition mais à plus long terme pour attirer plus de monde et ainsi tenter de concurrencer les autres grands championnats européens. C’est notamment le cas de Bordeaux et de Nice qui avaient chacune un stade vieillissant et qui ont construit une nouvelle enceinte en périphérie de la ville. À Bordeaux, le Matmut Atlantique, pouvant accueillir 41 458 personnes a été inauguré en mai 2015 et à Nice, la construction de l’Allianz Riviera, stade de 35 596 places s’est achevée fin 2013.
Si dans ces deux villes, où le football est le sport dominant, les clubs pensaient augmenter considérablement leurs affluences, le constat est tout autre quelques années plus tard. En effet, si l’on prend le cas de Bordeaux, entre la dernière saison jouée au stade Chaban-Delmas (maintenant occupé par l’UBB Rugby) et les quatre saisons pleines jouées par les Girondins au Matmut Atlantique, l’affluence moyenne n’a augmenté que de 400 personnes. Certes cela reste une augmentation mais difficile de s’en contenter. 
Ce constat fait état d’un grand nombre de problèmes, notamment concernant l’accès au stade. Fin 2018, dans une interview au quotidien Sud Ouest, le nouveau propriétaire américain du FC Girondins de Bordeaux, Joseph DaGrosa pointait du doigt ce problème : “Il y a aussi des problèmes pratiques, en termes de logistique pour venir jusqu’au stade les jours de match. Aujourd’hui, la réalité est que les gens peuvent rester chez eux et regarder le match sur des télés haute définition, regarder un beau match avec tout le confort de leur maison. Alors pourquoi les gens viendraient au stade alors que c’est compliqué de venir ? Nous voulons travailler en partenariat avec la ville pour voir comment trouver une solution aux problèmes de transport. Deuxièmement, nous voulons faire en sorte que la fan expérience soit plus excitante qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Si lors de la saison 2011-2012, les stades de Ligue 1 cumulaient 511 640 places, huit ans plus tard la capacité totale des stades du championnat est de 622 400 places. Néanmoins, si les clubs français veulent faire gonfler les affluences à long terme dans ces nouvelles enceintes, il reste de nombreux investissements à réaliser notamment en terme d’aménagement pour faciliter l’accès des visiteurs.
Malgré ce constat majoritairement négatif, tout n’est pas si sombre et il existe des motifs d’espoirs.

L’exception du PSG : des affluences proches des standards européens

Dans le constat plutôt négatif que livrent les chiffres de l’UEFA et de la Ligue de Football Professionnel, il existe un club qui apparaît dans les chiffres comme une anomalie au sein de la Ligue 1 Conforama : le Paris Saint Germain. En effet, dans une logique de changement de dimension, le PSG a, depuis le début de l’ère Qatarie, adopté une nouvelle politique à tous les niveaux. Avec une augmentation considérable du budget du club, le PSG possède aujourd’hui une équipe qui rivalise avec les meilleurs clubs européens, propose un spectacle sur le terrain qui permet de remplir les stades lors de chaque match à l’extérieur et a su créer un véritable univers dans la capitale matérialisé par des dispositifs tel que la “PSG Experience” ou encore l’escape game du Parc des Princes.
Comptablement, en terme d’affluence, le constat est sans appel. D’après les chiffres de la LFP de la saison 2018-2019, lorsque les hommes de Thomas Tuchel se déplacent, le remplissage moyen des stades est de 96%. Chaque club de Ligue 1 Conforama augmente ainsi en moyenne son affluence de 46% lors de la réception du PSG.

Le club de la capitale a lui aussi bénéficié de l’arrivée des dirigeants qatariens pour remplir son stade. En effet, toujours selon la LFP, lors de la saison 2010-2011 le PSG n’évoluait à domicile que devant 29 317 spectateurs en moyenne. Depuis quatre années, le club s’est stabilisé autour de 46 000 spectateurs à chaque match, soit un taux de remplissage moyen de 97%.

Les améliorations en cours à Bordeaux, Nantes, Rennes…

Revenons au cas des Girondins de Bordeaux, qui depuis ces derniers mois, a recruté en masse pour travailler sur ses points faibles dont l’expérience proposée à ses spectateurs. En commençant par assurer une présence des les rues de la ville avec pour exemple cette campagne menée par son partenaire Betclic. Ou encore en marquant son territoire dans son stade. Un stade qui n’avait pas d'”âme”, un point que nous avions soulevé lors de notre inside au Matmut Atlantique en avril 2018. Dorénavant, le stade est habillé aux couleurs du club. 

Du côté de l’expérience au stade, la fan zone s’améliore, les animations sont plus variées, les visiteurs restent plus longtemps après les matchs. Il y a donc des signes qui encouragent du côté de la gironde. Certes peut-être bien aidé par les bons résultats sportifs en cours mais nul ne doute que ce travail en cours portera ses fruits.

https://twitter.com/championsdudigi/status/1178010525353029637?s=20

Il paraît donc évident que le public français ne fuit pas les stades parce qu’il n’aime pas le football. Ces problèmes d’affluence viennent plutôt d’un désintéressement pour le championnat de France, souvent qualifié de médiocre et ennuyeux sur le plan sportif. Le sujet de l’attractivité est central et les acteurs du championnat doivent continuer leurs efforts pour faire venir plus de spectateurs au stade. À l’instar du rugby qui fait sans cesse évoluer les règles de son sport, parfois même au niveau national seulement (présence d’un chronomètre pour le buteur en France), il serait intéressant de voir comment les instances dirigeantes pourraient améliorer certaines règles du football pour rendre le jeu plus fluide et offrir des rencontres plus spectaculaires.

Après 2013 et 2016, la LFP lance une nouvelle enquête nationale menée en lien avec les clubs professionnels pour mieux connaitre les publics de ses stades de Ligue 1 Conforama et de Domino’s Ligue 2. Ainsi vous pouvez partager votre expérience spectateur et participer à cette étude via ce lien  ➡ https://bit.ly/2CYV7RS (au moins 15 minutes sont nécessaires pour remplir ce questionnaire).

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Le sport a cette particularité de rassembler les foules. C'est précisément cette raison qui me pousse à me rendre au stade dès que j'en ai l'occasion. Aujourd'hui, l'expérience fan est prépondérante dans le monde de l'Entertainment sportif et je souhaite, au travers de Fanstriker, inspirer ses acteurs en partageant ce que je vis en tant que fan de sport et fan de spectacle.

Fan expérience en France

Étude Fanstriker : Le comportement des fans post Covid-19

Comment vont réagir les fans de sport post Covid-19 ? Afin d’obtenir quelques éléments de réponses nous avons mené une étude auprès de notre communauté.

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Résultats de l'étude nationale sur le comportement des fans post Covid-19

Avant la fin du confinement il y a plusieurs jours maintenant, nous avons réalisé une étude auprès de notre communauté pour obtenir des éléments de réponses sur le comportement des fans après le Covid-19. Une étude dont nous vous dévoilons les résultats ci-dessous. 

Afin d’imaginer le comportement des fans de sport post Covid-19, nous avons mené une étude nationale “Le comportement des fans post Covid19“. L’objectif de cette enquête était d’évaluer au mieux l’impact de cette crise sanitaire sur la future consommation de divertissement sportif par les amoureux de sport.

Les détails de cette étude Fanstriker

L’étude que nous avons mené a été réalisé spécifiquement en ligne entre le 24 avril et le 8 mai 2020 auprès de notre communauté. Au total, ce sont 614 répondants qui ont chaleureusement participé. Au passage, nous les en remercions.

Via les informations partagées par l’échantillon interrogé, nous pouvons déduire un profil type. Il serait un homme âgé entre 18 et 25 ans qui se rend au moins une fois par mois dans un stade ou sur un événement sportif et vivant en région Ile de France.

Le Covid-19 aura très certainement un impact sur les fans

Sur l’ensemble de notre échantillon, 58% dans fans pensent que le Covid-19 aura un impact sur leur consommation de loisirs sportifs et culturels (événements sportifs, concerts, etc.). Un pourcentage qui montre qu’il y aura bien un avant et un après Covid-19.

Cette tendance pourrait donc se ressentir lors de l’achat d’un billet ou lors de la consommation d’un service additionnel dans les stades et les salles sportives dans les mois à venir. Mais dans quelles mesures ?

Le Covid-19, un frein pour la future vente de billets ?

Cette crise sanitaire engendrera probablement des changements mais ne devrait finalement pas être un frein pour les fans. Plus de 82% ont répondu vouloir assister à un événement sportif lorsque les conditions sanitaires le permettront. Les supporters sont plus impatients que méfiants à l’idée de revenir au stade. Plus de 72% d’entre eux ont en effet déclaré que participer à nouveau à un événement sportif crée chez eux un sentiment d’impatience, alors que seulement 16% ressentent de l’appréhension.

De plus, les fans se sentent prêts à suivre des événements sportifs en dehors de leur région. La période de confinement et de déconfinement a instauré une certaine limitation des déplacements, mais ce contexte ne semble pas freiner les supporters. Près de 70% d’entre eux se disent prêts à assister à une manifestation sportive en dehors de leur région. Encore plus loin, 58% de l’échantillon est prêt à se déplacer à l’étranger. On peut néanmoins apporter une nuance à cette envie de voir un événement sportif à l’étranger. En effet, 75% des fans concernés sont des grands consommateurs de compétitions sportives !

Les retours sont globalement très encourageants pour les professionnels du sport. Les fans, qu’ils soient abonnés ou qu’ils assistent rarement à un événement sportif (1 fois par an), restent motivés à se déplacer dans une enceinte sportive. Un chiffre qui n’est pas si étonnant dans la mesure où les participants sont des fans, et donc de grands consommateurs de sport. Cela reste néanmoins très positif puisque toutes les organisations sportives comptent beaucoup sur les revenus de la billetterie.
Par exemple, pour le basket en Pro A, la billetterie représente 17% du chiffre d’affaires des clubs. Pour le rugby, environ, 13%.

Les régions les plus touchées par la pandémie de Covid-19 seront-elles moins motivées à aller au stade ?

La réponse tend à être non. Plus durement touchés par le Covid-19, les fans de sport des régions Ile-de-France et Grand Est sont motivés par le fait d’assister à nouveau à un événement sportif ! En effet, plus de 76% des franciliens et des habitants du Grand Est veulent assister à un événement sportif, 70% éprouvent même de l’impatience. La question est de savoir s’il y aura une autorisation de réouverture des enceintes sportives par région ou non.

Une légère différence se note en revanche au niveau de l’âge. Les plus jeunes (18-35 ans) sont très motivés à l’idée d’assister à un événement sportif, 84% d’entre eux le sont. Alors que pour les 36 ans et plus, “seulement” 69% se sentent prêts à retourner au stade.

Les femmes, plus méfiantes que les hommes ?

Notre étude intègre une participation massive du sexe masculin. En effet, nous obtenons 75% de réponses masculines contre 25% de réponses féminine. Ces dernières expriment un sentiment de retenu sur leur retour dans les stades. Deux indices le démontrent.

Premièrement, 68% des femmes souhaitent assister un événement sportif quand les conditions le permettront lorsque les hommes sont près de 85%. Deuxièmement, en ce qui concerne le fait d’aller dans une enceinte sportive, 65% sont impatientes tandis que 74% des hommes sont impatients.

Difficile d’expliquer cette différence de motivation entre les deux sexes. Néanmoins, ces deux indices montrent tout de même que les femmes deviennent des consommatrices de sport, et que celles-ci sont de réelles cibles pour les services commerciaux d’événements sportifs.

Quelles sont les mesures attendues par les spectateurs post Covid-19 ?

Difficile pour le moment de connaitre les mesures qui seront prises et demandées envers les spectateurs post Covid-19. Mais qu’en pensent les principaux intéressés ?
Les spectateurs ont certaines attentes en partie similaires à celles que l’on préconise déjà dans les lieux de rencontres dans notre quotidien (commerces, rues, transport, travail, etc.) depuis le mois de mars dernier et le récent déconfinement.

La mise à disposition de gel hydroalcoolique dans les stades est la première mesure souhaitée par les spectateurs avec 71,7% des retours. Déjà une obligation pour la ré-ouverture des transports publics et des magasins, la distribution de gel le sera sans doute pour l’ensemble des enceintes sportives.

La deuxième attente la plus forte (69,5%), est l’ouverture des portes plus tôt pour espacer le flux d’entrée des spectateurs. Deux explications peuvent justifier ce résultat.
Tout d’abord, l’attroupement de personnes au niveau des portes peut être anxiogène pour le spectateur. Dans le contexte actuel, un regroupement n’est pas vraiment perçu comme quelque chose de rassurant. Un autre individu peut-être considéré comme une source de contamination. Il va falloir du temps pour passer ce cap.
Dans un second temps, il est difficile pour les organisateurs de faire respecter la distanciation sociale en dehors de ces portes. C’est pour ces raisons qu’il faudra incorporer dans le parcours spectateur un cheminement organisé et sécurisé dès l’entrée au stade dans le but de rassurer les spectateurs.

Cette modification des horaires d’ouverture des portes peut être une opportunité pour les clubs sportifs. Ils ont tout intérêt à inciter les fans à venir plus tôt au stade puisque cela peut engendrer des achats additionnels en avant-match que ce soit en merchandising ou bien en restauration. À condition de proposer des choses intéressantes pour le visiteur, des animations, des offres alimentaires adaptées, etc. pour faire de cet avant-match un moment à part.

Les spectateurs sont prêts à passer plus de temps au stade, il faut donc anticiper cette demande et livrer une offre qui permettra de capitaliser ce temps passé en plus à l’événement.

La troisième mesure attendue pour 64,5% des participants est : l’obligation du port du masque pour tous. Peu familiarisé avec le masque avant le Covid-19, les Français savent maintenant que celui-ci fait partie intégrante des gestes barrières. Plusieurs clubs ont déjà pris le virage pour proposer des masques à leurs effigies : Angers SCO, FC Nantes (Ligue 1) et le Biarritz Olympique (Pro D2) par exemple.

Une idée pertinente puisque 46,3% de nos répondants se sentent prêts à acheter des produits sanitaires à l’effigie de leur club. C’est notamment le cas chez les abonnés et spectateurs réguliers (70%). Même si la majorité se montre mitigée, 53,7% indiquent qu’ils n’achèteraient pas de produits sanitaires dérivés, c’est là encore une opportunité pour les organisations sportives de créer du lien avec leurs fans. Vigilance tout de même au tarif proposé qui peut vite faire réagir négativement sur les réseaux sociaux.

Plusieurs idées non mentionnées dans nos réponses possibles sont également intéressantes à mettre en place pour les événements sportifs. Peu coûteuses mais permettant de sensibiliser les spectateurs, les annonces en boucle des gestes barrières via les écrans géants et le speaker est une excellente idée.

Nous avions mentionné les entrées dans le stade mais les sorties sont tout aussi importantes pour éviter la congestion de spectateurs. Ainsi, la sortie par zone a été évoqué par l’un des répondants. Pour aller plus loin, il pourrait être utile d’utiliser le même système que les compagnies aériennes pour l’embarquement des passagers. Chaque passager a sur son billet d’avion un numéro de groupe. Ce numéro de groupe permet d’organiser la montée à bord et ainsi de fluidifier celle-ci. Ainsi, ce modèle peut être dupliqué par la lettre de la tribune ou bien par virage.

L’idée de réduction de la capacité totale du stade a été également évoquée. Espacer d’un ou de plusieurs siège chacun des spectateurs pourrait être envisagé. Difficile d’y penser concrètement, notamment pour les chaines de télévision qui préconisent de regrouper un maximum de spectateurs dans la zone la plus visible à l’écran. Au même titre, certains clubs comblent actuellement les tribunes vides de leur enceinte avec des bâches publicitaires, il est possible que dans le futur ces bâches soient supprimées pour gagner en espace disponible de façon à dispatcher les spectateurs pour respecter les mesures barrières.

Pour finir sur les idées partagées par notre communauté, comme nous pouvons le voir dans certains EHPAD en France ou dans les aéroports à l’étranger, mettre en place le contrôle de la température peut être également une mesure appliquée par les clubs.
Dans les faits, cette idée ne parait pas si complexe, bien que le temps passé à prendre la température de chacun pourrait engendrer une attente plus longue à l’entrée. Plusieurs membres du personnel munis d’un thermomètre digital pourraient accueillir les visiteurs tout en contrôlant leur température. Ou encore des caméras thermiques pourraient être installées dans les enceintes. Cependant, quid d’une personne qui présente des symptômes ?

Toutes ces mesures sont peut-être celles qui seront adoptés par les clubs, les ligues, les institutions ou les organisateurs d’événements sportifs et culturels. Pour autant, nous sommes tous d’accord pour dire que la réouverture doit s’opérer quand les conditions sanitaires le permettront. Sans précipitations.

Quelles sont les solutions prévues pour le retour des supporters pour le moment dans les stades ?

Il est encore trop tôt pour dire quand s’opérera le retour des spectateurs dans les stades.
Pour certains, un retour de la compétition sera possible début septembre. Pour d’autres, il doit s’opérer beaucoup plus tard. En effet, deux épidémiologistes de l’OMS auraient suggéré à l’UEFA de ne pas reprendre les compétitions internationales avant la fin de l’année 2021 (source Veja, journal d’investigation brésilien). Néanmoins, certaines compétions ont déjà repris à huis clos, notamment la Bundesliga en Allemagne.

Mais qu’en est-il du retour des spectateurs ? Pour certains scientifiques, l’équation est très simple, pas de vaccin = pas de supporters en tribune. Lorsque l’on sait que l’estimation d’un vaccin est à une date égale à 18 mois, cette donnée ne réjouit guère les fans.
Cependant, ces informations sont à prendre avec des pincettes puisque les institutions sportives cherchent des solutions pour un retour rapide à la compétition et des supporters.

Des fans en carton dans les tribunes en Allemagne

Plusieurs clubs ont innové pour combler le vide du à l’absence de spectateurs. C’est le cas avec le Borussia Mönchengladbach en Allemagne qui propose aux fans pour la reprise de la Bundesliga de mettre leur photo en grand format dans les tribunes, pour 19€. Près de 20 000 pancartes sont prévues dans le stade sur une capacité de 54 000 places.
Un autre club européen a proposé le drive-in sur le parking du stade à ses supporters. Le FC Midtjylland au Danemark permet donc aux fans d’encourager l’équipe depuis leur voiture.

Pour remplacer le bruit des supporters, nous avions aussi parlé de l’application Hear Me Cheer dans un récent podcast. L’application permet aux fans d’interagir avec le jeu en temps-réel depuis une plateforme et de se faire entendre par les joueurs sur la pelouse.

Chaque jour ou presque une nouvelle idée émerge des clubs. Souvent inédites, parfois hilarantes, une chose est certaine, cette période va déclencher de nouvelles approches et services au fans.

Nos interventions sur cette crise sanitaire

En plus de cette étude, les équipes de Fanstriker ont pu participer ces dernières semaines à plusieurs débats. Retrouvez l’ensemble de nos interventions pour prolonger la discussion.

Juste avant le déconfinement, nous étions invité à la radio sur Sud Radio avec plusieurs personnalités de l’environnement du sport. Un débat sur le comportement du public après l’épisode du Covid-19.

Puis après le jour du déconfinement, le 11 mai, nous échangions dans un live sur YouTube et Instagram avec Vanessa de Champions du Digital, Benjamin Roumegoux et Basile Brigandet de Stadito.

Fin avril, nous étions invité sur le podcast de Founders Factory pour évoquer la transformation envisagée du sport après le confinement.

Et plus récemment, nous abordions entre nous dans un podcast la problématique des clubs de comment mobiliser ses supporters pendant le confinement.

L’avenir des fans dans les stades est encore bien flou. Personne ne semble en mesure de prédire le jour où nos enceintes seront de nouveau pleines. Néanmoins, les fans sont tout à fait prêts à revenir dans les tribunes. Malgré une crise qui a frappé le monde entier, leur passion du sport semble peut-être encore plus forte. 

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