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INTERVIEW : Bizon, le site de rencontre pour les fans de sports

Fanstriker a rencontré Achille Dulac, l’un des co-fondateurs de Bizon. Une toute jeune Start-Up française qui propose aux fans de sport un concept nouveau.

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Nous sommes allés à la rencontre d’une Start-up française, qui a créé le premier “meetic” dédié aux fans de sport. L’un des 4 fondateurs, Achille Dulac nous a reçu pour nous parler de leur projet.

Retrouvez ci-dessous, l’interview vidéo d’Achille Dulac, l’un des co-fondateurs de Bizon.

                                

 

Les 4 fondateurs de BIZON

Emile Didier

Jacques Bizot

Achille Dulac

Elie Duteil

 

 

Parle nous de ta Start-up, combien êtes vous à participer au projet, d’où venez vous et qu’est ce qui vous a fait vous intéresser au sport ?

Je m’appelle Achille Dulac, j’ai 23 ans et je suis actuellement à l’école MBA ESG en management du sport. J’ai été passionné par le sport et le foot notamment depuis que je suis tout petit. j’ai joué plus de 10 ans en club et même si je joue moins maintenant, je suis ce sport encore énormément avec minimum 2 matchs par semaine. J’aime vraiment le sport et je me suis tourné vers des études sportives pour travailler dans ce monde là. L’année dernière, lors d’un projet autour de l’Euro 2016 on devait réfléchir sur plusieurs problématiques. Ce projet est née de là, pour trouver des solutions nouvelles et de nouvelles expériences pour les fans de foot, rugby, handball. Et d’autres sports à l’avenir sur notre site BIZONSPORTS. On est 4 fondateur: moi-même, mes 2 cousins Jacques Bizot et Emilie Didier, et un dernier fondateur qui s’appelle Elie Duteil, qui nous a rejoint en tant que développeur.

 

BIZON, qu’est ce que c’est exactement et pourquoi ce nom ?

BIZON, c’est un site qui facilite l’organisation de son salon avec ses amis ou pour rencontrer des fans autour d’un événement sportif. Exemple: je suis fan de l’AS Monaco, je vais pouvoir aller sur le site, ouvrir mon salon autour du match Monaco/Nantes ou Monaco/PSG, et j’invite des personnes à venir me rejoindre. Que ce soit mes amis où d’autres personnes comme des fans que je connais pas forcément. Moi je suis un grand fan de Chelsea et j’ai toujours eu du mal à trouver des amis pour regarder les matchs de cette équipe. J’habite en proche banlieue donc j’ai pas forcément beaucoup de bar autour de moi, et l’expérience bar c’est vraiment autre chose. L’idée vient donc de là. Pour ce qui est du nom, on a beaucoup cherché tous les 4 et on trouvais rien de très intéressant lié au sport. On s’est dit qu’on allait trouver quelque chose qui venait de notre enfance quand on passait nos vacances ensemble. On jouait énormément avec les pétards bison donc c’est venu de là, en plus on s’est rendu compte que le nom de famille qu’on avait en commun c’était Bizot, donc on a gardé ce nom qui est notre identité aujourd’hui.

 

Comment vous est venu l’idée de construire cette plateforme ?

Alors comme je l’ai dit, tout à commencé lors d’un groupe projet autour de l’Euro 2016, on s’est demandé “comment trouver une nouvelle expérience pour les fans, qu’ils se rencontrent et surtout qu’ils rencontrent le bon fan. Ne pas tomber dans un bar un peu neutre avec des gens pas vraiment fan, ou encore avec des gens qui sont là que pour boire ou manger. L’idée était aussi de trouver des fans absolu de certains clubs. A l’époque de l’Euro c’était pour des nations pas forcément connus où il n’y a pas forcément un groupe et ça arrive qu’on soit un peu seul à soutenir une équipe. On s’est aussi dit qu’il y aurait beaucoup d’étrangers et que ça serait une bonne occasion pour eux de vivre les matchs autrement, en allant chez l’habitant. Malheureusement avec les aléas de l’année dernière, on n’a pas pu être prêts pour l’Euro 2016 mais l’idée est restée. Le but étant de faire durer l’idée sur d’autres événements.

 

Est ce que tu n’as pas peur qu’il y ait une réticence de la part des utilisateurs à ouvrir leurs salons à des inconnus ?

Bien sûr c’est une de nos préoccupation, on cherche à avoir des profils très complets d’utilisateur pour rassurer au maximum chacun qui utiliserait la plateforme. Un hôte qui va ouvrir son salon a le choix d’accepter ou de refuser qui il veut, il peut supprimer son événement à tout moment, son adresse est également cachée. C’est à dire qu’on va montrer le quartier entouré sur une map mais tant que l’hôte n’a pas accepté l’invité, l’adresse n’est pas visible. On essaie de rassembler les échanges et d’avoir des profils connectés. En s’inscrivant par Facebook et Google ça renforce l’authenticité de leur identité. On a également d’autres possibilités pour renforcer cette sécurité à l’avenir avec des assurances salons et d’autres démarches de ce type, toujours pour offrir le maximum de sécurité sur notre site.

Bizon

Des utilisateurs, chez Victoria, qui a prêtée son salon pour le 1/4 de finale du mondial de Handball

 

Quels soutiens financiers avez vous reçus pour vous lancer dans ce projet ?

Aujourd’hui le projet est lancé depuis un petit mois et c’est simplement notre temps et un peu de notre argent qui a été investi. On a pas démarché d’investisseur ou de business angel. On souhaite faire à l’avenir des partenariats très ciblés, on veut éviter les bannières pubs et détruire l’expérience qu’on souhaite créer avec nos utilisateur. Simplement avoir un ajout de certains sponsors qui puissent être intelligent et qui renforcent l’expérience qu’on peut avoir sur le site. Ensuite essayer d’être autonome via notre business modèle qui arrivera par la suite.

 

Que penses-tu de l’expérience téléspectateur d’aujourd’hui pour un fan de sport ?

Aujourd’hui je trouve que l’expérience téléspectateur est bien sûr bien meilleure qu’avant avec la qualité d’image et les directs etc, mais l’offre de sport est totalement diluée sur plusieurs diffuseurs, ce qui la rend déjà un peu trouble à comprendre, il faut parfois passer par plusieurs site pour comprendre où le match va être diffusé, parce qu’il a été changé il est plus sur Bein il est passé sur canal… Ensuite ce phénomène crée des abonnements très chers, c’est très compliqué d’avoir tout l’offre de sport sur sa télé. Après au niveau de l’expérience, il y a aussi cette tendance à regarder des streamings illégaux qu’on cherche à combattre, pour nous c’est important de respecter la légitimité des droits et des compétitions. Aujourd’hui pour moi il y a 2 modèles: aller dans un bar et le vivre chez soi.

 

Comment vois-tu Bizon dans 3 ans ?

Dans 3 ans on espère que BIZON sera la première plateforme de rencontre autour du sport, et ensuite être disponible dans différents pays parce qu’on est convaincus que notre modèle et notre plateforme peuvent avoir un impact dans des pays qui ont un attrait énorme pour des sports très télévisuels.

 

En dehors du combo pizza + bière, as-tu d’autres idées pour dynamiser l’expérience du téléspectateur devant son match ?

Il faut savoir qu’aujourd’hui notre site est complet à 10%, le nombre de fonctionnalités a uptader est conséquent et on en a encore plein en magasin. Egalement une vrai mise à jour va être faite dans les prochains mois, à savoir la cagnotte. Exemple: je vais ouvrir mon salon pour un match et je vais décider du prix d’entrée, qui sera le frais de participation, pour 4 euros, en invitant 3 personnes, j’ai la possibilité de me faire payer 12 euros sur cette soirée. Je choisis ce prix en fonction de ce que j’offre à mes invités au niveau de l’hospitalité. Ensuite avec cette cagnotte, soit je la récupère sur mon compte en banque, soit je la débourse chez les (futurs) partenaires. Pour la petite histoire, la première soirée BIZON où je suis allé, c’était soirée raclette vin blanc. Comme quoi les gens peuvent vraiment être créatifs pour leur salon. Je suis sûr qu’avec cette cagnotte qui va les faire rentrer dans leur frais, il seront encore plus créatifs.

 

Pour conclure, s’il y avait un point de vue que tu souhaiterais connaitre sur le sujet de l’expérience fan ?

Etant donné le fait que nous avons crée un site à 4, je serais évidemment très intéressé d’avoir le point de vue des fondateurs et des dirigeants de MPG (Mon Petit Gazon) parce qu’ils ont crée une plateforme qui a mis du temps à avoir un vrai business modèle, 4 ans avant de déclencher des sponsoring, et certains leviers pour avoir un peu d’argent via leur site. Mais je suis très intéressé parce qu’ils ont crée un vrai jeu qui réside sur l’idée et non pas sur la rentabilité.

 

Le mot de la fin ?

Merci beaucoup à Fanstriker pour cette interview, j’espère encore en voir beaucoup sur ce site vraiment très innovant !

 

 

Merci Achille, on sent que vous êtes pleinement dédié aux fans et que vous innovez dans l’expérience proposée. On espère que vous nous réservez encore beaucoup de surprises sur la plateforme. On ne manquera pas de suivre vos mise à jour avec grand intérêt 😉

 

Pour retrouver Bizon c’est par ici :

 

Vous avez aimé cet article ?

Passionné de sponsoring sportif, je pense que les marques favorisent l'expérience des fans en réalisant des animations toujours plus originales avec les clubs. Ma définition : Entre possible et impossible : 2 lettres et un état d’esprit.

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Podcast : Hear Me Cheer, de l’ambiance dans les stades à huis clos avec Elias Andersen

Alors que certaines ligues s’apprêtent à reprendre dans des enceintes vides, Hear Me Cheer rend le sport à huis clos plus engageant en diffusant les encouragements des fans en direct lors de la retransmission télévisée.

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Podcast avec Hear Me Cheer

Alors que certaines ligues s’apprêtent à reprendre dans des enceintes vides, Hear Me Cheer rend le sport à huis clos plus engageant en diffusant les encouragements des fans en direct lors de la retransmission télévisée.

 

Nous avons eu l’opportunité de discuter avec Elias Andersen, fondateur et CEO de Champtrax Technologies, la compagnie qui est à l’origine de Hear Me Cheer. Un concept qui représente peut-être une solution aux rencontres sportives qui devront se dérouler à huis clos. 

Un échange que vous pouvez écouter en anglais en podcast ci-dessous ou lire en français plus bas. 

Bonjour Elias, merci d’être avec nous aujourd’hui. Vous êtes le fondateur de Champtrax Technologies et vous avez récemment développé un nouveau produit dans le cadre de la crise du COVID-19. Ça s’appelle Hear Me Cheer et cela permet de retransmettre un ou plusieurs sons d’encouragements de fans depuis leur propre salon pendant la diffusion télévisée.
Est-ce que vous pourriez présenter le concept de Hear Me Cheer un peu plus en détail et nous expliquer comment l’idée vous est venue ?

Hear Me Cheer est un produit qui permet aux fans d’interagir entre eux sur notre site pendant la diffusion d’un match. Habituellement quand vous regardez un match à la TV, vous entendez le bruit des supporters en fond. On n’y prête pas vraiment attention jusqu’au jour où il n’y en a plus. Quand on regarde les derniers événements sportifs qui sont encore diffusés à huis clos, on se rend vite compte que sans les fans, c’est ennuyeux. On essaie de remettre de l’énergie dans le sport télévisé grâce à un stream audio où des milliers de fans peuvent, depuis chez eux, encourager leurs équipes.

En CPBL, on remplit les tribunes malgré le huis clos

En CPBL, on remplit les tribunes malgré le huis clos.

Hear Me Cheer est une plateforme interactive. Comment les fans interagissent les uns avec les autres ?

Ils peuvent s’entendre les uns et les autres dans leur TV ou leur ordinateur en fonction du set up. Il suffit de se rendre sur le site dédié et de cliquer sur le match de leur choix. À partir de là, ils peuvent voir quelle équipe les autres fans encouragent et les rejoindre par la suite. 

C’est particulièrement intéressant au vu de la situation actuellement. D’une part, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que regarder des matchs à huis clos n’est pas aussi excitant que de regarder des matchs avec les supporters. D’autre part, on a constaté que lors des premiers matchs à huis clos, les supporters voulaient vraiment continuer à encourager leur équipe. Je sais pas si vous suivez le football mais durant les derniers matchs de Champions League, les fans se rassemblaient à l’extérieur des stades pour chanter pendant les matchs.

Les supporters du PSG à l'extérieur du stade lors de PSG-BVB

Les supporters du PSG à l’extérieur du stade lors de PSG-BVB

Hear Me Cheer leur permet de faire ça depuis chez eux. Comment ça marche ? Est-ce que c’est gratuit pour les fans ?

Oui, Hear Me Cheer est gratuit pour les fans et ça le sera toujours. On essaie vraiment d’engager les fans. On veut ramener le sport vers une situation aussi proche que la normale possible. Évidemment, on ne pourra pas regarder le sport comme on le faisait en janvier mais Hear Me Cheer va vraiment aider à s’en rapprocher. Cela va permettre aux fans, à nouveau, de sentir comme une sorte de communauté pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire. Il y a eu beaucoup de négativité dans le monde du sport depuis le début de la crise et on essaie de réintroduire de la positivité chez les fans de sport.

Raviver la communauté des fans est un super levier pour remettre de la positivité dans le monde du sport. Qu’en est-il pour les joueurs, est-ce qu’ils peuvent entendre les chants de supporters dans le stade ?

Les joueurs peuvent entendre les supporters depuis le terrain. Tout dépend du set up. Chaque ligue a un deal différent en place. Cela dépend des ligues et des équipes. Certains veulent diffuser le son des fans dans le stade, d’autres non. Mais c’est effectivement une possibilité.

Les joueurs de CPBL jouent entourés de mannequins en carton

Les joueurs de CPBL jouent entourés de mannequins en carton

Vous parliez d’ajuster les deals en fonction des choix de chacun de vos partenaires. Hear Me Cheer a un modèle BtoB. Les partenariats se font-ils plutôt avec les ligues, les équipes ou les diffuseurs ?

On essaie avant tout de créer des partenariats avec les ligues pour pouvoir entrer sur le marché et avoir accès à différentes équipes d’un coup. On essaie d’avoir un client comme une ligue puis d’adapter l’expérience au niveau de la ligue puis au niveau des équipes. C’est plus simple de rentrer sur le marché comme ça que de contacter les équipes une à une. Donc, effectivement on travaille avec des équipes et des diffuseurs mais on privilégie les deals avec les ligues.

Est-ce que vous avez déjà signé des deals ? Est-ce que vous avez testé la solution ? Dans quels pays ? Avec combien de fans connectés ?

Depuis quelques temps, on teste la solution avec Eleven Sports qui diffuse la CPBL (Chinese Professional Baseball League). Ça se déroule à Taïwan et c’est l’un des derniers championnats sportifs qui se joue encore. On fait des tests avec eux depuis un petit moment et on fait en sorte de faire des expériences avec un nombre croissant de fans pour s’assurer que la plateforme peut supporter 1 000 fans voire 10 000 fans. Quand on développe ce genre de solution, on trouve toujours des petits bugs dans les logiciels quand on fait croitre le produit. 

La CBPL sur Eleven Sports

La CPBL sur Eleven Sports

Est-ce que vous avez déjà des idées de développements futurs pour Hear Me Cheer ? Votre priorité est-elle d’ajouter de nouvelles fonctionnalités ou d’introduire la solution dans plus de ligues ?

On travaille sur un outil de fan engagement. On aimerait introduire des quiz et des prédictions en temps réel. On poserait des questions du type “qui va marquer le prochain but” et les fans qui auraient juste gagneraient des points Hear Me Cheer. On développe une plateforme de ce type pour engager les fans mais on n’a pas encore finalisé ce produit. On ajoute des fonctionnalités à Hear Me Cheer avec le temps mais on est conscient que la priorité des ligues c’est l’outil de diffusion des encouragements de fans. C’est donc sur ce sujet que l’on se concentre.

Hear Me Cheer est une super solution durant cette crise sanitaire. Comment est-ce que le service va s’intégrer au paysage sportif une fois que les fans seront autorisés à retourner au stade ?

Hear Me Cheer est avant tout une expérience donc on prévoit de rester sur le marché bien après la fin de la crise. En fait, on pense surtout que la crise actuelle est une bonne opportunité pour nous de rentrer sur le marché car il y a un véritable besoin pour ce genre de solutions. Pour rester sur le marché une fois la crise passée, on a prévu une plateforme qui permettra aux fans d’encourager leurs équipes au sein de leur communauté de fans et même de se faire entendre sur les retransmissions du match lorsque leur équipe jouera à l’extérieur. Quand on y pense, quand une équipe joue à l’extérieur, on n’entend que les encouragements pour l’équipe à domicile. Si les supporters de l’équipe à l’extérieur utilisent Hear Me Cheer, on pourra les entendre sur la retransmission. 

C’est particulièrement intéressant quand on connait l’impact que les encouragements de ses supporters peut avoir sur une équipe.
Merci beaucoup d’avoir passé un moment avec nous aujourd’hui, Elias. Où est-ce que les lecteurs de Fanstriker peuvent en apprendre plus sur Hear Me Cheer ?

Vous pouvez visiter notre site internet, nous suivre sur Facebook et sur Twitter. Si vous m’envoyez un message, je vous répondrais. On reçoit beaucoup de messages en ce moment, donc laissez-moi quelques jours mais je vais vous répondre c’est certain.

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