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Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

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De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

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Passionné par le sport, je m'intéresse aux différents événements sportifs, à la façon dont le spectateur est pris en compte et aux nouvelles tendances.

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Fans ambassadeurs au Dijon FCO pour la visite du nouveau centre

Pour présenter ses nouvelles infrastructures, le Dijon FCO a invité ses fans ambassadeurs les plus actifs sur les réseaux sociaux.

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Pour présenter son nouveau centre d’entrainement, le club du Dijon FCO a invité ses fans les plus actifs sur les réseaux sociaux pour partager leur visite avec sa communauté. 

 

Une très bonne initiative qui nous vient de Bourgogne et plus particulièrement de Côte-d’Or, à Dijon où le club a eu l’idée de s’appuyer sur sa communauté de fans les plus actifs sur les réseaux sociaux pour partager les premières images de son tout nouveau centre d’entrainement. 

Des supporters ambassadeurs 

Des opérations de communication ou de promotion de ce type sont courantes pour les clubs. Mais elles s’adressent généralement à des personnalités et influenceurs pour bénéficier de leur large audience. 
Le 11 juin dernier, le club du Dijon FCO a invité une trentaine de ses fans à découvrir le nouveau centre d’entrainement. Une visite qu’ils ont été invités à partager sur leurs propres réseaux sociaux avec le hashtag #Lenouveaucentreenexclu pour ainsi partager avec la communauté dijonnaise. 

 

Parmi eux, un supporter a fait le déplacement du Portugal pour découvrir le nouveau centre du club.

Les fans les plus actifs sur les réseaux sociaux

La communauté de fans du Dijon FCO est à « taille humaine ». C’est sur cette communauté que le service communication du club dijonnais s’est appuyé en sélectionnant les membres qui participent le plus sur Twitter, Facebook et Instagram. Un souhait du club d’avoir des fans issus de l’ensemble des plateformes sociales et de présenter le nouveau centre d’une autre manière que la voie classique d’une communication basique.

“On a conscience que les autres supporters suivent la plupart des followers présents vendredi.”

Jérémy Ecoffet, Community Manager et créateur de contenus vidéos au Dijon FCO

Une façon d’exploiter les données disponibles sur les différents réseaux sociaux. Les superfans sur Facebook sont visibles sur chacune des pages. Sur Twitter et Instagram, il est assez simple d’observer les followers les plus présents dans les commentaires des publications ou via un hashtag précis.  

 

Un moment de rencontre entre fans

Après une longue période compliquée due au Covid19, cet événement permet aussi au club de créer du lien avec ses fans mais aussi de créer la rencontre entre les membres de sa communauté. Cela a également permis à beaucoup d’entre eux d’échanger de vive voix plutôt qu’à travers les réseaux sociaux.

Une visite en présence du Président Olivier Delcourt qui a permis de répondre en direct aux questions des supporters. Et quelque part rassurer sur les ambitions du club pour l’avenir.  
Cet échange correspond pleinement aux valeurs du DFCO où la proximité et l’aspect familial occupent une place prépondérante.

Une bonne idée donc née en interne et dont le club indique que cet événement n’était qu’une étape car d’autres visites avec les supporters seront organisées. Le service communication du DFCO souhaite développer cet esprit novateur et toujours proposer de nouveaux concepts à ses supporters.

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L’opération “La banderole des supporters” par TF1

La chaine TF1 a lancé depuis mars l’opération “La banderole des supporters” qui permet aux fans français d’envoyer leur message aux bleus.

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Toujours sans public au raison du couvre-feu à 21h, la rencontre entre l’équipe de France et le Pays de Galles affichera cependant quelques messages des fans français dans les tribunes de l’Allianz Riviera de Nice avec une banderole des supporters.

 

La chaine TF1 a lancé à l’occasion des 100 jours avant le lancement de l’Euro 2020 (le 3 mars dernier), l’opération #LaBanderoleDesSupporters. 

 

Une opération de fan engagement 

Certainement la star de l’épisode Covid 19, la bâche s’est largement déclinée dans les enceintes sportives. Pour le premier match de préparation avec le groupe France qui jouera l’Euro 2020, la chaine TF1 co-diffuseur de la compétition a imaginé une opération de fan engagement. 

 

 

Depuis le 3 mars, les supporters français peuvent “déclarer leur flamme” aux Bleus sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #LaBanderoleDesSupporters et sur une page web dédiée. La chaine a exploité cette opération à plusieurs reprises sur ses médias sociaux pour animer sa communauté avec des jeux concours. 

Selon TF1, plus de 2 000 messages ont été envoyés pour ce match. Et plus de 1 500 de ces messages sont imprimés sur une grande toile placée derrière l’un des buts de l’Allianz Riviera de Nice. 

Et c’est ce soir, le mercredi 2 juin que le public et les fans peuvent découvrir cette banderole. Sur cette banderole, nous pouvons lire “La Banderole Des Supporters de TF1″ et le message ‘Unis avec les Bleus” composé avec l’ensemble des messages des supporters. 

 

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