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Une journée avec les fans de Tennis à la finale de Coupe Davis Une journée avec les fans de Tennis à la finale de Coupe Davis

Fan expérience en France

Dans la peau d’un fan à la finale de Coupe Davis à Lille

Retour sur la finale de Coupe Davis 2018 au Stade Pierre Mauroy de Lille avec une expérience fan de tennis qui possède une vraie saveur.

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Samedi dernier, nous avons eu la chance d’assister à la finale de Coupe Davis à Lille à l’occasion du double entre les français Mahut-Herbert et les croates Dodig-Pavic. Un match qui est souvent considéré par les fans de tennis comme étant le moment le plus intense du weekend.
Alors, une finale de Coupe Davis depuis les tribunes, qu’est-ce que ça donne ?

 

Avant cette finale prévue du vendredi 23 au dimanche 25 novembre, la Fédération Française de Tennis avait déjà annoncé la couleur sur les médias sociaux et le web avec de nombreuses activations digitales pour animer les fans et les français.
Grâce à la FFT, il s’agissait pour Fanstriker de la première finale d’un grand événement international (et on en est plutôt très content). Le week-end s’est déroulé à Lille dans le récent et pratique Stade Pierre Mauroy. Plus de 20 000 spectateurs étaient attendus.

Un parvis un peu calme 

À notre arrivée sur le parvis du stade Pierre Mauroy vers 12h00, nous n’avons pas vu d’animations. Les choses se mettaient doucement en place devant les entrées du stade. Cependant les fans étaient déjà présents. Certains se baladaient autour de l’enceinte tout en profitant d’une photo devant la statue réalisée par le sculpteur Richard Orlinski et tandis que d’autres rejouaient le match de la veille dans les bars et restaurants aux alentours.

La statue réalisée par Richard Orlinski devant le stade. Fanstriker

La statue réalisée par Richard Orlinski devant le stade.

Accessoires et maillots de l’équipe de France de rugby, de football, tous les maillots bleus étaient les bienvenus au stade. Comme dans la majorité des compétitions internationales, il est commun de croiser des supporters avec des tenues bleues d’un autre sport. C’est quelque chose de plutôt positif car cela veut dire que l’événement s’étend plus largement qu’aux seuls fans de cette pratique sportive. 

Des supporters déguisés.

Des supporters déguisés.

Des supporters déguisés.

 

Avant d’entrer dans l’enceinte, nous sommes allés à la rencontre de quelques fans pour en savoir plus sur leurs attentes sur ce type d’événement à l’occasion d’un micro-trottoir. Pour beaucoup, ce n’était pas le premier événement tennis, et d’après eux, la Coupe Davis est l’un des meilleurs événements en termes d’ambiance. 
Des retours à retrouver ci-dessous en vidéo.

Dans le tennis aussi il y a des supporters qui font du bruit

Un stade de football réaménagé en enceinte de tennis avec une ambiance de foot. C’est un peu comme ça que l’on peut décrire l’ambiance de cette finale.
Les tribunes étaient relativement bien garnies ce samedi. Certains supporters présents également la veille indiquaient qu’il y avait plus de monde que le jour précédent.

“Je pense que c’est plus sportif d’être un fan de tennis qu’un fan de football ou d’un autre sport. Le fan de tennis doit sans cesse se rassoir pour la concentration des joueurs et se relever aussitôt qu’un point est marqué. C’est bon pour travailler les muscles fessiers. ”

Mathieu, Fanstriker

L’ambiance pendant le match n’avait donc rien à envier aux enceintes de sports co comme le football ou le rugby. Les fans chantaient, des olas amusaient le public sur les temps morts. La relation entre les fans est relativement bon enfant et la composition du public est très diversifiée (hommes, femmes, enfants). 

La tribune Est du stade Pierre Mauroy

Fans de tennis au stade Pierre Mauroy

La WATFA, un groupe de fans qui pousse fort

Dans le stade, nous étions assis juste à côté d’une bande de fans très organisée tous vêtus du même tee-shirt. Un maillot bleu, blanc et rouge. Il s’agissait des fans membres de la We Are Tennis Academy (WATFA) lancée il y a plusieurs années par BNP Paribas, partenaire international du tennis et de la Coupe Davis. La We Are Tennis Fans Academy assure sur de nombreux tournois pendant la saison avec une ambiance électrique dans le monde entier.

Pour cette finale, les fans français du We Are Tennis ont été des moteurs du stade grâce leurs chants et chorégraphies. Ce groupe de supporters a su se faire entendre pour bien évidemment encourager Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert, mais surtout pour créer une atmosphère chaleureuse et dynamique dans les tribunes.

La WATFA, les fans de tennis par BNP Paribas

Le groupe est relativement bien organisé. Il y a un animateur qui chapeaute le déroulement avec un micro fixé sur le visage, trois micros d’ambiance pour prendre le son des fans, une enceinte ainsi que des drapeaux, des pancartes, des instruments et un tifo géant. Ils n’hésitaient d’ailleurs pas à répondre aux sollicitations des fans autour en lançant notamment des olas, afin de récompenser la motivation de certains membres du public.

Pendant toute la durée du match, la WATFA et les autres fans offraient tout simplement la sensation d’être dans un stade de football ou de rugby. Ce qui fait la charme de la Coupe Davis comme le témoignaient de nombreux supporters avant notre entrée dans le stade.

Une animation des fans régulière

Dans les coursives du stade, l’offre de restauration se mélangeait à quelques stands photos et des espaces boutiques. Le public pouvait se prendre en photo avec la réplique en carton des joueurs de l’équipe de France de Tennis. Ou faire la presque traditionnelle photo sur le photobooth de l’événement. Le Hashtag #TousEnBleu s’affichait un peu partout sur ces lieux d’animations. 
Aussi, des affiches de la finale étaient en libre service sur le stand Lille Métropole. 

Même si nous avons peu vu d’animations à destination des fans dans les coursives et ou autour de l’enceinte, une fois à l’intérieur nous avons pu observer quelques messages à leur destination. 

Régulièrement pendant le match, les fans pouvaient voir sur les écrans géants du stade (il y avait 6 écrans au total dans la salle) un message pour les inciter à visiter l’une des boutiques situées dans les coursives. 

Une mise en avant de la boutique sur les écrans du stade

Une mise en avant de la boutique sur les écrans du stade

Un espace boutique dans les coursives du stade Pierre Mauroy

Un espace boutique dans les coursives du stade Pierre Mauroy

Toujours sur les écrans, un message invitait les fans à partager leurs émotions en photo sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #TousEnBleu. 
Un second hashtag était visible #DavisCup qui était lui proposé par l’organisation elle-même avec le slogan “Show Your Colours”.

Les photos et les tweets de quelques fans passaient régulièrement sur les écrans géants ainsi que les publicités des sponsors lors des breaks. 

Le stade Pierre Mauroy, un stade modulable pour une expérience unique

Très apprécié des supporters et de l’Équipe de France de tennis, le Stade Pierre Mauroy à Lille offre un confort et une expérience rare dans sa configuration tennis.
Habituellement occupé par le LOSC pendant l’année, ce stade a la particularité de pouvoir accueillir d’autres sports et événements. Pour cette finale contre la Croatie, l’enceinte fêtait déjà son cinquième événement en Coupe Davis depuis 2014.

Comme ce que l’on peut voir sur la vidéo ci-dessous, le changement de décor est assez bluffant. Un énorme rideau sépare le stade en deux. D’un côté, nous voyons le terrain de tennis et les tribunes et de l’autre les deux moitiés du terrain de football. 

Pendant le match, nous étions attentifs à l’expérience que nous proposait les deux équipes et les organisateurs. 
Première bonne surprise, l’entrée des joueurs.
Comme en boxe, l’entrée des équipes sur le court est très scénarisée. Elles doivent en effet utiliser une grande rampe illuminée sur plusieurs mètres pour rejoindre le court. Ce qui permet de faire monter la salle en pression et de créer un premier lien entre les joueurs et les fans. Dans n’importe quel sport, l’entrée des athlètes est un moment clé de l’expérience fan, comme au Stade Rennais par exemple. La mise en scène réalisée pour cette finale de Coupe Davis en est la parfaite illustration.

https://twitter.com/fanstriker/status/1066316726063775744

Nous avons également apprécié les nombreux écrans installés dans l’enceinte, que ce soit sur le court ou dans les coursives. Des écrans qui permettent aux fans de voir ou revoir les ralentis selon leur position dans le stade. Cependant, il n’y pas encore d’écrans dans les toilettes comme ce que prévoit le Real Madrid dans son futur stade

Les écrans en hauteur au stade Pierre Mauroy

Les écrans placés en hauteur dans la salle.

Les écrans dans les coursives au stade Pierre Mauroy

Les écrans situés dans les coursives du stade.

Autre élément intéressant, le chauffage du stade. En effet, ce sont des radians à infrarouge au-dessus du terrain qui chauffent le court et les gradins inférieurs. Un chauffage qui offre d’ailleurs une ambiance lumineuse plutôt agréable. En revanche, pour les tribunes les plus hautes, la température est plus fraîche. De nombreux spectateurs avaient donc gardé leur manteau et leur bonnet. Ce qui renforce la sensation d’être dans un stade et non dans une salle de tennis.

Une nouvelle formule et un mécontentement des fans 

La belle atmosphère de la Coupe Davis devrait néanmoins être différente les prochaines années. En effet, à partir de 2019 la Coupe Davis change de formule. Désormais le tournoi se tiendra sur une semaine sur terrain neutre en fin de saison. Ce qui aura certainement un impact sur cette ambiance générale si propre à la Coupe Davis. C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreux fans sont contre cette nouvelle formule.

Une bonne expérience avec des apprentissages et des idées

En matière d’expérience fan, nous avons trouvé de nombreuses choses intéressantes au Stade Pierre Mauroy pour cette finale de Coupe Davis. Nous avons également pu relever quelques idées d’amélioration pour rendre cette expérience encore plus agréable.

Au tennis, les spectateurs sortis du court doivent rester dans les coursives jusqu’au prochain changement de côté. Une attente qui peut durer en moyenne 15 à 20 minutes. Malgré les écrans pour suivre le match à distance, il y a très peu d’animations pour faire patienter les fans. Il peut donc être intéressant de proposer des activités à ces supporters. Des animateurs pourraient aller à leur rencontre pour leur faire faire des quizz, proposer des simulations de jeu réelles ou virtuelles avec des stands à proximité ou bien faire un micro-trottoir pour créer du contenu et échanger avec eux. 

À l’intérieur du stade, nous avons également constaté qu’il y avait peu d’interactions entre le terrain et le public. Entre deux sets, nous pouvons envisager d’animer les spectateurs en tribune. Les écrans peuvent par exemple mettre en avant les fans les mieux déguisés (car beaucoup de fans jouent le jeu du déguisement). Un tirage au sort peut être organisé pour faire gagner la balle de match à un spectateur grâce à son numéro de billet. Ou encore, un fan peut pronostiquer le prochain set depuis son siège et gagner un cadeau en cas de bon résultat.
Bien évidemment, ces idées d’animations en tribune dépendent des possibilités qu’offrent la Fédération Internationale de Tennis.

Enfin, il y avait des bâches unies noires qui étaient installées sur les sièges qui n’offraient pas une bonne visibilité. Comme dans d’autres enceintes sportives, ces bâches peuvent être exploitées pour y afficher des hashtags ou bien des logos. Un habillage qui pourrait rendre le lieu encore plus vivant et coloré. Ces bâches peuvent aussi renforcer le sentiment d’appartenance chez les fans, si elles sont aux couleurs de la France par exemple.

Les coursives du stade Pierre Mauroy

Les coursives du stade Pierre Mauroy

Globalement, cette expérience fan à la finale de Coupe Davis a été très agréable. Le dispositif du stade, le groupe de supporters We Are Tennis et les différentes animations garantissent un moment convivial. On ressent une atmosphère chaleureuse avec un événement sportif de haut niveau qui se transforme en grande fête.

Avec la nouvelle formule de cette compétition, une question se pose : une compétition sportive avec des matchs à l’extérieur et à domicile génère-t-elle forcément plus d’ambiance qu’une compétition sur terrain neutre ? En comparant les chaudes ambiances dans certains clubs de football ou de rugby à des finales nationales ou européens moins animées, on aurait tendance à dire oui. En voyant l’émotion que génère une Coupe du monde sur une période donnée, le débat semble alors plus complexe.

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Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience en France

Le musée, l’extension de l’expérience fan

Vecteur de patrimoine historique ou source de revenus, le musée devient tendance pour les structures sportives et pour leurs communautés.

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De plus en plus de musées fleurissent dans le paysage sportif. Aujourd’hui, ils représentent un centre de profit pour les clubs mais également un moyen de partager l’histoire du club, de garder un lien avec leurs supporters et d’asseoir leur image de “marque”.

Le musée sportif est complexe car il incarne à la fois un musée de collections, un musée d’histoire et un parc à thème sportif à travers les nouvelles innovations digitales et interactives. Nous nous pencherons alors sur ce que véhiculent ces musées, les revenus qu’ils engendrent et les nouvelles tendances à venir.

L’histoire et l’héritage

Chaque club sportif détient un patrimoine propre à son histoire à travers ses succès ou ses défaites, ses titres ou ses relégations, ses plus beaux maillots ou les moins bien réussis. Pour les supporters les plus âgés, ce sont des souvenirs, pour les plus jeunes, c’est l’histoire de leur club. Le musée représente pour l’ensemble des fans, tout âge confondu, le moyen de revivre les plus grandes émotions de leur club. À travers ces émotions, vous offrez à vos fans un renforcement du lien affectif et un prolongement de l’expérience fan.

Le musée sportif en France est apparu à partir de 1961 avec l’inauguration du « musée automobile de la Sarthe » consacré aux 24 Heures du Mans. C’est seulement en 2003 qu’une autre discipline majeur en France a ouvert son musée : le Tennis. La FFT offrait enfin à ses fans un musée sur Roland Garros et la pratique de la petite balle jaune. Dix ans plus tard, le premier musée d’un club de football ouvrait ses portes, celui de l’AS Saint-Étienne et de la grande épopée des Verts.

Grâce aux anciennes pièces et archives audiovisuelles que les clubs et les fédérations ont à leur disposition, c’est un devoir de mémoire que d’offrir un musée à l’ensemble des fans. Au-delà de ces pièces de collections, ce sont des anecdotes incroyables à raconter, à l’image de l’ASSE et l’histoire mythique de ses poteaux carrés. L’Olympique Lyonnais avait quant à lui proposé à ses fans de participer à la conception du musée. En effet, le club était à la recherche d’éléments de son histoire pour enrichir son futur musée et sa collection d’objets exposés, ils avaient donc fait un appel aux fans.

Crédit Photo : ASSE

Un revenu hors match day non négligeable

Comme exprimé précédemment, le musée est un prolongement de l’expérience fan mais pas seulement ! Il offre également une nouvelle source de revenus pour les structures sportives.

Que ce soit avant ou après le match, c’est surtout une opportunité de faire vivre le club hors jour de match. Les grands clubs l’ont compris à l’image de Barcelone, Real Madrid, Juventus et Manchester United. Il s’agit d’une source financière importante pour ces clubs prestigieux, et ça, le Real Madrid l’a bien compris. Son musée est le second le plus visité à Madrid (1,3 millions de visiteurs en 2019), derrière le musée du Prado. Il rapporte près de 100 000 € de recettes quotidiennes grâce à son Tour Bernabeu. À titre de comparaison, le concurrent barcelonais détient un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 20 millions d’euros et les 1,5 millions de visiteurs par an.

Quant à leur homologue turinois de la Juventus, on comptabilise 2 millions d’euros de recette et environ 200 000 visiteurs par an. Certes le club italien a 10 fois moins de retombées économiques mais cet part de revenu n’est pas négligeable. D’autant plus que la visite du musée découle régulièrement sur la vente de produits dérivés grâce à la boutique officielle.

Hors saison, la visite du musée et du stade permettent également à de nombreux clubs d’avoir des rentrées d’argent sur la période estivale. Une période assez creuse sans revenu de billetterie. La Juventus a saisi cette opportunité en battant des records de fréquentations sur les mois de juillet et août 2018.

Une autre façon de dynamiser son musée et les visites est de proposer des expositions temporaires permettant d’attirer les fans habitués sur une époque ou un thème qui lui est cher ou bien de susciter l’intérêt sur un public non converti. Pour exemple, on peut citer les expositions temporaires du musée des 24 heures du Mans. La dernière en date était consacrée au film récompensé aux Oscars, Le Mans 66. Dans le monde du football, on peut citer, le Musée des Verts en juillet 2019 avec son exposition temporaire “Centenaire du Coquelicot 42”.

Les étrangers, clientèle principale ? 

Pour beaucoup, le club est le reflet d’une ville et certains étrangers ne sont pas insensibles à cela. Lorsqu’il visite un pays, une région ou bien une ville, certains visiteurs ont à cœur de visiter les stades présents. En d’autres termes, les stades sont devenus des hauts lieux touristiques à part entière !

Vous allez à Barcelone, à Milan, et vous mesurez évidemment à quel point leurs stades sont des hauts lieux touristiques, identitaires, de déplacements et de cultures. Et chacun de ces déplacements sur ces enceintes mythiques, comme va le devenir le Groupama Stadium, ont tous évidemment un musée. Et ces musées génèrent un flux de touristes extraordinaire

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de l’inauguration du Groupama Stadium.

Une statistique impressionnante illustre ce fait : 55% des visiteurs du Bernabeu Tour sont étrangers pour 70% d’européens en 2015. Pour le musée des 24 Heures du Mans, en 2014, 35% des visiteurs étaient étrangers.

Le rayonnement d’une ville est étroitement lié au rayonnement du club local. Les liens sont forts et les collectivités en ont conscience. C’est pour cette raison que de nombreux projets de musées ont été subventionnés en partie par les pouvoirs publics. C’est le cas pour le musée de l’Olympique Lyonnais puisque 25 % du financement du musée sont couverts par une subvention de 1,5 million d’euros accordée par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au-delà de la salle des trophées, la visite du stade

Aujourd’hui, la réflexion du musée est plus globale. On cherche à proposer une expérience différenciante et complète notamment en offrant une expérience plus immersive. Par exemple, de nombreux clubs proposent la visite de la pelouse, du vestiaire, de la salle de presse, etc. Le musée n’est plus le seul élément de visite, il fait partie d’un parcours plus vaste et plus riche. Celui-ci est réfléchit, de sorte à ce que le visiteur se sente privilégié de voir des espaces normalement consacrés aux joueurs.

Prenons l’exemple du PSG Expérience sur lequel nous avons déjà rédigé un article. Le club a développé une expérience globale sans égal en France. Il offre aux visiteurs la possibilité de visiter le stade, de faire un Escape Game ou bien de profiter de l’Arcade VR avec 16 activités. Un vrai parc à thème virtuel à l’image du PSG !

Crédit photo : Benoit Florencon

Le digital offre de nouvelles opportunités

Le digital et les nouvelles technologies offrent de nouveaux axes de développement pour les musées afin de rendre plus attractif et interactif la visite.

Pour certains, c’est la possibilité de dynamiser l’histoire d’un club à travers des vidéos, des images, des expériences en Réalité Virtuelle pour se plonger toujours plus dans le passé du club. Pour d’autres, c’est la possibilité d’offrir un souvenir physique. Comme le propose le Real Madrid en prenant en photo les visiteurs sur un fond vert, leur permettant ainsi de choisir le joueur qu’ils souhaitent avoir à leur côté.

Les nouvelles technologies, c’est également rendre la visite ludique, comme le fait l’ASM Clermont avec la transformation d’essai. Le visiteur peut tester son coup de pied en frappant dans un ballon détectable par un capteur de mouvement.

Crédit photo : ASM Clermont

Nombre d’activités sont réalisables avec le digital pour rendre un musée vivant, participatif, ludique et pédagogique, loin de l’idée d’un musée “mémorial” seulement rempli de maillot et de trophée. De nombreux outils existent tels que les écrans tactiles, les bornes interactives, les hologrammes, l’eSport, etc. Les clubs peuvent donc laisser libre court à leur imagination et leur créativité. Le College Football Hall of Fame a surfé sur cette vague et se positionne aujourd’hui comme l’un des meilleurs musées digitalisés.

Le musée est un axe de développement non négligeable pour une structure sportive que ce soit pour prolonger l’expérience fan ou engendrer de nouveaux revenus. Le développement d’un musée doit être réfléchi assidûment pour offrir une expérience complète et ludique pour s’adresser à un public large : petits et grands, fans ou étranger du club.

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