Suis-nous
La communication du foot féminin en Angleterre La communication du foot féminin en Angleterre

Fan expérience dans le monde

Comment les clubs anglais communiquent sur le foot féminin ?

Après avoir battu un record pour ses droits TV, le foot féminin en Angleterre n’a jamais semblé aussi populaire. Une popularité qui peut s’expliquer par la stratégie de communication des clubs.

Publié

le

Cette semaine, le football féminin en Angleterre a battu un record, celui des droits télé. Sky Sports et la BBC se sont mis d’accord pour se partager les matchs de la Super Ligue Féminine anglaise (FA Women’s Super League). Le montant total est d’environ 7 millions de livre, soit 8,1 millions d’euros, par an. En France, les droits de la D1 Féminine s’élèvent à 1,2 millions d’euros par saison.

Comment les clubs anglais rendent attractif le football féminin outre-Manche ?

Une communication structurée et divertissante pour les Féminines

Pour mieux comprendre l’engouement autour du football féminin en Angleterre, il suffit de faire un tour sur les médias sociaux des clubs. Sur Instagram tout d’abord, il est commun de voir des comptes au nom des équipes féminines. Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester United, Man City, Everton, Tottenham… tous ces grands clubs administrent un compte certifié et dédié aux Féminines. Ce qui permet aux fans de suivre au quotidien l’actualité des Women à travers un contenu propre qui valorise l’équipe.

En guise d’exemple, nous pouvons parler du compte Instagram Chelsea FC Women. Près de 2,5 millions d’abonnés y consultent chaque jour des photos des matchs, des interviews, scores et autres highlights des Féminines des Blues. Exactement comme sur le compte de l’équipe masculine où l’on retrouve une stratégie de publication similaire voire identique. 

En France, seuls le PSG, le Paris FC, Bordeaux et Le Havre possèdent un compte Instagram officiel pour leur équipe féminine sur les 12 équipes de la D1.

 

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Une publication partagée par Chelsea Football Club Women (@chelseafcw)

Cette réflexion se poursuit sur YouTube. Sur les chaînes des plus grands clubs anglais, on retrouve régulièrement des vidéos de l’équipe féminine. Il y a à la fois des résumés des matchs et des interviews, mais aussi des contenus plus ludiques comme des activations partenaires.

C’est par exemple le cas de Man City qui avec son sponsor Nissan a organisé un défis entre Oliver Rowland, pilote de Formula E, et des joueuses du club. Une vidéo divertissante comme City a pris l’habitude de faire avec son équipe masculine depuis de nombreuses années. C’est une manière originale de valoriser le foot féminin et de découvrir les joueuses sous un autre angle.

Toujours dans un objectif de divertissement, on peut également prendre l’exemple de Tottenhman. Pour Halloween, le club londonien a défié ses joueuses avec le fameux “What’s in the Box” challenge. Là encore, le but est d’apporter une visibilité différente à l’équipe féminine où sympathie et humour sont au cœur du contenu.

En France, les féminines sont aussi présentes sur les chaines YouTube des clubs. C’est notamment le cas à l’Olympique Lyonnais où dans chaque création originale qui implique les joueurs, on retrouve également les joueuses. Ma Première Fois, Le QuizzOL, Le XI de Rêve… tous ces contenus divertissants produits par l’OL regroupent les deux équipes.

Sur TikTok, le foot féminin n’est également pas en reste. Le canal est effectivement primordial pour toucher une cible jeune et les clubs anglais l’ont bien compris. C’est par exemple le cas de Manchester United ou de Chelsea qui utilisent les tendances et codes de la plateforme pour divertir grâce aux actions des joueuses. Là encore, ce type de contenu contribue à rendre le foot féminin plus attrayant.

@manutdThat touch Tobin 😱🔥 ##UnitedOnTikTok ##MUFC ##ManUtd ##TobinHeath ##Matchday ##football ##soccer ##MUW ##MUWomen♬ original sound – Complex

@chelseafc###########♬ original sound – Chelsea FC

Deuxième club le plus suivi au monde sur TikTok, le PSG intègre lui aussi les Féminines dans sa stratégie de contenu. Toujours dans le but de divertir et de susciter de l’engagement.

@psgLes coulisses d’une séance d’entraînement by @jordynhuitemaa 🤪🕺🏻💃🕺🏻♬ Originalton – lay || thank u for 1.9M<3

La FA Women’s Super League, une organisation qui favorise la promotion du foot féminin

Sa réussite, la FA Women’s Super League ne la doit pas qu’aux clubs. Elle la doit aussi à sa propre stratégie de développement.

En novembre 2019, Arnaud Simon, CEO de In&Out Stories, nous expliquait sur LinkedIn comment la ligue anglaise féminine de foot fonctionnait. Selon lui, la FA Women’s Super League est un “modèle bluffant de transformation éclair et de volontarisme“. Il le décrit à travers différentes leçons à retenir :

  • Au sein de la Fédération Anglaise de football (FA), on retrouve une gouvernance indépendante pour le foot féminin. Ce qui facilite grandement la prise de décisions.
  • Les 12 clubs qui composent la WSL sont des structures professionnelles.
  • La présence de marques de référence (Arsenal, Chelsea, Man City, Man United…) dans le championnat le rende attractif. Certains cadors anglais ont pu rapidement atteindre la WSL sans passer par les montées nécessaires car ils remplissaient les critères financiers et d’organisation demandées. Ce qui est semblable à une ligue fermée.
  • Le rebranding moderne de la WSL et l’appellation “Super League” renforcent l’attractivité.
  • La retransmission large des matchs (BBC et Sky Sport) et les nombreux contenus digitaux (médias sociaux, application gratuite, etc.) produits par la FA augmentent la visibilité.
  • L’équipe nationale s’appuie beaucoup sur la WSL où 40% des équipes du championnat doivent être composées de joueuses anglaises.

Afin de mieux comprendre la stratégie du foot anglais féminin, je vous invite à lire l’article entier d’Arnaud Simon : L’exemple de la ligue anglaise féminine de foot.

La FA Women’s Super League semble donc être un exemple de développement pour un championnat sportif. Tout comme la stratégie de communication des clubs que la composent. De quoi inspirer d’autres ligues ou disciplines qui souhaitent valoriser une compétition, notamment féminine.

Vous avez aimé cet article ?

Chargé de SEO & SEA dans une agence de voyage sportif, je suis un passionné du Sport Digital et de la Fan Experience. Chez Franstriker, j'ai pour objectif de faire grandir le projet et d'écrire de temps en temps sur les activations digitales des uns et des autres dans le monde du sport.

Fan expérience dans le monde

Des toiles personnalisées pour couvrir 47 213 places à Feyenoord

Une initiative menée par les groupes de supporters du club de Feyenoord Rotterdam pour remplir le stade Feijenoord (De Kuip) avec des toiles personnalisées. 

Publié

le

Une initiative 100% menée par les groupes de supporters de Feyenoord Rotterdam. Des milliers de bannières pour compléter les tribunes du stade Feijenoord (De Kuip). 

 

À la mi-novembre 2020, les groupes de supporters du club de football du Feyenoord Rotterdam ont lancé la campagne “Ensemble, nous remplissons le stade“ dans le but de couvrir les 47 213 sièges de l’enceinte d’une manière différente et unique… avec des bannières personnalisées fait main.

Des bannières personnalisées 

Chaque participant pouvait personnaliser le message sur sa bannière avec des encouragements pour l’équipe. À partir de 5 euros, les supporters pouvaient acheter une toile et envoyer un texte à inscrire. Le groupe de supporters a proposé différentes offres débutant à 5€ et évoluant selon la taille de la bannière. Les participants qui voulaient voir leur bannière facilement à la télévision avait donc plus d’intérêt pour augmenter le nombre de sièges qu’ils souhaitaient couvrir en tribune. Voici le détail des offres proposées :

  • pour couvrir 1 siège avec une bannière = 5 €
  • 5 places = 25 €
  • 10 places = 50 €
  • 25 places = 125 €
  • 50 places = 250 €
  • 100 places = 500 €
  • 1200 places (une tribune pleine) = 6 000 €

L’opération qui est à présent conclue a relativement bien fonctionnée puisque le stade a été totalement recouvert et les offres ont toutes été épuisées. Début mars déjà, le nombre de 42 000 places vendues avait été atteint. 

Même les entreprises (partenaires ou non) pouvaient acheter une ou plusieurs bannières pour un montant minimum de 150 € pour une bannière qui couvre 30 sièges. 
Les principaux partenaires du club ont fait un geste envers cette initiative en retirant leurs traditionnelles bannières de sponsors (placées face caméra) pour libérer cet espace pour la campagne de bannières fait main. 

 

Une conception 100% par les supporters

La réalisation de chaque bannière a été faite par les bénévoles des associations de supporters de Feyenoord Rotterdam à l’origine de cette initiative. Ils ont conçu les bannières selon les commandes reçues, réalisé des photographies et disposé les toiles dans les tribunes aux emplacements prévus. Une vraie organisation !

Chaque participant ayant acheté une toile peut retrouver sa photo sur le site d’un des groupes de supporters  du club (FSV De Feijenoorder). Mais aussi à la télévision lors des rencontres à domicile. 

 

Le partenaire principal Droomparken (une compagnie de villages de vacances) a également rejoint la campagne et, avec les autres partenaires stratégiques (adidas, TOTO, Breeman BMW, Heineken et le Vriendenloterij), avait une grande toile, réalisée par des supporters, sur les sections W2 et W3 de l’enceinte.
Droomparken a tenu à remercier tous ces supporters qui se sont investis jour et nuit dans cette initiative. À l’automne, le partenaire va mettre deux villas à leur disposition pour un week-end de groupe dans l’un de leur village vacances. Un très beau geste. 

Une partie des bénéfices générés par cette initiative seront utilisés pour du matériel pour les groupes de supporters.

Pour remercier les participants, les supporters ont organisé un jeu concours en partenariat avec le club et le restaurant du stade pour remporter une visite des tribunes du stade avec un repas.

 

 

Une initiative intéressante de la part des groupes de supporters. Cela permet de créer du lien entre le club, sa communauté de fans, le grand public et les ultras. Deux mondes qui sont parfois en opposition. 

L’idée de proposer à chaque participant une photo de sa toile personnalisée est un vrai plus qui permet ensuite à chacun de partager cette photo sur ses réseaux sociaux et ainsi de donner de la visibilité à cette action collective. 

Vous avez aimé cet article ?

Continuer la lecture

Fan expérience dans le monde

Un tableau interactif alimenté par les contenus des fans

La start-up française ArtDesignStory propose des œuvres d’art connectées qui permettent de scanner des éléments de l’œuvre et de lui donner vie à travers des contenus sur son smartphone.

Publié

le

Le sport et l’art ne sont jamais très éloignés, ArtDesignStory, une start-up française permet de mélanger l’art, la technologie et les souvenirs dans une oeuvre interactive.

 

Transmettre des émotions en adaptant la technologie a un objet d’art emblématique : le tableau. C’est l’objectif de l’innovation portée par Cyril Nardon et sa start-up ArtDesignStory.

Une oeuvre qui s’enrichie avec des vidéos intégrées  

La spécialité de la start-up française ArtDesignStory née en 2017 est le tableau connecté. Une innovation mêlant art et technologie. Une œuvre pas comme les autres, qui prend vie à travers des centaines de contenus connectés au tableau. Il suffit de scanner des éléments de l’oeuvre avec un smartphone pour voir apparaître sur son smartphone des vidéos, des publications sur les réseaux sociaux, des audios… en lien avec l’histoire du tableau.

 

Depuis sa création, Cyril et sa start-up ont pu réaliser des centaines de tableaux connectés pour des athlètes dans plus de 35 pays et 30 disciplines différentes (Matuidi, Neymar, Pelé, Tony Parker et plus de 500 sportifs en quatre ans), mais également pour des institutions (Real Madrid, Bayern, PSG, INSEP, Euroleague, FFF, FFR, CNOSF…), des franchises NFL aux États-Unis (Raiders), des médias (Canal+, RMC, BeIN SPORTS…), des artistes et tout récemment des acteurs du luxe (groupe LVMH).

 

Avec les caractéristiques visuelles d’un simple tableau, c’est un cadeau idéal pour célébrer la fin d’une carrière, d’une saison, un événement, un engagement, dans le but de partager de l’émotion à travers des souvenirs vidéos intégrés à l’oeuvre.

Un concept évolutif

Le concept ne cesse d’évoluer au rythme grandissant de la demande.
Récemment, ArtDesign story a développé la FanArtZone. Un nouvel outil qui offre la possibilité aux fans de participer à une oeuvre en partageant directement leur vidéo story via une landing page en ligne. L’objectif est de construire des oeuvres interactives avec une communauté. 
Le module administrateur du tableau appelé le VipArtZone permet à son propriétaire de pousser en temps réel du nouveau contenu sur le(s) tableau(x) qu’il possède.

“C’est incroyable parce qu’en quelques minutes ça donne des millions d’idées pour notre sport ! Ça pourrait vraiment révolutionner notre communication et l’hospitalité associée.”

Bruno Dubois, Team manager France SailGP

ArtDesignStory collabore également avec des clubs pour des activations comme cet exemple du CS Sedan. Un tableau club en réalité augmentée dans la ville pour les 100 ans du club. Les fans pouvaient alimenter l’histoire du club et ainsi enrichir le tableau en ligne via la landing page dédiée fanartzone.com/cssedan100.

 

Un outil d’interaction et de valorisation de demain pour les fans ? 

Nous connaissons déjà le mur des Kalon à Guingamp, les murs avec le nom des abonnés en Écosse pour ne citer qu’eux. Avec le développement de la technologie, nous pourrions voir fleurir demain dans les stades, des murs et tableaux de photos des fans abonnés ou non qui offrent la possibilité d’enrichir ces oeuvres avec des vidéos. 
Demain, cela représentera peut-être une opportunité pour les clubs d’offrir un nouveau moyen d’interagir avec leur communauté la plus fidèle. Ou encore un outil de valorisation pour les hospitalités. 

Qu’il soit installé dans un salon, un bureau, un écran, sur un mur dans un stade, dans un abris-bus… l’oeuvre connectée peut devenir un média interactif et participatif. C’est d’ailleurs de cette façon que le fondateur Cyril Nardon qualifie désormais son projet : un « nouveau média » connectant les émotions et proposant une véritable expérience pour les fans.

Un produit adaptable pour les particuliers, les associations et institutions, les fondations ou les entreprises. Pour les clubs, cela peut représenter une offre merchandising.

Jérémy Geeraerdt

Les tableaux connectés ArtDesignStory lors de la Convention du Football en 2019

Le coût d’un tableau connecté débute à 1 250€. Une offre de service mensuel est proposée à partir de 25,90€/mois. Et une offre grand public de « poster-tableau connecté » est proposée à partir de 59 €.

L’effet confinement a profité à des produits comme celui que propose ArtDesignStory et après avoir livré plus de 500 clients BtoB et BtoVIP sur les six continents, le BtoC et donc le grand public peut être la prochaine cible à travers les clubs. 

Nous lançons une première levée de fonds à partir d’avril qui va nous aider à développer un nouveau concept basé sur l’utilisation de la réalité augmentée qui permettra de réaliser des EXP-AR-IENCES. Vous pourrez transformer vos écrans en musée depuis votre club, installer chez vous le musée de Pelé, ou même un popup-AR store éphémère pour développer le merchandising dans le salon de vos fans !” explique Cyril Nardon, Fondateur & CEO ArtDesignStory.

Vous avez aimé cet article ?

Continuer la lecture

Suivez-nous

Le choix des lecteurs

Fanstriker est sur Twitter

X