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Interviews

Sur les traces de Diego Maradona à Buenos Aires avec Tomas (Homefans)

Le 20 février, Tomas organise une visite virtuelle de Buenos Aires, hommage à Maradona via Zoom. Il nous présente les coulisses de l’événement dans cette interview.

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Une fois par mois, Tomas organise une visite virtuelle de la ville où il raconte l’histoire de Diego Maradona. Aujourd’hui, Tomas vient partager avec nous toutes ses connaissances sur Argentinos Juniors et Maradona.

 

Les visites virtuelles sont peut-être l’avenir du tourisme sportif. Sur la plateforme Homefans, certains fans en proposent déjà. Nous en avons discuté avec Tomas, un argentin qui proposera une visite virtuelle de Buenos Aires le 20 février prochain à 19h00 sur le thème de Maradona. 

 

Bonjour Tomas, tu es un super fan d’Argentinos Juniors. Comment cette passion t’est-elle venue ? Comment es-tu devenu fan du club ? Est-ce que ça vient de ta famille ? Est-ce que ça vient de tes amis ?

Oui, dans un quartier comme celui-ci, dans lequel le club est aussi le centre de la vie sociale sur les sports et sur tout en général, il est difficile d’éviter Argentinos Juniors et de ne pas être impliqué dans le club. Donc, si vous aimez le football, qui en Argentine est un sport très important, comme vous le savez peut-être, vous avez tendance à vous intéresser à Argentinos Juniors et cela même si vous pratiquez d’autres sports. Vous tombez vite amoureux du club. Le sentiment d’appartenance est énorme ici. Il est difficile de ne pas faire partie de la communauté du club. Par exemple, je suis fan depuis toujours parce que tout tourne autour de l’Argentinos, ici, dans la communauté locale de La Paternal.

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La communauté de La Paternal honore Maradona dans toute la ville.

La culture du football en Argentine

Tu partages donc ta passion avec tout le monde dans la communauté, pas seulement ta famille, mais aussi tes amis et tout le monde dans le voisinage est un fan d’Argentinos Juniors. Il n’y a pas de traîtres dans le quartier ? (Rires)

Non, non, la plupart des gens ici soutiennent le club, en fait. Il est difficile de s’en séparer. Même ceux qui ne sont pas supporters du club ont tendance à l’apprécier d’une manière très particulière parce qu’il fait aussi partie de leur vie.

Au quotidien, peux-tu parler d’Argentinos Juniors avec n’importe qui ?

Oui. On en parle partout. Les gens ont l’emblème du club sur leurs magasins, par exemple. On voit tout le temps des maillots sur les vêtements du club dans les rues du quartier. Je suis né ici et puis je suis revenu dans notre quartier l’année dernière. On s’y sent comme chez soi quand on est fan d’Argentins Juniors.

Il y a une fascination incroyable à travers le monde, pour le football argentin. À votre avis, qu’est-ce qui le rend si spécial?

Je pense que la particularité du football argentin réside dans le fait que nous sommes les producteurs, avec le Brésil, des joueurs les plus talentueux du monde. Je pense que c’est parce qu’en plus du football sportif, c’est le principal divertissement que les gens ont, que ce soit les adultes ou les enfants, surtout entre les classes populaires. Les enfants passent toute leur journée à courir derrière le ballon, sans se rendre compte qu’ils améliorent sans cesse leur technique. Ils jouent sur le premier terrain qu’ils peuvent trouver dans la rue ou ailleurs. Ainsi, quand ils sont un peu plus âgés, ils vont dans un club, et il s’agit alors de polir ces diamants bruts créés par le jeu de football spontané qui se déroule tout le temps dans les rues et les quartiers de ce pays. Je pense que c’est la technique et la qualité des joueurs qui font que les footballeurs argentins sont différents de ceux du reste du monde.

Maradona : une légende proche de la communauté de Buenos Aires

Le football est donc partout et tout le temps. Je crois que c’est ce qui fait la qualité des joueurs de football argentins. Aujourd’hui, nous sommes ensemble pour parler d’une légende du football argentin, Maradona. Tu vis à La Paternal, le quartier de Buenos Aires où se trouvent les stades d’Argentinos Juniors. Maradona a commencé sa carrière professionnelle en Argentine, à Argentinos Juniors. Certains de tes proches se souviennent-ils de l’avoir vu jouer dans ce stade ?

Oui. Quand Diego est arrivé au club, il n’avait que huit ans. Quand il jouait à l’académie, tout le monde le connaissait dans le quartier. Alors quand il était sur le point de jouer en première division, et que les gens savaient qu’il allait bientôt jouer, ils organisaient leur journée de travail pour aller au stade, juste au cas où Diego ferait sa première apparition en pro. On pouvait le voir jouer à l’académie, et c’était un joueur exceptionnel dès son enfance. Un de mes oncles avait une quincaillerie à l’époque située à cinq blocs du stade. Il s’occupait du magasin à tour de rôle avec son collègue de travail lorsque les matchs avaient lieu. En 1976, il a sauté son tour au magasin pour regarder le match Argentinos Juniors contre Talleres de Córdoba, juste au cas où Diego se présenterait pour son premier match. Et il a eu de la chance ce jour-là, car c’était le premier match de Diego.

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Tomas et ses amis sont allés apporter sa contribution au sanctuaire de Maradona avec cette peinture

Au fil des ans, Diego est devenu célèbre dans tout le pays. Des gens de tous le pays sont venus au stade juste pour voir Diego jouer. Rapidement, le club a dû louer un stade plus grand pour pouvoir accueillir les énormes foules qui venaient le voir. À l’époque, nous avions un très vieux stade en bois. N’oublions pas que je parle de la fin des années 70. Ici en Argentine, il n’y avait qu’un seul match par semaine qui était diffusé à la télévision. Donc, pour voir du football, il fallait aller au stade. Tout le monde disait que Diego était si incroyable qu’il fallait le voir de ses propres yeux. Alors en quelques mois, tous mes proches, tous les membres de ma famille, sont allés au stade pour voir Diego jouer. Il était vraiment très célèbre à une époque où les réseaux sociaux n’existaient pas et où la couverture médiatique était moindre. Alors oui, c’était un événement exceptionnel.

Je pense que c’est incroyable de replacer cela dans le contexte des années 1970. Comme vous l’avez dit, le simple fait d’avoir des gens par le bouche à oreille a permis de faire connaître la grandeur de ce joueur. À un si jeune âge, il a attiré tant de spectateurs dans le stade et je crois que c’est ce qui le rend vraiment spécial. À aucun moment il n’a été un jeune joueur sous-estimé. Il était juste venu sur la scène en étant une légende.

C’était une légende dès son premier match. Il n’avait que 15 ans lorsqu’il a fait sa première apparition. On parle d’un enfant qui jouait avec les plus grandes stars du championnat argentin à l’époque.

Une visite virtuelle de Buenos Aires pour tout savoir sur Maradona et son passage à Argentinos Juniors

Chaque mois, tu collabores avec Homefans et vous organisez une visite de La Paternal pour les fans de Maradona. Cette visite est diffusée sur Zoom. Vous avez donc des fans du monde entier qui se joignent à vous. Tu leur racontes toutes les histoires sur le quartier, comment Maradona l’a influencé et comment il est encore une légende dans ce lieu à ce jour. Quels sont les meilleurs moments de la visite ? Qu’est-ce que les gens peuvent voir durant ces visites ?

Oui, c’était une excellente initiative que nous avons pu mettre en place avec Homefans. Nous pouvons ainsi partager l’histoire de Diego et de son âge d’or avec des gens du monde entier, y compris ceux qui ne connaissent peut-être pas le premier club de Diego. Tout le monde connaît Maradona dans le monde entier. C’est peut-être l’une des personnes les plus célèbres de tous les temps, mais peu de gens connaissent le club ou notre quartier. C’est donc formidable pour eux de pouvoir virtuellement marcher dans les mêmes rues qu’à l’époque où il vivait ici et découvrir l’histoire de l’âge d’or de Diego avec les gens de tous les coins du monde. Nous avons reçu des visiteurs de Serbie, de Croatie, de France, d’Europe du Nord, des Pays-Bas, de partout. Nous ne voulions pas faire une visite sur les épisodes récents de la vie de Diego, mais sur son âge d’or.

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Du street art en hommage à Maradona recouvre les murs de la ville

Nous avons la chance d’avoir tous les sites principaux répartis en quelques rues. Il y a le stade dans lequel il a fait sa première apparition mais aussi le street art, qui est partout dans le quartier. Ces peintures montrent Diego à différentes étapes de sa carrière et d’autres personnes clés comme Francis Cornejo, qui a été son premier entraîneur. Tout se passe donc autour du stade. Nous couvrons tout le périmètre à l’extérieur de celui-ci. Nous visitons le sanctuaire, qui a été construit quelques jours après sa mort tout comme certaines des belles peintures que nous avons autour. Je raconte les histoires et la signification de toutes les choses que nous voyons. J’ai essayé de faire comprendre aux visiteurs à quel point l’impact de Diego était profond sur ce club et sur la communauté locale.

Nous sommes tous conscients que c’est Diego qui nous a mis sur la carte. Nous n’étions qu’un quartier comme un autre avec un petit club en Argentine. Cependant, l’apparition de Diego a vraiment bouleversé l’histoire. C’est donc le point clé que nous voulons partager avec les gens. Il s’agit de partager l’histoire de Diego. Bien sûr, nous préférerions faire cette visite en personne. Nous le ferons lorsque les gens pourront voyager, mais de nos jours, les visites virtuelles sont la meilleure alternative pour continuer à diffuser ces belles histoires.

La Paternal : un quartier marqué par le prodige Maradona

Nous sommes vraiment heureux de pouvoir faire des expériences autour du football grâce à Zoom. Quelle est ta partie préférée de la visite ? Qu’est-ce qui surprend vraiment les gens pendant ces visites ? 

Il y a de nombreux aspects de cette visite qui me sont chers. Le nouveau sanctuaire, qui a été construit récemment après le décès de Diego, est l’un de mes endroits préférés de la visite. Il est situé à l’intérieur du stade et il comprend toutes les offrandes que les gens ont laissé à la mémoire de Diego ces derniers jours. Vous savez, les gens laissent des maillots, des ballons de foot, des chaussures de football, les drapeaux de leurs équipes, tout ! Tout le monde a de la place pour lui rendre hommage. C’est assez émouvant pour nous parce que tout est assez récent. Il y a un beau tableau de Diego au dos du sanctuaire.

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Les fans de Maradona viennent de tout le pays pour honorer sa mémoire

Et puis en parlant d’anecdotes et d’histoires, j’en ai beaucoup. Nous avons ajouté des questions et réponses à la visite. Les gens posent beaucoup de questions sur l’histoire de Diego. J’en reçois beaucoup qui sont intéressantes et profondes sur les matchs de Diego, sur les moments clés de sa carrière. Cela montre qu’ils sont vraiment à fond dans la visite. J’aime bien la partie questions et réponses parce que je peux voir à quel point les gens s’impliquent dans cette visite où je ne fais que partager la passion que j’ai pour Diego et pour le club. J’essaie d’expliquer à quel point il était important pour le club et pour toute la communauté. Il a eu un tel impact que les gens se réunissent spontanément autour du stade en particulier, ils ne se réunissaient pas autour de la maison de Diego ou ailleurs. Et dans les jours qui ont suivi, les rassemblements sont devenus de plus en plus importants, parce que le stade est devenu comme un lieu sacré dans la ville.

Par exemple, nous avions des touristes qui venaient le voir. Même dans cette situation étrange, avec la pandémie actuelle, les gens viennent rendre hommage à Diego. C’était très touchant pour nous parce que nous appartenons à cette communauté. C’était comme perdre l’un des nôtres, perdre le meilleur d’entre nous. C’est là que nous avons eu l’idée de faire les visites, mais pas pour parler des choses tristes qui venaient de se passer, mais pour parler de ses meilleures années. C’était une façon pour nous d’expliquer pourquoi la réaction de la communauté était si spontanée, si profonde et si belle. C’était incroyable !

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Chaque fan de Maradona peut démontrer son attachement à la légende de La Paternal

Puis, après quelques jours, le club a construit le sanctuaire dont je parlais. C’est un endroit magnifique. Les gens peuvent le visiter n’importe quel jour. Il est ouvert en semaine afin que les gens puissent le visiter et c’est un nouveau point de repère des fans de Maradona dans le quartier en ce moment. Ce qui s’est passé ici est très touchant. C’est beau de voir, non seulement des gens avec les maillots des Argentinos Juniors, mais aussi avec les maillots de l’équipe nationale et ceux des autres équipes. Cela montre vraiment que Diego était le roi, la plus grande légende du football argentin et que tout le monde se rendait à ses pieds. C’est ce qu’ils ont fait dans notre stade. C’est donc officiellement l’endroit le plus maradonien des monastères que vous pouvez trouver.

C’est certainement l’endroit dont vous voudriez faire une visite si vous êtes un fan de Maradona. Actuellement, il n’est pas possible de s’y rendre physiquement, mais vous pouvez vous y rendre virtuellement grâce à notre visite en ligne. Je crois que c’est l’une des meilleures choses que nous puissions faire maintenant pour nous rappeler quel grand joueur il était. C’est agréable de se souvenir de son âge d’or et plus particulièrement. Quand on ne parlait de Diego que pour son football.

Participez à la visite de Buenos Aires spéciale Maradona

Je recommande vivement à tous ceux qui écoutent ce podcast d’essayer parce que c’est vraiment fascinant. On apprend beaucoup sur Maradona. Vous voyez beaucoup de choses sur Buenos Aires et la façon dont les gens apprécient vraiment Maradona ainsi que son impact sur le football dans tout le quartier. Merci beaucoup d’avoir répondu à toutes nos questions. Tomas, j’ai hâte que le prochain Maradona et Argentinos Juniors ait lieu et que les gens réagissent à votre visite parce que je crois qu’elle est vraiment fantastique. Où les gens peuvent-ils en savoir plus sur vous et sur la tournée ?

Vous pouvez consulter les réseaux sociaux de Homefans et aussi le site web de Homefans sur lequel vous pouvez réserver la prochaine tournée. La prochaine date est le deuxième week-end de février. Vous pouvez vous joindre à moi pour la tournée Maradona dont nous avons parlé. Vous pouvez également vous inscrire pour la visite autour de l’équipe d’Argents Juniors, qui est différente et qui consiste à faire le tour du stade, des vestiaires, du musée que nous avons dans le club et du terrain lui-même. Vous pouvez donc réserver les deux visites virtuelles de Homefans. C’est assez bon marché, 7€ pour la visite Maradona (5€ avec le code promo VTFANSTRIKER). C’est un moyen formidable de passer un samedi après-midi si vous êtes un fan de football !

J’ai hâte de rejoindre la prochaine visite. Cela me manque de découvrir de nouvelles choses sur le football et d’en apprendre sur la culture du football dans différents pays. Si vous souhaitez participer à la visite virtuelle de Maradona le 20 février à 19h, vous bénéficiez d’une réduction spéciale pour les lecteurs de Fanstriker grâce au code VTFANSTRIKER. Tomas, merci beaucoup pour cette interview. Je vous verrai sur Zoom pour votre prochaine visite. A bientôt !

Si vous êtes fans de football sud américain, visitez la boutique de Homefans ! Ils ont toute une sélection de maillots sud américains et de maillots collectors de Maradona et Pelé. Avec le code FANSTRIKER vous aurez une réduction de 10% sur votre commande !

 

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I am a finance and entertainment student excited by the idea of enhancing entertainment experiences thanks to numbers and technology.

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Interviews

“Le spectateur devient acteur” Antoine Grimond (Gamifly)

Discipline en plein boom, l’eSport propose sa propre expérience fan où le spectateur est en constante interaction avec ce qu’il regarde. Faisons le point sur cette pratique qui pourrait bien bouleverser notre manière de consommer un événement.

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L'expérience fan dans l'eSport avec Antoine Grimond

L’eSport, voilà un sujet dont on parle beaucoup depuis plusieurs années désormais. Cette pratique est devenue une véritable discipline professionnelle avec sa propre audience, son propre business model, ses propres codes et son propre univers. De quoi influencer d’autres divertissements comme le sport ou la culture avec une expérience fan qui favorise l’interaction.

 

Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Antoine Grimond, expert eSport et Associé chez Gamifly. Vous pouvez au choix, écouter cet échange en podcast ou lire l’interview rédigée ci-dessous :

L’eSport, où en sommes-nous  ?

Bonjour Antoine, peux-tu nous présenter ton parcours depuis tes études jusqu’à Gamifly ?

Depuis tout petit, je suis un grand fan de jeux vidéos. J’ai donc fait des études pour devenir ingénieur informatique. À la fin de mon cursus, j’ai eu la chance de commencer comme chef de projet dans le monde du gaming chez des éditeurs de jeux. Vers 2014, je me suis rendu compte que l’eSport commençait à se développer sérieusement et j’avais cette envie de créer quelque chose. J’ai alors rencontré Vincent Jouglard avec qui j’ai cofondé Gamifly. Notre volonté était claire : apporter plus aux spectateurs d’eSport.

Notre métier consiste alors à développer des solutions d’engagement. Au départ, ces solutions étaient dédiées au streaming et aux compétitions eSport. Puis peu à peu, nous avons réalisé que nos services pouvaient intéresser d’autres environnements dont le sport.

Pour donner un exemple très concret, lorsqu’il y a un penalty pendant un match de foot, notre solution peut demander aux personnes qui regardent la rencontre leur avis sur la situation sous forme d’un sondage. Ce qui permet de prendre en compte l’opinion du public pendant un événement et de lui donner de la valeur.

 

En une phrase, comment définirais-tu l’eSport ?

Question très difficile (rire). L’eSport c’est la pratique du jeu vidéo en compétition. Mais avant tout, c’est du divertissement. Nous connaissons bien la culture et le sport en tant que loisirs, maintenant, nous avons aussi l’eSport.

Depuis tes débuts dans le monde du gaming, quelles grandes évolutions as-tu vécu avec l’eSport qui est progressivement devenue une discipline à part et ultra-médiatisée ?

Il y en a beaucoup. L’une des plus importantes, c’est Internet. Internet a permis de créer des compétitions en ligne de jeux vidéos qui rassemblent des millions de joueurs au quotidien désormais. En plus de ces compétitions en ligne, Internet a aussi donné accès au free to play. Ces jeux gratuits tels que League of Legend qui permettent à n’importe qui de jouer avec quiconque.

“Lorsqu’on investit dans une équipe d’eSport, il y a de réelles garanties.”

Bien évidemment, il y a aussi le développement des plateformes de streaming qui ont concentré et structuré les audiences. Elles ont tout simplement rendu l’accès à l’eSport facile.

D’un point de vue business, l’une des évolutions majeures c’est le système de franchises dans les ligues eSportives. Avant ce système, les ligues fonctionnaient comme pour les compétitions sportives en Europe avec des montées et des descentes. Depuis 2016, c’est le modèle américain qu’on retrouve en NFL ou bien en NBA qui est instauré. C’est-à-dire qu’une équipe doit acheter sa place pour être présente dans une ligue ou une compétition.

Ce modèle a rassuré de nombreux sponsors et investisseurs car la relégation est impossible. Lorsqu’on investit dans une équipe d’eSport, il y a de réelles garanties car cette dernière est financièrement et humainement structurée avec des joueurs professionnels sous contrat.

Bien évidemment, il n’y a pas que des bonnes choses avec ce modèle. On a perdu ce côté “sucess story” avec la petite équipe qui part de rien et qui termine au plus haut. Néanmoins, l’eSport a complètement changé de dimension après cette évolution.

En 2020, près de 500 millions d’internautes se sont intéressés de loin ou de près à l’eSport contre 440 en 2019. Comment expliques-tu cette tendance qui ne cesse de croître d’année en année ?

Souvent, j’aime bien comparer l’eSport au Rock’N’Roll. L’eSport est une activité pratiquée essentiellement par les jeunes aujourd’hui. Ces jeunes, plus ils vieillissent, plus ils continuent à jouer. J’ai 32 ans et je consomme encore du jeu vidéo aujourd’hui. Ce sera toujours le cas dans plusieurs années. Cette fidélité pour ce divertissement explique l’augmentation constante de son audience.

Quasiment 100% des 15-18 ans consomment du contenu gaming ou eSport actuellement. Cette tendance ne devrait pas donc s’arrêter !

Sur l’année 2020, les confinements ont certainement accru cet intérêt pour l’eSport. On peut prendre l’exemple d’acteurs sportifs qui se sont tournés vers le gaming pour déployer des activations. Aussi, il ne faut pas oublier que l’eSport est lié au monde du jeu vidéo qui est la plus grosse industrie du divertissement. C’est plus gros que le cinéma et la musique réunis. Comme le jeu vidéo est l’un des seuls divertissements accessibles à 100% pendant cette crise sanitaire, l’eSport en a profité.

L’eSport pèse plus d’1 milliard de dollars (sponsoring, droits médiatiques, billetterie online et offline, merchandising, etc.). Qui sont les acteurs forts de ce marché ?

C’est ici que l’eSport est très proche du sport car on retrouve globalement les mêmes acteurs. Sur le plan sportif, nous avons les joueurs, qui sont les talents, et les équipes dans lesquelles ils évoluent. Sans talent et sans équipe, l’eSport ne peut bien évidemment pas exister.

Ensuite, autour du sportif, on a les agences, les médias, les sponsors et les diffuseurs. L’écosystème entre l’eSport et le sport est donc très similaire. C’est également le cas pour les flux financiers. Beaucoup ne le savent pas, mais il y a aussi un mercato du eSport où les transferts se comptent en millions d’euros désormais !

Les sponsors sont de plus en plus nombreux à investir dans l’eSport. Quelles sont leurs motivations selon toi ?

Il y a plusieurs choses, la première c’est évidemment la volonté de toucher les jeunes. La notion de millennials ressort très souvent dans l’univers du eSport. Cette génération ne regarde que très peu la télé et utilise assez souvent les adblocks sur Internet. Il peut donc être difficile de les atteindre. C’est pourquoi faire du sponsoring dans l’eSport est une manière pertinente de s’adresser à eux.

Néanmoins, il faut comprendre que c’est une communauté qui est compliquée à convaincre. Lorsqu’on fait du sponsoring dans l’eSport il est primordial de respecter certains codes. Si on n’aborde pas un gamer où un amateur de gaming de la bonne manière, le message peut vite passer inaperçu voire être mal perçu.

Quelle suite pour la pratique et quel impact sur le sport business ?

Parlons tout d’abord de la diffusion. En 2020, Twitch, Facebook Gaming ou bien YouTube Gaming ont vu leur temps de visionnage exploser. On note aussi une diversification avec des artistes musicaux ou bien des acteurs du sport qui utilisent ces plateformes pour diffuser du contenu. Comment vois-tu évoluer l’usage de ces interfaces de streaming, aussi bien côté diffuseur que côté utilisateur ?

Côté diffuseur, nous allons certainement en voir de plus en plus. Je pense que les acteurs du sport voire de la culture vont certainement tous s’intéresser à ces plateformes pour toucher un jeune public.

Côté utilisateur, le streaming apporte une expérience bien différente de la télévision. Ici, le fan interagit avec ce qu’il se passe à l’écran. Le stream propose en effet des outils d’interaction, comme un chat, afin que les viewers puissent échanger entre eux, donner leur avis ou bien participer à ce qu’il se passe. On parle du “second screen experience” où ces jeunes fans ont l’habitude de faire autre chose en parallèle de l’événement qu’il regarde.

“Notre volonté est que le spectateur devienne acteur.”

Cette manière de consommer un événement ou un contenu va probablement bouleverser celle que l’on connait bien aujourd’hui. La diffusion seule est limitée, au contraire de ces plateformes hyper connectées où il est très facile d’innover.

Derrière cet usage se cache un enjeu lié à l’expérience fan. C’est notamment ici que Gamifly intervient. Comment animer, engager et fidéliser les fans d’eSport et de sport qui regardent un contenu sur une plateforme de streaming ?

Nous sommes partis du principe que les fans d’eSport, mais aussi de sport, aiment interagir avec la diffusion. Notre volonté est donc que le spectateur devienne acteur. Pour cela, nous proposons des choses simples comme un quizz afin que les fans se challengent entre eux. Nous proposons également des choses plus poussées comme la possibilité de donner son avis sur la composition d’une équipe. Non pas dans le but d’influencer le club sur le plan sportif, mais plutôt dans celui de divertir les fans entre eux.

Pour donner un cas concret, nous avons permis aux fans d’un influenceur eSport de choisir pour lui un handicap. Il devait par exemple jouer avec des moufles ou bien avec l’écran à l’envers. Ce qui est très divertissant et ludique. Ça rapproche aussi le joueur de son audience qui a alors un impact direct sur son contenu.

L'expérience fan dans l'eSport avec Antoine Grimond

Pendant un match de tennis, les fans peuvent prédire ce qu’il va se passer et se challengent entre eux.

Parlons désormais du sponsoring dans l’eSport. Dans le sport business tel que l’on connaît, les actions de visibilité des partenaires se développent afin d’offrir aux fans une expérience ou bien un contenu toujours plus immersif et engageant. Dans l’eSport, de quelles manières peut se matérialiser la promotion d’un partenaire ?

Ça reste globalement proche du sport. C’est notamment le cas pour les événements physiques. En revanche, là où réside la principale différence entre l’eSport et le sport, ce sont les activations que l’on retrouve directement dans le jeu. C’est quelque chose que l’on voit très peu dans le monde du sport.

Par exemple, League of Legends a réalisé une opération avec Louis Vuitton à travers laquelle les joueurs pouvaient débloquer et acheter des skins (apparences) à l’effigie de la marque de luxe.

Sur les cinq dernières années, nombreux sont les ayants-droits dans le sport qui se sont lancés dans l’eSport (PSG, AS Monaco, F1 Esports Series, Roland-Garros eSeries by BNP Paribas…). L’eSport ne serait-il pas le canal à privilégier pour engager et fidéliser une communauté de fans jeunes ?  

Ça semble effectivement être le cas. Depuis le rachat de Twitch par Amazon en 2014 pour 1 milliard de dollars, on a vu énormément d’acteurs s’intéresser à l’eSport et au streaming. Aujourd’hui, quasiment tous les clubs de Ligue 1 ont une leur équipe d’eSport. C’est également le cas en NBA où les franchises ont leur équipe eNBA.

Cette tendance va au-delà du club. Les athlètes eux-mêmes, comme Antoine Griezmann, s’intéressent à cet univers et créent leur propre équipe. Aussi, d’autres secteurs privilégient ce canal pour rajeunir leur audience comme la politique. L’investiture de Joe Biden aux Etats-Unis fin janvier a par exemple été le contenu le plus streamé sur Twitch le temps d’une journée.

En plus d’être une pratique professionnelle et un loisir, l’eSport est aussi un sujet d’éducation. Nous connaissons bien le modèle sport-étude. Qu’en est-il du eSport-étude ?

En effet dans les universités américaines on voit de plus en plus d’étudiants s’orienter vers le eSport-étude. C’est également le cas en France avec l’ouverture d’écoles spécialisées. Néanmoins, il faut savoir nuancer ce modèle d’éducation. Devenir joueur d’eSport professionnel c’est comme devenir joueur de football ou de basket professionnel, c’est difficile.

Il y a donc un véritable travail d’éducation à faire et c’est ce que fait très bien une association en France qui s’appelle France Esports. Le but de cette association est notamment d’éduquer les parents qui ne connaissent pas cet univers. Il est important d’encadrer et de structurer cette pratique.

La France souhaite devenir un pays fort de l’eSport. Nous avons organisé en novembre 2019 la finale de la Coupe du Monde de League of Legends. Ce qui représente le plus gros événement eSport au monde. Cette ambition devrait permettre à la discipline de grandir et de voir sur le territoire de plus en plus d’eSportifs professionnels !

Enfin, la question de fin habituelle, quelle est votre définition de l’expérience fan ?

Selon moi, l’expérience fan sert à donner une nouvelle dimension au spectacle qu’il soit sportif, eSportif ou culturel. Dans une expérience fan idéale, le fan est une partie intégrante de l’événement et contribue pleinement à l’action.

Merci à Antoine Grimond de chez Gamifly pour cet échange enrichissant autour du développement actuel et futur de l’eSport.  

Vous pouvez consulter toutes nos interviews avec des professionnels du sport ici. Si vous souhaitez vous aussi échanger sur le sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou sur chacun de nos réseaux sociaux !

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“Permettre aux fans européens de découvrir le produit NBA” Cyril Bourez (NBA)

Nous avons rencontré Cyril Bourez qui nous partage les actions et stratégies de la NBA pour se développer en Europe à travers différents évènements mais pas uniquement.

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NBA Europe

Depuis de nombreuses années, la NBA (National Basketball Association) s’internationalise sur tous les marchés mondiaux que ce soit en Europe ou en Chine. Nous en parlons avec un membre de cette organisation. 

 

Cyril BOUREZ occupe le poste de New Business Development, Global Partnerships, Associate Manager dans les bureaux de Londres de la NBA. Ensemble, nous revenons sur le développement de la ligue en Europe à travers divers évènements marquants ainsi que sur la stratégie globale de la National Basketball Association.

Un échange à écouter en podcast ou lire au choix ci-dessous dans cet article. 

Le travail de développement de la NBA en Europe

Mon travail au sein de la NBA depuis depuis trois ans à Londres consiste à développer les partenariats qu’ils soient marketing ou licensing. Ça va être d’aller chercher des marques qui vont devenir partenaires de la NBA, que ce soit en France ou dans d’autres pays en Europe, mais aussi de développer la gamme de produits dérivés qu’on va proposer aux fans européens.

Au sein de la NBA à Londres, il y a plusieurs métiers. On est diffusé dans plus de 40 pays, donc on a un département Media Distribution qui travaille là-dessus. On a aussi un département qui va travailler sur le marketing et les réseaux sociaux et un département qui va travailler sur les événements. Le département partenariat est divisé, d’une part en partenariat marketing qui va être lié généralement aux événements qu’on va faire en Europe, comme le Paris Game et d’autre part, d’autres évènements tout au long de l’année en Europe et la partie Licensing. 

“On va vraiment développer une gamme de produits dérivés pour les fans européens, mais aussi faire des collaborations avec des marques […] ce qui nous permet de pouvoir proposer un large panel de produits à nos fans.”

Une stratégie avec de nouveaux partenariats, notamment avec Décathlon

Ça s’est fait un peu de façon naturelle, notamment parce que c’est une marque qui a une très forte culture d’entreprise et qui a une très bonne image, que ce soit en France ou dans le monde entier, et qui va nous permettre de développer une gamme de produits qu’on n’avait pas encore pu développer via nos partenariats. Ça va être des produits de compression et de protection pour le sport, mais aussi une gamme de chaussures de basket avec la marque Tarmac. C’est un partenariat pour lequel on est très content et qui va être super je pense pour la démocratisation du basket, que ce soit en France, mais aussi dans le monde, puisque la marque NBA va être vendue dans 1.200 magasins Décathlon.

Des évènements hors normes comme le NBA Paris Game pour développer l’image de la NBA et permettre aux fans de toucher le produit NBA du bout des doigts

Bien sûr, on organise divers évènements en Europe tous les ans. Par exemple, avant le match à Paris, on avait pu faire trois NBA cross-over qui étaient des évènements qui mettaient en avant le côté livestyle et la culture basket via nos partenaires, notamment Foot Locker. On a pu également organiser une fan zone il y a quelques années aux Halles à Paris. On essaie de développer un maximum d’événements pour avoir un point de contact avec les fans en Europe. Effectivement, nous, le service Global Partnership, on est forcément impliqué sur ces évènements là parce qu’ils se font grâce et avec nos partenaires qui permettent l’organisation de ces événements.

Forcément en 2020, ça a été une année un peu particulière parce qu’on n’a pas pu faire tous les événements qu’on voulait faire. Mais on a réussi à s’adapter en faisant par exemple des juniors NBA en digital. Donc, on proposait aux jeunes joueurs de basket en Europe de faire des sessions d’entraînement avec des coach NBA ou assermentés NBA depuis leur tablette, chez eux, pendant notamment le premier confinement.

“Concernant le match à Paris de janvier dernier, c’est vrai que ça a été un super succès pour nous qui avions l’habitude de le faire tous les ans à Londres. Là, on a eu 150.000 personnes qui se sont connectées le jour de l’ouverture de la billetterie, donc c’était quelque chose d’assez énorme.”

On a eu énormément de retombées médias. Tous les médias ont parlé du match, de l’événement et notamment parce qu’il y avait aussi beaucoup de célébrités qui étaient présentes. Tout ça a fait que les partenaires qui se sont investis dans l’événement ont été ravis des retombées qu’ils ont pu avoir pendant le match, mais aussi autour du match.

Il faut savoir qu’on avait pu organiser également un événement toute la semaine du match à Paris, dans le Marais, où on a accueilli les fans de NBA gratuitement pour qu’ils puissent eux aussi découvrir l’univers NBA ou en tout cas, ceux qui n’ont pas eu de place pour le match qu’ils puissent découvrir l’univers NAB via nos activations avec nos partenaires.

L’image de la NBA en Angleterre et les différences culturelles entre les différents pays

Il faut savoir qu’il y a plusieurs types de marché. En fait, en Europe, par exemple, si on prend la France et l’Espagne, c’est des marchés qui sont très matures en terme de basket-ball. C’est d’être des gros pays de basket avec des grosses fédérations. Beaucoup de licenciés, mais aussi beaucoup de joueurs NBA. Il y a énormément de joueurs NBA français à l’heure actuelle, mais aussi depuis vingt ans. Comparé au Royaume-Uni, par exemple, ce n’est pas du tout un pays de basket, c’est plus un pays de foot, de rugby, voire de cricket.

Par contre, c’est un pays qui adore la marque NBA, qui adore le côté lifestyle de la NBA. Et c’est aussi pour ça que l’on a fait beaucoup d’évènements. C’était pour développer ce côté lifestyle, mais aussi essayer d’apporter à ces gens qui adorent la NBA pour le côté lifestyle, essayer de leur faire découvrir aussi le côté sport. C’est un marché où la NBA est moins regardé qu’en France ou en Espagne, par exemple. Voilà, c’était la stratégie de développer vraiment le côté sport face à une audience qui connaît déjà la NBA, mais plus pour son côté cool que pour son côté sport.

Les principaux axes de développement de la NBA sur ces marchés internationaux

Je pense que notre objectif, c’est de faire plus de choses comme on a pu le faire avec Décathlon, de développer des collaborations et des partenariats qui vont permettre à nos fans de pouvoir soit un peu toucher du doigt l’expérience NBA via des événements, soit via des produits qui vont être co-brandé NBA. Mais je dirais que la priorité pour nous, c’est je pense développer la pratique du basket en Europe parce que pour nous, c’est un moyen de dénicher les futurs talents et de rester au top de ce qui peut se faire en matière de performance, mais développer la pratique du basket va aussi nous permettre de créer des nouveaux fans NBA puisque les jeunes qui vont découvrir un basket assez tôt vont très vite pouvoir devenir fan de NBA, puis commencer à suivre la ligue. C’est donc ces deux aspects là, en attendant de pouvoir refaire des évènements bien en Europe.

De nombreuses activations engageantes sur les évènements NBA

Quand on va démarcher des partenaires, bien sûr, il y a un aspect revenu qui est important pour la NBA, mais pour le développement de la marque, que ce soit en France ou en Europe, on cherche également des partenaires qui vont pouvoir nous permettre d’exposer la marque et qui vont pouvoir nous permettre d’avoir une contrepartie marketing. Et c’est aussi en ça qu’avoir un partenaire, comme Parions sport, est très important. C’est que, par exemple, ils ont pu permettre à la NBA d’être présent dans des milliers de bureaux de tabac en France et d’avoir de la visibilité.

Si on prend également l’exemple de Yop, qui est partenaire de la NBA en France, la marque va être présente directement sur des bouteilles de Yop partout dans les grandes surfaces sur le territoire français. Donc, ça permettra aussi de faire parler de la NBA, de donner plus de visibilité à la NBA. Donc c’est des choses qu’on essaie de développer en partenariat avec les marques. C’est quelque chose de très important. La Banque Postale également, permet à la la NBA d’être visible dans des milliers de bureaux de poste en France.

“C’est à chaque fois quelque chose qu’on essaye de faire et on n’essaye pas juste de limiter nos partenariats à un simple package de sponsoring.”

C’est plutôt de voir comment on peut aller plus loin et comment on peut mettre en avant la NBA via nos partenaires et comment nos partenaires bénéficient de ces activations. Je peux par exemple donner l’exemple d’Accor qui a permis à une sélection de clients et de membres de leur programme de vivre le match d’une façon ‘money can’t buy’. Ca veut dire avec des prestations, avec un service hospitalité, etc. mais aussi avec la rencontre de Tony Parker qui est venu les voir en loge. Il y a vraiment eu cette activation premium qui a permis de faire vivre un moment inoubliable aux clients d’Accor.

Sinon, si je prends d’autres exemples, nos partenaires ont pu faire rencontrer des légendes NBA à leurs clients ou vainqueurs de jeux concours pour donner une expérience, encore une fois, un peu inoubliable. Par exemple, des clients pouvaient rencontrer Dikembe Mutombo en avant match ou à la mi temps, ce qui laisse un souvenir impérissable aux personnes qui ont participé à ces évènements-là.

L’importance des icônes comme Tony Parker qui font vraiment office de moteur pour le développement de la NBA en Europe

Bien sûr, complètement. Tony Parker a été un vrai moteur pour la NBA en France, comme ont pu l’être les frères Gazol en Espagne, où Dirk Nowitzki en Allemagne, comme peut l’être actuellement Giannis Antetokounmpo en Grèce ou Doncic en Slovénie. C’est vraiment des joueurs qui nous permettent de développer la présence de la NBA dans certains pays. Par exemple, Tony Parker était venu au début des années 2000 faire des matchs à Bercy avec les Spurs.

Effectivement, ce sont des athlètes et des icônes qui nous permettent d’avoir un vrai point d’ancrage avec les fans ici en France, qui vont s’identifier à ces athlètes-là qui vont pouvoir ensuite retrouver les étés en compétition internationale avec leur sélection. Mais ça ne s’arrête pas là. Tony Parker continue encore le développement du basket-ball en France via l’Asvel. C’est effectivement de toute façon super important pour nous d’avoir des gens comme lui pour développer la NBA et le basket en Europe et en France.

Merci à Cyril Bourez pour cet échange intéressant sur la NBA et ses travaux pour développer l’image de marque de la NBA outre Atlantique.

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