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INTERVIEW : Paul de Bel-Air (LOSC) : “L’inspiration vient vraiment de partout”

Paul est chef de projet Fan Expérience au sein du LOSC, il nous partage sa vision du sujet et nous parle de son travail au sein du club lillois.

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Lors de notre immersion en inside au LOSC il y a quelques jours, lors du match face au PSG (record du stade avec 49 172 spectateurs), nous avons rencontré Paul pour une interview fan expérience évidemment.

 

Paul de Bel-Air est chef de projet fan expérience au LOSC. Après plusieurs expériences chez Lagardère et à Montreal, cela fait maintenant trois ans qu’il travaille au sein du club lillois.
Il y a quelques jours, il nous a sympathiquement convié à une rencontre du LOSC pour observer les travaux que réalise le club sur le sujet de l’expérience de ses spectateurs. C’est lors du match LOSC – PSG le 14 avril (victoire 5 à 1 des locaux) que nous avons réalisé cette immersion. 

À travers cette interview, Paul nous partage sa vision de l’expérience des spectateurs et nous parle de son métier de chef de projet fan expérience. Une interview que vous pouvez retrouver en format vidéo ci-dessous ou au format rédigé plus bas. 

Bonjour Paul, avant de nous concentrer sur le LOSC et vos différentes actions, peux-tu te présenter ? 

Bienvenue au stade Pierre Mauroy Fanstriker ! Je suis Paul de Bel-Air, j’ai 27 ans et je suis au LOSC depuis 3 ans maintenant en tant que chef de projet sur la partie fan expérience.

Tu es donc l’un des rares chef de projet Fan Expérience dans un club sportif. En quoi consiste ton travail exactement ? 

Dans le cadre du LOSC, ce sont deux pôles principaux : la partie animation stade et le développement de produits expérience. La partie animation stade comprend toute la préparation du programme d’animations pour les 19 matchs à l’année avec tout le travail de coordination qu’il y a derrière en jour de match. Il vraiment toute la préparation, mais aussi la recherche créative pour trouver de nouvelles idées. Toujours pour travailler la proximité et l’engagement des fans auprès du LOSC. 
En ce qui concerne les produits expériences, nous sommes sur la création de produits billetterie qui sera à destination de nouvelles cibles, de nouveaux publics que l’on souhaite attirer au stade Pierre Mauroy. Un exemple avec la tribune Famille qui existe au club depuis 2 ans. On crée un produit adapté à un public familial, on va donc trouver une tribune avec une équipe d’animation pour occuper l’ensemble de la famille.
On essaye effectivement de développer de plus en plus ce type de produit pour pouvoir proposer une palette d’offres plus large à destination de nos supporters et attirer de nouveaux publics.

Pourquoi le LOSC est aussi actif aujourd’hui sur la thématique de l’expérience de ses spectateurs ? 

Je pense que lorsque l’on parle d’animation stade, ça va être aussi d’apporter du contenu qui va venir se greffer autour de l’événement match. On va proposer 19 matchs de Ligue 1 Conforama à nos supporters mais on va également proposer d’autres choses autour. Et c’est cela que l’on essaye de développer. L’idée, c’est aussi rebondir sur des événements qui vont se greffer autour de l’événement match pour créer quelque chose de plus global. Ne pas rester juste autour du match, mais penser à quelque chose en 360°. 

Le stade Pierre Mauroy faisait le plein pour ce match face au PSG

Selon toi, l’expérience fan est actuellement un effet de mode ou alors une vraie nécessité pour les clubs et organisateurs d’événements sportifs ? 

C’est à la mode oui, mais c’est devenu à la mode peut-être parce que nous étions dans un état d’urgence sur le développement de la fan expérience. Aujourd’hui, je pense que si l’on veut aller plus loin dans cette thématique, il faut proposer de nouveaux contenus et s’adapter aux nouvelles technologies qui peuvent arriver. L’idée c’est vraiment de proposer un événement complet. Pour ça, on doit être attentif aux nouveautés. Le club doit être moteur pour proposer des contenus qui vont permettre au spectateur de vivre plusieurs choses et pas seulement un match de football. 

Après 3 années d’expérience au LOSC, as-tu senti une prise de conscience sur ce sujet ? 

Le club est en phase avec le développement de l’expérience spectateur depuis plusieurs années déjà. Ce n’est pas nouveau. Même avant l’entrée dans le stade Pierre Mauroy c’est déjà quelque chose que le club avait à coeur de développer. Toujours dans cet esprit de développer la proximité et l’engagement de ses supporters. Il est vrai que l’entrée dans le stade Pierre Mauroy en 2012 a été un virage car nous avons pu bénéficier d’une nouvelle infrastructure qui nous a permis de développer de nouvelles choses. Mais je dirais que le club n’a pas attendu aujourd’hui pour se développer sur la partie fan expérience. 

Si nous nous contentons juste de faire des choses quand ça va bien sportivement et d’arrêter quand ça va mal, ce n’est pas cohérent.

La saison dernière, malgré les difficultés sportives de l’équipe, vous avez continué à proposer de nouvelles choses au public. 

En fait, il faut partir du principe qu’il faut se décolérer au maximum du résultat sportif. Si nous nous contentons juste de faire des choses quand ça va bien sportivement et d’arrêter quand ça va mal, ce n’est pas cohérent. L’idée est de proposer à chaque match, à chaque fois et peu importe le résultat sportif, des contenus et des animations qui vont être adaptés à la forme du moment, mais qui vont faire que l’événement “match” ne soit pas dans l’esprit du supporter uniquement mais un événement plus global dont la rencontre est le temps fort. Dans tous les cas, peu importe le résultat du match, nous devons proposer une palette de contenus et d’animations qui sont importants pour tous. 

Pourrais-tu nous parler des animations que met en place le LOSC pour son public au stade Pierre Mauroy ? 

Si l’on doit retenir une chose, c’est que pour l’ensemble des animations que nous allons travailler, l’idée principale est de développer la proximité avec nos supporters. C’est très important parce que lorsque quelqu’un se déplace au stade, il doit avoir accès à des choses auxquelles nous n’aurions pas accès en restant à la maison devant sa télé.

Quand un supporter vient au stade, il est forcément en attente d’avoir des contenus en lien avec le sportif. Un exemple chez nous avec l’arrivée du bus des joueurs sur le parvis auquel les fans peuvent assister. Je pense que ce sont des vrais temps forts qui sont importants à développer. On va travailler sur une palette de temps forts sur lesquelles ont va apporter du contenu. 

Vous allez arriver au stade, vous pouvez vivre l’arrivée du bus, ensuite dans le stade, nous allons proposer des produits qui vont être adaptés à différentes cibles, nous parlions de la tribune famille tout à l’heure. Vous pourrez ensuite assister à notre émission d’avant-match “LOSC live show” avec notre duo d’animatrices. Des animatrices qui sont en proximité avec le public. 
Travailler la proximité est vraiment quelque chose qui nous importe beaucoup au LOSC. 

Quelles sont vos sources d’inspirations pour proposer de nouvelles choses au public lillois ? 

L’inspiration vient vraiment de partout. Cela peut être à la fois lors des déplacements dans les clubs en tant que chef de projet fan expérience pour le LOSC mais aussi en tant que supporter ou encore avec énormément de benchmark autour de ce qui se passe à droite et à gauche. Il y a énormément de contenus qui sont relayés aujourd’hui. Mais aussi dans la vie de tous les jours au final. 
On cherche à développer l’expérience que va vivre le fan en venant dans la maison du LOSC. Donc oui, l’inspiration vient un peu de partout. Il n’y a pas une source préférentielle, le principal est de vraiment rester alerte à tout ce qui se passe et pas que dans le sport, dans les événements de manière globale. Je pense que c’est là que l’on peut puiser des idées auxquelles nous n’aurions pas pensé autrement. 

L’inspiration vient vraiment de partout. Mais aussi dans la vie de tous les jours au final. 

Pour terminer cette interview, quelle définition donnerais-tu à l’expérience fan ? 

On a la chance aujourd’hui de travailler dans un milieu qui fait vivre énormément d’émotions. Je pense que c’est vraiment ce parti pris là qu’il faut développer. La définition que nous faisons de la fan expérience aujourd’hui serait de pouvoir décupler les émotions que viennent vivre l’ensemble des spectateurs et supporters un soir de match. C’est le rôle principal de l’expérience spectateur de pouvoir effectivement amplifier et décupler les belles et les bonnes émotions que l’on vient vivre lorsque l’on vient voir un match du LOSC. 

En réalisant une belle saison sportive cette année, le LOSC va s’ouvrir les portes de l’Europe en participant à la Ligue des Champions. Une dynamique positive qui devrait nettement profiter à Paul et ses collaborateurs pour continuer de développer l’expérience du public du stade Pierre Mauroy. 
Merci à Paul pour cette interview et au LOSC pour cet accueil. 

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Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement du public et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce, du business ou celui du sport.

Fan expérience en France

INSIDE CLUB : L’expérience fan au Groupama Stadium avec l’Olympique Lyonnais

Animations sur le parvis, mascottes et shows lumineux au Groupama Stadium. L’Olympique Lyonnais a enchainé 3 rendez-vous en quelques jours.

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L'expérience fan au Groupama Stadium à Lyon
L’Olympique Lyonnais disputait 3 matchs cruciaux en l’espace de 7 jours au Groupama Stadium avant la période du coronavirus. Trois rencontres, face à la Juventus, Saint-Etienne et le PSG, dans trois compétitions différentes.
C’était l’occasion pour nous de s’y rendre et d’analyser l’expérience fan proposée par le club lors de ces matchs de gala avec des animations sur le parvis, des mascottes et shows lumineux pour satisfaire les spectateurs.
 
 
Retour au Groupama Stadium à Lyon après notre première visite en 2017 à l’occasion du Monster Jam. Cette fois-ci, pas de véhicules XXL ni d’odeur d’essence mais une atmosphère bien particulière. Avant l’épisode de coronavirus, l’Olympique Lyonnais disputait trois matchs cruciaux en l’espace de sept jours. C’est d’ailleurs au total 155 000 spectateurs qui se sont déplacés dans l’enceinte lyonnaise pendant cette période. Quelle expérience le club a-t-il proposé pour l’ensemble de ces fans ?

À Lyon, le parvis est la scène pour le spectacle

Dès l’arrivée dans l’enceinte lyonnaise, le Groupama Stadium, on peut apercevoir plusieurs animations et entendre de la musique. À Lyon, de nombreuses activités sont proposées au public qui peut accéder au parvis deux heures avant le début du match.

Trois zones sont exploitées par le club pour proposer des divertissements aux spectateurs. Il y a tout d’abord la Fan Zone au nord où se produisent différents DJs devant un écran géant diffusant la chaîne du club, OL TV. Cette zone est le 1er espace visible pour la majorité des spectateurs arrivant au stade. 

Au sud, deux zones sont implantées pour cibler des types de fans différents. Il y a la Like Zone qui est dédiée aux étudiants. On y retrouve des tables de beer-pong, des babys-foot ainsi qu’une cabine DJ. En plus de cela, il y a des zones assises avec des fatboys qui n’étaient pas très utilisés mais qui fonctionnent mieux lorsque les beaux jours sont de retour. L’autre zone s’appelle la Family Zone et est elle destinée aux enfants/familles. On peut y voir des jeux gonflables et autres stands comme du maquillage. Sur les trois matchs auxquels on a assisté, les zones étaient bien remplies et le concept a l’air de bien marcher.

La like zone au Groupama Stadium

La like zone au Groupama Stadium

En plus de ces zones bien définies et permanentes, d’autres animations sont mises en place sur certains matchs. C’est par exemple le cas des animations football disposées autour du stade. Il y avait sur les matchs OL/Juventus et OL/ASSE trois stands à destination des fans : une arène 1 vs 1, un foot bowling ainsi qu’un foot fléchettes.

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

Présentation des trois animations football disposées autour du Groupama Stadium

C’est une idée que l’on avait déjà vu à Rennes précédemment. Ce type d’animation est efficace et attire le public en nombre. Cela permet de toucher une cible très large et d’offrir une animation ludique avec des gestes simples de la pratique du football.

Les spectateurs présent au stade pouvaient également observer des lanceurs de drapeaux italiens qui étaient présents. Ce groupe composé de cinq personnes réalisait des tours de podium en lançant des drapeaux de l’Olympique Lyonnais créant un véritable show pour le public.
Le principe reprend celui des fêtes de village italiennes où les shows de drapeaux sont impressionnants. Ils étaient également accompagnés d’une batucada (genre de musique avec des percussions traditionnelles) qui jouait en continu pour mettre l’ambiance et attirer du monde sur des emplacements spécifiques. Ces performeurs débordaient d’énergie et dynamisaient de ce fait l’ensemble du show. Nous avons été agréablement surpris par ce show original qui permet d’animer des zones moins “chaudes” comme le parvis Est et Ouest.
Les zones “chaudes du Groupama Stadium se concentrent en effet au nord et au sud de l’enceinte.

Au niveau de l’offre food & beverage, là aussi l’expérience est très qualitative. Il y a une dizaine de food trucks qui sont disposés tout autour du stade pour proposer une offre très variée.
Les spectateurs lyonnais avait donc le choix même si les files d’attentes semblaient s’allonger à l’approche du coup d’envoi. 

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les membres de la batucada ainsi que les porte-drapeaux en avant-match

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Les food trucks présents au Groupama Stadium lors de OL/PSG

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Un des pans de mur peint par un artiste local dans les coursives du Groupama Stadium

Après avoir fait un tour à l’extérieur du stade, direction dans l’enceinte.
En s’y rendant, nous avons été marqué par l’habillage des coursives. En effet, de nombreux pans de murs sont recouverts de street-art. Le rendu est très beau et change de nombreux intérieurs de stades qui se veulent un peu ternes et froids la majore partie du temps. Cela fait partie d’un partenariat avec Offside Gallery qui devrait recouvrir la quasi totalité des coursives à terme. C’est une des caractéristique majeure du stade qui a beaucoup investi dans ce sens afin de proposer une expérience différente aux visiteurs. 

Une expérience in-stadia exceptionnelle

À l’intérieur du stade, l’ambiance des grands soirs se faisait sentir, surtout pour le match de Ligue des Champions OL vs Juventus le 26 février. À cette occasion, un tifo drapeaux mis en place par l’équipe animation était visible dans les tribunes latérales. Celui-ci était très réussi et donnait un bel aspect visuel au moment de l’entrée des joueurs.

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d'OL/Juventus

Le tifo aux couleurs du club déployé lors d’OL/Juventus

Juste avant l’entrée des équipes, nous avons assisté à un rituel mis en place pour l’ensemble des matchs de l’OL. Le club diffuse dans l’ensemble du stade son nouvel hymne. Les paroles sont inscrites sur les panneaux LED en bord terrain. C’est une bonne idée pour que les supporters s’approprient les paroles.
Cet hymne avait du mal à prendre en début de saison mais est désormais bien ancré chez les supporters. Ils le reprennent d’ailleurs à capella à la fin du chant, ce qui fait encore plus monter l’ambiance.

En même temps que cet hymne, les porteurs de drapeaux entrent également en jeu. Une vingtaine de jeunes arrivent des deux côtés du terrain avec des drapeaux géants sur lesquels on peut voir les anciens logos du club. Cela permet d’habiller le terrain et alimenter ce show global. Sur certains matchs, il y a même la mascotte qui se joint à la fête pour déambuler sur le terrain. Malheureusement sur les matchs de Ligue des Champions, l’UEFA restreint les possibilités en terme d’animations.

Le match de Ligue 1 Conforama contre Saint-Etienne le 1er mars a quand à lui offert un show unique aux spectateurs du Groupama Stadium. Pour cette rencontre à l’atmosphère si spéciale pour cause de derby, le club avait mis le paquet en terme de show pyrotechnique. Le rendu (visible en vidéo ci-dessous) était incroyable. Les ingrédients de ce show hors-norme sont les suivants : des feux d’artifice grandioses accompagnés de flammes, un usage de la lumière impeccable et une musique dynamique. Ce type de spectacle est la plupart du temps visible en fin d’événements majeurs comme les finales ou d’autres grandes compétitions.

https://twitter.com/i/status/1234534514879279110

C’était donc une bonne surprise de voir un spectacle de cette qualité en avant match. Les spectateurs semblaient apprécier ce qu’ils voyaient.
Les tifos préparés par les groupes de supporters étaient eux aussi d’un grand niveau et ont permis aux spectateurs d’être plongés dans l’ambiance du derby. Ceci n’est pas directement géré par le club mais participe tout de même à l’expérience fan proposée au public.

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l'OL

Un des deux Tifos réalisés par les supporters de l’OL

Une mascotte très active 

Dernière chose que nous avons pu remarquer durant cette semaine spéciale, l’utilisation de la mascotte. Lord du match de Ligue des Champions le 27 février, nous avons assisté à un évènement assez rare en football, la présence de la mascotte visiteuse. En plus de Lyou, la mascotte de l’Olympique Lyonnais, Jay, la mascotte de la Juventus avait également fait le déplacement.
Le club italien de la Juventus l’avait déjà fait lors de déplacements à Londres ou à Munich. Le public a donc non pas une mascotte mais deux. Une de chaque équipe. De quoi créer de nombreuses interactions entre ces deux personnages.

Dans la matinée déjà, une vidéo des deux mascottes avait été diffusée sur les réseaux sociaux. C’était un petit teaser qui annonçait que Lyou avait reçu Jay dans la ville Lyonnaise. En avant match, le public a pu voir les deux mascottes s’affronter sur les animations football disposées à l’extérieur du stade. Elles ont également pu déambuler sur le parvis ainsi que dans les gradins pour aller à la rencontre des spectateurs.

 

Cette idée est très intéressante car elle permet de proposer une animation aux supporters locaux et aux fans du club visiteurs qui se sentent soutenus par leur mascotte. C’est aussi une occasion pour le public local de voir la mascotte d’un club étranger. 
Les spectateurs étaient plus que réceptifs à cette idée, mis à part quelques ultras réticents à l’idée de voir le zèbre dans l’enceinte juste avant une rencontre décisive.

À l’intérieur du stade, les deux mascottes nous ont offert des séquences inédites et plutôt réussies. Parmi celles-ci, le club a organisé une battle de danse entre Lyou et Jay en bord terrain. Chaque mascotte avait 30 secondes pour faire ses plus beaux pas de danse sur la musique de son choix. Les deux animateurs ont offert une très belle performance. Le speaker n’a d’ailleurs pas su départager les deux danseurs et les deux mascottes se sont donc partagé le trophée mis en jeu.

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Les deux mascottes vainqueurs toutes les deux du Dance Battle

Lyou et Jay sont ensuite allées se balader dans les tribunes pour prendre des photos avec les fans français et italiens. L’engouement était très important et les spectateurs patientaient pour pouvoir faire leur photo.

Sur les deux autres rencontres auxquelles nous avons assisté, la mascotte de l’OL était bien évidemment présente. Elle était au contact des supporters sur le parvis, elle jouait avec les musiciens, participait aux animations foot ou encore animait la Like Zone avec le DJ.

À l’intérieur du stade, la mascotte est en général très sollicitée. Elle participe aux animations mises en place sur la pelouse avec le public, elle se déplace beaucoup dans les tribunes et jusque dans les loges et salons. La tradition veut qu’en après-match, Lyou s’habille d’un costume et aille faire un tour dans un des salons du stade tel un vrai joueur.

La mascotte de l'OL en salon après OL/PSG

La mascotte de l’OL en salon après OL/PSG

Une semaine de gala bien exploitée au Groupama Stadium

Nous retirons beaucoup de positif de cette expérience lyonnaise. Sur le plan sportif, la semaine était cruciale pour le club. L’expérience fan proposée semble avoir été à la hauteur de ces événements. En proposant de plusieurs animations sur le parvis en amont du match, le club incite le public à se déplacer plus tôt au stade et donc à inciter d’avantage ses visiteurs à la consommation, tout en fluidifiant les arrivées.

L’entertainment proposé était très réussi et digne des plus grands stades européens. 
Le club utilise également les temps morts de manière judicieuse avec beaucoup de contenus diffusés sur les écrans géants et une utilisation importante de sa mascotte.

Quelques éléments n’étaient cependant pas parfaits bien évidemment. Comme évoqué un peu plus haut, l’UEFA ne permet pas aux clubs d’utiliser le terrain en avant-match et à la mi-temps pour réaliser des animations. Cela limite donc les possibilités. Le club aurait toutefois pu utiliser les écrans géants pour proposer des animations à la mi-temps comme le FC Barcelone le fait par exemple avec la Pelota Cam ou une Goal Cam.

Au niveau de l’offre en nourriture et boissons, la qualité à l’intérieur de l’enceinte n’était malheureusement pas à la hauteur de ce que l’on a pu voir à l’extérieur du stade. Les concessions sont un peu désuètes, ce qui est étonnant pour un stade aussi moderne. À l’intérieur de celles-ci on retrouve beaucoup de produits classiques comme des sandwichs baguettes, des frites et des hamburgers. Le club essaye cependant de changer cela avec de nouvelles offres comme des nachos, des nuggets ainsi que des ravioles, la spécialité de la région. Il semblerait que le club soit en bonne voie pour s’aligner sur le niveau de qualité des produits proposés en ex-stadia.

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Des nachos sont proposées aux Groupama Stadium depuis peu

Autre constat lors de notre visite, les spectateurs partent très vite à la fin du match. Encore pire, certains partent même avant le coup de sifflet final. Ces comportements peuvent s’expliquer par deux hypothèses. 
Le flux des départs du stade est trop dense et les spectateurs habitués préfèrent éviter la cohue en sortie de stade et dans les parkings, sur les routes et dans les transports. Pour y remédier, pourquoi ne pas s’inspirer, de la franchise de NFL des Patriots, qui offre le parking aux spectateurs restant plus d’une heure après le match.
Autre hypothèse, le club peut avoir du mal à conserver son public en post-match. L’OL pourrait alors mettre en place un aftershow pour les spectateurs qui souhaitent poursuivre leur soirée au stade. Une inspiration que nous avons vu à Paris La Défense Arena.

Quoi qu’il en soit notre expérience fût une vraie réussite et le club rhodanien propose une fan expérience de grande qualité. L’outil principal dont dispose le club, le Groupama Stadium est un avantage certain sur les autres clubs de la région et du pays. Avec celui-ci, les stratégies d’animations sont nombreuses. 

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