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Interview avec Rémy Valette (Kappa) Interview avec Rémy Valette (Kappa)

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Rémy Valette (Kappa) : “Créer un maillot, c’est raconter une histoire”

L’équipementier Kappa fait un retour dans le monde du sport à travers plusieurs clubs de renoms et des activations pertinentes avec les clubs.

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Kappa en collaboration avec Monaco a lancé une activation créative et ludique à destination des Fans et des designers. L’opération #MyMonacoJersey, proposait un concours de dessin invitant les participants à imaginer «le maillot de vos plus grands rêves». D’autre part, Kappa fait un retour dans le monde du sport à travers plusieurs clubs de renoms.

Nous avons échangé avec Rémy Valette, Sponsoring & Marketing Coordinator de la marque pour évoquer les projets en cours, les valeurs de Kappa et ses opérations auprès des supporters. 

Bonjour Rémy, pouvez-vous vous présenter ?

Arrivé il y a un peu plus de 3 ans sur la partie sponsoring, mon poste a évolué sur la partie marketing pour y être en temps complet en tant que responsable Sport Marketing. Mon rôle aujourd’hui est de mettre en place avec nos équipes, les activations marketing liées à la partie Sport de Kappa. Mon poste se divise en 4 branches. Une partie médias (presse, annonceurs), un partie marketing digital  (animation e-commerce & réseaux sociaux), une partie marketing événementiel  (lancements maillots, évènements partenaires…) et enfin une partie marketing produit (mise en avant de nos différentes gammes “sport” auprès de nos clients B2B et B2C).

On a l’impression que Kappa est de plus en plus actif depuis quelques années.

Depuis que nous avons récupéré la licence de Kappa pour la France en 2005 (via la holding Sportfinance devenue Kappa Europe), nous avons toujours essayé de raconter de belles histoires à travers les maillots avec nos clubs sous contrat. Que ce soit dès le départ en 2005 avec le FC Metz, puis le FC Nantes, le Toulouse FC ou encore le SC Bastia, notre objectif a toujours été de marquer de notre empreinte les clubs avec des tenues différentes et innovantes. C’est l’ADN de la marque depuis que nous avons commencé le sponsoring en 1979.

Depuis un peu plus de 3 ans, nous avons élaboré un plan d’action visant à renforcer la visibilité de la marque Kappa sur les marchés européens en nouant des accords avec des clubs emblématiques. En Italie, Kappa est l’équipementier du SSC Napoli depuis 2015. En Espagne, nous avons (re)démarré en 2018-19 une collaboration avec le Real Betis. L’an dernier, nous nous sommes établi en Angleterre avec Aston Villa ainsi que dans le championnat français avec l’AS Monaco. La fan-base de ces clubs est puissante et internationale ce qui rend donc la marque encore plus attractive qu’auparavant.

L'opération #MyMonacoJersey auprès des fansAS Monaco

L’opération #MyMonacoJersey auprès des fans

On a vu récemment que vous aviez organisé avec l’AS Monaco #MyMonacoJersey, un concours de dessin/design pour imaginer un maillot du club monégasque. Des dessins qui étaient ensuite soumis à un vote sur les réseaux sociaux. Quels étaient les objectifs de cette activation ? 

L’objectif de départ de cette activation était de continuer à rassembler les supporters autour d’un projet commun. Avec le club, nous avons pensé à faire une activation digitale, ludique et créative, visant les supporters à dessiner le maillot AS Monaco de leurs rêves. Nous pensions qu’il s’agissait d’une bonne occupation, mobilisant tous les fans, petits et grands, notamment pour les parents qui doivent trouver tous les jours de nouvelles choses à faire avec leurs enfants. C’était une première et nous sommes agréablement surpris du nombre important de participations. Les résultat sont très satisfaisants tant en terme d’interactions que de contenus. Les supporters échangent leurs points de vues, donnent de nouvelles idées, des conseils… Cela nous permet aussi de prendre la tendance des supporters concernant les kits de football et leurs souhaits même si les maillots 2020-2021 sont déjà validés depuis longtemps. 

“Rassembler les supporters autour d’un projet commun.”

Ce maillot sera donc réellement confectionné en un exemplaire unique et remis à son créateur lors d’un match de l’AS Monaco au Stade Louis-II, c’est ça ?

Tout à fait. Nous nous organiserons, dès que les conditions sanitaires le permettront, pour inviter le gagnant au stade Louis II pour lui remettre son maillot.

La réalisation des maillots fait souvent débat auprès des fans avant chaque nouvelle saison. Selon vous, est-ce qu’aujourd’hui les fans sont-ils suffisamment intégrés dans le processus de création (ou de co-création) des maillots ? 

Le processus de décision des designs maillots est différent pour chaque club. Nous soumettons plusieurs propositions aux dirigeants, libre à eux d’intégrer ou non la réflexion des supporters. En 2013, lors de notre première année de partenariat avec le SCO d’Angers, le club avait mobilisé les fans afin d’avoir la tendance des supporters dans le but de réaliser le maillot de la saison 2013-2014. 
En 2016, nous avions réalisé le maillot du SC Bastia en étroite collaboration avec les supporters. Nous avions proposé des designs et ceux-ci avaient été soumis au vote des supporters. En tant qu’équipementier et surtout en tant que marque, nous avons un double rôle à jouer. D’un côté, en tant qu’équipementier, il s’agit de répondre aux souhaits des fans et du marché actuel. D’un autre côté, en tant que marque, nous nous devons d’être moteur sur les tendances de demain, de créer le changement, et donc de ne plus forcément être en adéquation avec la mode d’aujourd’hui.

Cette idée #MyMonacoJersey comme les précédentes que vous avez réalisé nous ont bien plu. Du coup on s’est demandé si dans le futur il était possible d’imaginer une collaboration Kappa x Fanstriker dans l’optique de concevoir un maillot unique qui plairait à tous les fans de toutes les équipes et de tous les sports (un sacré challenge) ? 

Si vous arrivez à trouver un design qui fasse l’unanimité de tous les fans, chapeau !

Aujourd’hui plus qu’hier, les maillots de sports ont du style, ils font partie du lifestyle à part entière. Sentez-vous cet engouement dans vos ventes ? Comment y répondez-vous en terme de design et de gamme de vêtements ?

Kappa a toujours eu dans son ADN l’élégance et la performance. En tant que marque globale on se doit que nos produits soient portés “on & off the pitch”. C’est pourquoi on retrouve depuis une grosse décennie des gammes de plus en plus larges. L’apparition des “replicas” il y a quelques années pour permettre aux supporters de porter un maillot similaire, mais avec une coupe et une matière différente, à ceux portés par les joueurs, est la preuve de cette évolution. 

La tendance actuelle des maillots est clairement portée sur le vintage. Ce que les fans semblent beaucoup apprécier. Selon vous, est-ce que cette tendance va s’estomper ou au contraire perdurer dans le temps ?

La mode est un éternel recommencement et une marque comme la nôtre à cette force de pouvoir puiser dans un héritage et une histoire riche… c’est un trésor inestimable ! Le vintage d’hier c’était de faire des produits inspirés des années 80 ; celle d’aujourd’hui s’appuie sur les produits des années 90. Le vintage de demain s’inspirera sans doute des années 2000 et parlera directement à la génération Z.
En quelques années nous aurons balayé trois décennies de mode qui auront marqué plusieurs générations.
Nous avons récemment sorti une collection rétro en marge des 20 ans du maillot Kombat 2000 pour l’AS Monaco, Aston Villa et le Betis Séville. Les ventes ont été très positives ce qui nous conforte sur l’idée que le lancement de petites collections capsules durant la saison permettent d’apporter un peu de nouveauté pour les supporters. 

“En quelques années nous aurons balayé trois décennies de mode qui auront marqué plusieurs générations.”

Vous êtes présent sur les cinq sports collectifs majeurs en France (football, basket, rugby, handball et volley) via vos différents partenariats d’équipementier. C’était une volonté ou c’est seulement le fruit du hasard ? 

Pour faire un petit rappel sur notre histoire, Kappa est intimement lié au football grâce aux premiers partenariats de la marque dans les années 80 – 90 avec la Juventus, le Milan AC ou encore le FC Barcelone. Puis le sponsoring équipementier a fait son apparition dans le rugby; nous avons signé la Fédération Italienne et ce pendant 12 ans. Cela nous a permis de créer des produits en adéquation avec ce sport et pouvoir les proposer à des clubs français comme le Stade Français en 2002.
Le basket et le hand sont venus quant à eux un peu plus tard dans notre champ d’action grâce à la profondeur de nos gammes et de notre expertise sur les autres sports.

Comment définiriez-vous les fans de ces différents sports. En terme de style et d’équipement, peut-on leur proposer la même chose et ont-ils les mêmes attentes ?

Le sport est cosmopolite et rassemble tous types de fans. Difficile donc de les définir. On note en revanche des tendances selon les pratiques. On peut voir que les fans de football sont très axés sur le training et le maillot. À contrario, au rugby la tendance depuis plusieurs années est très axée sur le lifestyle et les produits coton. Sur l’indoor (hand, basket, volley), on remarque par exemple que la culture du maillot replica est peu répandue. Les fans de ces sports privilégient souvent un t-shirt ou un polo du club, plus facile à porter au quotidien (à l’inverse du foot).

Lorsque vous travaillez sur la conception des maillots, existe t-il des différences notables entre ces quatre sports ?

Je parlais plus haut de notre volonté de toujours innover. Nous avons fêté en février les 20 ans du maillot Kombat qui est le tout premier maillot moulant conçu par Kappa pour les joueurs de l’Italie en 2000. Cette technologie est toujours utilisée sur nos maillots actuels. En basket, nous avons introduit en 2014 le premier maillot à manches… qui a fait longtemps polémique. Aujourd’hui les clubs viennent nous voir pour avoir ces maillots !

À ce propos, nous sommes assez curieux. Comment cela se passe concrètement pour imaginer et réaliser un maillot pour un club ?

C’est très simple. Créer un maillot, c’est raconter une histoire. Nous échangeons avec le club en amont pour avoir un premier brief. Nous leur soumettons ensuite des designs avec des histoires différentes mixant identité du club et ADN Kappa.

Il y a tout juste 2 ans, nous étions avec vous au stade du Moustoir à Lorient pour l’opération #Kappa4fcl. L’année dernière, nous étions aussi au stade Jean Bouin pour l’opération surprise avec des roses offertes aux spectatrices du Stade Français. Comment concevez-vous ces activations ? Qui vous accompagne dans la réflexion ?

Ces activations sont conçues en concertation avec les services marketing des clubs. Nous sommes également accompagnés sur certaines opérations par des agences comme l’agence Sportpack par exemple pour l’activation “roses” au Stade Français Paris.

https://twitter.com/fanstriker/status/1102491764865277952?s=20

De façon générale, quelles sont les activations que vous proposez aux fans des clubs que vous équipez ?

Il n’y a pas de généralités, on adapte nos activations en fonction des clubs pour être en adéquation avec leurs attentes.

Dans l’équipe Fanstriker, lorsque l’on pense à Kappa, on pense souvent à l’époque de Zidane à la Juve ou les plus belles années de l’AS Monaco, ou encore le FC Barcelone…
Vous avez un grand passé avec les plus grands clubs au monde, qu’est-ce que cela vous inspire ou plus largement, pour vous qu’est ce que Kappa représente dans l’univers des marques de sport ?

Comme évoqué plus haut, nous avons cette chance de pouvoir nous appuyer sur un passé très riche avec les clubs les plus prestigieux d’Europe. Notre passé est une force qui nous permet d’être connu et reconnu à travers le monde grâce à notre logo humain. Mais pour continuer à faire briller la marque, nous devons continuer d’écrire de belles histoires avec les clubs actuels.

Kappa et la JuventusPinterest

Zidane et Deschamps à la Juventus équipé par Kappa

Finalement, que l’on soit un sponsor ou une marque, on est associé à l’histoire du club pendant la durée du contrat. Avec Monaco, c’était une évidence de vous voir revenir parce qu’une histoire positive existait déjà. Mais ce n’est pas toujours si facile de prévoir les bons moments qui feront les bonnes histoires ?

En tant que sponsor nous sommes bien évidemment liés et dépendants des résultats sportifs des clubs. Ce n’est donc pas facile de prévoir le bon moment mais il est possible de choisir la durée du contrat ce qui laisse le temps de vivre de beaux moments.

Après une période d’absence, vous êtes de retour sur le marché du football notamment avec Naples en Italie et Monaco en France. Quels sont vos objectifs avec ces partenariats ?

Monaco est un challenger qui vise toujours le haut du tableau au niveau national et qui aime venir chatouiller de temps en temps les cadors du football européen en C1 comme le prouvent ses dernières campagnes européennes ! La saison 2019-2020 a été un peu compliquée et différente avec cette interruption sanitaire. L’AS Monaco doit nous permettre de faire rayonner la marque Kappa au niveau national et international. Ce partenariat va considérablement renforcer notre notoriété ainsi que notre crédibilité sur l’échiquier du football européen.
Pour Naples, depuis que nous sommes en partenariat, le club a toujours participé à une compétition européenne.
Nous avons signé Mayence en Bundesliga à partir de la saison prochaine, ce qui va nous permettre d’être présent sur les 5 grands championnats européens. Tous ces partenariats traduisent clairement notre ambition de devenir la quatrième marque de sport sur les marchés européens.

Kappa est également présent sur le marché du eSport en tant qu’équipement de plusieurs équipes. Vous pensez qu’un jour nous pourrions voir autant de maillots de clubs de eSport que de sport traditionnel dans les rues ? Ou encore que les ventes des maillots des équipes eSport puissent atteindre celles des équipes “traditionnels” ? 

Il est clair qu’il est intéressant pour une marque d’aller sur le marché du eSport au regard des bonnes audiences sur Twitch par exemple et de l’intérêt grandissant de cette discipline par une tranche de la population. Cependant nous manquons encore de data pour savoir comment se comportent les consommateurs d’eSport dans leurs achats, notamment pour une marque de sport comme la nôtre. Il est possible qu’aujourd’hui, un fan d’eSport va plus dépenser dans des composants pour gaming que dans des vêtements de sport. Ce secteur est en pleine mutation, nous y verrons plus clair d’ici peu.

“Il est possible qu’aujourd’hui, un fan d’eSport va plus dépenser dans des composants pour gaming que dans des vêtements de sport.”

Le comportement des fans justement, nous avons sollicité notre communauté lors d’une courte étude pour connaître les prémices des changements qui pourraient avoir lieu sur le comportement des fans de sport après le Covid19. Selon vous, cette période va réellement modifier le comportement du public ?

Il est certain qu’à court terme, nos comportements et notre consommation des événements sportif vont être amenés à changer. Le digital va prendre une place à part entière dans l’éco-système du sport et obliger les clubs qui n’ont pas encore sauté le pas, à s’y accommoder.

Est-ce que cette période va également bouleverser les lancements des nouveaux maillots des équipes pour la saison prochaine ?

Bouleverser non. En revanche il est évident que nous devons les repenser et nous adapter à cette situation en favorisant la communication sur le digital et en limitant les événements “grand public” au grand regret des supporters.

Nous arrivons au terme de notre interview. Dernière question, quelle serait pour vous la définition de fan expérience ?

La fan expérience pour moi représente tout ce qui va être annexe au spectacle premier mais qui va venir d’une manière ou d’une autre intervenir et sublimer ce spectacle. Grâce à la fan expérience, les spectateurs peuvent venir 3 ou 4 heures avant le coup d’envoi pour profiter des différentes animations proposées et ainsi pouvoir repartir avec encore plus de souvenirs à partager. D’autant plus s’il s’agit d’un match de foot qui se solde par un 0-0 ! 🙂 

Merci à Remy pour cette discussion autour des maillots et de la marque Kappa.

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Passionné par le sport, je m'intéresse aux différents événements sportifs, à la façon dont le spectateur est pris en compte et aux nouvelles tendances.

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Constant Deram (MEHB) : “La qualité du message nous importe plus que les chiffres”

Nous parlons du métier de Responsable de Communication avec l’étude de cas du Massy Essonne Handball, club de Proligue.

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Interview Constant Deram MEHB

Lorsqu’on est le Responsable Communication d’un club, on est amené à toucher à tout. Visibilité, image et engagement, tous les objectifs liés au marketing sont effectivement concernés au même titre que les différents canaux de communication qu’il faut savoir maîtriser.

Pour parler de ce métier de “Couteau Suisse”, nous avons le plaisir de recevoir Constant Deram, Responsable Communication au Massy Essonne Handball (MEHB). Un échange à retrouver en podcast, ou à l’écrit ci-dessous.

(Episode également disponible sur Apple Podcast)

Le métier de Responsable Communication

Bonjour Constant, peux-tu nous présenter ton parcours depuis tes études jusqu’au MEHB ?

Originaire du Nord, j’ai fait toutes mes études à Lille. J’ai d’abord obtenu une Licence en média, culture et communication à l’Université Catholique de Lille. J’ai ensuite enchaîné avec un Master en Marketing et Communication à Esupcom en alternance. Ces deux dernières années m’ont permis d’entrer d’une manière concrète dans le monde du travail grâce à ce rythme soutenu entre l’école et l’entreprise. Après mes études, j’ai travaillé pendant un an dans un environnement startup. 

Néanmoins, mon objectif a toujours été d’évoluer dans un club. J’ai alors rencontré le MEHB pendant l’été 2020 et ils m’ont donné ma chance. Je suis donc au club depuis le début de la saison 2020/2021 !

En tant que Responsable Communication d’un club professionnel, quelles sont tes principales missions ? 

Mes missions sont très variées. Il y a tout d’abord la création de contenu et la communication digitale. Ensuite, il y a l’événementiel qui reste un pôle important malgré la crise sanitaire. Les matchs nécessitent toujours une certaine organisation en interne. Toute la partie partenariat fait également partie de mes missions afin de mener à bien les relations avec nos partenaires via des activations notamment.

La structure du MEHB est globalement associative. Il faut donc aussi faire preuve d’une grande polyvalence car les journées ne se ressemblent jamais. Ce qui est très stimulant !

À ton arrivée au club en début de saison, quels sont les projets que tu as identifiés à court et long terme ?

Le club avait un certain retard en communication digitale. Le principal chantier était donc de le combler et de rentrer rapidement dans les standards des autres clubs professionnels de la Ligue Nationale de Handball. Cela est passé par une nouvelle stratégie digitale, un nouveau site internet et une augmentation de la fréquence de publications sur les médias sociaux. 

Le tout, en restant en autoproduction. C’est-à-dire que tout est créé en interne. Nous sommes actuellement deux à gérer ces sujets dans l’équipe communication du club.

Aujourd’hui, il y a encore une belle marge de progression mais nous n’avons plus à rougir de la qualité de nos contenus. Nous sommes globalement fiers de l’évolution de notre communication depuis le début de la saison. Désormais, nous essayons d’être meilleurs chaque jour et d’innover au mieux.

Quelles sont les principales compétences à avoir pour exercer ton métier ?

La principale compétence à avoir selon moi, c’est la curiosité. Il est essentiel de constamment s’informer. À titre d’exemple, je me renseigne beaucoup sur TikToK en ce moment afin de déterminer si la plateforme pourrait intéresser le MEHB ou non. Personnellement je n’utilise pas ce réseau, peut-être parce que je ne suis pas dans la cible, mais il faut néanmoins faire l’effort de s’y intéresser et d’imaginer des contenus à créer.

Une autre compétence à avoir, c’est la polyvalence. Lorsqu’on évolue dans un club, notamment dans une petite structure, on est amené à toucher à tout.  Il est donc important d’être flexible et force de proposition.

La veille est primordiale lorsqu’on est Responsable Communication, quelles sont tes sources d’information au quotidien ?

Effectivement la veille est hyper importante. C’est un réflexe qui doit être naturel je pense. La première chose que je fais dans ma veille, c’est de suivre les autres équipes du championnat, des autres divisions et des autres pays. Il est également intéressant de suivre les clubs d’autres sports car ils sont aussi une source d’inspiration. En plus de cet environnement sportif, je suis également des médias spécialisés dans le sport business afin de comprendre l’évolution du marché.

Aussi, et je peux difficilement m’en passer, je suis un accro de Twitter. C’est un excellent outil pour suivre l’actualité en temps réel et rester connecté à tout ce qu’il se passe d’une manière générale.

Quels outils utilises-tu pour réaliser le contenu du club ?

J’utilise essentiellement la suite Adobe. C’est selon moi la solution la plus complète pour auto-produire de la vidéo et des visuels.

Il y a aussi toute la partie matériel. Le club est conscient qu’il est important de s’équiper avec des outils de qualité et est prêt à investir dans la mesure du possible. Sur cette partie-là, nous sommes aussi très bien accompagnés par la LNH. La Ligue a effectivement fourni un kit complet de tournage via smartphone à l’ensemble des clubs. Ce qui est idéal pour progresser et travailler dans un environnement ambitieux.

Analyse de la communication du MEHB

L’ambition du MEHB est d’être “Le club qui fait grandir”. Quel est l’objectif majeur du club dans sa communication ? Et comment en mesures-tu la performance ?

Effectivement notre positionnement est : “Le club qui fait grandir”. C’est même un état d’esprit. Notre but est d’accompagner tous les acteurs et jeunes du club à devenir des femmes et des hommes de valeur.

L’objectif de communication derrière ça est avant tout un objectif d’image avec l’envie de valoriser le club dans son ensemble. C’est-à-dire que nous souhaitons mettre autant en avant les pros que les amateurs. C’est une spécificité à Massy puisque nous avons décidé de ne pas distinguer la partie associative de la partie professionnelle. Bien évidemment, les objectifs liés à la notoriété et l’engagement sont aussi concernés à moyen et long terme.

Les principaux indicateurs que nous suivons sont classiques. Nous sommes attentifs à la taille de nos communautés sociales par exemple. Néanmoins, les chiffres ne sont pas décisionnaires de nos choix. Pour nous, c’est le message qu’on va réussir à transmettre qui importe le plus même si aujourd’hui, en raison du huis-clos, il est difficile de sentir l’impact de nos actions dans la vie réelle. 

Malheureusement l’expérience in-stadia, donc au Centre Omnisports Pierre de Coubertin, est encore inaccessible pour les fans du club. Est-ce que vous vous préparez au retour des supporters avec le lancement de nouvelles activations ou bien de nouveaux services ? D’autant plus qu’à titre personnel, tu n’as pas encore pu apprécier l’accueil du public depuis ton arrivée au club.

C’est clairement l’expérience qui me manque le plus. Je suis arrivé en début de saison lorsqu’on avait encore une jauge limitée avec un protocole sanitaire strict. Je n’ai donc jamais connu un match à domicile dans une configuration normale.

Bien évidemment, on prépare avec impatience ce grand retour des fans ! On anticipe au mieux les animations à venir et nos services VIP, tout en gardant en tête les restrictions sanitaires qui devraient perdurer. L’inconvénient pour nous, c’est que nous partageons notre infrastructure avec d’autres clubs locaux à Massy. Ce qui peut limiter nos actions comme la personnalisation des lieux. Mais ça fait partie du jeu et de cette fameuse adaptation dont on parlait. 

La saison prochaine, le MEHB va fêter ses 60 ans. Ce sera le fil rouge de la saison et on souhaite le faire vivre pendant les matchs à domicile via différentes animations. On croise donc les doigts pour que le public puisse revenir rapidement au Centre Omnisports Pierre de Coubertin !

Un petit mot sur le live des matchs qui doivent représenter un grand enjeu pour vous dans le contexte actuel. Comment vous êtes-vous préparés en interne pour mener à bien cette retransmission ? Et comment à titre personnel tu t’es formé au métier de commentateur sportif ?

La diffusion des matchs est effectivement capitale. Elle permet de garder le lien avec nos fans et de continuer à proposer des solutions de visibilité à nos partenaires. Pour mener à bien ce projet, nous avons collaboré dans un premier temps avec une société de production locale avant d’auto-produire les lives.

Le live était quelque chose de tout nouveau pour le club. Avant la crise, nous n’avions pas l’autorisation de la LNH pour diffuser les matchs. C’est désormais le cas depuis le second confinement de l’automne dernier. Nous avons tout appris sur la retransmission au fil des premiers directs et ce fut hyper enrichissant pour nous. Le club a investi dans du matériel et s’est donné les moyens de proposer un contenu de qualité.

Concernant le métier de commentateur, je ne l’ai pas tellement appris. Je commentais beaucoup mes matchs sur FIFA quand j’étais plus jeune donc je m’en suis inspiré (rire). Le commentaire sportif m’a toujours plu et aujourd’hui c’est génial de le pratiquer sur un cas concret. Nous essayons de le faire de la manière la plus pro possible en s’informant au maximum sur le match, notamment sur l’équipe adverse que nous ne connaissons pas toujours par cœur. Il est également important pour nous de ne pas se mettre une énorme pression afin que le rendu soit naturel et spontané. Après plusieurs lives on peut le dire, c’est devenu notre péché mignon à Nathan (Chargé de Communication) et moi car on se régale à faire ça !

Une fois la crise passée, j’espère pouvoir continuer la diffusion des matchs. Non pas parce que ça nous plait, mais parce que c’est un vrai plus pour les fans qui ne peuvent pas se déplacer. C’est aussi un canal supplémentaire pour nos partenaires qui souhaitent communiquer.


En tant que communicants au MEHB, vous vous adressez aussi aux partenaires du club. Votre ambition est d’avoir une relation gagnant-gagnant avec eux grâce à de la visibilité ou bien à des campagnes marketing personnalisées. Quelle est globalement la stratégie de communication B2B du club ?

C’est une partie essentielle pour le club puisque nos partenaires contribuent grandement à son développement. Notre volonté, comme beaucoup aujourd’hui, est d’avoir une approche personnalisée avec eux. C’est-à-dire que nous souhaitons progressivement sortir de la visibilité traditionnelle qui s’essouffle un peu, afin de proposer des activations innovantes, digitales, originales et qui surtout, correspondent au profil du partenaire. 

Par exemple, nous avons récemment réalisé une “opération gourdes” avec l’un d’entre eux. L’objectif était alors d’affirmer notre positionnement éco-responsable avec l’envie de supprimer le plastique à usage unique au MEHB. Pour cela, nous avons rempli une tribune de gourdes co-brandées en collaboration avec un partenaire, EUROCOM, qui nous a aidé à communiquer sur l’opération. Cette dernière correspondait aussi à ses valeurs et son métier de fournisseur en équipements pour les entreprises.


L’intérêt est donc de solliciter nos partenaires sur des sujets de long terme. C’est notamment le cas sur des sujets sociaux où l’on propose avec certains d’entre eux des séances de sport adaptées en Ehpad ou bien auprès de diabétiques.

En ce qui concerne les campagnes marketing, là aussi nous essayons de les personnaliser au maximum. Par exemple, il serait difficile de proposer une campagne de récolte de données à un petit commerçant qui n’aurait pas les ressources nécessaires pour maîtriser cette donnée. Nous proposons dans ce cas des opérations sur-mesures où le partenaire se sent concerné. Cela demande un suivi intensif de notre part, mais nous savons que c’est essentiel pour créer une relation pérenne avec nos partenaires.

La Ligue Nationale de Handball joue un rôle important dans la communication des clubs de première et seconde division. Comment la Ligue vous accompagne d’un point vue stratégique et opérationnel ?

Nous avons des rendez-vous réguliers avec la Ligue. Ils savent qu’une valorisation individuelle des clubs permettra de valoriser l’ensemble du championnat. La LNH est donc très proactive sur les sujets liés à la communication. Comme évoqué précédemment, ils ont fourni du matériel ou bien accordé des autorisations de retransmission. 

Ils font quelque chose de très bien également pour la retransmission des matchs de la Lidl Starligne (1ère Division). L’ensemble des rencontres qui ne sont pas retransmises sur beIN Sports sont live streamées sur YouTube. Ce qui offre une belle visibilité au championnat.

Je pense que la LNH va dans le bon sens. Son objectif est d’avoir des clubs ambitieux au sein de ses championnats et elle se donne les moyens pour. Nous sommes très satisfaits de cet accompagnement !

Enfin, la question de fin habituelle, quelle est ta définition de l’expérience fan ?

J’ai réalisé mon mémoire sur le sujet donc je pourrais en dire beaucoup (rire). Mais si je dois faire court, l’expérience fan est un concept global qui regroupe de nombreux facteurs stratégiques tels que la communication digitale, la billetterie ou l’animation en jour de match. Cela englobe aussi des choses plus concrètes comme l’accueil du public, la restauration ou bien les infrastructures.

Il faut lier l’expérience fan à l’expérience client que l’on retrouve dans les grandes surfaces et magasins. Car c’est l’ensemble des contacts qu’un fan a avec son club qui va bâtir cette expérience fan. La finalité est que le public vive un moment qui dépasse l’événementiel sportif et qui soit satisfaisant dans tous les cas.

Merci à Constant Deram du MEHB d’avoir partagé son expérience et sa vision de la communication. 

Vous pouvez consulter toutes nos interviews avec les professionnels du sport ici. Si vous souhaitez vous aussi échanger au sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou à travers nos réseaux sociaux !

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“Il est difficile de connaître ses droits pour un supporter” Baptist Agostini-Croce

Baptist lance un Cercle de Réflexion sur le droit pénal sportif avec pour particularité une attention spéciale au supportérisme.

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droit-supportérisme

L’industrie du sport est liée à de nombreux sujets légaux qui concernent les joueurs, les ligues, les agents mais aussi les supporters. Pourtant la discussion autour du droit pénal sportif est encore limitée. Baptist Agostini-Croce nous invite à débattre sur le droit pénal sportif en mettant notamment l’accent sur le droit des supporters.

 

En décembre, nous avons rencontré Baptist Agostini-Croce pour discuter du droit pénal des supporters. Les supportérisme contribue grandement à la beauté du sport. Pourtant, les supporters sont encore trop peu informés sur leurs droits.
Dans cette première interview nous avions évoqué les infractions que les supporters pouvaient commettre, les interdictions de stade, la responsabilité collective des associations de supporters, les conséquences d’une infraction. Aujourd’hui Baptist revient sur Fanstriker pour nous parler de son nouveau projet : un Cercle de Réflexion sur le droit pénal sportif.

 Baptist-Agostini-Croce-supportérisme

Baptist Agostini Croce, Elève-Avocat

On s’est rencontré en décembre à l’occasion d’un podcast sur le droit pénal des supporters. Est-ce que tu peux te présenter à nouveau pour les lecteurs qui n’ont pas eu l’occasion d’écouter ce podcast ?

Je suis Elève-Avocat, avec une formation universitaire résolument tournée vers le droit pénal et le droit pénal des affaires. Je suis actuellement au sein du cabinet du pénaliste Maître Pascal Garbarini. Il me reste à passer un dernier examen pour obtenir le certificat d’aptitude à la profession d’Avocat et ainsi prêter serment pour rejoindre la profession. 

“Le droit pénal touche plusieurs acteurs du sport ; les joueurs, les dirigeants, les agents… mais surtout les supporters.”

Baptist Agostini-Croce
sur l’importance de mettre en place un lieu de discussion sur le droit pénal sportif 

 

Le droit pénal sportif : un sujet crucial dont on ne parle pas assez

Tu viens de créer un tout nouveau projet. C’est un Cercle de Réflexion sur le droit pénal sportif. D’où t’es venue cette idée ?

Je m’intéresse aux problématiques de droit du sport depuis un certain temps, qu’elles relèvent du droit des affaires, du droit des contrats, du droit du travail ou encore de l’aspect disciplinaire. Mais on ne parle que très rarement de la place du pénal au sein du mouvement sportif. Si on évoque très souvent le dopage, le droit pénal dans le sport ça n’est pas que ça ! C’est un mélange de dispositions de droit commun qui vont s’appliquer également à la pratique sportive, mais aussi de dispositions propres au Code du sport, qui elles sont exclusivement tournées vers le mouvement sportif et toutes ses composantes. 

Le droit pénal touche plusieurs acteurs du sport ; les joueurs, les dirigeants, les agents… mais surtout les supporters. 

“Il est très difficile de connaître l’ensemble de ses droits pour un supporter.”

Baptist Agostini-Croce
sur le manque de ressources pour informer les supporters de leurs droits

Quels sont vos sujets d’étude principaux ?

Globalement, nous nous intéressons à tout ce qui, dans le sport, fait intervenir le droit pénal. Récemment, nous nous sommes intéressés au rôle du droit pénal des affaires dans le sport et sommes intervenus dans la presse pour évoquer le cas particulier du harcèlement moral au travail subis par les joueurs de football placés en “loft”. 

A titre personnel, je m’intéresse tout particulièrement à la répression du supportérisme dans tous ses aspects. 

“Il doit y avoir plus d’une vingtaine d’infractions qui peuvent se commettre, ne serait-ce qu’à l’intérieur ou aux abords du stade.”

Baptist Agostini-Croce
sur l’importance de mettre des ressources à disposition des supporters pour les informer de leurs droits

Des discussions à destination de tous les acteurs du sport

Lorsque l’on s’est rencontré en décembre, nous avons essentiellement parlé de droit et de supportérisme au stade. Est-ce que dans cette nouvelle association vous évoquez aussi les activités des supporters en dehors des stades (consommation de match en streaming illégal, comportements illégaux autour de la vente et revente de billets, expression sur les réseaux sociaux) ? 

Bien entendu. Notre objectif est véritablement de couvrir l’ensemble des situations au cours desquelles un acteur du sport pourra engager sa responsabilité pénale. Qu’il s’agisse de droit pénal de droit commun, de droit pénal des affaires ou encore de droit de la presse, tout rentre dans notre objet d’étude. 

Par exemple, la lutte contre le streaming illégal est particulièrement d’actualité. Il est pour l’instant réprimé par le biais de l’infraction de contrefaçon et est au coeur de la proposition de loi visant à démocratiser le sport en France qui vient d’être adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale. 

Quelle est la cible de votre initiative ? Travaillez-vous avec des clubs, des ligues ou des associations de supporters ? Comment souhaitez-vous contribuez au supportérisme ?

L’initiative est tout d’abord purement juridique. Notre association prend doucement forme et plusieurs personnes nous rejoignent progressivement. Notre but est de rassembler des individus passionnés de sport et de pénal pour rédiger des articles ou participer à certains débats qui soulèveront des questions sur la place du droit pénal dans ce milieu où les questions affairistes ou contractuelles ont une place prépondérante. On essaye de dégager un panorama des problématiques pénales dans le sport, afin que ceux qui s’y intéressent puissent découvrir l’étendue de ce domaine. 

Le supportérisme au coeur du débat

L’essentiel du droit pénal sportif concerne le supportérisme. A l’heure actuelle penses-tu que les supporters ont suffisamment de ressources pour être au courant de leurs droits ?

Il y a des Associations de Supporters qui font un travail remarquable. Cependant, c’est très difficile de connaître l’ensemble de ses droits pour un supporter. La plupart du temps, lorsqu’on pense aux droits des supporters, on pense aux interdictions de stade, les fameuses “IDS”. Sauf qu’il y a un ensemble d’infractions aux conséquences diverses qui peuvent s’appliquer aux supporters, ça peut aller des dispositions du Code pénal comme les violences ou les dégradations à celles du Code du sport interdisant les engins pyrotechniques, ou même encore la loi sur la liberté de la presse avec les injures à caractère racial. Il doit y avoir plus d’une vingtaine d’infractions qui peuvent se commettre, ne serait-ce qu’à l’intérieur ou aux abords du stade. Pour le coup, les droits des supporters dépassent la simple question de leur responsabilité pénale ou civile. Le rôle du contentieux administratif dans la contestation des nombreux arrêtés qui touchent leurs libertés est par exemple essentiel. 

L’objectif de ce Cercle de Réflexion est-il à terme de proposer des services de conseil pour les supporters ?

Pas pour l’instant, puisque en qualité d’Elèves-Avocat nous sommes soumis à des règles qui imposent de ne pas donner de conseils juridiques à qui que ce soit. Sauf que si tout se passe bien, nous deviendrons Avocats d’ici quelques mois et la question pourra se poser. Si demain l’Association se développe assez pour que nous puissions envisager une nouvelle démarche qui viendrait en aide aux différents acteurs du sport dont bien entendu les supporters, pourquoi pas en rediscuter. 

Rejoignez la discussion

C’est tout ce que je te souhaite ! Merci beaucoup pour cette interview Baptist. Où est-ce que l’on peut te retrouver après cette interview ?

Je suis assez actif sur Twitter et LinkedIn. Notre association possède également un site internet, www.droitpenal-sport.com. Toutes nos informations sont disponibles sur celui-ci, notamment nos dernières publications et interventions.

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