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La reprise du sport en Australie et Nouvelle-Zélande

La crise sanitaire semble déjà loin pour certains pays d’Océanie qui ne perdent pas de temps pour reprendre les championnats et ouvrir les portes des stades aux fans. 

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La crise sanitaire semble déjà loin pour certains pays d’Océanie qui ne perdent pas de temps pour reprendre les championnats et ouvrir les portes des stades aux fans. 

Nous sortons deux podcasts spécifiques dédiés à la reprise du sport en Australie et en Nouvelle-Zélande. Dans le premier podcast nous abordons les actions mises en places par les clubs et les fédérations durant le confinement. Nous parlons également de ce qui attend les spectateurs pour la reprise des compétitions. Dans le second podcast, on vous raconte l’expérience du retour au stade pour le match de Super Rugby des Blues contre les Hurricanes à Auckland.

Les Australiens préparent le retour à la normale

En Australie, les premières reprises se sont faites à huis clos

Pour le retour du sport en Océanie, nous avons réalisé un podcast afin de faire le bilan sur cette reprise sportive dans région :

En Australie donc, la National Rugby League (NRL) a repris ses droits le 28 mai. Les clubs ont alors proposé quelques améliorations à l’expérience spectateur, similaires à ce qui est proposé en Europe:

  • Intégration de sons de fans qui régissent à l’action – le résultat est mitigé du fait de la qualité de ces sons et du paradoxe d’avoir des tribunes vides.
  • Répliques en carton des fans dans les tribunes pour 22$ – certains fans s’en s’ont donné à cœur joie pour faire preuve de leur meilleur soutien, pas toujours du meilleur goût.
  • Propres playlists créées par les joueurs en cas d’essai marqué – une superbe initiative pour offrir une expérience terrain plus vivante aux athlètes faisant face aux stades vides.
cardboard cut out NRL@NRL

Cartons à l’effigie des fans en Australie

La retour des supporters en Australie se fera avec beaucoup de précautions

Depuis le 13 juin, c’est le retour du public dans certains stades en Australie se déroule sous certaines conditions:

  • En tribune, les spectateurs sont limités à 1 spectateur tous les 4m².
  • 50 personnes maximum sont acceptées en salons VIP. Tous ces spectateurs doivent alors respecter les distances de sécurité et effectuer les gestes barrières.
  • Des cameras thermiques sont installées à l’entrée pour vérifier la température des fans. Ces derniers doivent également enregistrer leur nom et heure d’entrée sur une application.
  • Des précautions d’hygiène supplémentaires sont appliquées dans les espaces à risques tels que les buvettes, toilettes, cuisines, etc.
  • Les fans peuvent commander leur boissons et snacks depuis leur siège pour éviter les attroupements.

Malgré ce protocole sanitaire stricte, les fans de rugby australien peuvent donc commencer à revenir au stade.

En Nouvelle-Zélande, la gestion exemplaire de la crise permet le retour des supporters au stade dès maintenant

La Nouvelle-Zélande est l’un des tout premier pays à ne plus avoir aucun cas actif de Covid-19 sur son territoire. Les rassemblements publics sont donc de nouveaux autorisés. Pour le plus grand plaisir des fans qui peuvent assister à la reprise du Super Rugby de puis le weekend du 13 juin. Avant ce retour du sport, les clubs, fédérations et autres acteurs ont proposé de multiples initiatives intéressantes pour satisfaire les fans.

Des solutions digitales pour maintenir les compétitions

Pendant le confinement, la plateforme de streaming locale Spark sport a suspendu ses abonnements et rendu son contenu gratuit pour tous. A défaut du direct, les utilisateurs pouvaient avoir accès à tous les anciens matchs. De “nouveaux” sports tels que la F1 eSport, qui a été très populaire durant le confinement, étaient aussi consultables. Sur la plateforme, on trouve également des documentaires sur certains clubs ou sportifs historiques de la Nouvelle Zélande.

Malgré la reprise de certains sports dans le pays, la plateforme sera toujours gratuite jusqu’à fin juillet. Une initiative qui satisfait les fans et crée de nouvelles habitudes chez certains d’entre eux qui continueront à consommer leur sport différemment.

Toujours d’un point de vue digital, de nombreuses fédérations ont proposé de remplacer leurs championnats par des compétitions virtuelles. Des compétitions auxquelles tout le monde pouvait participer, du pratiquant irrégulier au sportif professionnel. C’est le cas de la fédération de cyclisme, athlétisme, voile et de triathlon.

La course à pied étant toujours une activité autorisée durant le confinement, les participants étaient encourager à courir de courtes distances, suivre leurs performances sur une application et entrer leurs scores sur la plateforme de la fédération d’athlétisme. Tous les participants pouvaient suivre en temps réel leur classement et comparer leurs temps avec les grand noms locaux.

Pour les autres sports, cela se passait à la maison. Grâce à des dispositifs tels que Zwift qui connectent votre home trainer (vélo de course qui peut s’utiliser en intérieur) à votre écran, vous pouviez affronter vos amis ou des champions nationaux sur des courses mythiques. Une bonne façon d’inciter la pratique sportive et de suivre les exploits de vos sportifs préférés.

A défaut de contenu live à proposer, les clubs ont fait preuve de créativité et ont développé de nouveaux types de contenu autour de leur sports comme la création de podcasts, documentaires, etc.

Les Warriors et leur fans travaillent main dans la main durant cette période particulière

La seule équipe Néo-Zélandaise de NRL, les Warriors, sont partis en Australie durant le confinement en vue de cette reprise. Les frontières internationales des deux pays sont toujours fermées. Il n’y aura donc pas de match à domicile pour les fans kiwis. Pour autant, la franchise a été à la hauteur et a proposé les solutions suivantes à ses abonnés.

Pour les fans privés de match à domicile mais souhaitaient démontrer leur soutien, Les Warriors ont proposé un nouveau type d’abonnement spécial. Cet abonnement ne comprend pas de billet de match. Il offre accès à du contenu exclusif en ligne, une réduction sur le merchandising. Les fans peuvent y souscrire à n’importe quel moment de la saison pour seulement 20$.

Pour accéder à la billetterie, les abonnements classiques pour la saison 2021 (début février) sont déjà disponibles à seulement 440$ (250€) pour 4 places à chaque match. Le club permet aussi à ses fans de payer cet abonnement en plusieurs fois.

La reprise du Super Rugby avec du public

A l’occasion du retour du public néo-zélandais dans les stades de Super Rugby, nous partageons avec vous cette expérience fan vécue sur place. Une expérience à découvrir en podcast ou en photos ci-dessous :

En Nouvelle-Zélande, le weekend du 13 juin sonne la reprise du Super Rugby. Du moins, une version modifiée du championnat qui devient un championnat national à 5 équipes (au lieu de 16 avec des déplacements à l’international). La compétition se dispute sous un format de matchs aller/retour au lieu d’un format playoff.

Post Facebook des Blues annonçant le guichet fermé @The Blues

Une affluence historique pour le match de reprise des Blues

Les supporters étaient au rendez-vous

Les billets pour le match du 14 juin à l’Eden Park ont été mis en vente 5 jours seulement avant le match. En 4 jours, les supporters se sont emparés de l’intégralité des billets (41,000) pour le match des Blues d’Auckland face aux Hurricanes de Wellington. Cela démontre l’enthousiasme des fans qui avaient hâte de reprendre une vie normale offrant une affluence record pour une telle affiche. Du jamais vu pour un match des Blues depuis plus de 15 ans.

Loin d’être notre première visite à l’Eden Park, ce match a été à la hauteur de nos attentes. Il a en effet célébré dignement le retour tant attendu du sport. Au delà de l’ambiance garantie par un stade comble et un public motivé, on applaudit les efforts particuliers des organisateurs qui ont voulu proposer une expérience spéciale.

Nous avions pourtant reçu un email quelques jours avant le match. Le club n’ayant pas la capacité d’embaucher le personnel nécessaire suite à la crise sanitaire, et l’affluence maximum pas forcément prévue, une attente à l’entrée du stade était à prévoir. Patience et bonne humeur étaient donc conseillées et ce fut le cas ! De plus, le beau temps, l’horaire du match (un dimanche à 15h) et la victoire de l’équipe d’Auckland ont rajouté une ambiance familiale et joyeuse à l’événement.

L'Eden Park plein pour la reprise du sportGetty Images

L’Eden Park plein pour la reprise Blues vs Hurricanes

Quelques animations nous ont plu pour ce match spécial :

  • Accueil aux portes du stade par du personnel souriant et des cartons découpés humoristiques. Le club avait peut être prévu de les disposer en tribunes en cas de match à huis clos. Les responsables ont décidé de s’en servir quand même. C’est la tête de Madame le premier ministre, de la Reine d’Angleterre, the Rock ou encore Ronaldo qui nous ont souhaité la bienvenue.
Bénévoles à l'entrée du stade pour accueillir le publicLaure GRUFFAT | Fanstriker

Bénévoles à l’entrée du stade pour accueillir le public avec une pancarte de Jacinda Ardern, la Première Ministre

  • Un groupe de musique live joue pour les fans arrivés en avance au stade.
  • La ‘Bongo cam’, caméra qui filme les spectateurs sur grand écran et les incite à jouer du tam tam. Une marque de lait de coco partenaire du club sponsorise l’animation.
  • Avant le coup d’envoi, le stade a applaudi pendant une minute. C’était un hommage à tous ceux qui ont continué à travailler et fournir les services essentiels durant le confinement.
  • Quelques secondes plus tard, un avion de l’air force néo-zélandaise à survolé le stade de près.
  • Durant la mi-temps, une animation très marrante proposait des duels de fans choisis en tribune. Ils se sont installés dans des grosses bulles en plastiques et devaient se rentrer dedans au milieu du terrain.
  • La seconde animation de mi-temps était un tir à la corde. Une épreuve qui oppose deux équipes de fans qui doivent tirer sur un corde pour attirer l’autre équipe dans leur camp.
  • Après le match, les enfants ont pu aller sur la pelouse pour demander des autographes à leurs joueurs préférés.
Enfants sur la pelouse et joueur Bauden Barrett prenant un selfieGetty Images

Les enfants autorisés sur la pelouse du stade après le match

Finalement, le seul impact de la crise sanitaire durant le match est l’apparition de messages de prévention sur les grands écrans et LED bords terrain durant le match.

Rien à redire pour ce retour au stade, un pur régal ! On espère que d’autres pays pourront de nouveau assister rapidement à des matchs en direct, en toute sécurité bien sûr. Les résultats de notre étude sur le comportement des fans post COVID-19 en France étaient encourageants. 

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Passionnée, supportrice et grande curieuse, j'ai à cœur de partager ma vision des événements. Convaincue du rôle central que les fans ont à jouer dans le développement du sport, je suis ravie de pouvoir mettre en lumière les bonnes pratiques qui peuvent servir d'exemple et d'inspiration à tous grâce à Fanstriker. Passionate, curious by nature, and a true fan, I like to share my vision about sport events. I am convinced that fans have a considerable part to play to develop the sport economy. Through Fanstriker I aim at bringing to light the best practices that can serve as an example or an inspiration.

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Clément Barouillet (Two Circles) “le fan doit rester connecté avec le club hors matchs”

Clément Barouillet, (Two Circles France) évoque comment la data peut renforcer le lien entre le club et les supporters dans la période de huis clos.

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Les clubs et les supporters ont perdu leur rendez-vous hebdomadaire. Cette année 2020 est difficile non seulement du point de vue de la billetterie mais parce qu’il est compliqué de maintenir le lien avec les communautés de fans. L’utilisation de la data est plus que jamais au coeur de la fan experience.
Clément Barouillet nous partage ses success stories avec l’OGC Nice, le Montpellier Hérault SC ou encore les Young Boys de Berne.

 

Habituellement, l’objectif premier des stratégies d’analyse et de gestion de la data est la vente de ticket. Mais à l’heure actuelle, cet objectif est remplacé par un objectif d’engagement des supporters. Dans l’épisode #58 de notre podcast, Clément Barouillet nous propose des solutions pour adapter ses stratégies à la période de huis clos.

Vous pouvez également écouter cet épisode sur Apple Podcast ou sur votre plateforme préférée.

Two Circles développe des stratégies de long terme pour mieux connaître les supporters

Pour les clubs, engager les supporters sur des plateformes digitales permet de mieux connaître sa communauté. Grâce à la data, il est possible d’optimiser les communications réalisées avec les supporters, en fonction de leur profil et de leurs habitudes.
Un utilisateur d’une billetterie en ligne ou d’une boutique en ligne sur le site internet du club ou encore un participant à des jeux concours sur une application mobile ou sur les réseaux sociaux du club partage des données. Des données utiles pour en savoir plus sur le profil de ses fans.

“On essaie de mêler de plus en plus les expériences physiques et digitales.”

Clément Barouillet, responsable Two Circles France

Two Circles exploite par exemple ces données pour optimiser les relations entre le club et les fans.
En fin d’année, la data générée au cours de la saison permet d’envoyer un email directement aux fans pour retracer et revivre leurs plus beaux souvenirs vécus au stade cette saison.
Avec certains autres clubs, Two Circles mêle le digital et le physique en intégrant les joueurs qui passent directement des appels téléphoniques aux supporters qui se réabonnent. À l’image de Zlatan Ibrahimovic lorsqu’il jouait pour le Los Angeles Galaxy en 2018.

Mêlées à de petites actions, l’analyse et l’exploitation de la data peut considérablement améliorer l’expérience du public dans le stade et en dehors du stade.

Engager les fans pendant le huis clos pour mieux les retrouver à la réouverture des stades au public

La période de huis clos dans laquelle nous sommes actuellement est une opportunité pour modifier nos façons de penser et ainsi orienter les supporters sur les plateformes digitales des clubs.

À l’image de la grande distribution et du e-commerce, parmi les personnes fans ou non qui avaient pour habitude de faire leurs achats dans un point de vente physique, certaines ont du s’adapter pour réaliser ces achats en ligne. Faisant parfois face à des appréhensions quant à l’idée de réaliser des achats sur internet.
Les clubs et autres acteurs de l’industrie du sport ont du également s’adapter plus rapidement que prévu pour maintenir une économie la plus faible soit elle via des plateformes en ligne les plus adaptées.

Ce changement presque “forcé” de nos comportements d’achats sera sans doute bénéfique sur le long terme pour les clubs car les fans auront potentiellement moins de freins à acheter un billet de match sur la billetterie ou un maillot sur la boutique en ligne.
Ces nouvelles habitudes permettront aux clubs de recueillir davantage de données sur leur communauté. Des informations qui pourront faire la différence dans l’expérience du spectateur lors de la réouverture des enceintes. Mieux connaître ses clients, ses fans, sa communauté, permettra de mieux adapter les offres et services proposés.

L’utilisation de la data se généralise dans les organisations sportives. Cependant, il reste encore de fortes disparités d’un club à l’autre. La data n’est pas encore exploitée à son plein potentiel. La période de huis clos liée au coronavirus va laisser des traces positives c’est une certitude. Elle représente une opportunité d’accélérer la transition et le changement de nos comportements d’achats pour entrevoir un futur plus personnalisé.

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David Panneullier (Huddle Makers) “cela passe par le digital”

Huddle Makers participe au développement du sportainment en Europe depuis 2016.

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huddle-makers
Depuis 2016, Huddle Makers accompagne des organisations sportives dans le football mais aussi le rugby, le hockey sur glace et le handball dans la création de leur fan experience. Nous avons échangé avec David Panneullier, project manager chez Huddle Makers. Dans cette interview, il partage sa vision, ses opinions et explique la manière dont l’entreprise suisse travaille sur les événements.

Huddle Makers est une agence suisse spécialisée dans la fan experience qui fait partie du groupe Venise Group. Un groupe qui permet à chaque entité de mutualiser les services.
C’est cette agence qui est à l’origine de l’application #DigitalFanPack avec France Rugby dont nous parlions dans un article dédié récemment.

L’entreprise accompagne les marques sur l’ensemble du parcours clients pour améliorer cette expérience globale. Via du conseil stratégique et opérationnel, la gestion et l’organisations d’événements, du brand content et de l’expérience digitale mais aussi du conseil pour le développement de nouveaux revenus complémentaires. Lors des quatre dernières années, Huddle Makers a collaboré avec France Rugby, la FFF, ASO sur le Tour de France, la Fédération Française de Hockey sur Glace, Le Coq Sportif ou encore les 24H du Mans.

Vous pouvez au choix, écouter cet échange avec David Panneullier en podcast ou lire le résumé de cet échange ci-dessous :

Divertir le supporter de A à Z et intégrer les partenaires au fun

La définition de la fan expérience donnée par David Panneullier est simple “Faire vivre une expérience mémorable”. David rejoint de nombreuses définitions de la fan experience collectées sur Fanstriker. Contrôler ce qu’il se passe sur le terrain est impossible. Nous pouvons cependant nous assurer que tout ce qui se passe en dehors du terrain soit parfait. Un spectateur qui quitte l’événement avec le sourire après avoir passé un bon moment est un spectateur conquis.

Pour ce qui est de la place mais surtout de l’intégration des partenaires dans cette expérience, Huddle Makers est adepte de la co-construction. Avec les partenaires, Huddle Makers crée des expériences innovantes et interactives. L’objectif est que les fans se sentent proches de la marque. Un sujet qui est clé lors de la mise en place de ces dispositifs est le timing. Chaque animation doit se fondre dans l’événement et son déroulement : avant-match, mi-temps, temps morts, etc.

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Le travail de Huddle Makers lors du Championnat du Monde de Hockey sur Glace à l’AccorHotel Arena en 2017

Faire vibrer la ville entière et intégrer la culture locale au storytelling

Intégrer la culture locale à la fan experience est un sujet qui revient souvent dans le débat. C’est un challenge lorsque l’on travaille sur la saison du club de la ville mais aussi lorsque l’on accueille un événement ponctuel. À plusieurs reprises, David Panneullier et Huddle Makers se sont penchés sur ces thématiques.

Lors du tirage au sort de la Coupe du Monde Féminine U20 de 2018, le fil rouge s’est appuyé sur la culture bretonne avec même la mise en avant de Bagad (un orchestre avec des chants traditionnels bretons).
À
Biarritz, pour le Biarritz Sevens, un évenement rugby, Huddle Makers a basé la fan experience sur un storytelling autour de la plage et du surf, des éléments omniprésents dans cette région.
Pour Huddle Makers, la fan experience n’est pas seulement l’addition de quelques animations et activations. Il s’agit d’embarquer les fans dans une histoire qui commence dès leur arrivée.

Animer des supporters en 2021

En 2020, la crise sanitaire a remis en question la fan experience à de nombreux égards. Après un temps d’arrêt lié au Covid, les événements ont recommencé à accueillir du public progressivement en juillet mais les tribunes sont encore très claires. Ce scénario montre que l’absence de public ne donne pas du tout la même splendeur à l’événement. Et l’expérience visiteur n’est pas non plus valorisée.

“Il ne faut absolument pas perdre le lien avec les fans. On est de plus en plus sur de la digitalisation, sur des contenus qui facilitent l’interaction avec les fans. Ils ne peuvent pas être dans les stades, par contre on peut les aider à maintenir leur relation avec l’équipe à travers des outils digitaux comme le Digital Fan Pack.”

David Panneullier, Huddle Makers

Récemment, les publics du Stade Rennais et du RC Lens nous ont montré que, même en comités réduits dans une enceinte partiellement vide, les supporters savaient donner de la voix et créer une ambiance. Cependant, l’ambiance dans la plupart des stades n’est pas à son paroxysme. Il est plus difficile d’animer des supporters dans des tribunes désertées que dans des stades pleins. C’est un nouveau défi qui se dresse face aux organisateurs d’événements. Dont beaucoup aujourd’hui se demandent en toute légitimité comment relever ce défi.
Pour David Panneullier, cela passe par le digital. Beaucoup de leviers qui sont actionnés habituellement dans les stades peuvent être transposés à domicile chez les supporters. Participer à un sondage sur le match ou partager sa vidéo d’encouragement pour les joueurs peut se faire depuis chez soi. C’est ce que propose par exemple le Digital Fan Pack avec les fans de rugby.

Après avoir constaté une forte accélération du développement de la fan experience en Europe ces dix dernières années, nous sommes confrontés à un nouveau challenge. Les entreprises de la fan experience comme Huddle Makers adaptent leurs offres. Elles permettent aux supporters de vivre leurs événements sportifs dans la bonne humeur malgré des conditions bien différentes de la normale.

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