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Un modèle d'abonnement inspiré de Netflix dans le sport Un modèle d'abonnement inspiré de Netflix dans le sport

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Idée : Un modèle d’abonnement inspiré de Netflix dans le sport

Analyse d’un nouveau modèle d’abonnement inspiré de Netflix : un modèle ultra flexible et mis en place par seulement une poignée de clubs.

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Pour inciter les jeunes et les étudiants à souscrire à des abonnements, une poignée de clubs ont mis en place un modèle d’abonnement ultra-flexible. Un sujet qui est majeur quelques jours avant la reprise de la saison sportive. 

Le principe de ce système flexible est donc un abonnement mensuel sans engagement. C’est-à-dire que l’abonné sera prélevé d’un montant fixe chaque mois sans avoir à faire de démarche. C’est un système comparable à celui de Netflix. Selon les différentes modalités que nous allons étudier, le montant total de l’abonnement peut être similaire ou plus élevé par rapport à celui actuellement mis en place par les clubs, l’abonnement à la saison. La principale différence réside dans : les échéances de paiement (des échéances plus allongées même si les clubs mettent déjà en place la possibilité de payer en plusieurs fois), le paiement par prélèvement mensuel et la reconduction tacite.

Avant de faire le point sur les clubs européens, commençons par regarder ce qui a été fait de l’autre côté de l’Atlantique aux États-Unis. Plus précisément en MLB (baseball), le championnat le plus innovant au monde en matière de billetterie.

La MLB, championnat référence de l’innovation sur la billetterie

La référence dans le sport en matière de billetterie est la Major League de Baseball (MLB), le championnat de baseball américain. En effet, chaque franchise joue 81 matchs à domicile au cours de la saison régulière avec des enceintes de 50 000 places comme pour le Yankee Stadium à New York. C’est donc un vrai challenge pour les organisations de remplir le stade à chaque match.

C’est dans ce championnat que sont apparus en 2015 les premiers abonnements inspirés de Netflix.
Mis en place à l’époque dans quelques franchises, aujourd’hui plus des deux tiers d’entre elles proposent ce modèle d’abonnement. Ce modèle a permis aux franchises de vendre plus d’un million de billets en 2018, soit 150 000 de plus qu’en 2016 (première année complète du programme). Enfin deux mois après le début de la saison 2019, les ventes étaient déjà en hausse de 36% avec plus de 765 000 billets vendus grâce aux abonnements mensuels.

Un autre cas intéressant avec l’offre des Athletics d’Oakland, aussi appelés “A’s”. La franchise de Californie avait mis en place un abonnement mensuel à 19,99$ par mois pour des sièges en admission générale et ce pour tous les matchs de la saison. Cependant, les abonnés mensuels n’avaient pas de places attitrées tout au long de la saison contrairement à un abonné dit « traditionnel ». Le supporter pouvait ainsi être assis dans une tribune lors d’un match, puis dans une autre le match suivant. Et lorsque le match était sold-out, les fans n’avaient pas de places assises et étaient placés dans une zone debout.

Souscrire à cet abonnement n’était possible que via l’application MLB Ballpark App donc assez limité. Cependant, la flexibilité du système, qui offre aux fans la possibilité de payer mensuellement, de se désengager en cours de saison et de souscrire uniquement sur cette plateforme, a permis d’attirer les jeunes fans comme cela était souhaité par la franchise.
Le prix de l’abonnement a aussi été un facteur essentiel. En effet, le prix est extrêmement attractif puisqu’il était seulement 4,99$ plus cher que le billet simple le moins cher pour un match des A’s, avec un tarif de 15$.

Des tests de ce modèle ont été effectués par la franchise quelques mois avant son lancement officiel comme l’explique Catherine Aker, Vice-Présidente de la Communication des Oakland Athletics : « Nous avons essayé cela pour la première fois il y a deux ans, puis pendant un mois l’année dernière. Puis nous l’avons essayé lors de l’entraînement de printemps à Mesa, et chaque fois nous avons aimé les résultats, et les fans semblent aussi apprécier ».

Le 2017 MLB Ballpark Pass des A’s a été si populaire que le club a plafonné les ventes après une semaine seulement. Ce qui a créé une liste d’attente.

A's Ballpark Pass 2017Front Office Sports

A’s Ballpark Pass 2017

L’abonnement mensuel dans les clubs de football

Le FC Copenhague, club danois qui évolue en Danish Superliga, la première division du championnat danois, a connu quelques soucis pour le renouvellement estival de ses abonnements. L’équipe danoise a analysé qu’il était compliqué pour les fans de s’engager sur une saison entière, en particulier pour les fans les plus jeunes. Le club a donc observé les méthodes d’abonnement utilisés par Spotify et Netflix, et a décidé de s’en inspirer afin de résoudre leurs problématiques de billetterie.

Un test a été réalisé avec un prix de l’abonnement fixé à 9,44£ par mois (10,82€). Soit un montant correspondant au découpage sur douze mois du prix de l’abonnement annuel le moins cher que le club propose. C’est aussi un montant qui est pratiquement celui proposé par Netflix au Danemark.
Les fans sont donc prélevés automatiquement et peuvent se désabonner à tout moment après les six mois obligatoires à condition de respecter un mois de préavis. Les adhérents à cette formule d’abonnement n’ont donc pas de place attitrée en tribune tout au long de leur adhésion. Leur place au stade peut donc changer d’un match à l’autre.
Le FC Copenhague a ainsi instauré le « modèle Netflix », comme le club l’appelle, depuis 2018.

En France, le club de Troyes (ESTAC) qui évolue en Ligue 2 a lancé ce modèle d’abonnement en avril 2019 pour la saison 2019/2020. L’ESTAC appelle cela une adhésion au club plutôt qu’un abonnement. Les fans payent alors mensuellement afin de bénéficier d’une place pour les matchs à domicile et des services inclus dans le programme de fidélité MyESTAC. Les supporters peuvent adhérer à tout moment de l’année. Ils peuvent également se désinscrire à tout moment à condition de respecter un préavis d’un mois. Ce qui laisse au club une marge de manœuvre.

Comme l’expliquait Henri Neveu, Responsable billetterie, CRM et fidélité à l’ESTAC, dans une interview accordée à Ecofoot, le club n’arrivait plus à conquérir de nouveaux abonnés avec le système d’abonnement traditionnel. Une problématique similaire à celle du FC Copenhague, qui s’est avérée encore plus forte chez les jeunes. Le taux d’abonnement au club troyen est également en déclin même si cette donnée est à mesurer finement puisque le phénomène est notamment lié aux montées et descentes récentes de l’ESTAC entre la Ligue 1 et la Ligue 2.

Le club troyen fait donc régulièrement le voyage entre la L1 et la L2. C’est pourquoi il a décidé de geler les prix des adhésions mensuelles peu importe la division dans laquelle le club évoluera. L’ESTAC promet donc une adhésion à vie avec un prix fixe. Contrairement au FC Copenhague, le club de Troyes n’a pas mis en place le même principe de pricing. En effet, l’adhésion mensuelle n’est pas un découpage en 12 mois de l’abonnement annuel mais il est plus cher. Le club propose trois formules (en fonction de la tribune choisie) et une formule étudiante. Le club a décidé cette offre tarifaire afin de compenser la prise de risque que cela comporte tout en incluant des services additionnels pour les adhérents.

En effet, les bénéficiaires profitent d’un accès à tous les matchs de coupes (contrairement aux adhérents à la saison), d’une facilité de paiement à travers le découpage du prix de l’abonnement par mois, de contenus numériques exclusifs, etc. Pour animer les adhérents durant les temps faibles comme l’intersaison, des animations sont mises en place comme des jeux-concours et autres événements. De plus, les adhérents mensuels de l’ESTAC ont une place attitrée. Une place qu’ils peuvent changer en cours de saison. Ils peuvent même changer de formule d’abonnement. L’objectif du club est de rendre ce modèle ultra-flexible à tout point de vue.

Grille de tarifaire abonnement ESTACESTAC

Grille de tarifaire abonnement ESTAC

Les avantages de ce système mensuel innovant

Cibler les jeunes et les étudiants

L’une des raisons majeures de la mise en place de ce système est donc la possibilité de cibler davantage les jeunes avec une offre plus adaptée. Tout d’abord parce que le prix est faible et donc relativement attractif pour les étudiants qui n’ont pas ou peu de revenus. C’est le même montant qu’un abonnement de base à Netflix (7,99€/mois). De plus, de nombreux étudiants partent en stage, en échange universitaire à l’étranger ou dans d’autres villes en cours d’année et donc de saison. De ce fait, un système flexible et sans engagement est idéal pour eux. Les étudiants pourront donc s’abonner pour 6 mois par exemple jusqu’à leur départ ou fin de stage.

Aussi, cette offre correspond aux habitudes de consommation des jeunes. En effet, ils sont nombreux à être abonnés à Netflix, Spotify et autres plateformes ayant un modèle d’abonnement similaire. C’est un modèle qu’ils connaissent et apprécient.

Proposer un abonnement à vie aux fans les plus fidèles

Ce système ne profite pas qu’aux jeunes. Il profite aussi aux abonnés historiques du club pour une autre raison. En effet, ils n’auront plus à faire les démarches administratives de réabonnement pour la saison à venir puisque cela se fait automatiquement. De ce fait, le club pourra surement maintenir davantage d’adhérents au club et ce sur plusieurs années. Le club de Troyes garantit que cet abonnement est à vie d’où l’intérêt pour les abonnés historiques.

Convertir les spectateurs occasionnels en abonnés

L’autre cible de ce modèle sont les spectateurs occasionnels qui viennent ponctuellement au stade. Des spectateurs qui néanmoins ne s’abonnent pas sur une saison entière. Avec un abonnement mensuel, une personne qui vient voir chaque année quelques matchs mais qui n’est pas prête à dépenser 200€ voire 300€ en début de saison, peut maintenant prendre une adhésion. Ce qui lui permettra de voir si ça lui plaît et ainsi garder son abonnement potentiellement sur plusieurs années.

Communiquer tout au long de l’année sur les abonnements

Autre avantage du système d’abonnement mensuel, celui de pouvoir communiquer sur les abonnements toute l’année. Comme les fans peuvent s’abonner à tout moment, l’activité de communication est alors constante. Contrairement au modèle actuel où les clubs communiquent uniquement entre la fin de saison et le début de la saison suivante, ainsi qu’à la mi-saison.

Ici, ils peuvent donc s’appuyer sur un gros match pour relayer ces abonnements. Le calendrier à venir sur un ou plusieurs mois peut aussi permettre de capter de nouveaux abonnés en cours de saison. Ainsi, les clubs auront plusieurs opportunités pour tenter d’optimiser l’enrôlement de nouveaux adhérents.

Lorsque nous commencerons la campagne de renouvellement des abonnements, environ 50% de nos abonnés et détenteurs d’abonnements seront déjà présents.

Jacob Lauesen, Directeur Marketing FC Copenhague

Avoir déjà des abonnés pour les saisons suivantes

Jacob Lauesen, Directeur Marketing et Développement de la marque au FC Copenhague cite un autre avantages de ce fonctionnement : « lorsque nous commencerons la campagne de renouvellement des abonnements pour la prochaine saison, environ 50% de nos abonnés et détenteurs d’abonnements seront déjà présents. ». Grâce au renouvellement automatique pour la saison suivante et au préavis d’un mois, les fans ayant souscrit à ce modèle sont donc déjà enregistrés comme abonnés pour les mois suivants.

Les problématiques entourant le « modèle Netflix »

Une trésorerie chamboulée

Néanmoins, avec ce système d’abonnement mensuel une problématique se pose.
En effet, les clubs sont habitués avec le modèle actuel à avoir un afflux de trésorerie à l’été grâce à la campagne d’abonnement pour la nouvelle saison. Tandis qu’avec ce système inspiré de Netflix, les revenus issus des abonnements sont répartis tout au long de l’année. De ce fait, les deux premières saisons peuvent être difficiles en particulier pour les plus petits clubs.

Il faut donc que les clubs puissent gérer et équilibrer leur trésorerie tout au long de l’année comme l’explique le Directeur Général du club de Dundee United en Ecosse qui a été interrogé sur ce modèle « Bien sûr, il y aurait un choc au cours des 12 à 24 premiers mois, le temps que l’on s’y habitue tous, mais l’argent finit toujours par arriver et vous gérez votre entreprise en conséquence. ».

Le taux d’attrition (ou churn en anglais) ou clients perdus

Ensuite, nous savons que le comportement des supporters est influencé par les résultats sportifs. L’une des craintes avec ce système serait une vague de désengagement suite à de mauvaises performances de l’équipe. La sécurité du préavis d’un mois mis en place pourrait ne pas être suffisante. Paradoxalement, d’une manière générale, les clubs de football recherchent à sortir de cette dépendance aux résultats sportifs et ce modèle fait complètement l’inverse. Contrairement au modèle d’abonnement classique où les supporters s’engagent pour la saison.

Mais d’autres facteurs pourraient aussi provoquer une vague de désabonnement comme la météo et l’approche de l’hiver. Cela peut aussi être le cas en fonction du calendrier si le club enchaîne les matchs contre de « petites » équipes. Il y a donc de nombreuses variables qui entrent en jeu qui peuvent profiter ou encore nuire à ce système. Afin de limiter le taux d’attrition, les clubs devront proposer une expérience fan de qualité afin de garder leurs supporters abonnés. Les clubs pourraient par exemple s’appuyer sur les nouvelles technologies pour cela.

Un besoin de pédagogie

Ce modèle peut être un bouleversement chez les supporters. Habitués au modèle d’abonnement annuel, le nouveau modèle a suscité des interrogations chez certains supporters historiques du club de l’ESTAC. Il a donc été nécessaire pour les équipes du club d’assurer un service client de qualité afin d’expliquer et de rassurer avec tout en faisant preuve de beaucoup de pédagogie.

Les résultats de ce modèle obtenus par les clubs

Pour le FC Copenhague, les résultats de ce test ont été sans appel. En effet, suite à ce test, il n’y avait que 3% de désabonnement pour 90% de renouvellement. Le club a fait du deux en un en captant de nouveaux fans et en les rendent loyaux. En septembre 2019, le club était à 12 000 abonnés dont 35% d’abonnés via le modèle Netflix. Le club a aussi connu sa première hausse de fréquentation depuis 10 ans et une hausse de 40% du nombre de spectateurs payant. Il faut préciser que ces chiffres proviennent du modèle Netflix mais aussi d’autres offres de billetterie.

C’est donc un modèle qui a du succès auprès des fans puisque près de 80% des nouveaux abonnés lors de la saison 2018/2019 avaient souscrit au modèle Netflix. Ces fans sont principalement des jeunes entre 18 et 30 ans. Le responsable billetterie du club, Mikkel Bjerre, pense que ce modèle est le futur et qu’il pourrait remplacer le modèle d’abonnement annuel traditionnel.

Du côté de l’ESTAC, la campagne d’adhésion mensuelle fut un succès auprès des supporters. Seulement 2 mois après le lancement, les abonnements mensuels représentaient 16% des abonnements. Le club semble satisfait de ce ratio et le considère même comme « une belle surprise ». Aujourd’hui, le ratio est toujours aux alentours des 15%. Cependant, au vu du contexte de pandémie du Covid-19, les interrogations sont nombreuses sur le taux de renouvellement. La capacité d’accueil des stades est encore incertaine pour les mois à venir.

Malgré ces résultats positifs, notons quand même que le FC Copenhague et l’ESTAC n’ont pas pour autant mis fin à l’ancien modèle d’abonnement annuel classique. De même au Hibernian Football Club, club écossais, où la stratégie actuelle est davantage portée sur la maximisation des abonnés via le système traditionnel. Cela étant donné que la clientèle pour ce modèle est déjà établie.

Qu’en pensent les supporters, le grand public ?

Nous avons réalisés 2 études, une axée sur le football et une seconde sur le rugby avec l’aide de David Salesse pour cette dernière.

Voici les résultats obtenus à travers ces infographies.

Les répondants aux études semblent intéressés par ce nouveau modèle d’abonnement inspiré de Netflix avec respectivement 50% d’avis positif pour le rugby et 59% pour le football. En particulier chez les jeunes et les étudiants, les principales cibles de ce modèle.

D’après le Responsable Billetterie du FC Copengague, Mikkel Bjerre, qui a mis en place ce modèle d’abonnement mensuel, ce système devrait fonctionner pour la plupart des clubs. De même, Marshall Glickman, CEO de G2 Strategic (un cabinet de conseil spécialisé dans le sport business) et ancien Président des Portland Trail Blazers, a déclaré dans une interview à Sports Venue Business que : “les nouveaux produits de billetterie, en particulier les abonnements mensuels de type Netflix, allaient devenir populaires”.
Dans tous les cas, l’évolution de ce nouveau modèle  sera très intéressant à suivre en France et ailleurs !

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Sportif et fan de sport, l'ambiance dans les stades m'a toujours passionné. Voir comment un bon match peut devenir une expérience inoubliable grâce à l'ambiance et à l'expérience vécue dans les gradins me donne des frissons. C'est pour vous partager ces émotions que je vous écris.

Fan expérience dans le monde

Le partenariat technologique, un vecteur de développement de l’expérience fan

De nombreuses technologies voient le jour chaque année et certaines ont le pouvoir d’améliorer et de développer l’expérience fan. Le partenariat technologique semble être un bon moyen pour lier la technologie aux clubs et aux événements sportifs.

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Aujourd’hui, le partenariat entre un club et une marque ne se limite plus à une simple visibilité, la réflexion est plus globale. Les deux parties cherchent à améliorer certains aspects du club ou de l’événement sportif que ce soit pour l’équipe, le stade ou bien l’expérience fan.

On peut légitimement évoquer les partenariats qui élaborent des activations pour enrichir celle-ci mais dans cette article, nous allons aborder le partenariat technologique.

Qu’est-ce que le partenariat technologique ?

Le partenariat technologique est, par définition, une alliance de deux ou plusieurs entités qui peuvent différer carrément de secteur d’activité mais prêts à unir leur force pour la réussite d’un projet commun de recherche et développement (source comptable en ligne). Dans le cadre de ce type de partenariat, celui-ci peut permettre d’améliorer le fonctionnement d’un club que ce soit au niveau de ces équipements (wifi, application mobile, confort visuel et sonore, etc) ou bien de la data (CRM, données sportives, etc.) par exemple. Des partenariats à ne pas négliger lorsque l’on sait que 69% de spectateurs affirment que les outils technologiques ont amélioré leur expérience selon l’étude Capgemini.

La connectivité des événements sportifs par Orange

De nos jours, de nombreux événements sportifs souhaitent offrir de la connectivité à leurs spectateurs. Pour déployer celle-ci, Orange, premier opérateur téléphonique et internet de France, a signé des partenariats avec de grands acteurs du sport. On peut notamment y trouver le naming du stade Vélodrome ou bien le Tour de France.

Pour le premier partenariat, Orange a su développer la connectivité avec l’installation de 1000 bornes wifi et d’antennes 4G permettant à 20 000 spectateurs de se connecter en simultané à internet pour partager leurs émotions au fil des matchs. En novembre 2019, le partenariat a évolué en installant la 5G dans le cadre de l’expérimentation 5G que mène Orange dans la ville de Marseille.

Cette évolution a permis aux deux acteurs d’offrir une meilleure expérience à ces spectateurs. En effet, il permet d’augmenter le flux vidéo et ainsi proposer la Réalité Virtuelle en live et d’améliorer l’expérience sonore avec une qualité d’écoute en instantané.

Elle permet aussi d’optimiser son empreinte énergétique ainsi que son équation environnementale avec la récolte de données en temps réel. Le partenariat valorisé à 4 millions n’est pourtant que de 2,45 millions. La différence peut s’expliquer par la mise à disposition d’équipements permettant de connecter le Vélodrome et ainsi améliorer l’expérience des supporters marseillais.

OLRAT / SHUTTERSTOCK.COM

Naming du stade de l’Olympique de Marseille, Orange Vélodrome

Le second partenariat, entre Orange et le Tour de France existe depuis 20 ans. Celui-ci permet à l’événement d’être connecté à 84% (donnée 2018) du parcours. Ce chiffre parait tout simplement « énorme » sur un tracé qui fait tout de même en moyenne 3000/3500 kilomètres.

Cette connectivité 4G permet au Tour d’être couvert avant, pendant et après chaque étape pour les différents besoins (le départ, l’arrivée, la course, le PC sécurité, les médias, etc) et ainsi rendre connecté des zones qui ne l’étaient pas. Le côté positif de ce partenariat pour le territoire est la conservation de nombreux équipements qui profitent aux habitants des villes traversées par le Tour.

L’investissement est donc avantageux pour les deux parties. Dans un premier temps, il est avantageux pour le Tour de France puisqu’il connecte ses spectateurs et répond aux besoins sportifs, logistiques et médiatiques de l’événement. Quant à l’opérateur téléphonique, en proposant son savoir-technologique, Orange met en lumière son expertise et développe son réseau dans toute la France sans même être particulièrement visible sur le Tour avec une caravane publicitaire par exemple.

La data

Plusieurs acteurs mondiaux sont spécialisés dans le traitement de données et la mise à disposition de solutions technologiques. Un partenariat avec ses acteurs peut permettre de mieux comprendre le comportement des spectateurs ou bien de donner des statistiques sportives.

Dans le premier cas, on y trouve l’entreprise allemande SAP. Le créateur de logiciel, partenaire du Bayern Munich, analyse les données du club et met en place des logiciels et solutions pour améliorer l’expérience spectateur et la gestion du stade. Ainsi, le club a les moyens de savoir les zones d’affluences tant piétonnes que véhicules et de donner des informations à ses clients. De même pour le remplissage du parking.

Au delà, des statistiques et des solutions pendant l’événement, SAP a également mis en place des moyens pour connaître le comportement à la sortie du stade (délai d’attente pour sortir du parking, présence ou non de consommation après match, heure de départ du stade, etc). Ainsi, la mission de SAP est de proposer des solutions pour décongestionner ces sorties de stade en mettant en place des activités, des codes promotionnels ou autres actions permettant de retarder également le départ du stade. Ainsi, plusieurs outils sont installés dans le stade :

  • objets connectés inhérents au stade pour surveiller la maintenance et la sécurité,
  • des sièges connectés pour gérer le remplissage et mener des actions marketing,
  • des capteurs de trafics pour connaître les flux à l’intérieur et l’extérieur du stade
  • une application pour proposer différents services et informations pour le spectateur.

Deuxièmement, la data peut également permettre d’obtenir des statistiques sur la performance des joueurs et ainsi mieux comprendre leur niveau et le jeu proposé. Ici, le partenaire répond à un besoin nouveau, un spectateur toujours plus connecté, avide de datas et consommant le sport en multi-device. Certains événements l’ont compris en s’alliant à des partenaires technologiques. IBM, partenaire durant 34 ans de Roland Garros, avait su développer une application offrant une multitude de statistiques aux spectateurs ayant télécharger l’application.

Améliorer le confort sonore et visuel des spectateurs

Un partenariat technologique peut améliorer le confort sonore de ses spectateurs. En effet, avant l’inauguration du nouveau stade de Bordeaux, le Matmut Atlantique avait signé un partenariat avec Bose pour le développement de sa sonorisation.

Le même partenaire avait été signé en 2013 avec la Ligue Nationale de Basketball pour installer le système de sonorisation Bose RoomMatch™ lors des événements LNB et dans les différentes salles françaises.

Par ce type de partenariat, les différents acteurs sportifs offrent une meilleure acoustique à ses fans, permettant de valoriser les différentes interventions du speaker, les annonces publicitaires, les interviews et de proposer une meilleure ambiance.

Groupama Stadium

Show son et lumière lors du Winter Game

Des partenariats sont également possible au niveau visuel. Premièrement, on peut améliorer l’expérience au niveau de la luminosité. Le Parc OL l’avait compris en 2017 en signant un partenariat avec Philips Lighting à l’instar de la Juventus de Turin. Cela a permis au stade de la région lyonnaise d’offrir aux spectateurs un meilleur confort visuel au stade et à la télévision mais aussi de proposer des shows lumineux de qualité.

Deuxièmement, le confort visuel peut se ressentir à travers les équipements audiovisuels, par exemple écrans géants ou panneautique LED. Sony s’était allié au Stade Océane du Havre pour fournir une solution complète : 2 écrans géants, 1 panneautique LED bord de terrain contrôlés par la régie numérique ainsi qu’une solution d’IPTV permettant l’encodage et la distribution de flux sur 170 écrans LCD répartis dans les points clés du stade.

Une expérience toujours plus immersive grâce aux partenariats

De nombreux partenariats activent celui-ci pour proposer des animations technologiques plus immersives. On peut y retrouver la réalité augmenté et la réalité virtuelle par exemple. Selon Artefacto, le premier est “une technologie qui permet d’intégrer des éléments virtuels en 3D (en temps réel) au sein d’un environnement réel”. Le second est “un dispositif permettant de simuler numériquement un environnement par la machine (ordinateur)”. De nombreux événements ont compris que ces technologies influenceront les fans d’aujourd’hui et de demain. Cependant, cette technologie immersive est très chère, d’où la possibilité de s’intéresser au partenariat technologique.

Le CIO s’est penché sur ce type de partenariat avec Intel pour les Jeux Olympiques. Intel mettra en service sa technologie Replay 360 pour permettre aux fans de vivre les meilleures images de l’événement depuis n’importe quel angle. Concernant la diffusion, la technologie Intel TrueVR offrira une diffusion en direct et en réalité virtuelle des Jeux Olympiques, en donnant la possibilité aux fans de s’immerger dans les Jeux depuis chez eux. Pour finir, la technologie des drones d’Intel permettra des spectacles lumineux dans le ciel pour les différents événements organisés par le CIO.

La technologie blockchain

Selon Blockchainfrance.net, la blockchain (dont la traduction en français est chaîne de blocs) est une technologie qui permet de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle. Elle ressemble à une grande base de données qui contient l’historique de tous les échanges réalisés entre ses utilisateurs depuis sa création. La blockchain peut donc être utilisée de trois façons : pour du transfert d’actifs (monnaie, titres, actions…), pour une meilleure traçabilité d’actifs et produits et pour exécuter automatiquement des “smart contracts”.

« Cette technologie révolutionnaire aura un impact important sur la stratégie commerciale globale du club et sur la manière dont nous interagissons avec nos fans. Nous sommes heureux d’accueillir Socios.com dans la famille Paris Saint-Germain. » Marc Armstrong, Directeur du Sponsoring du Paris Saint-Germain

Plusieurs clubs, à l’instar du PSG, se sont déjà lancés dans la création de leur crypto-monnaie. En partenariat avec le site Socios.com, cette technologique permet aux clubs de proposer un nouvel axe d’engagement pour leurs fans en proposant un moyen de participer à la vie du club. Ainsi, en achetant la crypto-monnaie du club (le $PSG équivaut à 2 euros), le fan, sous forme de votes ou de sondages en ligne, accède à des récompenses, des contenus et des expériences exclusives. Un nouveau système de fidélisation avec la crypto-monnaie voit le jour et pourrait séduire de plus en plus de clubs.

De nombreuses technologies voient le jour chaque année et certains ont le pouvoir d’améliorer et de développer l’expérience fan. Les technologies façonneront le sport de demain sans dénaturer le rapport humain qui lie le club à ses fans. C’est un virage important à prendre pour séduire et comprendre les consommateurs de demain et le partenariat technologique semble être un bon moyen pour s’approcher des clubs et les événements sportifs.

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