Suis-nous
Mapping Final four NCAA Mapping Final four NCAA

Podcast

Mathieu Zagrodzki (The Famous Group) “Il y a des choses à faire”

Importer le modèle sport spectacle à l’américaine en France est-il pertinent ? Que garder et comment l’adapter à notre marché ?

Publié

le

Les États-Unis sont souvent pris comme référence quand nous parlons de fan expérience. Importer le modèle du sport spectacle à l’américaine en France est-il pertinent ? Que pouvons-nous garder de l’inspiration outre-atlantique ? Comment l’adapter au marché français ? Nous en parlons avec Mathieu Zagrodzki. 

 

Seconde partie de notre échange avec Mathieu Zagrodzki, le Directeur du Business Development Europe de The Famous Group. The Famous Group est l’entreprise qui se cache derrière une grande partie des shows américains les plus impressionnants.
Si vous n’avez pas encore lu et écouté la première partie de cet échange très intéressant, nous vous invitons à cliquer ci-dessous.

The Famous Group, l’entreprise derrière les shows à l’américaine

Des manques structurels certes, mais pas insurmontables selon Mathieu Zagrodzki

L’une des particularités des compétitions françaises ce sont les grandes inégalités qu’il y a entre les stades. Certains stades et certaines arenas ont été entièrement rénovés récemment. De nombreux stades ont été construits à l’occasion de l’Euro 2016. Ces enceintes sont parfaitement aptes à recevoir un show d’ampleur et à organiser des animations reposant sur un WiFi solide, un éclairage LED ou autres. D’autres stades et arenas sont malheureusement moins bien équipés.

Dans les nouveaux stades, on a souvent préféré un plus grand nombre de place à un plus grand écran au-dessus des tribunes. C’est un frein pour le développement des shows d’avant-match et de la mi-temps.

Ces problèmes, s’ils sont soulevés fréquemment, ne sont pas des fatalités. Il est possible de travailler autour de ces différences avec les plus grands stades du monde pour proposer une show impressionnant. Il est possible de mettre en valeur les plus belles particularités des tribunes françaises pour proposer un show inoubliable à l’intérieur d’une expérience de match moderne.

Une culture du sport différente et de nombreux temps morts aux États-Unis

Les sports populaires en France connaissent moins d’interruptions et se prêtent donc moins aux animations de temps morts. Un match de NBA c’est 48 minutes de jeu mais les rencontres durent généralement 2 heures et demi. Un match de NFL c’est 60 minutes mais en moyenne 3 heures et 12 minutes de jeu. Le match est interrompu à chaque down, puis lors des changements d’escouades, lors des temps morts demandé par les coachs, c’est un sport saccadé. Naturellement des divertissements se sont développés autour de ces sports. En France, le sport le plus populaire reste le football. Les rencontres sont rarement interrompues (quoi qu’elles le sont de plus en plus depuis l’introduction de la VAR : une opportunité peut-être ?) et les supporters savent qu’ils ressortiront le plus souvent du stade 120 minutes après le coup de sifflet initial. Les temps morts à exploiter sont donc la période d’avant match, la mi-temps et la période d’après-match.

En France, spectacle est plus organique. Il vient des tribunes, des ultras, des tifos, des chants. D’ailleurs cette culture est attachée au football. Aux Etats-Unis, les matchs de MLS attirent des fans d’un jour curieux d’observer la ferveur des supporters dans les tribunes. Les supporters aiment apporter leur énergie aux rencontres. C’est parfois difficile d’introduire des dispositifs de fan expérience sans donner l’impression que l’on s’immisce dans le domaine qui leur ai réservé. Mais ce n’est pas impossible. La fan expérience ne vise pas à remplacer le show proposé par les supporters. Elle se crée à côté voire parfois autour des initiatives des supporters.

Une expérience moderne sans voler la vedette aux supporters

L’ambiance crée dans les tribunes par les supporters est impressionnante et constitue l’un des plus grands atouts du sport français. Ajouter des animations technologiques ou un spectacle en AR/MR dans le stade avant le match ne doit pas aller à l’encontre de cela mais créer une symbiose entre le travail du club et le travail des supporters. Les profils des spectateurs dans les stades sont très diverses. Il y a des fervents supporters, des abonnés depuis des générations, il  y a aussi des familles, des clients VIP, des fans occasionnels présents pour découvrir l’ambiance du stade.  Connaître ses supporters et offrir à chacun une expérience qui lui convienne reste un grand défi.

Comme nous l’avions évoqué lors de notre dernier entretien avec Julien Barthélémy, si le show à l’américaine a sa place en France, un copier-coller ne suffira pas. L’expérience doit être authentique et inclure des éléments culturels du club. La fan expérience a deux grands objectifs : fidéliser les fans qui sont au stade et augmenter la visibilité du club pour attirer de nouveaux supporters. Importer un show spectaculaire technologiquement ne peut satisfaire ses objectifs que si l’on prend le temps d’intégrer l’identité du club à ce show pour que les supporters s’y reconnaissent. Le show lumière au Groupama stadium avant le match OL – PSG en 2018 en est le parfait exemple.

Les supporters lyonnais séduits par le show d’avant match lors du match OL – PSG en 2018.

Il y a une pertinence à apporter le show à l’américaine dans nos stades. L’important est de le construire autour des plus beaux atouts de nos tribunes : des supporters engagés et des régions culturellement très riches. La fan expérience lors des NFL Games à Londres sont l’exemple type du potentiel de nos stades. Ils adaptent la culture des matchs de NFL aux stades londoniens avec brio et transportent les supporters dans l’univers du football américain pour une après-midi hors du temps.

Merci à Mathieu Zagrodzki pour cet échange enrichissant en deux parties. Si vous n’avez pas encore lu et écouté la première partie de cet échange très intéressant, nous vous invitons à cliquer-ici.

Vous avez aimé cet article ?

I am a finance and entertainment student excited by the idea of enhancing entertainment experiences thanks to numbers and technology.

Continuer la lecture
Publicité

Podcast

Comment un club peut-il développer ses revenus B2C en jour de match ?

Comment un club peut-il développer ses revenus B2C en jour de match ? Anthony Alyce s’est penché sur la question dans le dernier magazine d’Écofoot.

Publié

le

Comment un club peut-il développer ses revenus B2C en jour de match ?

Nouvelle semaine, nouvel épisode du podcast. Dans cet épisode nous revenons avec Anthony Alyce sur le numéro 87 d’Écofoot qui aborde la grande question des revenus B2C en jour de match.

 

Un podcast que vous pouvez écouter ci-dessous ou sur votre plateforme audio favorite (Spotify, Apple, etc.) et également en vidéo sur notre chaine Youtube

Le résumé de cet épisode

Faut-il se réapproprier l’ensemble de la chaîne de valeurs pour augmenter ses revenus en jour de match ? C’est une grande question à laquelle Anthony Alyce a tenté de répondre dans le dernier magazine du média Écofoot.fr, le média référent sur l’économie du sport qu’il a créé en 2014.

Dans le dernier numéro (le n°87), Anthony s’est intéressé aux revenus B2C (Business to Consumer) en jour de match et comment les développer. Il s’est appuyé sur des cas concrets au sein des clubs, au Stade Rochelais, au FC Nantes, au Toulouse FC, au RC Strasbourg, ou encore à Nanterre 92.
Pierre Gueny, le responsable billetterie de Nanterre 92, un club de basketball qui évolue en Betclic Elite,  indique dans le magazine qu’il avait probablement sous-estimé les effets du covid sur la saison 21-22 puisque la fréquentation moyenne dans sa salle a été d’environ 2 000 spectateurs pour 3 000 places que compte le Palais des Sports.
Le club a malheureusement bénéficié d’un calendrier défavorable puisque les grosses affiches ont eu lieu lors des périodes de confinement lié au Covid19.

Dans cet épisode nous revenons sur le dernier magazine d'Écofoot

Dans cet épisode nous revenons sur le dernier magazine d’Écofoot

Les outils CRM représente une solution envisageable pour faire revenir le public au stade à condition de bien travailler ce sujet. Olivier Spaeth qui a récemment pris place dans ce podcast, explique qu’un club qui souhaite remplir son stade de 15 000 places doit bénéficier d’une base de données d’au moins 7 fois ce volume, soit 105 000 adresses emails actives et utilisables. Il y a donc une vraie grande quête des données à obtenir pour maximiser ses chances de remplir son enceinte et par conséquent ses revenus B2C.

Alors comment font les clubs ? Anthony l’explique bien dans cet épisode, nombreux sont les clubs qui engagent via des jeux concours sur les réseaux sociaux ou de la gamification digitale ou physique en jour de match. Tous n’ont pas le privilège de cumuler 66 matchs à guichets fermés à domicile comme c’est actuellement le cas au stade Marcel Deflandre pour le Stade Rochelais.
Quel est le secret du succès du club de rugby Rochelais ? Probablement le fait que “pour le club c’est très important que l’offre soit toujours inférieure à la demande pour renchérir la valeur du billet, pour donner le sentiment de privilège au spectateur” indique Thomas Rousseau, le responsable revenus B2C du Stade Rochelais. Et ça fonctionne, puisque le club est passé de 4 offres tarifaires en 2010 à 7 offres aujourd’hui et un panier moyen qui lui a évolué de 3€ en 2014 à 7€ aujourd’hui.

Le cas du Stade Rochelais est intéressant puisque le club souhaite dupliquer son modèle à succès dans un autre sport, le basketball dont le club détient une autre entité : le Stade Rochelais Basket. À ce sujet, avec Anthony nous abordons l’impact que la NBA peut avoir sur les clubs de basketball français. La NBA étant tellement forte sur l’entertainment que les fans attendent probablement beaucoup de leur club dans l’hexagone à ce sujet. Alors qu’en rugby, il n’y a pas cette référence. 

 

Autre club dynamique que l’on retrouve souvent aussi sur Fanstriker, le HBC Nantes. Le club nantais de handball propose une expérience stade enrichie pour développer leurs revenus B2C. À Toulouse, la boutique est un lieu de passage et un atout fort en jour de match. Olivier Jaubert le Directeur Général du Toulouse FC indique que le taux de transformation en boutique est compris entre 35% et 40% soit environ 1 client sur 3 qui se présente à la boutique achète un article. Mais ce chiffre se dégrade en fonction de l’augmentation de l’affluence au Stade. Il faut donc s’adapter pour vendre davantage en boutique en jour de match. Soit réduire ses services comme à Lorient où le flocage en matchday n’est pas possible, soit augmenter ses points de ventes comme le propose le RCSA, dans le but de fluidifier le flux et multiplier les regroupements d’acheteurs. 

Enfin, Anthony, résume en toute fin d’épisode ce qu’il a retenu de ce magazine n°87. S’il a constaté une recette secrète pour développer ou optimiser les revenus B2C des clubs. Vous voulez connaitre sa réponse ? Je vous invite à écouter l’épisode 96 de notre podcast ou lire le magazine sur Écofoot.fr. 

Vous pouvez également retrouver et épisode en vidéo sur notre chaine Youtube. Retrouvez les actualités Fan Experience et Fan Engagement sur Fanstriker.com.

Vous avez aimé cet article ?

Continuer la lecture

Podcast

“Le sportainment en France, il n’y a aucune raison de ne pas essayer”

Au Prado, la salle où jouent les filles du Tango Bourges Basket, l’expérience en tribunes est inspirée du sportainment.

Publié

le

Podcast #95 | Gaël et Florian (Tango Bourges Basket) - Le sportainment en France, il n'y a aucune raison de ne pas essayer

Dans ce nouvel épisode de la semaine du podcast Fanstriker, nous sommes à Bourges avec Gaël Brault et Florian Le Graët qui travaillent tous les deux au Tango Bourges Basket. 

 

Un podcast que vous pouvez écouter ci-dessous ou sur votre plateforme audio favorite (Spotify, Apple, etc.) et également en vidéo sur notre chaine Youtube

À l’origine de cet épisode, une publication que Gaël a partagé sur LinkedIn, dans laquelle il met en avant l’activation “Simba Cam” avec son partenaire McDonald’s. Une idée inspirée de la fameuse Kiss Cam et du sportainment aux États-Unis, adaptée au Roi Lion pour la réception du club Lyonnais. La Simba Cam a été un vrai succès et le public semble vraiment avoir l’air d’apprécier le concept.

 

Le résumé de cet épisode

Au sein du club du Tango Bourges Basketball, Gaël Brault et Florian Le Graët sont ceux qui travaillent sur les sujets d’expérience et d’engagement des fans. Bien qu’ils l’expliquent dans cet épisode, ils s’appuient sur chaque force vive au sein du club. 
Nous discutons de la théâtralisation des matchs, un mot parfois remplacé par “événementialisation” dont le principe est de donner un thème à la rencontre en s’appuyant soit sur l’adversaire du jour, un événement calendaire (pâques, sortie cinéma, etc.) ou tout autre indicateur local, national ou internationale sur lequel le club pourrait surfer.
L’exemple de la Simba Cam réalisée en partenariat avec le partenaire McDonald’s est un exemple concret de réussite. Pour ça, la relation avec ses partenaires doit être forte. Chacun, doit être proactif pour optimiser au maximum son engagement. 

 

Florian et Gaël mentionnent la difficulté pour un club d’établir une planification des opérations qui soit optimale. En cause, la mise à disposition tardive du calendrier de la saison qui ne permet pas toujours d’anticiper comme il se devrait les thématiques que les équipes internes du club souhaiteraient donner aux rencontres en fonction du calendrier. 

Enfin, le sportainment, un mix entre sport et entertainment, semble bien avoir sa place en France, dans nos enceintes. En atteste la Dance Cam que Florian et Gaël proposent à leur public du Tango Bourges Basket à pratiquement chacune des rencontres à domicile au Prado malgré les réticences qu’ils ont pu entendre avant de lancer ce concept. Selon Gaël, “il n’y a aucune raison de ne pas essayer“. Alors essayons. 

Vous pouvez écouter cet épisode dans sa totalité sur votre plateforme de podcast favorite et sur notre chaine Youtube.

Vous avez aimé cet article ?

Continuer la lecture