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Interviews

Kevin (hôte Homefans) “À Lyon, la plus belle chose à voir c’est l’harmonie des supporters”

Kevin, hôte sur Homefans, fait découvrir la ville de Lyon et le club de l’OL à des touristes et supporters étrangers.

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Second épisode de notre série de rencontres avec les fans et hôtes de la plateforme Homefans.net. Aujourd’hui nous allons à la rencontre de Kevin, fervent supporter de l’Olympique Lyonnais, il propose aux fans internationaux de l’OL de passer une journée avec lui dans la peau d’un fan local. 

 

Homefans est une plateforme en ligne qui propose des voyages sportifs eux-mêmes proposés par des hôtes et fans locaux. Ainsi, le fan d’un club étranger de passage dans un pays ou une ville pour du tourisme peut vivre une expérience au stade en totale immersion avec la communauté de fans du club.

Kevin fait donc parti de l’un de ses hôtes pour la ville de Lyon où il vit. Nous l’avons rencontré pour parlé de sa passion et des expériences qu’il propose dans sa ville.

Vous pouvez au choix lire cette interview ci-dessous ou écouter l’épisode de notre podcast sur Spotify, Apple Podcast ou votre plateforme de streaming préférée.

Bonjour Kevin, tu proposes donc une expérience lyonnaise autour du football sur Homefans.net. Quels sont les lieux incontournables de la ville que tu partages avec les fans de l’OL que tu accueilles ? 

C’est important de garder l’équilibre entre le côté foot et la visite de la ville. C’est ce que j’essaie de faire dans les expériences que je propose sur Homefans. À Lyon on a vraiment une ville qui s’y prête. On a des lieux de la culture lyonnaise et du sport lyonnais incontournables.
Souvent j’emmène d’abord les visiteurs au centre ville en passant par la place Bellecour. Ensuite, le lieu phare de la ville, c’est la colline de Fourvière. D’en haut, on a une vue panoramique de la ville. J’aime beaucoup visiter le Vieux Lyon et faire découvrir la cuisine lyonnaise.

Avant d’aller au stade, j’aime bien passer par le stade Gerland (ancien stade de l’OL, aujourd’hui stade du Lou Rugby). Aujourd’hui l’OL est passé à autre chose avec le Groupama Stadium. On n’a pas perdu au change mais on n’oublie pas d’où l’on vient. Gerland reste un lieu mythique de la ville.
Bien sûr on finit en apothéose au Groupama Stadium pour le match.

Tu as tes habitudes au stade ? Est-ce qu’il y a une tribune, une buvette, un bar autour du stade que tu affectionnes particulièrement ?

En général, j’aime bien avoir une vue d’ensemble du terrain et des tribunes. Je suis toujours à l’affût d’une animation en tribune, en virage, d’un tifo ou d’un show son et lumière. J’aime beaucoup toute l’activité ultra donc j’essaie toujours d’avoir le meilleur champs de vision possible. Je vais au stade entre amis ou seul. Si je suis dans un stade, j’ai tout ce qu’il me faut.

La ville de Lyon est connue pour être la capitale de la gastronomie. Pour toi quel est le meilleur snack au stade ou en après match ? Est-ce qu’il y a des produits typiquement lyonnais à consommer les jours de match ?

Oui, il y en a beaucoup. Personnellement, je ne pars pas sur de l’authentique mais plutôt sur du plus moderne. Mon snack préféré c’est le tacos français. C’est un produit qui vient de Lyon, plus précisément de Villeurbanne. Pour moi c’est ce qui représente le mieux l’idée. En terme de gastronomie, l’OL est très proche de sa ville. Dans le nouveau stade, il y a une partie du stade qui s’appelle La Brasserie des Lumières. C’est un salon où les supporters peuvent se restaurer pendant le match et retrouver les spécialités de la ville pendant le match. C’est le combo gagnant de la ville : Lyon, gastronomie, foot.

Il y a aussi la possibilité de visiter le stade Gerland, ou encore de voir du basket ou du rugby dans la ville.

Oui, je le recommande aux voyageurs si ça concorde au niveau du calendrier sportif. Il y a beaucoup de sports à Lyon. Que ce soit dans le basket ou dans le rugby, les clubs excellent vraiment.

Revenons au Groupama Stadium. Parmis les matchs que tu as vu au stade, quel est ton plus beau souvenir dans les tribunes ?

La dernière rencontre OL-ASSE au Groupama Stadium était un très beau match. J’en ai gardé un très beau souvenir. J’ai eu aussi de bons souvenirs en Champions League. Je pense notamment à la venue de la Juventus l’année dernière. L’ambiance était mémorable. Le Groupama Stadium se prête vraiment bien au show de la Champions League. On n’attend qu’à concrétiser ça sur le terrain mais il y a tout pour des soirées foot mémorables ici.

Le Groupama Stadium un soir de matchMatthias Disch

Le Groupama Stadium un soir de match

Si l’on devait programmer une visite à Lyon en fonction d’une rencontre de l’OL, quelle serait la plus belle affiche ? OL-ASSE, OL-OM, OL-PSG ?

Ma préférence, et je pense celle de tous les Lyonnais, c’est le derby contre Saint-Etienne. C’est vraiment l’affiche de l’année pour nous. C’est le match où les joueurs n’ont pas le droit de se rater. Le stade va forcément être plein. En terme footballistique, les matchs contre Paris sont souvent d’un haut niveau quand les lyonnais décident de tout donner. Sur les tribunes comme sur la pelouse, il y a de belles choses à voir lors de ces rencontres. Mais le match contre Saint-Étienne reste la meilleure affiche pour le côté derby.

Tu as déjà eu l’occasion d’assister à cette rencontre OL-ASSE au stade ?

Oui, j’ai eu la chance de le voir lors de la saison dernière. C’était l’un des derniers matchs avant le confinement. J’ai eu la chance de pouvoir m’y rendre.

Pour toi, quelle est la particularité du public lyonnais. Comment pourrais-tu convaincre un fan que tu accueilles que le Groupama Stadium est le meilleur stade du pays ?

Je suis un fan de foot très ouvert d’esprit. Je reconnais qu’il y a beaucoup de beaux stades en France même si le Groupama Stadium est mon préféré. Il a des atouts énormes. Ce qu’on ne retrouve pas dans beaucoup d’autres stades français c’est le pre-show. Il y a un effort fait sur l’animation : les spectacles son et lumière et le show sur la pelouse

Si tu devais résumer l’ambiance du stade lors d’un match de l’OL en un mot. 

Harmonie. Au Groupama Stadium, la plus belle chose à voir c’est l’harmonie des supporters. Les supporters lyonnais sont très organisés, ils donnent de la voix. Il y a une véritable collaboration entre les fans pour créer cette ambiance spéciale. J’aime particulièrement la manière dont les virages se répondent. Dès que le stade rouvrira ses portes, j’invite tous les fans de football à venir voir ce spectacle dans les tribunes.

Avant cette interview tu m’as partagé que tu étais un groundhopper. Tu nous en parle ? 

Depuis que je peux me le permettre financièrement, je me réserve quelques week-ends pour aller visiter des stades à droite et à gauche. Je le fais surtout en Europe mais il m’est arrivé d’aller jusqu’en Amérique. C’est vraiment une passion. J’ai fait Barcelone, Naples, Copenhague et l’Équateur. L’Équateur c’était à l’occasion d’un stage de fin d’études de 6 mois. J’en ai profité pour faire le tour des stades du pays.

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Avant de devenir hôte sur Homefans, Kevin visitait déjà les plus beaux stades du monde entier

Lorsque tu réalises ces visites de stades, tu t’appuies sur des organismes de tourisme ?

Quand j’étais en Équateur c’était vraiment perso. J’aillais tout seul au stade chercher mon ticket. Après pour ma sécurité on m’a parfois recommandé d’éviter certains virages très animés. C’est une super ambiance. Ça secoue !

L’Italie, le Danemark, l’Espagne, la France, peux-tu nous raconter ton meilleur souvenir de voyage sportif ?

Sans hésiter, c’est le match que je suis allé voir à Naples en 2014. Je suis parti avec celui que j’aime appeler mon “Frère de Stade”. On a pas mal voyagé pour visiter des stades ensemble. Ce week-end là, on était allé voir Naples – Juventus, une très grosse affiche. C’était à l’époque où Higuain était encore le héros de la ville. On s’est régalé tout le week-end à découvrir la ville. Le matin du match nous étions monté sur le Vésuve pour s’offrir une superbe vue sur Naples. Le temps de redescendre l’après-midi, la ville avait changé de couleur : tout le monde était en bleu ciel. On s’est ensuite dirigé vers le stade pour vivre une ambiance incomparable. C’est vraiment à faire pour tous les amoureux de foot. 

Dans tes souvenirs, est-ce que tu avais déjà vu une ville avec un tel attachement pour un club ?

C’est plus que ça même. Tous les habitants de la ville sont pour Naples et tout le reste de l’Italie est contre eux. Il y a vraiment l’Italie et Naples. La Juventus c’est l’un des clubs les plus appréciés en Italie donc c’était un gros choc à l’échelle nationale.

Quelles ont été tes plus belles rencontres pendant tes expériences de groundhopping et en tant qu’hôte sur Homefans ?

Ça m’arrive régulièrement de faire des rencontres dans tous les stades que je visite. Je vais souvent au stade seul et je fais des rencontres là-bas. Ce qui est assez drôle c’est quand je découvre un stade mais qu’on me prend pour un habitué. Ça m’est arrivé au Pays-Bas. La personne assise à côté de moi s’est mise à me poser des questions sur l’équipe en néerlandais, c’était assez comique. Ça a mené à une conversation sympa où je lui ai expliqué que je n’étais là que pour une journée et que je ne connaissais aucun joueur (rire).

Du groundhopping à Homefans, comment es-tu devenu un hôte de la plateforme ? 

J’ai une formation en tourisme et je travaillais à mon compte dans l’événementiel sportif. Même si ce genre d’expérience n’est pas nécessaire pour rejoindre Homefans, ça m’a aidé à découvrir la plateforme. Lorsque j’ai vu leur projet et leur approche par rapport au football, c’était évident pour moi qu’il fallait que je prenne part à ce projet. Je me suis alors rapproché d’eux pour devenir hôte à Lyon.
Ça me donnait la chance de faire vivre aux gens ce que moi j’aime vivre dans cette ville. Mais aussi de partager ce à quoi je suis sensible quand je découvre un stade que je ne connais pas. Par-dessus cela, Homefans est un super projet à travers lequel on peut gagner sa croûte à travers sa passion. C’est un Airbnb avec un match en bonus.

homefans-lyon-kevinKevin Gonot

Les voyages sportifs ont amené Kevin à faire de belles rencontres

Quelles sont les expériences sportives et touristiques qu’ils restent sur ta bucket list ?

J’en ai encore plein. J’ai vraiment envie de repartir à la découverte de nouveaux stades. En Europe, c’est celui du Legia Varsovie. J’ai vu trop d’images d’animations en tribunes pour ne pas aller les voir de mes propres yeux.

Le must de ma bucket list reste Boca Junior. En Argentine, je pense que la meilleure chose à faire c’est d’y aller pendant une longue période d’un ou deux mois pour faire le tour des stades. C’est vraiment fou. Il y a un paquet d’expériences en Argentine et en Amérique du Sud sur Homefans. Tu peux aller voir des matchs mais aussi faire des activités sportives dans la journée. Par exemple au Brésil, tu peux faire un beach soccer à Copacabana avec des locaux avant le match. Ça fait rêver ! Et c’est super bien organisé donc ça me fait très envie.

Nous arrivons au terme de notre échange. Pour conclure, dans quelle ville en France aimerais-tu vivre une expérience sportive ?

Sans hésitation ce serait Lens et le RC Lens. Je n’ai jamais visité ce stade et il y a énormément de choses à  voir. Ils viennent de remonter en Ligue 1 et ça ouvre beaucoup de portes. C’est l’occasion d’aller voir un derby du nord. Le stade Bollaert est mythique et les supporters sont parmi les meilleurs de France. Mais Lens n’est pas la seule ville à fort potentiel en France. Beaucoup de clubs sont en transition et prennent une nouvelle ampleur. L’intérêt pour le football français grandit et nous verrons de de plus en plus des touristes, supporters et groundhoppers internationaux venir visiter nos stades.

Merci à Kevin pour le partage de sa passion et de ses expériences sur Homefans.
Il y a beaucoup de stades et de publics qui valent le détour en France. Il y a du beau sport et il y a un public à faire découvrir dans de très belles villes.
Alors si vous voulez faire découvrir votre ville, votre équipe et votre stade, Homefans vous permet de gagner de l’argent grâce à votre passion en devenant hôte.

Devenez hôte sur Homefans.net et partagez votre quotidien de fans avec une communauté internationale. Rejoignez la plateforme et proposez votre expérience en cliquant ici.

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Constant Deram (MEHB) : “La qualité du message nous importe plus que les chiffres”

Nous parlons du métier de Responsable de Communication avec l’étude de cas du Massy Essonne Handball, club de Proligue.

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Interview Constant Deram MEHB

Lorsqu’on est le Responsable Communication d’un club, on est amené à toucher à tout. Visibilité, image et engagement, tous les objectifs liés au marketing sont effectivement concernés au même titre que les différents canaux de communication qu’il faut savoir maîtriser.

Pour parler de ce métier de “Couteau Suisse”, nous avons le plaisir de recevoir Constant Deram, Responsable Communication au Massy Essonne Handball (MEHB). Un échange à retrouver en podcast, ou à l’écrit ci-dessous.

(Episode également disponible sur Apple Podcast)

Le métier de Responsable Communication

Bonjour Constant, peux-tu nous présenter ton parcours depuis tes études jusqu’au MEHB ?

Originaire du Nord, j’ai fait toutes mes études à Lille. J’ai d’abord obtenu une Licence en média, culture et communication à l’Université Catholique de Lille. J’ai ensuite enchaîné avec un Master en Marketing et Communication à Esupcom en alternance. Ces deux dernières années m’ont permis d’entrer d’une manière concrète dans le monde du travail grâce à ce rythme soutenu entre l’école et l’entreprise. Après mes études, j’ai travaillé pendant un an dans un environnement startup. 

Néanmoins, mon objectif a toujours été d’évoluer dans un club. J’ai alors rencontré le MEHB pendant l’été 2020 et ils m’ont donné ma chance. Je suis donc au club depuis le début de la saison 2020/2021 !

En tant que Responsable Communication d’un club professionnel, quelles sont tes principales missions ? 

Mes missions sont très variées. Il y a tout d’abord la création de contenu et la communication digitale. Ensuite, il y a l’événementiel qui reste un pôle important malgré la crise sanitaire. Les matchs nécessitent toujours une certaine organisation en interne. Toute la partie partenariat fait également partie de mes missions afin de mener à bien les relations avec nos partenaires via des activations notamment.

La structure du MEHB est globalement associative. Il faut donc aussi faire preuve d’une grande polyvalence car les journées ne se ressemblent jamais. Ce qui est très stimulant !

À ton arrivée au club en début de saison, quels sont les projets que tu as identifiés à court et long terme ?

Le club avait un certain retard en communication digitale. Le principal chantier était donc de le combler et de rentrer rapidement dans les standards des autres clubs professionnels de la Ligue Nationale de Handball. Cela est passé par une nouvelle stratégie digitale, un nouveau site internet et une augmentation de la fréquence de publications sur les médias sociaux. 

Le tout, en restant en autoproduction. C’est-à-dire que tout est créé en interne. Nous sommes actuellement deux à gérer ces sujets dans l’équipe communication du club.

Aujourd’hui, il y a encore une belle marge de progression mais nous n’avons plus à rougir de la qualité de nos contenus. Nous sommes globalement fiers de l’évolution de notre communication depuis le début de la saison. Désormais, nous essayons d’être meilleurs chaque jour et d’innover au mieux.

Quelles sont les principales compétences à avoir pour exercer ton métier ?

La principale compétence à avoir selon moi, c’est la curiosité. Il est essentiel de constamment s’informer. À titre d’exemple, je me renseigne beaucoup sur TikToK en ce moment afin de déterminer si la plateforme pourrait intéresser le MEHB ou non. Personnellement je n’utilise pas ce réseau, peut-être parce que je ne suis pas dans la cible, mais il faut néanmoins faire l’effort de s’y intéresser et d’imaginer des contenus à créer.

Une autre compétence à avoir, c’est la polyvalence. Lorsqu’on évolue dans un club, notamment dans une petite structure, on est amené à toucher à tout.  Il est donc important d’être flexible et force de proposition.

La veille est primordiale lorsqu’on est Responsable Communication, quelles sont tes sources d’information au quotidien ?

Effectivement la veille est hyper importante. C’est un réflexe qui doit être naturel je pense. La première chose que je fais dans ma veille, c’est de suivre les autres équipes du championnat, des autres divisions et des autres pays. Il est également intéressant de suivre les clubs d’autres sports car ils sont aussi une source d’inspiration. En plus de cet environnement sportif, je suis également des médias spécialisés dans le sport business afin de comprendre l’évolution du marché.

Aussi, et je peux difficilement m’en passer, je suis un accro de Twitter. C’est un excellent outil pour suivre l’actualité en temps réel et rester connecté à tout ce qu’il se passe d’une manière générale.

Quels outils utilises-tu pour réaliser le contenu du club ?

J’utilise essentiellement la suite Adobe. C’est selon moi la solution la plus complète pour auto-produire de la vidéo et des visuels.

Il y a aussi toute la partie matériel. Le club est conscient qu’il est important de s’équiper avec des outils de qualité et est prêt à investir dans la mesure du possible. Sur cette partie-là, nous sommes aussi très bien accompagnés par la LNH. La Ligue a effectivement fourni un kit complet de tournage via smartphone à l’ensemble des clubs. Ce qui est idéal pour progresser et travailler dans un environnement ambitieux.

Analyse de la communication du MEHB

L’ambition du MEHB est d’être “Le club qui fait grandir”. Quel est l’objectif majeur du club dans sa communication ? Et comment en mesures-tu la performance ?

Effectivement notre positionnement est : “Le club qui fait grandir”. C’est même un état d’esprit. Notre but est d’accompagner tous les acteurs et jeunes du club à devenir des femmes et des hommes de valeur.

L’objectif de communication derrière ça est avant tout un objectif d’image avec l’envie de valoriser le club dans son ensemble. C’est-à-dire que nous souhaitons mettre autant en avant les pros que les amateurs. C’est une spécificité à Massy puisque nous avons décidé de ne pas distinguer la partie associative de la partie professionnelle. Bien évidemment, les objectifs liés à la notoriété et l’engagement sont aussi concernés à moyen et long terme.

Les principaux indicateurs que nous suivons sont classiques. Nous sommes attentifs à la taille de nos communautés sociales par exemple. Néanmoins, les chiffres ne sont pas décisionnaires de nos choix. Pour nous, c’est le message qu’on va réussir à transmettre qui importe le plus même si aujourd’hui, en raison du huis-clos, il est difficile de sentir l’impact de nos actions dans la vie réelle. 

Malheureusement l’expérience in-stadia, donc au Centre Omnisports Pierre de Coubertin, est encore inaccessible pour les fans du club. Est-ce que vous vous préparez au retour des supporters avec le lancement de nouvelles activations ou bien de nouveaux services ? D’autant plus qu’à titre personnel, tu n’as pas encore pu apprécier l’accueil du public depuis ton arrivée au club.

C’est clairement l’expérience qui me manque le plus. Je suis arrivé en début de saison lorsqu’on avait encore une jauge limitée avec un protocole sanitaire strict. Je n’ai donc jamais connu un match à domicile dans une configuration normale.

Bien évidemment, on prépare avec impatience ce grand retour des fans ! On anticipe au mieux les animations à venir et nos services VIP, tout en gardant en tête les restrictions sanitaires qui devraient perdurer. L’inconvénient pour nous, c’est que nous partageons notre infrastructure avec d’autres clubs locaux à Massy. Ce qui peut limiter nos actions comme la personnalisation des lieux. Mais ça fait partie du jeu et de cette fameuse adaptation dont on parlait. 

La saison prochaine, le MEHB va fêter ses 60 ans. Ce sera le fil rouge de la saison et on souhaite le faire vivre pendant les matchs à domicile via différentes animations. On croise donc les doigts pour que le public puisse revenir rapidement au Centre Omnisports Pierre de Coubertin !

Un petit mot sur le live des matchs qui doivent représenter un grand enjeu pour vous dans le contexte actuel. Comment vous êtes-vous préparés en interne pour mener à bien cette retransmission ? Et comment à titre personnel tu t’es formé au métier de commentateur sportif ?

La diffusion des matchs est effectivement capitale. Elle permet de garder le lien avec nos fans et de continuer à proposer des solutions de visibilité à nos partenaires. Pour mener à bien ce projet, nous avons collaboré dans un premier temps avec une société de production locale avant d’auto-produire les lives.

Le live était quelque chose de tout nouveau pour le club. Avant la crise, nous n’avions pas l’autorisation de la LNH pour diffuser les matchs. C’est désormais le cas depuis le second confinement de l’automne dernier. Nous avons tout appris sur la retransmission au fil des premiers directs et ce fut hyper enrichissant pour nous. Le club a investi dans du matériel et s’est donné les moyens de proposer un contenu de qualité.

Concernant le métier de commentateur, je ne l’ai pas tellement appris. Je commentais beaucoup mes matchs sur FIFA quand j’étais plus jeune donc je m’en suis inspiré (rire). Le commentaire sportif m’a toujours plu et aujourd’hui c’est génial de le pratiquer sur un cas concret. Nous essayons de le faire de la manière la plus pro possible en s’informant au maximum sur le match, notamment sur l’équipe adverse que nous ne connaissons pas toujours par cœur. Il est également important pour nous de ne pas se mettre une énorme pression afin que le rendu soit naturel et spontané. Après plusieurs lives on peut le dire, c’est devenu notre péché mignon à Nathan (Chargé de Communication) et moi car on se régale à faire ça !

Une fois la crise passée, j’espère pouvoir continuer la diffusion des matchs. Non pas parce que ça nous plait, mais parce que c’est un vrai plus pour les fans qui ne peuvent pas se déplacer. C’est aussi un canal supplémentaire pour nos partenaires qui souhaitent communiquer.


En tant que communicants au MEHB, vous vous adressez aussi aux partenaires du club. Votre ambition est d’avoir une relation gagnant-gagnant avec eux grâce à de la visibilité ou bien à des campagnes marketing personnalisées. Quelle est globalement la stratégie de communication B2B du club ?

C’est une partie essentielle pour le club puisque nos partenaires contribuent grandement à son développement. Notre volonté, comme beaucoup aujourd’hui, est d’avoir une approche personnalisée avec eux. C’est-à-dire que nous souhaitons progressivement sortir de la visibilité traditionnelle qui s’essouffle un peu, afin de proposer des activations innovantes, digitales, originales et qui surtout, correspondent au profil du partenaire. 

Par exemple, nous avons récemment réalisé une “opération gourdes” avec l’un d’entre eux. L’objectif était alors d’affirmer notre positionnement éco-responsable avec l’envie de supprimer le plastique à usage unique au MEHB. Pour cela, nous avons rempli une tribune de gourdes co-brandées en collaboration avec un partenaire, EUROCOM, qui nous a aidé à communiquer sur l’opération. Cette dernière correspondait aussi à ses valeurs et son métier de fournisseur en équipements pour les entreprises.


L’intérêt est donc de solliciter nos partenaires sur des sujets de long terme. C’est notamment le cas sur des sujets sociaux où l’on propose avec certains d’entre eux des séances de sport adaptées en Ehpad ou bien auprès de diabétiques.

En ce qui concerne les campagnes marketing, là aussi nous essayons de les personnaliser au maximum. Par exemple, il serait difficile de proposer une campagne de récolte de données à un petit commerçant qui n’aurait pas les ressources nécessaires pour maîtriser cette donnée. Nous proposons dans ce cas des opérations sur-mesures où le partenaire se sent concerné. Cela demande un suivi intensif de notre part, mais nous savons que c’est essentiel pour créer une relation pérenne avec nos partenaires.

La Ligue Nationale de Handball joue un rôle important dans la communication des clubs de première et seconde division. Comment la Ligue vous accompagne d’un point vue stratégique et opérationnel ?

Nous avons des rendez-vous réguliers avec la Ligue. Ils savent qu’une valorisation individuelle des clubs permettra de valoriser l’ensemble du championnat. La LNH est donc très proactive sur les sujets liés à la communication. Comme évoqué précédemment, ils ont fourni du matériel ou bien accordé des autorisations de retransmission. 

Ils font quelque chose de très bien également pour la retransmission des matchs de la Lidl Starligne (1ère Division). L’ensemble des rencontres qui ne sont pas retransmises sur beIN Sports sont live streamées sur YouTube. Ce qui offre une belle visibilité au championnat.

Je pense que la LNH va dans le bon sens. Son objectif est d’avoir des clubs ambitieux au sein de ses championnats et elle se donne les moyens pour. Nous sommes très satisfaits de cet accompagnement !

Enfin, la question de fin habituelle, quelle est ta définition de l’expérience fan ?

J’ai réalisé mon mémoire sur le sujet donc je pourrais en dire beaucoup (rire). Mais si je dois faire court, l’expérience fan est un concept global qui regroupe de nombreux facteurs stratégiques tels que la communication digitale, la billetterie ou l’animation en jour de match. Cela englobe aussi des choses plus concrètes comme l’accueil du public, la restauration ou bien les infrastructures.

Il faut lier l’expérience fan à l’expérience client que l’on retrouve dans les grandes surfaces et magasins. Car c’est l’ensemble des contacts qu’un fan a avec son club qui va bâtir cette expérience fan. La finalité est que le public vive un moment qui dépasse l’événementiel sportif et qui soit satisfaisant dans tous les cas.

Merci à Constant Deram du MEHB d’avoir partagé son expérience et sa vision de la communication. 

Vous pouvez consulter toutes nos interviews avec les professionnels du sport ici. Si vous souhaitez vous aussi échanger au sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou à travers nos réseaux sociaux !

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“Il est difficile de connaître ses droits pour un supporter” Baptist Agostini-Croce

Baptist lance un Cercle de Réflexion sur le droit pénal sportif avec pour particularité une attention spéciale au supportérisme.

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L’industrie du sport est liée à de nombreux sujets légaux qui concernent les joueurs, les ligues, les agents mais aussi les supporters. Pourtant la discussion autour du droit pénal sportif est encore limitée. Baptist Agostini-Croce nous invite à débattre sur le droit pénal sportif en mettant notamment l’accent sur le droit des supporters.

 

En décembre, nous avons rencontré Baptist Agostini-Croce pour discuter du droit pénal des supporters. Les supportérisme contribue grandement à la beauté du sport. Pourtant, les supporters sont encore trop peu informés sur leurs droits.
Dans cette première interview nous avions évoqué les infractions que les supporters pouvaient commettre, les interdictions de stade, la responsabilité collective des associations de supporters, les conséquences d’une infraction. Aujourd’hui Baptist revient sur Fanstriker pour nous parler de son nouveau projet : un Cercle de Réflexion sur le droit pénal sportif.

 Baptist-Agostini-Croce-supportérisme

Baptist Agostini Croce, Elève-Avocat

On s’est rencontré en décembre à l’occasion d’un podcast sur le droit pénal des supporters. Est-ce que tu peux te présenter à nouveau pour les lecteurs qui n’ont pas eu l’occasion d’écouter ce podcast ?

Je suis Elève-Avocat, avec une formation universitaire résolument tournée vers le droit pénal et le droit pénal des affaires. Je suis actuellement au sein du cabinet du pénaliste Maître Pascal Garbarini. Il me reste à passer un dernier examen pour obtenir le certificat d’aptitude à la profession d’Avocat et ainsi prêter serment pour rejoindre la profession. 

“Le droit pénal touche plusieurs acteurs du sport ; les joueurs, les dirigeants, les agents… mais surtout les supporters.”

Baptist Agostini-Croce
sur l’importance de mettre en place un lieu de discussion sur le droit pénal sportif 

 

Le droit pénal sportif : un sujet crucial dont on ne parle pas assez

Tu viens de créer un tout nouveau projet. C’est un Cercle de Réflexion sur le droit pénal sportif. D’où t’es venue cette idée ?

Je m’intéresse aux problématiques de droit du sport depuis un certain temps, qu’elles relèvent du droit des affaires, du droit des contrats, du droit du travail ou encore de l’aspect disciplinaire. Mais on ne parle que très rarement de la place du pénal au sein du mouvement sportif. Si on évoque très souvent le dopage, le droit pénal dans le sport ça n’est pas que ça ! C’est un mélange de dispositions de droit commun qui vont s’appliquer également à la pratique sportive, mais aussi de dispositions propres au Code du sport, qui elles sont exclusivement tournées vers le mouvement sportif et toutes ses composantes. 

Le droit pénal touche plusieurs acteurs du sport ; les joueurs, les dirigeants, les agents… mais surtout les supporters. 

“Il est très difficile de connaître l’ensemble de ses droits pour un supporter.”

Baptist Agostini-Croce
sur le manque de ressources pour informer les supporters de leurs droits

Quels sont vos sujets d’étude principaux ?

Globalement, nous nous intéressons à tout ce qui, dans le sport, fait intervenir le droit pénal. Récemment, nous nous sommes intéressés au rôle du droit pénal des affaires dans le sport et sommes intervenus dans la presse pour évoquer le cas particulier du harcèlement moral au travail subis par les joueurs de football placés en “loft”. 

A titre personnel, je m’intéresse tout particulièrement à la répression du supportérisme dans tous ses aspects. 

“Il doit y avoir plus d’une vingtaine d’infractions qui peuvent se commettre, ne serait-ce qu’à l’intérieur ou aux abords du stade.”

Baptist Agostini-Croce
sur l’importance de mettre des ressources à disposition des supporters pour les informer de leurs droits

Des discussions à destination de tous les acteurs du sport

Lorsque l’on s’est rencontré en décembre, nous avons essentiellement parlé de droit et de supportérisme au stade. Est-ce que dans cette nouvelle association vous évoquez aussi les activités des supporters en dehors des stades (consommation de match en streaming illégal, comportements illégaux autour de la vente et revente de billets, expression sur les réseaux sociaux) ? 

Bien entendu. Notre objectif est véritablement de couvrir l’ensemble des situations au cours desquelles un acteur du sport pourra engager sa responsabilité pénale. Qu’il s’agisse de droit pénal de droit commun, de droit pénal des affaires ou encore de droit de la presse, tout rentre dans notre objet d’étude. 

Par exemple, la lutte contre le streaming illégal est particulièrement d’actualité. Il est pour l’instant réprimé par le biais de l’infraction de contrefaçon et est au coeur de la proposition de loi visant à démocratiser le sport en France qui vient d’être adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale. 

Quelle est la cible de votre initiative ? Travaillez-vous avec des clubs, des ligues ou des associations de supporters ? Comment souhaitez-vous contribuez au supportérisme ?

L’initiative est tout d’abord purement juridique. Notre association prend doucement forme et plusieurs personnes nous rejoignent progressivement. Notre but est de rassembler des individus passionnés de sport et de pénal pour rédiger des articles ou participer à certains débats qui soulèveront des questions sur la place du droit pénal dans ce milieu où les questions affairistes ou contractuelles ont une place prépondérante. On essaye de dégager un panorama des problématiques pénales dans le sport, afin que ceux qui s’y intéressent puissent découvrir l’étendue de ce domaine. 

Le supportérisme au coeur du débat

L’essentiel du droit pénal sportif concerne le supportérisme. A l’heure actuelle penses-tu que les supporters ont suffisamment de ressources pour être au courant de leurs droits ?

Il y a des Associations de Supporters qui font un travail remarquable. Cependant, c’est très difficile de connaître l’ensemble de ses droits pour un supporter. La plupart du temps, lorsqu’on pense aux droits des supporters, on pense aux interdictions de stade, les fameuses “IDS”. Sauf qu’il y a un ensemble d’infractions aux conséquences diverses qui peuvent s’appliquer aux supporters, ça peut aller des dispositions du Code pénal comme les violences ou les dégradations à celles du Code du sport interdisant les engins pyrotechniques, ou même encore la loi sur la liberté de la presse avec les injures à caractère racial. Il doit y avoir plus d’une vingtaine d’infractions qui peuvent se commettre, ne serait-ce qu’à l’intérieur ou aux abords du stade. Pour le coup, les droits des supporters dépassent la simple question de leur responsabilité pénale ou civile. Le rôle du contentieux administratif dans la contestation des nombreux arrêtés qui touchent leurs libertés est par exemple essentiel. 

L’objectif de ce Cercle de Réflexion est-il à terme de proposer des services de conseil pour les supporters ?

Pas pour l’instant, puisque en qualité d’Elèves-Avocat nous sommes soumis à des règles qui imposent de ne pas donner de conseils juridiques à qui que ce soit. Sauf que si tout se passe bien, nous deviendrons Avocats d’ici quelques mois et la question pourra se poser. Si demain l’Association se développe assez pour que nous puissions envisager une nouvelle démarche qui viendrait en aide aux différents acteurs du sport dont bien entendu les supporters, pourquoi pas en rediscuter. 

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C’est tout ce que je te souhaite ! Merci beaucoup pour cette interview Baptist. Où est-ce que l’on peut te retrouver après cette interview ?

Je suis assez actif sur Twitter et LinkedIn. Notre association possède également un site internet, www.droitpenal-sport.com. Toutes nos informations sont disponibles sur celui-ci, notamment nos dernières publications et interventions.

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