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INTERVIEW : Paul Banal, animateur Cochonou sur le Tour

Le Tour de France est un événement qui plait à tous en partie grâce à sa caravane publicitaire. On en parle avec Paul, animateur Cochonou sur le Tour.

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Paul participe à la caravane du Tour de France cyclisme depuis 2017 pour la marque Cochonou. Il est animateur dans la caravane préférée du public. 

 

Le Tour de France est un événement qui existe depuis 1903. Chaque été, la Grande Boucle et sa caravane publicitaire s’invitent chez les gens, les fans de vélo, les puristes de cyclisme mais pas uniquement. C’est un événement majeur qui touche tout le monde. Pourquoi ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre avec Paul Banal.

Bonjour Paul, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Paul Banal, je suis un Montpelliérain de 26 ans et j’ai terminé mes études il y a un an. Et pour la petite anecdote, j’ai participé à 3 Tour de France, autant que Julian Alaphilippe.

Avant d’aborder plus longuement tes expériences sur le Tour de France, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?

Je suis fraîchement diplômé d’un Master en Communication 360 que j’ai réalisé à l’European Communication School de Marseille pendant 2 ans en alternance.
J’ai pu acquérir des compétences dans les métiers de la communication et du marketing, notamment en stratégie de communication, en stratégie digitale, en stratégie de médias et de publicité, etc. et une spécialisation dans la production événementielle. Et je l’avoue, mon péché-mignon c’est l’évènementiel, qui plus est sportif.
J’aime le contact, les relations humaines, le show et c’est vrai que c’est un secteur qui me correspond bien. Gérer, coordonner et mettre en place un événement me plaît énormément. C’est une des spécialisations qui correspond à mes attentes professionnelles.

Tout au long de mes études supérieures, j’ai toujours essayé de travailler en parallèle pour divers événements sportifs nationaux dans le but d’enrichir mon bagage d’expériences. J’ai eu la chance de travailler en tant que responsable logistique d’une équipe de 10 personnes pour l’Appart City Cup à Montpellier, un tournoi organisé par les équipes de Tony Parker, mais aussi pour l’Euro 2015 de basket à la Sud de France Arena. En même temps, et à plusieurs reprises, j’ai pu être au plus près de joueurs comme Alexander Zverev, Jo-Wilfried  Tsonga, Benoit Paire, Gaël Monfils en tant que Locker Room Runner, à l’Open Sud de France. C’est très enrichissant de côtoyer et de bosser à côté de personnes comme ça !

Et en 2017, après de vaines tentatives, j’ai enfin pu accéder au Graal de l’événementiel sportif : Le Tour de France !

Paul Banal, animateur Cochonou sur le Tour de France

Paul Banal, animateur Cochonou sur le Tour de France

Tu occupes actuellement un poste de chef de projet en Communication & Marketing pour l’entreprise Sport Break. Tu peux nous parler de cette entreprise, que faites-vous ?

Alors Sport Break, c’est le premier complexe de loisirs connecté indoor en France. Le loisir d’un nouveau genre, avec plus de 15 activités dédiées au sport et au fun avec des simulateurs insolites et innovants. On peut y retrouver un simulateur de ski et de snowboard, une cage de frappe de baseball, un mur d’escalade connectée, des sports extrêmes en réalité virtuelle… Bref, un magnifique projet élaboré par Nancy Hocine et Benjamin Faure, qui m’ont embauché et m’ont fait confiance 6 mois avant l’ouverture. Pour la petite anecdote, je suis le premier salarié du groupe. 

Sport Break aujourd’hui accueille un large public qui va des entreprises pour des Team Building, des centres de loisirs jusqu’aux anniversaires et aux enterrements de vie de célibat. C’est un lieu très vivant, où on aime prendre du plaisir et s’amuser, autour du sport.
Depuis l’ouverture, je m’occupe de la promotion, de la visibilité et de la notoriété du complexe, sur le digital via les réseaux sociaux et le SEM.

Pour faire le lien avec Fanstriker.com, mon job me permet aujourd’hui aussi de construire des stratégies de promotion au sein même d’évènements sportifs montpelliérains. Par exemple, Sport Break a mis en place pour la saison 2019-2020 du club du MHSC un espace de réalité virtuelle au Stade de la Mosson, qui a pour mission de dynamiser l’expérience fan dans les espaces VIP, mais aussi de participer à la promotion de notre complexe. 

En 2017, tu as rejoint le Tour pour la première fois. Comment es-tu devenu animateur sur cet événement ?

Alors c’est un vrai défi ! Parce qu’il y a énormément de monde qui postule ! La première étape, c’est de contacter chaque agences événementielles qui gèrent les dispositifs des différentes marques présentes sur le Tour. Il faut bien préparer son CV et sa lettre de motivation pour être le plus percutant possible pour les recruteurs.

Ensuite, il faut bien se préparer à l’entretien qui peut être en rendez-vous physique ou en visio. Et si vous êtes sélectionné, victoire ! Tout s’accélère et vous devenez impatient de commencer cette folle aventure ! 

“J’ai grandi avec le Tour.”

Avant de travailler en immersion sur cet événement, tu étais toi-même un fan de la Grande Boucle ?

Complètement, j’ai grandi avec le Tour. Grâce notamment à mon grand-père (Papi Gérard) ancien cycliste à la retraite et passionné de vélo. On regardait chaque année le Tour de France pendant les grandes vacances estivales dans les Cévennes. Il m’a souvent accompagné voir passer les coureurs, et donc la caravane… Il faut dire que quand tu es enfant, tu attends des heures sur le bord de la route et puis d’un coup, pendant 45 min, c’est la pluie de cadeaux en tout genre qui s’abat sur toi ! C’est génial. Et après, les coureurs passent, tu es en admiration.

Comment s’organise une équipe d’animateurs pour une marque sur le Tour de France cyclisme ? Vous êtes tous des saisonniers ?

Les animateurs sont soit saisonniers et ont des métiers totalement différents le reste de l’année ou indépendants, embauchés pour leurs compétences professionnelles sur le Tour de France pour la marque. Les dispositifs pensés par les agences et les marques sont très bien organisés, on a plus qu’à apporter notre touche personnelle : du dynamisme et de la bonne humeur.

Pourquoi Cochonou utilise des Citroën 2 CV sur le Tour ? 

La 2CV traverse les âges et les époques. À la base, je pense que Citroën avait la 2CV comme une simple petite voiture populaire, et en fait, elle s’est vite imposée comme une référence dans l’automobile française. Aujourd’hui la 2CV c’est surtout un art de vivre et un véritable objet de collection vintage. Un mélange de partage, de simplicité et de convivialité, avec son petit côté rétro. Des valeurs complètement en phase avec les valeurs que défend Cochonou et que les animateurs et caravaniers de la marque aiment partager avec le public du Tour de France.

Pourrais-tu nous décrire une journée type sur le Tour dans la caravane Cochonou ?

La journée type pour moi sur le Tour de France, c’est un réveil matinal à l’hôtel, un gros petit déjeuner, parce que les journées sont très dynamiques et il faut faire le plein de forces. Ensuite, je vérifie toutes les informations pour ma destination du jour, je prépare et je réapprovisionne le Bar à Saucisson de goodies et de saucissons.

Le Bar à Saucisson, animation phare de Cochonou sur le Tour

Le Bar à Saucisson, animation phare de Cochonou sur le Tour

Paul qui réalise des dégustations au Bar à Saucisson

Paul qui réalise des dégustations au Bar à Saucisson

Ensuite c’est le départ pour la destination du jour, le plus souvent c’est un village atypique en milieu d’étape ou un col. Il faut savoir que par jour, on peut être amené à faire plus de 300km.

“Les gens sont déjà sur le bord des routes près de 5h avant l’arrivée des coureurs, c’est impressionnant.”

Une fois arrivé, j’ai droit à un accueil très chaleureux, les gens sont déjà sur le bord des routes près de 5h avant l’arrivée des coureurs, c’est impressionnant. Après la préparation, c’est l’heure de l’ouverture, et là c’est parti pour plus de 4h de dégustation des différents produits de la marque, de jeux avec le public pour leur faire gagner les différents goodies de la marque, très prisés et souvent collector sur le bord des routes du Tour. Ensuite, je prépare l’arrivée de mes collègues en 2CV et je fais monter l’ambiance !

Une fois la caravane passée, je continue mes missions jusqu’au passage des coureurs. Juste après le passage des coureurs, c’est l’heure pour moi de tout remballer et de prendre la direction de l’hôtel du soir où je retrouve toute l’équipe. Au menu, une grande douche, un débrief de la journée et un bon repas. Le Tour de France, c’est des moments de vie avec le public la journée, mais aussi le soir avec les collègues de travail.

Justement, l’une des attractions phares de la marque sur le Tour est le Bar à Saucisson. Tu peux nous expliquer le concept ? 

Le concept du Bar à saucisson façon Food-Truck, c’est de proposer au public de partager un moment de convivialité, du début de la journée jusqu’au passage des coureurs. Il peut se positionner dans un col, dans un village, en pleine campagne, en ville… Et grâce au Bar à saucisson, le public peut déguster les différents saucissons de la marque, échanger, partager et jouer.

Le camion est très bien aménagé, un vrai paradoxe entre le coté rétro de la marque et le concept plus moderne du food truck. On y retrouve des objets collectors, une vitrine des différents saucissons de la marque, des photos des 2CV et beaucoup de jeux, pour tenter de faire gagner au public les nombreux goodies collectors de la marque.

L’avantage pour moi, c’est que j’ai le temps d’échanger avec le public et de les renseigner plus longuement et ça c’est vraiment plaisant. Tout cela bien sûr dans des cadres et des paysages complètement fous, aux quatre coins de la France.

Selon toi, pourquoi le Tour de France est-il si apprécié par le grand public ?

Parce que c’est une course mythique, qui montre la richesse et la diversité de notre pays. Les gens sont fiers d’accueillir ou de voir passer le Tour chez eux. C’est un moment de fête et de partage ! C’est l’une des plus grandes compétitions sportives au monde et elle est gratuite ! Et la caravane publicitaire, c’est la cerise sur le gâteau pour le public.

Et pourquoi la caravane Cochonou est-elle la caravane préférée des français ?

Cochonou joue la carte de l’authenticité sur le Tour, à travers les mythiques 2CV d’une part et avec son goodie mythique : le bob à carreaux vichy, qui en fait rêver plus d’un ! C’est la marque qui est présente depuis plus de 20 ans sur la grande boucle. Quand vous êtes sur le bord des routes, vous voyez passer les chars des autres marques, mais vous attendez quoi ? Les huit 2CV qui lancent des bobs et des sachets de minis saucissons. Ça plait depuis plus de 20 ans et ça marche bien !
Bravo à l’agence Live Meetings pour leur travail, ce succès sur le bord des routes c’est aussi grâce à eux.

Je me souviens lorsque j’assistais à une étape du Tour étant enfant, je rentrais avec des casquettes, des bonbons, des portes-clés… Quels sont les goodies que tu distribues aujourd’hui aux spectateurs présents sur le bord des routes ?

On a la chance chez Cochonou d’avoir le goodie suprême, rêvé par tous les fans du Tour : c’est le mythique bob Cochonou. Avec ses célèbres carreaux rouge vichy, il est facilement identifiable. Et sur la route, tout le monde se l’arrache. C’est vraiment un objet collector et vintage. On distribue aussi des sachets de mini-saucissons pour les gourmands. Cochonou a innové l’année dernière avec des espadrilles vichy, que je proposais à la vente au Bar à saucisson, c’était vraiment sympa !

Tu connais le nombre de goodies Cochonou qui sont distribués pendant la Grande Boucle ?

Cochonou distribue à peu près plus de 10 tonnes de saucissons durant les trois semaines de la Grande Boucle. Il faut ajouter à ça plus de 110 000 bobs. C’est énorme !

Cochonou distribue des milliers de goodies sur le Tour

Cochonou distribue des milliers de goodies sur le Tour

Est-ce que l’on pourrait décrire un profil type des personnes que tu vois sur le bord des routes du Tour ?

Pas vraiment, c’est très hétérogène ! Honnêtement, on voit énormément de personnes, et de tout âge ! Tous partagent cette même envie de célébrer le passage du Tour dans leur ville, village ou leur lieu de vacances. Sur mon premier Tour de France, il y a une chose qui m’a particulièrement marqué : les sourires et l’engouement du public chaque jour sur le bord des routes. C’est unique !

Seras-tu sur la prochaine édition du Tour de France ?

Bien évidemment ! Pour la quatrième fois et pour une version totalement inédite ! Pour la première fois de l’histoire du Tour, le départ sera donné fin août. J’ai hâte !

D’ailleurs, comment as-tu vécu l’annonce du report du Tour de France du 29 août au 20 septembre en raison de l’épidémie de Covid-19 ?

C’est la course la plus importante du monde ! C’est une satisfaction de savoir que cette épreuve n’a pas été annulée. Sans l’Euro de football, sans les Jeux Olympiques, ça commençait à faire beaucoup. Donc très content que la course soit maintenue, parce qu’on le sait, tout un public attend ça avec impatience chaque année. Et je pense aussi qu’il était important de la maintenir, pour l’économie du cyclisme.

Paul avec le public du Tour de France sur le bord des routes

Paul avec le public du Tour de France sur le bord des routes

Dernière question mais probablement la plus délicate, quelle est ta propre définition de la fan expérience ? 

La fan expérience, c’est la volonté de réduire la distance entre une organisation sportive et son public. Plus on l’optimise, plus on gagne en engagement.
La fan expérience c’est le moyen de pérenniser et d’accroître la relation entre cette organisation et son public, comme par exemple pour un club et ses fans.
Elle permet de faire vivre et de consommer le sport aux fans de manière différente et plus immersive.

Historiquement, les leaders dans ce domaine, ce sont les américains, qui ont été les pionniers de l’expérience fan. Je me souviens encore de mon premier match NBA, à Brooklyn, c’était impressionnant. Autour du Barclay Center, tout est optimisé pour l’expérience fan avec des animations en tout genre, des restaurants par dizaines, des boutiques… On ne vient pas que pour voir du basket, on vient pour vivre une expérience ! On y arrive 3h avant le match et on y repart 3h après le match. Mais il est vrai que depuis quelques temps, on commence à faire de très bonnes choses en Europe et en France, dans le football comme ailleurs !

Vous avez aimé cet article ?

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement du public et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce, du business ou celui du sport.

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“J’ai été étudiant ambassadeur pour l’OL”

Nous avons rencontré un ancien étudiant ambassadeur de l’OL qui nous explique son rôle pour se rapprocher de la communauté étudiante.

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Étudiant ambassadeur pour l'OL
Image : @mat.oletudiant (Instagram)

Le club de football de l’Olympique Lyonnais a misé sur la stratégie d’ambassadeurs étudiants pour toucher plus directement cette communauté. 

 

Depuis plusieurs saisons l’Olympique Lyonnais recrute des étudiants en CDD pour une mission d’ambassadeur du club dans l’optique de s’adresser directement aux jeunes étudiants de la région. Nous avons échangé avec Mathieu, un ancien ambassadeur de l’OL qui nous partage son rôle et les missions qu’il a mené.

L’OL recrute des étudiants pour une mission d’ambassadeur

Salut Mathieu, dans cette interview nous allons évoquer ensemble ton précédent rôle d’ambassadeur étudiant de l’OL. Avant ça, peux-tu te présenter ?

Salut Fanstriker, je m’appelle Mathieu, j’ai 20 ans et je suis étudiant en 3ème année de Génie Mécanique à l’INSA Lyon. J’adore faire du sport avec mes potes, m’investir dans des projets et des associations du campus, aller soutenir l’OL au stade. Plus tard, j’aimerais relier mes études d’ingénieur et ma passion pour le sport donc pourquoi pas travailler dans le sport automobile. Et j’ai donc été ambassadeur étudiant de l’OL de fin Août 2021 à Mai 2022, quasiment sur toute la saison 2021-2022.

Avant de rentrer dans les détails du rôle que tu avais, que penses-tu de ce concept original que l’Olympique Lyonnais a mis en place avec les ambassadeurs étudiants ? 

C’est un concept génial, ça permet aux étudiants d’aller voir des matchs à petits prix, d’aller soutenir l’équipe de la ville. Je trouve que ça rapproche le club et les étudiants. C’est vraiment bien. C’est cool de pouvoir voir un si haut niveau de football pour moins de 10€ quand on est étudiant et qu’on suit ce sport.

“C’était un rêve pour moi de pouvoir représenter le club que je supporte, alors en faire la promotion tout en étant rémunéré, c’était un job étudiant hors du commun.”

Comment as-tu eu connaissance de cette possibilité de devenir ambassadeur étudiant de l’OL et qu’est-ce qui t’as plu à l’idée de le devenir ? 

C’est une amie qui était au BdE (bureau des étudiants) de l’INSA qui a reçu l’offre de recrutement d’ambassadeur de l’Olympique Lyonnais par mail. Elle savait que j’étais fan de football et de l’OL alors elle me l’a transmise. C’était un rêve pour moi de pouvoir représenter le club que je supporte, alors en faire la promotion tout en étant rémunéré, c’était un job étudiant hors du commun.

Tu as donc candidaté pour l’un des 4 postes. Comment s’est passée l’étape de sélection ?

Pour candidater, il fallait envoyer son CV et une vidéo de motivation. Honnêtement, j’avais un peu peur de faire une vidéo de motivation, surtout de comment j’allais rendre devant la caméra, ce n’est pas un exercice facile (rire). Mais finalement, j’ai surmonté ça et je suis plutôt content du résultat. J’ai fait une vidéo assez simple où j’expliquais ce que je faisais dans la vie et pourquoi le poste m’intéressait. Après cette étape, il y a eu un entretien avec le responsable B2C du club, Nathan Constancias qui gère ce programme d’ambassadeurs étudiants.

 

 
 
 
 
 
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Et l’intégration à ton arrivée ? 

Le responsable du projet au club, Nathan nous a assigné une liste d’écoles lyonnaises à contacter pour diffuser les offres. Chaque étudiant ambassadeur avait sa propre zone. Ensuite nous avions carte blanche pour contacter les BdE et BdS. Chaque ambassadeur disposait d’une adresse email officielle de l’OL. C’était donc plus crédible dans les échanges avec nos interlocuteurs. 

Nous travaillions ensemble pour discuter des offres mises en place par l’OL mais sinon on avait chacun notre zone et on travaillait individuellement. Dès que l’un des 4 ambassadeurs avait une question ou qu’il y avait besoin d’une précision nous échangions par mail ou via Whatsapp avec Nathan. C’était vraiment régulier et ça fonctionnait très bien.

Quelles actions as-tu mené dans le cadre de cette mission d’ambassadeur étudiant de l’OL ?

Concrètement, mon rôle et celui des autres ambassadeurs était de démarcher des BdE/BdS via les réseaux sociaux, notamment via Instagram pour leur communiquer les offres billetterie que le club propose aux étudiants. Ensuite, les BdE/BdS se chargeaient de les relayer sur leurs réseaux sociaux via des publications et des stories, pour en faire profiter directement les étudiants. Chaque offre comportait le code de l’ambassadeur du club concerné. En effet, chaque ambassadeur disposait d’un code “promo” personnel qui était renseigné par les étudiants au moment de leur commande sur la billetterie de l’OL. De cette façon le club pouvait relier une vente à un ambassadeur. 
J’ai également fait quelques opérations de flyering (ndlr : de distribution de flyer de promotion), j’ai travaillé sur un concours pour gagner un maillot dédicacé, et j’ai travaillé sur de nombreuses offres de places lors de gros événements étudiants comme le TRAMS de l’ENTPE, le WEI INSA, le Challenge Centrale Lyon, des tombolas à l’EM etc.

Tu l’as dit, tu contactais les BdE et BdS via Instagram. Tu as d’ailleurs un compte Instagram dédié à ce rôle d’ambassadeur, est-ce le club qui t’a incité à développer des réseaux sociaux spécifiques ? 

Non le club ne nous a pas tant encouragé, on devait dans tous les cas diffuser nos offres aux BdE et les réseaux sociaux étaient le moyen le plus simple pour entrer directement en contact.

Ce job d’ambassadeur étudiant est à temps partiel en CDD.

Oui, c’est un CDD de 20h par mois avec une rémunération fixe minimum de 220 € brut par mois et une prime de 1€ brut par place vendue supplémentaire (pouvant aller jusqu’à 700€ brut). Donc plus on arrivait à vendre des places plus on pouvait avoir de prime. 

“C’était une expérience de dingue, je recommande à 1000%.”

Cette expérience est maintenant terminée, qu’est-ce que cela t’a apporté ? 

Cela m’a permis de découvrir un cas concret complémentaire à la théorie de mes études. Puis aussi de me rapprocher du club que je supporte, d’apprendre à démarcher des gens, développer des compétences dans la communication et un peu dans le marketing. C’était une expérience de dingue, je recommande à 1000%.

Pourquoi selon toi, l’OL a mis en place ce concept d’ambassadeur étudiant ? 

Selon moi, l’objectif est de cibler directement la communauté étudiante et de remplir le 3ème anneau du stade (la tribune supérieure), ça fonctionne plutôt bien pour les bonnes affiches et ça fait toujours un peu plus de monde pour les plus petites affiches. Il y a aussi une volonté du club de se rapprocher de la ville, de créer une atmosphère OL les soirs de matchs et ça passe par la cible étudiante. En plus des bars partenaires (Les Comptoirs Rouge & Bleu) qui ont été créés cette année, l’OL veut créer cette ferveur lyonnaise quand l’équipe gagne et peut jouer des titres.

“Ceci a permis (au club) de vendre plus de places et de faire découvrir le club, le stade, le football à de nouvelles personnes : les étudiants.”

À ton avis, qu’est-ce que cela a apporté au club ? 

Je pense que ceci leur a permis de vendre plus de places et de faire découvrir le club, le stade, le football à de nouvelles personnes : les étudiants. Ce sont des fans potentiels en plus qui viennent rejoindre la communauté de l’Olympique Lyonnais.

Quelles idées d’améliorations pourrais-tu suggérer au club ? 

Une chose que j’ai remarqué qui peut être améliorer concerne la quantité de place sur une seule commande. Le nombre de places maximum que nous pouvons acheter sur la billetterie avec le tarif étudiant est limité à 6 places. C’est un peu restreint si les étudiants sont en groupe plus nombreux. Il faut donc passer plusieurs commandes. 
Je pense qu’augmenter la réservation à plus de 6 places sur le tarif étudiant peut être intéressant pour que les groupes d’écoles qui viennent en masse puisse passer une seule commande plutôt que plusieurs de 6 billets.

Dernière question, quelle est ta propre définition de la fan expérience ? 

L’expérience que l’on va vivre en allant au stade et je pense que les ambassadeurs OL contribuent à ce que de nombreuses personnes vivent leur première fan expérience au Groupama Stadium.

Si vous voulez obtenir plus d’informations sur le rôle d’ambassadeur étudiant de l’OL vous pouvez vous rendre sur la page dédiée sur le site du club. 

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Interviews

Constant Deram (MEHB) : “La qualité du message nous importe plus que les chiffres”

Nous parlons du métier de Responsable de Communication avec l’étude de cas du Massy Essonne Handball, club de Proligue.

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Interview Constant Deram MEHB

Lorsqu’on est le Responsable Communication d’un club, on est amené à toucher à tout. Visibilité, image et engagement, tous les objectifs liés au marketing sont effectivement concernés au même titre que les différents canaux de communication qu’il faut savoir maîtriser.

Pour parler de ce métier de “Couteau Suisse”, nous avons le plaisir de recevoir Constant Deram, Responsable Communication au Massy Essonne Handball (MEHB). Un échange à retrouver en podcast, ou à l’écrit ci-dessous.

(Episode également disponible sur Apple Podcast)

Le métier de Responsable Communication

Bonjour Constant, peux-tu nous présenter ton parcours depuis tes études jusqu’au MEHB ?

Originaire du Nord, j’ai fait toutes mes études à Lille. J’ai d’abord obtenu une Licence en média, culture et communication à l’Université Catholique de Lille. J’ai ensuite enchaîné avec un Master en Marketing et Communication à Esupcom en alternance. Ces deux dernières années m’ont permis d’entrer d’une manière concrète dans le monde du travail grâce à ce rythme soutenu entre l’école et l’entreprise. Après mes études, j’ai travaillé pendant un an dans un environnement startup. 

Néanmoins, mon objectif a toujours été d’évoluer dans un club. J’ai alors rencontré le MEHB pendant l’été 2020 et ils m’ont donné ma chance. Je suis donc au club depuis le début de la saison 2020/2021 !

En tant que Responsable Communication d’un club professionnel, quelles sont tes principales missions ? 

Mes missions sont très variées. Il y a tout d’abord la création de contenu et la communication digitale. Ensuite, il y a l’événementiel qui reste un pôle important malgré la crise sanitaire. Les matchs nécessitent toujours une certaine organisation en interne. Toute la partie partenariat fait également partie de mes missions afin de mener à bien les relations avec nos partenaires via des activations notamment.

La structure du MEHB est globalement associative. Il faut donc aussi faire preuve d’une grande polyvalence car les journées ne se ressemblent jamais. Ce qui est très stimulant !

À ton arrivée au club en début de saison, quels sont les projets que tu as identifiés à court et long terme ?

Le club avait un certain retard en communication digitale. Le principal chantier était donc de le combler et de rentrer rapidement dans les standards des autres clubs professionnels de la Ligue Nationale de Handball. Cela est passé par une nouvelle stratégie digitale, un nouveau site internet et une augmentation de la fréquence de publications sur les médias sociaux. 

Le tout, en restant en autoproduction. C’est-à-dire que tout est créé en interne. Nous sommes actuellement deux à gérer ces sujets dans l’équipe communication du club.

Aujourd’hui, il y a encore une belle marge de progression mais nous n’avons plus à rougir de la qualité de nos contenus. Nous sommes globalement fiers de l’évolution de notre communication depuis le début de la saison. Désormais, nous essayons d’être meilleurs chaque jour et d’innover au mieux.

Quelles sont les principales compétences à avoir pour exercer ton métier ?

La principale compétence à avoir selon moi, c’est la curiosité. Il est essentiel de constamment s’informer. À titre d’exemple, je me renseigne beaucoup sur TikToK en ce moment afin de déterminer si la plateforme pourrait intéresser le MEHB ou non. Personnellement je n’utilise pas ce réseau, peut-être parce que je ne suis pas dans la cible, mais il faut néanmoins faire l’effort de s’y intéresser et d’imaginer des contenus à créer.

Une autre compétence à avoir, c’est la polyvalence. Lorsqu’on évolue dans un club, notamment dans une petite structure, on est amené à toucher à tout.  Il est donc important d’être flexible et force de proposition.

La veille est primordiale lorsqu’on est Responsable Communication, quelles sont tes sources d’information au quotidien ?

Effectivement la veille est hyper importante. C’est un réflexe qui doit être naturel je pense. La première chose que je fais dans ma veille, c’est de suivre les autres équipes du championnat, des autres divisions et des autres pays. Il est également intéressant de suivre les clubs d’autres sports car ils sont aussi une source d’inspiration. En plus de cet environnement sportif, je suis également des médias spécialisés dans le sport business afin de comprendre l’évolution du marché.

Aussi, et je peux difficilement m’en passer, je suis un accro de Twitter. C’est un excellent outil pour suivre l’actualité en temps réel et rester connecté à tout ce qu’il se passe d’une manière générale.

Quels outils utilises-tu pour réaliser le contenu du club ?

J’utilise essentiellement la suite Adobe. C’est selon moi la solution la plus complète pour auto-produire de la vidéo et des visuels.

Il y a aussi toute la partie matériel. Le club est conscient qu’il est important de s’équiper avec des outils de qualité et est prêt à investir dans la mesure du possible. Sur cette partie-là, nous sommes aussi très bien accompagnés par la LNH. La Ligue a effectivement fourni un kit complet de tournage via smartphone à l’ensemble des clubs. Ce qui est idéal pour progresser et travailler dans un environnement ambitieux.

Analyse de la communication du MEHB

L’ambition du MEHB est d’être “Le club qui fait grandir”. Quel est l’objectif majeur du club dans sa communication ? Et comment en mesures-tu la performance ?

Effectivement notre positionnement est : “Le club qui fait grandir”. C’est même un état d’esprit. Notre but est d’accompagner tous les acteurs et jeunes du club à devenir des femmes et des hommes de valeur.

L’objectif de communication derrière ça est avant tout un objectif d’image avec l’envie de valoriser le club dans son ensemble. C’est-à-dire que nous souhaitons mettre autant en avant les pros que les amateurs. C’est une spécificité à Massy puisque nous avons décidé de ne pas distinguer la partie associative de la partie professionnelle. Bien évidemment, les objectifs liés à la notoriété et l’engagement sont aussi concernés à moyen et long terme.

Les principaux indicateurs que nous suivons sont classiques. Nous sommes attentifs à la taille de nos communautés sociales par exemple. Néanmoins, les chiffres ne sont pas décisionnaires de nos choix. Pour nous, c’est le message qu’on va réussir à transmettre qui importe le plus même si aujourd’hui, en raison du huis-clos, il est difficile de sentir l’impact de nos actions dans la vie réelle. 

Malheureusement l’expérience in-stadia, donc au Centre Omnisports Pierre de Coubertin, est encore inaccessible pour les fans du club. Est-ce que vous vous préparez au retour des supporters avec le lancement de nouvelles activations ou bien de nouveaux services ? D’autant plus qu’à titre personnel, tu n’as pas encore pu apprécier l’accueil du public depuis ton arrivée au club.

C’est clairement l’expérience qui me manque le plus. Je suis arrivé en début de saison lorsqu’on avait encore une jauge limitée avec un protocole sanitaire strict. Je n’ai donc jamais connu un match à domicile dans une configuration normale.

Bien évidemment, on prépare avec impatience ce grand retour des fans ! On anticipe au mieux les animations à venir et nos services VIP, tout en gardant en tête les restrictions sanitaires qui devraient perdurer. L’inconvénient pour nous, c’est que nous partageons notre infrastructure avec d’autres clubs locaux à Massy. Ce qui peut limiter nos actions comme la personnalisation des lieux. Mais ça fait partie du jeu et de cette fameuse adaptation dont on parlait. 

La saison prochaine, le MEHB va fêter ses 60 ans. Ce sera le fil rouge de la saison et on souhaite le faire vivre pendant les matchs à domicile via différentes animations. On croise donc les doigts pour que le public puisse revenir rapidement au Centre Omnisports Pierre de Coubertin !

Un petit mot sur le live des matchs qui doivent représenter un grand enjeu pour vous dans le contexte actuel. Comment vous êtes-vous préparés en interne pour mener à bien cette retransmission ? Et comment à titre personnel tu t’es formé au métier de commentateur sportif ?

La diffusion des matchs est effectivement capitale. Elle permet de garder le lien avec nos fans et de continuer à proposer des solutions de visibilité à nos partenaires. Pour mener à bien ce projet, nous avons collaboré dans un premier temps avec une société de production locale avant d’auto-produire les lives.

Le live était quelque chose de tout nouveau pour le club. Avant la crise, nous n’avions pas l’autorisation de la LNH pour diffuser les matchs. C’est désormais le cas depuis le second confinement de l’automne dernier. Nous avons tout appris sur la retransmission au fil des premiers directs et ce fut hyper enrichissant pour nous. Le club a investi dans du matériel et s’est donné les moyens de proposer un contenu de qualité.

Concernant le métier de commentateur, je ne l’ai pas tellement appris. Je commentais beaucoup mes matchs sur FIFA quand j’étais plus jeune donc je m’en suis inspiré (rire). Le commentaire sportif m’a toujours plu et aujourd’hui c’est génial de le pratiquer sur un cas concret. Nous essayons de le faire de la manière la plus pro possible en s’informant au maximum sur le match, notamment sur l’équipe adverse que nous ne connaissons pas toujours par cœur. Il est également important pour nous de ne pas se mettre une énorme pression afin que le rendu soit naturel et spontané. Après plusieurs lives on peut le dire, c’est devenu notre péché mignon à Nathan (Chargé de Communication) et moi car on se régale à faire ça !

Une fois la crise passée, j’espère pouvoir continuer la diffusion des matchs. Non pas parce que ça nous plait, mais parce que c’est un vrai plus pour les fans qui ne peuvent pas se déplacer. C’est aussi un canal supplémentaire pour nos partenaires qui souhaitent communiquer.


En tant que communicants au MEHB, vous vous adressez aussi aux partenaires du club. Votre ambition est d’avoir une relation gagnant-gagnant avec eux grâce à de la visibilité ou bien à des campagnes marketing personnalisées. Quelle est globalement la stratégie de communication B2B du club ?

C’est une partie essentielle pour le club puisque nos partenaires contribuent grandement à son développement. Notre volonté, comme beaucoup aujourd’hui, est d’avoir une approche personnalisée avec eux. C’est-à-dire que nous souhaitons progressivement sortir de la visibilité traditionnelle qui s’essouffle un peu, afin de proposer des activations innovantes, digitales, originales et qui surtout, correspondent au profil du partenaire. 

Par exemple, nous avons récemment réalisé une “opération gourdes” avec l’un d’entre eux. L’objectif était alors d’affirmer notre positionnement éco-responsable avec l’envie de supprimer le plastique à usage unique au MEHB. Pour cela, nous avons rempli une tribune de gourdes co-brandées en collaboration avec un partenaire, EUROCOM, qui nous a aidé à communiquer sur l’opération. Cette dernière correspondait aussi à ses valeurs et son métier de fournisseur en équipements pour les entreprises.


L’intérêt est donc de solliciter nos partenaires sur des sujets de long terme. C’est notamment le cas sur des sujets sociaux où l’on propose avec certains d’entre eux des séances de sport adaptées en Ehpad ou bien auprès de diabétiques.

En ce qui concerne les campagnes marketing, là aussi nous essayons de les personnaliser au maximum. Par exemple, il serait difficile de proposer une campagne de récolte de données à un petit commerçant qui n’aurait pas les ressources nécessaires pour maîtriser cette donnée. Nous proposons dans ce cas des opérations sur-mesures où le partenaire se sent concerné. Cela demande un suivi intensif de notre part, mais nous savons que c’est essentiel pour créer une relation pérenne avec nos partenaires.

La Ligue Nationale de Handball joue un rôle important dans la communication des clubs de première et seconde division. Comment la Ligue vous accompagne d’un point vue stratégique et opérationnel ?

Nous avons des rendez-vous réguliers avec la Ligue. Ils savent qu’une valorisation individuelle des clubs permettra de valoriser l’ensemble du championnat. La LNH est donc très proactive sur les sujets liés à la communication. Comme évoqué précédemment, ils ont fourni du matériel ou bien accordé des autorisations de retransmission. 

Ils font quelque chose de très bien également pour la retransmission des matchs de la Lidl Starligne (1ère Division). L’ensemble des rencontres qui ne sont pas retransmises sur beIN Sports sont live streamées sur YouTube. Ce qui offre une belle visibilité au championnat.

Je pense que la LNH va dans le bon sens. Son objectif est d’avoir des clubs ambitieux au sein de ses championnats et elle se donne les moyens pour. Nous sommes très satisfaits de cet accompagnement !

Enfin, la question de fin habituelle, quelle est ta définition de l’expérience fan ?

J’ai réalisé mon mémoire sur le sujet donc je pourrais en dire beaucoup (rire). Mais si je dois faire court, l’expérience fan est un concept global qui regroupe de nombreux facteurs stratégiques tels que la communication digitale, la billetterie ou l’animation en jour de match. Cela englobe aussi des choses plus concrètes comme l’accueil du public, la restauration ou bien les infrastructures.

Il faut lier l’expérience fan à l’expérience client que l’on retrouve dans les grandes surfaces et magasins. Car c’est l’ensemble des contacts qu’un fan a avec son club qui va bâtir cette expérience fan. La finalité est que le public vive un moment qui dépasse l’événementiel sportif et qui soit satisfaisant dans tous les cas.

Merci à Constant Deram du MEHB d’avoir partagé son expérience et sa vision de la communication. 

Vous pouvez consulter toutes nos interviews avec les professionnels du sport ici. Si vous souhaitez vous aussi échanger au sujet de l’expérience des spectateurs, vous pouvez nous écrire sur hello@fanstriker.com ou à travers nos réseaux sociaux !

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