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INTERVIEW : Paul Banal, animateur Cochonou sur le Tour

Le Tour de France est un événement qui plait à tous en partie grâce à sa caravane publicitaire. On en parle avec Paul, animateur Cochonou sur le Tour.

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Paul participe à la caravane du Tour de France cyclisme depuis 2017 pour la marque Cochonou. Il est animateur dans la caravane préférée du public. 

 

Le Tour de France est un événement qui existe depuis 1903. Chaque été, la Grande Boucle et sa caravane publicitaire s’invitent chez les gens, les fans de vélo, les puristes de cyclisme mais pas uniquement. C’est un événement majeur qui touche tout le monde. Pourquoi ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre avec Paul Banal.

Bonjour Paul, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Paul Banal, je suis un Montpelliérain de 26 ans et j’ai terminé mes études il y a un an. Et pour la petite anecdote, j’ai participé à 3 Tour de France, autant que Julian Alaphilippe.

Avant d’aborder plus longuement tes expériences sur le Tour de France, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?

Je suis fraîchement diplômé d’un Master en Communication 360 que j’ai réalisé à l’European Communication School de Marseille pendant 2 ans en alternance.
J’ai pu acquérir des compétences dans les métiers de la communication et du marketing, notamment en stratégie de communication, en stratégie digitale, en stratégie de médias et de publicité, etc. et une spécialisation dans la production événementielle. Et je l’avoue, mon péché-mignon c’est l’évènementiel, qui plus est sportif.
J’aime le contact, les relations humaines, le show et c’est vrai que c’est un secteur qui me correspond bien. Gérer, coordonner et mettre en place un événement me plaît énormément. C’est une des spécialisations qui correspond à mes attentes professionnelles.

Tout au long de mes études supérieures, j’ai toujours essayé de travailler en parallèle pour divers événements sportifs nationaux dans le but d’enrichir mon bagage d’expériences. J’ai eu la chance de travailler en tant que responsable logistique d’une équipe de 10 personnes pour l’Appart City Cup à Montpellier, un tournoi organisé par les équipes de Tony Parker, mais aussi pour l’Euro 2015 de basket à la Sud de France Arena. En même temps, et à plusieurs reprises, j’ai pu être au plus près de joueurs comme Alexander Zverev, Jo-Wilfried  Tsonga, Benoit Paire, Gaël Monfils en tant que Locker Room Runner, à l’Open Sud de France. C’est très enrichissant de côtoyer et de bosser à côté de personnes comme ça !

Et en 2017, après de vaines tentatives, j’ai enfin pu accéder au Graal de l’événementiel sportif : Le Tour de France !

Paul Banal, animateur Cochonou sur le Tour de France

Paul Banal, animateur Cochonou sur le Tour de France

Tu occupes actuellement un poste de chef de projet en Communication & Marketing pour l’entreprise Sport Break. Tu peux nous parler de cette entreprise, que faites-vous ?

Alors Sport Break, c’est le premier complexe de loisirs connecté indoor en France. Le loisir d’un nouveau genre, avec plus de 15 activités dédiées au sport et au fun avec des simulateurs insolites et innovants. On peut y retrouver un simulateur de ski et de snowboard, une cage de frappe de baseball, un mur d’escalade connectée, des sports extrêmes en réalité virtuelle… Bref, un magnifique projet élaboré par Nancy Hocine et Benjamin Faure, qui m’ont embauché et m’ont fait confiance 6 mois avant l’ouverture. Pour la petite anecdote, je suis le premier salarié du groupe. 

Sport Break aujourd’hui accueille un large public qui va des entreprises pour des Team Building, des centres de loisirs jusqu’aux anniversaires et aux enterrements de vie de célibat. C’est un lieu très vivant, où on aime prendre du plaisir et s’amuser, autour du sport.
Depuis l’ouverture, je m’occupe de la promotion, de la visibilité et de la notoriété du complexe, sur le digital via les réseaux sociaux et le SEM.

Pour faire le lien avec Fanstriker.com, mon job me permet aujourd’hui aussi de construire des stratégies de promotion au sein même d’évènements sportifs montpelliérains. Par exemple, Sport Break a mis en place pour la saison 2019-2020 du club du MHSC un espace de réalité virtuelle au Stade de la Mosson, qui a pour mission de dynamiser l’expérience fan dans les espaces VIP, mais aussi de participer à la promotion de notre complexe. 

En 2017, tu as rejoint le Tour pour la première fois. Comment es-tu devenu animateur sur cet événement ?

Alors c’est un vrai défi ! Parce qu’il y a énormément de monde qui postule ! La première étape, c’est de contacter chaque agences événementielles qui gèrent les dispositifs des différentes marques présentes sur le Tour. Il faut bien préparer son CV et sa lettre de motivation pour être le plus percutant possible pour les recruteurs.

Ensuite, il faut bien se préparer à l’entretien qui peut être en rendez-vous physique ou en visio. Et si vous êtes sélectionné, victoire ! Tout s’accélère et vous devenez impatient de commencer cette folle aventure ! 

“J’ai grandi avec le Tour.”

Avant de travailler en immersion sur cet événement, tu étais toi-même un fan de la Grande Boucle ?

Complètement, j’ai grandi avec le Tour. Grâce notamment à mon grand-père (Papi Gérard) ancien cycliste à la retraite et passionné de vélo. On regardait chaque année le Tour de France pendant les grandes vacances estivales dans les Cévennes. Il m’a souvent accompagné voir passer les coureurs, et donc la caravane… Il faut dire que quand tu es enfant, tu attends des heures sur le bord de la route et puis d’un coup, pendant 45 min, c’est la pluie de cadeaux en tout genre qui s’abat sur toi ! C’est génial. Et après, les coureurs passent, tu es en admiration.

Comment s’organise une équipe d’animateurs pour une marque sur le Tour de France cyclisme ? Vous êtes tous des saisonniers ?

Les animateurs sont soit saisonniers et ont des métiers totalement différents le reste de l’année ou indépendants, embauchés pour leurs compétences professionnelles sur le Tour de France pour la marque. Les dispositifs pensés par les agences et les marques sont très bien organisés, on a plus qu’à apporter notre touche personnelle : du dynamisme et de la bonne humeur.

Pourquoi Cochonou utilise des Citroën 2 CV sur le Tour ? 

La 2CV traverse les âges et les époques. À la base, je pense que Citroën avait la 2CV comme une simple petite voiture populaire, et en fait, elle s’est vite imposée comme une référence dans l’automobile française. Aujourd’hui la 2CV c’est surtout un art de vivre et un véritable objet de collection vintage. Un mélange de partage, de simplicité et de convivialité, avec son petit côté rétro. Des valeurs complètement en phase avec les valeurs que défend Cochonou et que les animateurs et caravaniers de la marque aiment partager avec le public du Tour de France.

Pourrais-tu nous décrire une journée type sur le Tour dans la caravane Cochonou ?

La journée type pour moi sur le Tour de France, c’est un réveil matinal à l’hôtel, un gros petit déjeuner, parce que les journées sont très dynamiques et il faut faire le plein de forces. Ensuite, je vérifie toutes les informations pour ma destination du jour, je prépare et je réapprovisionne le Bar à Saucisson de goodies et de saucissons.

Le Bar à Saucisson, animation phare de Cochonou sur le Tour

Le Bar à Saucisson, animation phare de Cochonou sur le Tour

Paul qui réalise des dégustations au Bar à Saucisson

Paul qui réalise des dégustations au Bar à Saucisson

Ensuite c’est le départ pour la destination du jour, le plus souvent c’est un village atypique en milieu d’étape ou un col. Il faut savoir que par jour, on peut être amené à faire plus de 300km.

“Les gens sont déjà sur le bord des routes près de 5h avant l’arrivée des coureurs, c’est impressionnant.”

Une fois arrivé, j’ai droit à un accueil très chaleureux, les gens sont déjà sur le bord des routes près de 5h avant l’arrivée des coureurs, c’est impressionnant. Après la préparation, c’est l’heure de l’ouverture, et là c’est parti pour plus de 4h de dégustation des différents produits de la marque, de jeux avec le public pour leur faire gagner les différents goodies de la marque, très prisés et souvent collector sur le bord des routes du Tour. Ensuite, je prépare l’arrivée de mes collègues en 2CV et je fais monter l’ambiance !

Une fois la caravane passée, je continue mes missions jusqu’au passage des coureurs. Juste après le passage des coureurs, c’est l’heure pour moi de tout remballer et de prendre la direction de l’hôtel du soir où je retrouve toute l’équipe. Au menu, une grande douche, un débrief de la journée et un bon repas. Le Tour de France, c’est des moments de vie avec le public la journée, mais aussi le soir avec les collègues de travail.

Justement, l’une des attractions phares de la marque sur le Tour est le Bar à Saucisson. Tu peux nous expliquer le concept ? 

Le concept du Bar à saucisson façon Food-Truck, c’est de proposer au public de partager un moment de convivialité, du début de la journée jusqu’au passage des coureurs. Il peut se positionner dans un col, dans un village, en pleine campagne, en ville… Et grâce au Bar à saucisson, le public peut déguster les différents saucissons de la marque, échanger, partager et jouer.

Le camion est très bien aménagé, un vrai paradoxe entre le coté rétro de la marque et le concept plus moderne du food truck. On y retrouve des objets collectors, une vitrine des différents saucissons de la marque, des photos des 2CV et beaucoup de jeux, pour tenter de faire gagner au public les nombreux goodies collectors de la marque.

L’avantage pour moi, c’est que j’ai le temps d’échanger avec le public et de les renseigner plus longuement et ça c’est vraiment plaisant. Tout cela bien sûr dans des cadres et des paysages complètement fous, aux quatre coins de la France.

Selon toi, pourquoi le Tour de France est-il si apprécié par le grand public ?

Parce que c’est une course mythique, qui montre la richesse et la diversité de notre pays. Les gens sont fiers d’accueillir ou de voir passer le Tour chez eux. C’est un moment de fête et de partage ! C’est l’une des plus grandes compétitions sportives au monde et elle est gratuite ! Et la caravane publicitaire, c’est la cerise sur le gâteau pour le public.

Et pourquoi la caravane Cochonou est-elle la caravane préférée des français ?

Cochonou joue la carte de l’authenticité sur le Tour, à travers les mythiques 2CV d’une part et avec son goodie mythique : le bob à carreaux vichy, qui en fait rêver plus d’un ! C’est la marque qui est présente depuis plus de 20 ans sur la grande boucle. Quand vous êtes sur le bord des routes, vous voyez passer les chars des autres marques, mais vous attendez quoi ? Les huit 2CV qui lancent des bobs et des sachets de minis saucissons. Ça plait depuis plus de 20 ans et ça marche bien !
Bravo à l’agence Live Meetings pour leur travail, ce succès sur le bord des routes c’est aussi grâce à eux.

Je me souviens lorsque j’assistais à une étape du Tour étant enfant, je rentrais avec des casquettes, des bonbons, des portes-clés… Quels sont les goodies que tu distribues aujourd’hui aux spectateurs présents sur le bord des routes ?

On a la chance chez Cochonou d’avoir le goodie suprême, rêvé par tous les fans du Tour : c’est le mythique bob Cochonou. Avec ses célèbres carreaux rouge vichy, il est facilement identifiable. Et sur la route, tout le monde se l’arrache. C’est vraiment un objet collector et vintage. On distribue aussi des sachets de mini-saucissons pour les gourmands. Cochonou a innové l’année dernière avec des espadrilles vichy, que je proposais à la vente au Bar à saucisson, c’était vraiment sympa !

Tu connais le nombre de goodies Cochonou qui sont distribués pendant la Grande Boucle ?

Cochonou distribue à peu près plus de 10 tonnes de saucissons durant les trois semaines de la Grande Boucle. Il faut ajouter à ça plus de 110 000 bobs. C’est énorme !

Cochonou distribue des milliers de goodies sur le Tour

Cochonou distribue des milliers de goodies sur le Tour

Est-ce que l’on pourrait décrire un profil type des personnes que tu vois sur le bord des routes du Tour ?

Pas vraiment, c’est très hétérogène ! Honnêtement, on voit énormément de personnes, et de tout âge ! Tous partagent cette même envie de célébrer le passage du Tour dans leur ville, village ou leur lieu de vacances. Sur mon premier Tour de France, il y a une chose qui m’a particulièrement marqué : les sourires et l’engouement du public chaque jour sur le bord des routes. C’est unique !

Seras-tu sur la prochaine édition du Tour de France ?

Bien évidemment ! Pour la quatrième fois et pour une version totalement inédite ! Pour la première fois de l’histoire du Tour, le départ sera donné fin août. J’ai hâte !

D’ailleurs, comment as-tu vécu l’annonce du report du Tour de France du 29 août au 20 septembre en raison de l’épidémie de Covid-19 ?

C’est la course la plus importante du monde ! C’est une satisfaction de savoir que cette épreuve n’a pas été annulée. Sans l’Euro de football, sans les Jeux Olympiques, ça commençait à faire beaucoup. Donc très content que la course soit maintenue, parce qu’on le sait, tout un public attend ça avec impatience chaque année. Et je pense aussi qu’il était important de la maintenir, pour l’économie du cyclisme.

Paul avec le public du Tour de France sur le bord des routes

Paul avec le public du Tour de France sur le bord des routes

Dernière question mais probablement la plus délicate, quelle est ta propre définition de la fan expérience ? 

La fan expérience, c’est la volonté de réduire la distance entre une organisation sportive et son public. Plus on l’optimise, plus on gagne en engagement.
La fan expérience c’est le moyen de pérenniser et d’accroître la relation entre cette organisation et son public, comme par exemple pour un club et ses fans.
Elle permet de faire vivre et de consommer le sport aux fans de manière différente et plus immersive.

Historiquement, les leaders dans ce domaine, ce sont les américains, qui ont été les pionniers de l’expérience fan. Je me souviens encore de mon premier match NBA, à Brooklyn, c’était impressionnant. Autour du Barclay Center, tout est optimisé pour l’expérience fan avec des animations en tout genre, des restaurants par dizaines, des boutiques… On ne vient pas que pour voir du basket, on vient pour vivre une expérience ! On y arrive 3h avant le match et on y repart 3h après le match. Mais il est vrai que depuis quelques temps, on commence à faire de très bonnes choses en Europe et en France, dans le football comme ailleurs !

Vous avez aimé cet article ?

Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement du public et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce, du business ou celui du sport.

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Podcast : Hear Me Cheer, de l’ambiance dans les stades à huis clos avec Elias Andersen

Alors que certaines ligues s’apprêtent à reprendre dans des enceintes vides, Hear Me Cheer rend le sport à huis clos plus engageant en diffusant les encouragements des fans en direct lors de la retransmission télévisée.

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Podcast avec Hear Me Cheer

Alors que certaines ligues s’apprêtent à reprendre dans des enceintes vides, Hear Me Cheer rend le sport à huis clos plus engageant en diffusant les encouragements des fans en direct lors de la retransmission télévisée.

 

Nous avons eu l’opportunité de discuter avec Elias Andersen, fondateur et CEO de Champtrax Technologies, la compagnie qui est à l’origine de Hear Me Cheer. Un concept qui représente peut-être une solution aux rencontres sportives qui devront se dérouler à huis clos. 

Un échange que vous pouvez écouter en anglais en podcast ci-dessous ou lire en français plus bas. 

Bonjour Elias, merci d’être avec nous aujourd’hui. Vous êtes le fondateur de Champtrax Technologies et vous avez récemment développé un nouveau produit dans le cadre de la crise du COVID-19. Ça s’appelle Hear Me Cheer et cela permet de retransmettre un ou plusieurs sons d’encouragements de fans depuis leur propre salon pendant la diffusion télévisée.
Est-ce que vous pourriez présenter le concept de Hear Me Cheer un peu plus en détail et nous expliquer comment l’idée vous est venue ?

Hear Me Cheer est un produit qui permet aux fans d’interagir entre eux sur notre site pendant la diffusion d’un match. Habituellement quand vous regardez un match à la TV, vous entendez le bruit des supporters en fond. On n’y prête pas vraiment attention jusqu’au jour où il n’y en a plus. Quand on regarde les derniers événements sportifs qui sont encore diffusés à huis clos, on se rend vite compte que sans les fans, c’est ennuyeux. On essaie de remettre de l’énergie dans le sport télévisé grâce à un stream audio où des milliers de fans peuvent, depuis chez eux, encourager leurs équipes.

En CPBL, on remplit les tribunes malgré le huis clos

En CPBL, on remplit les tribunes malgré le huis clos.

Hear Me Cheer est une plateforme interactive. Comment les fans interagissent les uns avec les autres ?

Ils peuvent s’entendre les uns et les autres dans leur TV ou leur ordinateur en fonction du set up. Il suffit de se rendre sur le site dédié et de cliquer sur le match de leur choix. À partir de là, ils peuvent voir quelle équipe les autres fans encouragent et les rejoindre par la suite. 

C’est particulièrement intéressant au vu de la situation actuellement. D’une part, je pense qu’on est tous d’accord pour dire que regarder des matchs à huis clos n’est pas aussi excitant que de regarder des matchs avec les supporters. D’autre part, on a constaté que lors des premiers matchs à huis clos, les supporters voulaient vraiment continuer à encourager leur équipe. Je sais pas si vous suivez le football mais durant les derniers matchs de Champions League, les fans se rassemblaient à l’extérieur des stades pour chanter pendant les matchs.

Les supporters du PSG à l'extérieur du stade lors de PSG-BVB

Les supporters du PSG à l’extérieur du stade lors de PSG-BVB

Hear Me Cheer leur permet de faire ça depuis chez eux. Comment ça marche ? Est-ce que c’est gratuit pour les fans ?

Oui, Hear Me Cheer est gratuit pour les fans et ça le sera toujours. On essaie vraiment d’engager les fans. On veut ramener le sport vers une situation aussi proche que la normale possible. Évidemment, on ne pourra pas regarder le sport comme on le faisait en janvier mais Hear Me Cheer va vraiment aider à s’en rapprocher. Cela va permettre aux fans, à nouveau, de sentir comme une sorte de communauté pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire. Il y a eu beaucoup de négativité dans le monde du sport depuis le début de la crise et on essaie de réintroduire de la positivité chez les fans de sport.

Raviver la communauté des fans est un super levier pour remettre de la positivité dans le monde du sport. Qu’en est-il pour les joueurs, est-ce qu’ils peuvent entendre les chants de supporters dans le stade ?

Les joueurs peuvent entendre les supporters depuis le terrain. Tout dépend du set up. Chaque ligue a un deal différent en place. Cela dépend des ligues et des équipes. Certains veulent diffuser le son des fans dans le stade, d’autres non. Mais c’est effectivement une possibilité.

Les joueurs de CPBL jouent entourés de mannequins en carton

Les joueurs de CPBL jouent entourés de mannequins en carton

Vous parliez d’ajuster les deals en fonction des choix de chacun de vos partenaires. Hear Me Cheer a un modèle BtoB. Les partenariats se font-ils plutôt avec les ligues, les équipes ou les diffuseurs ?

On essaie avant tout de créer des partenariats avec les ligues pour pouvoir entrer sur le marché et avoir accès à différentes équipes d’un coup. On essaie d’avoir un client comme une ligue puis d’adapter l’expérience au niveau de la ligue puis au niveau des équipes. C’est plus simple de rentrer sur le marché comme ça que de contacter les équipes une à une. Donc, effectivement on travaille avec des équipes et des diffuseurs mais on privilégie les deals avec les ligues.

Est-ce que vous avez déjà signé des deals ? Est-ce que vous avez testé la solution ? Dans quels pays ? Avec combien de fans connectés ?

Depuis quelques temps, on teste la solution avec Eleven Sports qui diffuse la CPBL (Chinese Professional Baseball League). Ça se déroule à Taïwan et c’est l’un des derniers championnats sportifs qui se joue encore. On fait des tests avec eux depuis un petit moment et on fait en sorte de faire des expériences avec un nombre croissant de fans pour s’assurer que la plateforme peut supporter 1 000 fans voire 10 000 fans. Quand on développe ce genre de solution, on trouve toujours des petits bugs dans les logiciels quand on fait croitre le produit. 

La CBPL sur Eleven Sports

La CPBL sur Eleven Sports

Est-ce que vous avez déjà des idées de développements futurs pour Hear Me Cheer ? Votre priorité est-elle d’ajouter de nouvelles fonctionnalités ou d’introduire la solution dans plus de ligues ?

On travaille sur un outil de fan engagement. On aimerait introduire des quiz et des prédictions en temps réel. On poserait des questions du type “qui va marquer le prochain but” et les fans qui auraient juste gagneraient des points Hear Me Cheer. On développe une plateforme de ce type pour engager les fans mais on n’a pas encore finalisé ce produit. On ajoute des fonctionnalités à Hear Me Cheer avec le temps mais on est conscient que la priorité des ligues c’est l’outil de diffusion des encouragements de fans. C’est donc sur ce sujet que l’on se concentre.

Hear Me Cheer est une super solution durant cette crise sanitaire. Comment est-ce que le service va s’intégrer au paysage sportif une fois que les fans seront autorisés à retourner au stade ?

Hear Me Cheer est avant tout une expérience donc on prévoit de rester sur le marché bien après la fin de la crise. En fait, on pense surtout que la crise actuelle est une bonne opportunité pour nous de rentrer sur le marché car il y a un véritable besoin pour ce genre de solutions. Pour rester sur le marché une fois la crise passée, on a prévu une plateforme qui permettra aux fans d’encourager leurs équipes au sein de leur communauté de fans et même de se faire entendre sur les retransmissions du match lorsque leur équipe jouera à l’extérieur. Quand on y pense, quand une équipe joue à l’extérieur, on n’entend que les encouragements pour l’équipe à domicile. Si les supporters de l’équipe à l’extérieur utilisent Hear Me Cheer, on pourra les entendre sur la retransmission. 

C’est particulièrement intéressant quand on connait l’impact que les encouragements de ses supporters peut avoir sur une équipe.
Merci beaucoup d’avoir passé un moment avec nous aujourd’hui, Elias. Où est-ce que les lecteurs de Fanstriker peuvent en apprendre plus sur Hear Me Cheer ?

Vous pouvez visiter notre site internet, nous suivre sur Facebook et sur Twitter. Si vous m’envoyez un message, je vous répondrais. On reçoit beaucoup de messages en ce moment, donc laissez-moi quelques jours mais je vais vous répondre c’est certain.

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