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Fan expérience aux Etats-Unis

Retour sur la fan experience de l’US Open 2019

Dans le cadre d’un projet d’étude, Pierre et Olivier ont été conviés à suivre le déroulement de l’édition 2019 de l’US Open aux côtés d’un expert.

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Les victoires de Naomi Osaka et Dominic Thiem mi-septembre ont mis fin à une édition historique de l’US Open à huis clos. En 2019, le tournoi américain battait son plein en présentant une fan experience innovante et éco-responsable. Olivier Versproumy et Pierre Guiramand, deux étudiants de l’école de sport business AMOS à Lyon nous racontent leur visite à Flushing Meadows.

Dans le cadre d’un projet d’étude, ils ont été conviés à suivre le déroulement de l’édition 2019 de l’US Open aux côtés d’un expert. Ils nous en parlent aujourd’hui !

Pierre Guiramand et Olivier Versproumy, étudiant à AMOS Business School

Pierre Guiramand (gauche) et Olivier Versproumy (droite), étudiant à AMOS Business School

Assister à l’US Open avec des professionnels de l’événementiel sportif

Bonjour Olivier et Pierre, merci de venir échanger sur votre expérience sur l’US Open avec nous.Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je suis Olivier Versproumy, étudiant à AMOS Sport Business School depuis 3 ans sur le campus de Lyon. Passionné de sport depuis l’enfance, je souhaite m’orienter dans le marketing ou l’événementiel sportif. Je suis convaincu que le sport a des forces au-delà d’un effort physique ou d’une simple compétition. Le sport influence, guide et anime des sociétés, c’est un langage universel. 

C’est une opportunité de faire avancer certains problèmes de société et je souhaite développer des projets autour de l’influence positive du sport et participer à des projets sur l’expérience du spectateur sur un événement. Analyser et comprendre l’importance d’un événement sur une ville, un pays, une culture. 

Ayant la chance d’être bilingue anglais/français grâce à mes parents, j’aimerais voyager dans le monde entier et découvrir d’autres cultures. C’est pour cela que dans le cadre de mon Master, j’ai décidé de m’orienter vers le programme international d’AMOS Sport Business School où je serai sur le campus de Londres et participerai à des séminaires en Asie, en Amérique et en Europe. 

Bonjour, je suis Pierre Guiramand, étudiant en Master 1 International AMOS. Passionné de sport depuis toujours, j’ai décidé d’en faire mon projet professionnel. Le projet autour de l’US Open représentait une opportunité de découvrir un événement sportif majeur aux Etats-Unis.

Comment l’idée de ce projet est-elle née ? Pourquoi avoir choisi l’US Open en particulier plutôt qu’un autre événement sportif ?

Dans le cadre de notre cursus scolaire à AMOS, nous avons eu un cours sur les « mega events ». Deepak Trivedi, Consultant en Management du Sport et Ambassadeur chez AMOS, nous a présenté cet événement qui rassemble pendant deux semaines près de 700 000 spectateurs au Billie Jean King Tennis Center Parc à New York. 

Ce cours magistral sur l’US Open nous a donné envie de créer quelque chose en rapport avec cet événement. Passionnés de sport et désireux de découvrir un événement majeur, nous avons proposé un projet à notre professeur. Nous voulions devenir volontaires officiels de l’US Open et avoir une expérience en interne. Hélas, il faut la nationalité américaine pour être volontaire officiel, ce projet semblait donc impossible.

M. Trivedi, surpris par notre initiative, nous a proposé de le rejoindre pendant quelque jours à l’US Open du 30 août au 2 septembre pour nous faire découvrir les coulisses de ce tournoi de tennis atypique. Il nous a même invité à assister à des conférences exclusives et habituellement réservées aux membres exécutifs de l’USTA (United States Tennis Association). 

Vous avez donc été invités à New York par l’intermédiaire de Deepak Trivedi. Qui est-il et comment s’est passé votre rencontre ?

C’est durant notre semestre universitaire à Londres dans le cadre de notre cursus avec AMOS que nous avons rencontré notre intervenant référent, Deepak Trivedi. Consultant en stratégie de management du sport notamment pour les jeux olympique de Londres 2012, Rio 2016 et Tokyo 2020, Deepak Trivedi collabore également avec l’USTA et intervient chaque année sur l’US Open.

Nous nous sommes donc rencontrés grâce à nos cours sur le campus d’AMOS Londres. Aujourd’hui, il est l’ambassadeur majeur du Group AMOS et continue d’enseigner sur les campus de Paris et de Londres.

C’est un professeur passionné et il a été l’une de nos plus belles rencontres, ses cours étaient passionnants. Le côté humain de ce professeur nous a marqués. Nous sommes aujourd’hui de très bons amis. 

D’un point de vue global, comment pourriez-vous définir le profil type du spectateur à l’US Open ?

Une fois sur place on se rend compte de la diversité des profils qui viennent assister aux matchs. On y trouve des fans locaux et étrangers, des spectateurs venus pour le show, des VIP qui profitent des hospitalités et bien sûr, les fans de tennis venus pour la beauté du sport. L’US Open est un événement riche culturellement parlant, à l’image de New York.

Il est difficile de définir le profil type d’un spectateur à l’ US Open. L’expérience est conçue pour s’adapter et satisfaire le plus grand nombre. La volonté des organisateurs, notamment avec le programme Net Generation, est de faire du tennis et du tournoi un événement qui touche un large public. Néanmoins l’événement est malgré tout prestigieux et les places restent chères. Je ne pense pas que l’on puisse définir l’US Open comme un événement populaire.

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L’histoire du tennis mise à l’honneur

Une expérience immersive pour les spectateurs dès leur arrivée à New York

Vous avez donc pu vous rendre à Flushing Meadows pour assister au tournoi. Y avait-il des dispositifs de fan experience en dehors du stade (dans la rue, dans les transports en commun, autour du stade) ?

La fan experience autour de l’ US Open débute bien avant l’arrivée sur les courts. Comme pour de nombreux événements sportifs internationaux, c’est toute une ville qui plonge dans l’événement. Le tournoi s’affiche dans de nombreuses rues de New York mais prend réellement vie dans le parc de Flushing Meadows.

Autour des stades, le tournoi cherche effectivement à créer une expérience unique qui répond aux attentes de chacun. Pour créer cette fan experience, l’USTA s’associe avec ses partenaires et sponsors pour proposer plus de 100 stands avec ces activités digitales, VR, sportives, etc.

L’espace Net Generation était aussi un lieu phare de l’événement. Il était destiné à un public familial afin de valoriser le sport auprès de la génération de demain. Cette partie du parc propose aux fans de prendre part à des jeux autour de différents sports comme le tennis, le basket et le football. Chaque année de nombreuses personnalités américaines se prêtent au jeu et viennent participer aux challenges proposés.

En parallèle, l’US Open valorise aussi son héritage historique avec son Hall of Fame qui plonge les spectateurs dans l’univers du tournoi, dès leurs premiers pas dans le parc. 

La dernière partie est l’espace Hospitalités. Un lieu qui représente une partie très importante dans l’expérience fan de l’US Open. On a eu la chance de découvrir un salon premium, c’était incroyable pour nous ! L’atmosphère qui y règne nous à mis en immersion dans l’événement. C’était un privilège de pouvoir accéder un buffet à volonté de plein de nourriture du monde entier tout en regardant les matchs sur des écrans géants. Tout est fait pour que le temps s’arrête et que l’on soit envahi par les émotions du tournoi. 

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Le stand American Express

Les fans arrivaient-ils particulièrement en avance au stade ? Si oui, à votre avis quelles étaient leurs motivations (profiter des dispositifs de fan experience ou limiter le temps d’attente par exemple) ?

Le Billie Jean King Center ressemble à un village olympique ou un parc d’attraction comme Disneyland en raison de sa structure et de son organisation. Le village est très complet avec des animations, des stands de nourritures et de merchandising, des espaces pour enfants, etc. Tout est étudié pour attirer le fan du début de la journée jusqu’à la fin.

Et ça marche ! Nous avons remarqué que le fan qui achète son entrée pour un match le soir ou l’après midi, vient quand même passer la journée entière dans les infrastructures de l’US Open. Comme à Disneyland, on est immergé dans un monde à part et c’est donc un plaisir de passer des journées entières dans cet univers 100% tennis. 

En dehors des animations et de la fan experience, de nombreux matchs au début du tournoi sont accessibles dans les différents courts. Seul l’accès au Louis Armstrong Stadium est limité. Les fan doivent acheter un ticket particulier pour y entrer. Tous les autres courts et matchs sont donc accessibles au public ayant payé son entrée au Billie Jean King Center. Impossible de s’ennuyer !

Quelles animations étaient mises en place à l’événement ? Qu’est-ce qui était le plus populaire ?

Vivre un événement sportif en Amérique du Nord tranche complètement avec ce que l’on voit en Europe. Le sens du show est véritablement ancré dans la culture du sport américain. La connectivité de l’infrastructure, le design du stade, les services de restaurations, sans oublier les nombreuses animations qui rythment l’événement, tout est réfléchi pour que le spectateur vienne avant tout consommer une expérience et non simplement une rencontre sportive.

Avant le match, l’organisateur propose un spectacle de son et lumière suivi par le traditionnel hymne américain repris par une talentueuse jeune fille devant un Arthur Ashe Stadium rempli. Émotions garanties ! Les spectateurs se transforment ensuite en fans pour accueillir les plus grands joueurs de la planète sur le court. Afin de ne jamais faire redescendre l’ambiance, les spectateurs sont sollicités à toutes les pauses pour prendre part à des jeux organisés par les sponsors comme la Kiss Cam, la Dance Cam, le challenge Emirates et autres.

Je pense que l’animation qui réveille le plus la foule reste la Dance Cam. À l’US Open, le client est à la fois entre consommateur, spectateur et fan. Chaque partie de son expérience au tournoi est unique. 

À quoi ressemblaient le show d’avant-match et les animations sur les temps morts ?

Le show d’avant-match était vraiment dans l’esprit « showtime » à l’américaine. Il y avait des jeux de lumières, fumée, son et présentation des joueurs avec les grands écrans au bord du terrain. L’ambiance était digne d’un show américain. Le public était très bruyant et encourageait les joueurs.

Pendant les matchs, et surtout pendant les temps morts entre les jeux et les sets, il y avait donc la célèbre animation de la Dance Cam. La caméra se fixait sur des individus dans le public et ils devaient se mettre à danser. C’était une expérience sponsorisée par Emirates. Il y avait de super lots à gagner comme des voyages et des séjours tout inclus. Il y avait également des représentants de marques équipés d’un tireur de t-shirt. Ils tiraient dans la foule en faisant gagner des goodies de leurs marques.

Au coeur de l’US Open 2019

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Au coeur de l’US Open 2019

Comment avez-vous ressenti l’ancrage local de New York dans cette fan experience ?

Chaque année lors de l’US Open à New York, c’est toute une ville qui se transforme pour accueillir le plus grand événement annuel de la ville. L’US Open devient une véritable vitrine de la Big Apple. Les transports en commun sont mobilisés, on peut voir des publicités partout dans la ville ainsi que des fans avec des vêtements de tennis. 

L’US Open a créé son histoire et sa réputation avec la ville de New York. Ils vendent  l’événement en s’associant avec l’image de NY. Sport et culture forment vraiment une seule et même composante. New York joue un rôle important avec l’organisation de l’US Open. En effet, les fans vont directement associer leur expérience de l’US Open à la ville de New York. Il est donc primordial que leur expérience soit positive pour qu’ils reviennent dans la Big Apple. 

Certaines animations dans l’espace American Express contiennent du contenu ludique et éducatif sur New York. Lorsque nous avons visité le One World Trade Center, un animateur expliquait l’importance de l’US Open pour la ville. Un exemple parmi beaucoup d’autres sur cette appropriation de l’US Open par la mégalopole. L’objectif est de proposer aux fans une culture de la ville afin qu’ils aient envie de la découvrir en profondeur.

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L’US Open au cœur de l’observatoire du One World Trade Center

Des dispositifs surprenants et innovants pour mettre en avant les sponsors

IBM, Mercedes, American Express, Emirates… d’importantes marques sponsorisent l’événement. Comment se sont-elles intégrées dans la fan experience sur place ?

American Express disposait d’un très grand espace pour sa fan experience avec plusieurs animations. Il y avait une partie visuelle pour la beauté des lieux et se créer de beaux souvenirs, et une autre partie divertissement avec des jeux. Toutes les catégories d’âges étaient invitées. 

Le stand IBM était sûrement le plus impressionnant. En effet, il y avait des écrans installés partout dans une pièce sombre où on pouvait se croire dans un décor de science fiction. Une tablette tactile était alors installée. On pouvait naviguer dessus et choisir de regarder sur les murs des actions ou des matchs légendaires de l’US Open. IBM veut soigner son image de marque en démontrant sa capacité à récolter des données et montrer l’importance de celles-ci.

Stand Mercedes Benz fan experience US Open

Mercedes Benz offre la possibilité aux supporters de se prendre en photo avec leurs tennismen et tenniswomen préférés

JP Morgan offrait la possibilité de prendre une photo avec les 2 trophées du tournoi. IHG Hotel offrait quant à lui un massage gratuit avec un écran pour s’imaginer sous les tropiques. Emirates proposait un tirage au sort en direct pour tous les fans pour gagner des voyages et autres cadeaux. Evian proposait un jeu qui consistait à jeter des bouteilles dans un bac de recyclage avec des lots à gagner et ainsi éduquer le public à l’importance du recyclage.

Il y avait vraiment de quoi être diverti de A à Z. En plus des animations, les fans pouvaient visiter les boutiques de Fila, Ralph Lauren et Wilson et y trouver des vêtements et des goodies entièrement dédiés au tennis. 

Une application spécialement consacrée à l’événement était-elle disponible ? Qu’est-ce qu’on pouvait y trouver ? 

En partenariat avec leur sponsor majeur IBM, une application US OPEN 2019 était effectivement disponible pour les fans présents et ceux du monde entier. Via la plateforme ils pouvaient suivre les résultats, photos, vidéos, calendrier du tournoi, etc.

On utilisait cette application pour voir à quelle heure certains matchs se jouaient et sur quel terrain. C’était aussi intéressant de voir des statistiques plus avancées également avec toutes les données d’un match comme le nombre de coups droits réussis, de revers, etc.

Vous avez eu la chance de visiter les hospitalités premium, pouvez-vous nous décrire cette expérience ?

Tout d’abord, nous remercions notre professeur Deepak Trivedi pour s’être démené afin d’acquérir des accréditations. Nous avons pu profiter de l’expérience premium de l’US Open alors qu’elle s’adresse à un public (très) privilégié.

Pour entrer dans cet espace, on doit monter sur un rooftop où on retrouve une version miniature du mythique globe présent à l’entrée de Flushing Meadows. Dans cette infrastructure, il y alors plusieurs espaces premium différents des uns des autres selon l’offre sélectionnée. Dès l’entrée, on retrouve un stand de Ralph Lauren qui met en avant sa collection spéciale US Open.

Chaque espace est équipé de nombreuses télévisions pour suivre les matchs en direct ou revoir les moments forts du tournoi. Plusieurs bars sont installés avec consommations à volonté, bien évidemment. L’espace restauration est très également impressionnant avec une sélection de produits bio, frais et de tous types. C’était le plus beau buffet qu’on ait jamais vu ! Les salariés en hospitalités étaient vraiment agréables et d’une politesse incroyable. Un point très important pour une fan experience VIP.

Nous avons également eu l’opportunité de faire de belles rencontres pendant que nous étions au buffet comme celle avec Richard Chang. Un des hauts représentants de la gestion des volontaires pour l’US Open et auteur de nombreux livres sur le sport management. 

Dernièrement, on a beaucoup discuté de RSE et de fan experience eco-responsable dans le podcast Fanstriker. L’US Open est un événement qui revient souvent dans la discussion à travers les efforts qui ont été fait en partenariat avec Evian et Ralph Lauren. Est-ce que cette initiative était relativement mise en avant sur place ?

En effet, on a pu constater que l’US Open adoptait des nouvelles stratégies pour devenir un événement « vert ». Nous avons pu visiter le stand interactif et éducatif d’Evian qui proposait un lancé de bouteille dans des bacs de recyclages pour inciter les fans à faire de même sur les lieux de l’événement. La marque démontrait ainsi l’impact et l’importance du recyclage.

Ralph Lauren, qui est l’un des sponsors majeurs de l’événement, fabrique ses t-shirts et équipements à partir de bouteilles recyclées. Les volontaires arboraient un uniforme de cette collection. Wilson est également investi dans cette initiative verte. L’équipementier présentait un stand avec des centaines de balles de tennis conçues pour être biodégradables. La marque répond alors à l’une des problématiques environnementales causée par le nombre de balles perdues dans le monde entier.

Outres les marques, il existe également un stand « US Open Sustainability » qui a pour unique but d’informer sur les progrès de l’US Open et ses avancées environnementales.

Au niveau de l’accessibilité et des transports, c’est facile d’accéder et de partir du stade en transports en commun ?

Pour notre part, nous étions très privilégiés avec les transports en commun. Grâce à notre professeur M. Trivedi, nous avons eu des accréditations spéciales afin d’avoir un transfert qui partait de notre hôtel et qui se rendait directement à l’US Open. Nous étions donc chanceux d’avoir un accès aussi facile pour se rendre à l’événement.

Il existe néanmoins de nombreux moyens pour rejoindre l’US Open grâce au métro, aux bus et aux taxis. C’est très pratique d’avoir un arrêt de métro juste à coté de l’US Open. Cependant, nous avons remarqué que beaucoup de fans prenaient le bus. Ce qui est certain, c’est que l’accessibilité est très importante pour un événement de cette envergure.

Vous êtes donc étudiants à AMOS Lyon. Vous terminez prochainement vos études. Quels sont vos projets et vos ambitions en tant que futur professionnels du sport business ?

Olivier : Pour ma part, j’ai choisi le master international d’AMOS situé au campus de Londres pour me spécialiser dans le management international du sport business. A l’avenir, j’aimerais travailler dans la fan experience responsable dans le monde entier avec des équipes de toute culture. La protection de l’environnement est un combat qui me tient à cœur et je souhaite grâce au pouvoir d’influence du sport, divertir et éduquer les fans en optimisant une fan experience unique dans l’industrie du sport. 

Pierre : L’US Open m’a fait prendre conscience de l’importance de la fan experience sur un événement et m’a beaucoup inspiré à travers les nombreuses rencontres que l’on a pu faire. À la fin de mes études j’aimerais participer au développement du sport de demain et pourquoi pas entreprendre afin de faire évoluer le sport vers une voie plus éthique et éco-responsable.

Pour conclure, quelle est votre propre définition de la fan expérience ?

La fan expérience est un accompagnement du spectateur dans un événement de façon complète qui associe le côté interactif, divertissement et enrichissement personnel. C’est une manière de combler positivement l’expérience d’un fan outre le résultat sportif de son équipe. Que son équipe perdre ou gagne, l’objectif est que le fan ait une expérience et un souvenir positif de l’événement. 

Un grand merci à Olivier et Pierre pour ce retour complet sur leur expérience à l’US Open 2019.
Cette année, pour les raisons que l’on connaît, l’événement a eu lieu dans des conditions particulières : à huis clos. L’US Open a donc fait appel à The Famous Group pour apporter le soutien virtuel des familles aux athlètes. Malgré ces circonstances exceptionnelles, le tournoi new yorkais s’est encore une fois montré innovant.

Le dernier tournoi du Grand Chelem de cette année sera donc Roland-Garros. A l’aube de cette édition 2020 limitée à 1000 spectateurs, on se remémore également l’excellente expérience proposée par le tournoi de tennis français en 2019.

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I am a finance and entertainment student excited by the idea of enhancing entertainment experiences thanks to numbers and technology.

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Fan expérience aux Etats-Unis

La MLB a délocalisé un match dans un champ de maïs

La MLB a délocalisé un match dans un lieu unique dans l’Iwoa, sur le lieu de tournage du film mythique Field of Dreams.

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Le match Field of dreams de la MLB

En quête de nouveaux fans, la MLB a délocalisé le match entre les Yankees et les White Sox dans un lieu unique à Dyersville dans l’Iwoa, là où a été tourné le film mythique Field of Dreams sorti en 1989. L’événement a réussi à capter l’intérêt des fans en attente d’un nouveau souffle de la part de la ligue.

 

La MLB doit faire face au dynamisme des autres ligues

De toutes les ligues sportives du monde, la MLB demeure la plus ancienne encore en activité. Établie en 1903 à la suite de la fusion entre la National League et l’American League, cette institution illustre clairement le rêve américain, au même titre que les drive-ins et la route 66. Pourtant, à l’ère d’une consommation audiovisuelle en perpétuelle évolution et d’une pandémie internationale qui a frappé tous les pans de la société, l’intérêt des familles américaines pour les pitchers et les catchers semble s’effriter. La jeune génération juge en effet les matchs ennuyeux et trop longs (3 heures et 8 minutes en moyenne), les franchises sont concentrées dans 18 États seulement, tandis que le baseball peine encore à s’exporter à l’international malgré le succès de la tournée londonienne en 2019.

Face aux dynamiques des ligues rivales que sont la NFL et la NBA, le commissionner Rob Manfred se voit régulièrement critiqué pour son manque d’initiatives. Si plusieurs idées émergent, telles que des diffusions sur Facebook et Youtube, la publication d’un mode de jeu sur Minecraft ou l’unification des règles entre la National League et de l’American League, il est néanmoins difficile de satisfaire en même temps toutes les parties prenantes : fans, joueurs, propriétaires, et diffuseurs. Entre des souvenirs prospères et un avenir incertain, comment renouveler une ligue ancrée dans ses traditions ?

Un film iconique pour les fans de Baseball

Avec Kevin Costner en tête d’affiche, le film Field of Dreams conquiert le cœur de l’Amérique en 1989. Dans ce long-métrage adapté d’une nouvelle de W.P. Kinsella, l’acteur entend une mystérieuse voix qui le pousse à construire lui-même un terrain de baseball au beau milieu d’un champ de maïs. Au gré des péripéties, le personnage de fermier qu’il interprète va obtenir sa rédemption aux côtés d’Amy Madigan, Ray Liotta et Burt Lancaster. Au total, le film est resté à l’affiche pendant plus de huit mois avant d’être nominé aux Oscars l’année suivante. Au prisme du décor rural et du soupçon de magie porté à l’écran, Field of Dreams représente encore aujourd’hui la quintessence de la société américaine, toujours accompagnée d’un gant de baseball à la main.

 

Dans le cadre de son partenariat avec la compagnie d’assurance Geico, la MLB a donc décidé de réinterpréter le film mythique à la façon d’un sequel (la suite d’une œuvre). Ainsi, la ligue a programmé en 2019 un match de saison régulière à proximité du terrain utilisé pendant le tournage. Suite au chamboulement du calendrier lié à l’épidémie de Covid-19, l’événement a été reporté d’un an pour se tenir finalement le 12 août dernier. Ce sont donc les deux prestigieuses équipes des New York Yankees et des Chicago White Sox qui ont débarqué à Dyersville, une ville comptant 4.000 habitants, pour le plus grand bonheur des autochtones. En effet, seuls les résidents de l’Iowa ont été autorisés à acheter l’un des 8.000 billets mis en vente entre 1.014 et 2.133 dollars, et jusqu’à 4.200$ à la revente sur la plateforme Seatgeek.

Des animations et un décor atypique pour une rencontre de baseball

Avant la rencontre, différentes activités ont été proposées au public, à commencer par un champ de maïs transformé en labyrinthe. Le terrain original ainsi que la maison du film se sont transformés en musée pour faire naître un sentiment de nostalgie chez le visiteur, qui pouvait aussi survoler la propriété depuis des montgolfières. En plus d’une boutique souvenirs et de stands de restaurations, un mur d’échange de cartes de baseball a invité les collectionneurs à comparer leurs pièces fétiches. Enfin, à 150 mètres de là, un second terrain temporaire a donc été installé pour répondre aux normes actuelles de la MLB tout en reprenant le design iconique du Comiskey Park, le stade des White Sox de 1910 à 1990.

Le mur d'échanges de cartes de baseball lors du match Field of Dreams de la MLBMLB

Le mur d’échanges de cartes de baseball lors du match Field of Dreams de la MLB

En préambule du premier pitch, l’acteur du film, Kevin Costner est apparu au milieu des épis de maïs, une balle à la main, avant d’entamer un discours d’introduction au milieu du terrain. Derrière lui, les joueurs des deux équipes sont apparus dans des tenues spéciales imaginées pour l’occasion. Puis, Maddie Pope, native de l’Iowa et lauréate d’American Idol en 2018, a entonné le traditionnel hymne américain. En plus du public présent, ce sont pas moins de 5,9 millions de téléspectateurs qui ont zappé sur la chaîne Fox, ainsi que sur Fox Deportes pour les hispanophones, au début de rencontre : un record historique pour la chaîne, et une première depuis 2005 pour un match de saison régulière. Chacun a donc profité d’une production ambitieuse réalisée grâce à 36 caméras et plusieurs drones pour surplomber l’enceinte.

 

La MLB vient conforter sa place dans le cœur de la middle class américaine

Côté terrain, le spectacle a été à la hauteur de l’événement puisque les White Sox l’ont emporté à la toute fin de la neuvième manche après un home run de Tim Anderson. Pour satisfaire les fans encore déçus d’avoir manqué le show, des billets commémoratifs sont disponibles à la vente et le terrain est devenu jouable sur le jeu MLB The Show 21 depuis une récente mise à jour. La plateforme de streaming Peacock a quant à elle annoncé la production d’une série basée sur le film et écrite par Mike Schur, scénariste de The Office et Brooklyn Nine-Nine.

 

À la façon d’un Kevin Costner qui entend des voix, la MLB a su se lancer dans un pari fou en organisant le premier match de son histoire dans l’État de l’Iowa. Cette décision vient conforter sa place dans le cœur de la middle class américaine, adepte de valeurs telles que l’espoir et la persévérance. En plus de se rapprocher géographiquement des fans éloignés des stades, la délocalisation insolite de la rencontre a aussi permis à la ligue de créer l’événement au sein de son calendrier traditionnel. Face à ce succès populaire, la MLB a d’ores et déjà annoncé le renouvellement de l’opération, à savoir un match prévu le 10 août 2022 entre les Cincinnati Reds et les Chicago Cubs pour le #MLBatFieldofDreams.

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Pour le #KobyDay, les Lakers ont offert des cadeaux aux nouveaux-nés

Pour le #KobeDay, la franchise des Lakers a offert des cadeaux aux nouveaux-nés dans un hôpital de Los Angeles. 

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Pour le #KobyDay, les Lakers ont offert des cadeaux aux nouveaux-nés

Pour le #KobeDay, le jour commémoratif de la disparition de Kobe Bryant, les Lakers et UCLA Mattel Childrens ont offert des cadeaux aux enfants nés autour de ce 24 août. 

 

La date du 24 août (24/08) a été choisie pour le #KobeDay, pour commémorer la mémoire du légendaire joueur de basketball Kobe Bryant car ces chiffres correspondent aux deux numéros que Bryant a porté durant ses 20 années de joueurs NBA. Il est par ailleurs le premier joueur NBA de l’histoire a avoir deux maillots (deux numéros) retirés dans la même équipe.
De multiples attentions ont été réalisées cette journée mais l’une d’elles a particulièrement retenu notre attention. 

Des cadeaux pour les nouveaux-nés à l’hôpital 

Pour ce #KobeDay, la franchise des Lakers, ex-équipe de Bryant, a offert des cadeaux aux enfants nés récemment à l’hôpital UCLA Mattel Childrens de Los Angeles. 
Ainsi, chaque bébé né autour ce 24/08 a reçu un kit aux couleurs des Lakers marqué des numéros 8 et 24. 

 

 

À la maternité, les parents se sont vu remettre une carte personnalisée de l’identité du nouveau né, de la date de sa naissance, avec un message des Lakers. Accompagné de 3 t-shirts, un bonnet et une couverture pour nourrisson.

Un beau geste qui nous rappelle les actions réalisées du côté du FC Metz et de l’Atalanta Bergame en Italie pour créer du lien avec de futurs fans dès le berceau. 

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