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Ce qu'il faut retenir de l'expérience fan en 2020 selon l'équipe Fanstriker Ce qu'il faut retenir de l'expérience fan en 2020 selon l'équipe Fanstriker

Fan expérience dans le monde

Ce qu’il faut retenir de l’expérience fan en 2020 selon l’équipe Fanstriker

Toute l’équipe Fanstriker revient sur les activations et idées qui nous ont marqué en matière d’expérience et d’engagement des fans en 2020.

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L’année se termine ! La photo que nous avons choisi pourrait à elle seule résumer l’année, des tribunes vides. Une année qui restera très certainement dans nos mémoires pour de tristes raisons. Cependant, cette année 2020 marquera peut-être un tournant majeur dans notre vie personnelle et dans notre vie professionnelle. Avec l’ensemble de l’équipe Fanstriker nous revenons sur ce qui nous a marqué en matière de fan expérience, de fan engagement et d’activations en 2020.

 

Cette année 2020 aura été des plus surprenantes, l’épidémie du Covid-19 aura joué un rôle déterminant. Laissant chacun repenser sa façon de consommer, de travailler, de vivre… bref, il nous aura permis de voir les choses avec un autre regard.

De cette période, des choses intéressantes resteront très probablement. Des évolutions majeures dans nos comportements tout d’abord et dans les évolutions techniques voire technologiques. Face au mur que représente la pandémie, nous avons tous du faire front, en innovant. Et c’est notamment le cas des clubs et autres ayants droits !
2020 aura malgré tout été très riche en matière d’expérience fan. Faisons le bilan avec toute l’équipe Fanstriker en revenant sur les activations et idées qui nous ont marqué cette année.

Le choix d’Adrien : La retransmission originale de matchs et d’événements en visio-conférence en 2020

Zoom, Teams, Google Meet… l’ensemble de ces outils et logiciels de visio-conférence ont bouleversé notre quotidien cette année. Ils sont même devenus des indispensables pour maintenir le lien avec nos proches et nous permettre de travailler. Il y a un an, peu aurait imaginé que ces plateformes deviendraient aussi des canaux pour diffuser des matchs et créer un événement virtuel !

Depuis la reprise des compétitions en mai dernier, nombreuses d’entre elles ont été retransmises sur ces plateformes. Certains fans pouvaient alors se connecter et apprécier un match tout en restant à la maison. Ce fut par exemple le cas dans la bulle d’Orlando en NBA ou bien au Stade de France avec France Rugby.

À la fin espérée de cette crise, ce dispositif a peut-être tout intérêt à être maintenu. C’est effectivement l’occasion de proposer à ses fans, notamment ceux qui ne peuvent se rendre au stade, une expérience de diffusion originale. C’est par exemple le cas de la Bundesliga qui a organisé la retransmission sur Zoom du Der Klassiker entre le Bayern Munich et le Borussia Dortmund pour sa communauté américaine. En partenariat avec ESPN, la ligue a ainsi mis en place un véritable événement avec la présence de guests sur la visio-conférence dont la star canadienne du Bayern, Alphonso Davies.

ESPN a organisé une Virtual Watch Party pour Der Klassiker

En plus des matchs, la visio-conférence peut aussi avoir sa place sur d’autres activations : échanges entre des joueurs et des fans ou des partenaires, animations de communautés étrangères, challenges à distance, interviews d’anciens joueurs, etc. Ce mode de communication est tellement devenu commun qu’il peut répondre à de nombreux objectifs d’expérience fan. Même si bien évidemment, rien ne vaudra le contact humain.

L’un des exemples les plus concrets d’animation en visio-conférence vient de la Ligue Nationale de Rugby avec son événement “TOP 14 à domicile“. La LNR avait réalisé pendant le premier confinement un live de 8 heures au profit de l’association Les Petits Frères des Pauvres. De nombreux joueurs et invités étaient ainsi présents pour participer à des interviews et des challenges.

Le choix de Lucas : Les moyens originaux de maintenir le lien entre supporters et clubs en période de pandémie

La crise sanitaire actuelle aura éloigné les fans des enceintes sportives. Un déchirement tant pour les supporters que pour les clubs, qui se retrouvent privés de leurs plus fidèles soutiens. Dans l’optique de rester proches de leurs communautés, les clubs ont su innover afin de maintenir un lien primordial avec leurs fans.

Si les fans ne peuvent plus se rendre dans les stades de leur équipe préférée, certains clubs ont décidé d’aller à la rencontre de leurs fans. C’est l’idée de l’ESTAC Troyes, en organisant un tour de la métropole troyenne. L’ensemble de l’équipe et du staff s’est donc rendu dans plusieurs villages pour maintenir un lien avec leur communauté.

Grâce à l’ESTAC Tour, le club troyen a renforcé son ancrage local en permettant aux fans, notamment les plus jeunes, de rencontrer les joueurs dans le respect des gestes barrières. Une stratégie complète qui inclus aussi les abonnés de plus de 70 ans avec près de 300 colis solidaires livrés à leur domicile. Des produits locaux ainsi qu’une écharpe du club ont ravi les plus anciens supporters de l’ESTAC.

ESTAC Tour : à la rencontre des supporters de la région

La MLS en partenariat avec Heineken va encore plus loin : si les fans ne peuvent se rendre dans les stades, alors le stade se rendra à eux. C’est l’activation originale Stadium in a Box, que l’un des supporters de soccer s’est vu offrir : un siège de stade, un décor de tribune et une expérience food & beverage incluse !

Un concours qui a su engager les fans sur les réseaux sociaux, pour maintenir un lien fort entre les stades et les supporters, depuis chez eux.

Le choix d’Aymeric : Aux États-Unis, un club laisse ses fans créer les 17 maillots à domicile de son équipe !

Ça se passe aux États-Unis et plus exactement dans le mythique club du Las Vegas Lights, une équipe de United Soccer League, l’antichambre du football aux États-Unis. Un club qui fait beaucoup parler de lui outre-atlantique puisqu’il a été désigné par Sports Illustrated comme “The Most Interesting Team in the World”. Et pour cause, le Lights FC, a encore innové courant du mois de mars 2020 avec une activation des plus originales rompant les codes du merchandising classique.

Cette incroyable idée parvient à la suite d’un concours lancé par le club en 2019, dans lequel celui-ci avait engagé sa communauté de fans à imaginer le nouveau design du maillot pour la saison 2019-2020, avec pour simple consigne de respecter les couleurs traditionnelles du club à savoir le bleu, le noir, le rose et le jaune. Victime de son succès, ce concours a rassemblé de nombreuses propositions de plusieurs centaines de fans. Le club du Las Vegas Lights a profité de cet engouement afin d’être aussi innovant que surprenant. 17 maillots imaginés par les fans ont été sélectionnés afin de devenir les maillots officiels portées par les joueurs à l’occasion des 17 matchs à domicile des Lights. Une activation quelque peu similaire à celle qui nous avait présentée par Rémy Valette entre l’AS Monaco et son équipementier, Kappa. À savoir que le maillot porté lors du premier match à domicile a été offert à l’ensemble des abonnés du club.

Le calendrier des 17 matchs à thème de Las Vegas Lights

Le 1er maillot de la saison créé par un étudiant et faisant référence au rituel des confettis après les buts du Lights FC

L’activation du Las Vegas Lights est une source d’inspiration pour les clubs pour trois raisons.
La première, qui semble évidente, est la capacité d’engagement des fans via la possibilité pour eux de créer le maillot de leur équipe de coeur. La seconde repose dans leur capacité d’innovation. Habituellement, le jeu-concours d’un club prend fin à partir du moment où les fans ont été engagés, et le gagnant récompensé. Mais dans ce cas, le club a revu ses plans pour surfer sur “un buzz” et créer une opération encore plus marquante que celle initialement prévue, et ainsi récompenser 17 fois plus de fans. Ce qui nous amène à la troisième raison.
Tout ceci n’est possible que si le club entretient de bonnes relations avec son équipementier officiel (ici BLK). En effet, les deux parties prenantes doivent être sur la même longueur d’onde, partageant des objectifs communs et faisant preuve d’une capacité d’adaptation permettant de casser les codes traditionnels de l’unique maillot officiel de la saison.

Le choix de Maëlle : Même après 2020, il y aura toujours plus de fans hors du stade que dans le stade

L’année dernière lorsque nous nous sommes penchés sur des dispositifs de fan experience hors des stades comme LiveLike ou Digital Fan Zone, nous pensions principalement aux fans internationaux. Pendant cette longue période de huis clos et d’affluence réduite, proposer une expérience engageante et immersive aux supporters hors du stade est devenu une priorité. Ce changement de paradigme sera productif sur le long terme. En très peu de temps, on a vu apparaitre énormément de dispositifs pour impliquer les fans qui ne peuvent pas se rendre au stade.

La pandémie a accéléré la prise de conscience autour de la fan experience en dehors des stades. Les jours de match, il y aura toujours plus de fans hors du stade que dans le stade. Cela ne veut pas dire que les fans hors du stade doivent être au centre de la fan experience. Cela veut dire qu’ils ne doivent pas en être exclus. Cela ne veut pas dire qu’il faut promouvoir une “virtualisation du supportérisme”. Cela veut dire qu’il faut ajouter des espaces de fan experience virtuels par dessus les espaces physiques.

Parmi les dispositifs nés de la crise, celle dont on espère le plus qu’elle demeurera après la crise sanitaire est la Showtime Cam. Cet écran avec une caméra placée dans la zone d’en-but lors des matchs de NFL permet aux joueurs de célébrer leurs touchdowns et leurs interceptions avec les supporters comme s’ils étaient sur Zoom. Quand les supporters reviendront au stade, les fans internationaux pourraient profiter d’une forme de Showtime Cam dans le couloir vers les vestiaires ou pendant l’échauffement.

Showtime Cam NFL

Russel Wilson célèbre un touchdown avec les fans de la Showtime Cam.

Par ailleurs, impliquer les supporters qui ne peuvent pas se rendre au stade habituellement ne veut pas forcément dire passer par des activations digitales. On l’a vu dès le mois de mars, la reprise à huis clos a d’abord vu naître des manifestations de soutien non digitales : des fans en cartons dans les tribunes en Allemagne, des maillots sur les sièges à Barcelone, des banderoles dans les tribunes vides à Nantes.

Pour conclure, l’année 2020 nous aura permis de nous pencher sur la fan experience en dehors des stades. D’une période où l’essentiel de la fan experience était dans les stades on fait la transition vers une période où une fan experience hors des stades va s’ajouter à la fan experience dans les stades. Pour le moment nous sommes entre ces deux périodes et dans l’intérim un débat temporaire s’est ouvert : comment animer les supporters dans un stade à moitié vide ?

Le choix de Mathieu : La façon de repenser le stade, ses tribunes et son ambiance

Pendant cette période de pandémie et de confinement, une très grande quantité d’enceintes sportives aura été dépourvue de ses spectateurs. Dès les premières mesures de confinement et d’interdiction d’accueillir des visiteurs dans les enceintes, les rencontres sportives se déroulaient alors face à des sièges vides. Puis peu à peu, des initiatives parfois drôles sont apparues.

Pour occuper les tribunes certains ont eu la bonne idée de profiter de ces espaces libres pour soutenir des causes. À l’image du club néerlandais du SC Heerenven qui a souhaité aider la fondation KiKa, impactée par le Covid-19 et le confinement et ne pouvant plus organiser ses événements traditionnels de charité pour récupérer des fonds. Ils ont donc eu l’idée d’exposer 15 000 peluches, toutes vêtues d’un maillot du club dans les tribunes du stade Abe Lenstra en jour de match. Chaque peluche était ensuite proposée à la vente au prix de 14,95€. Le résultat : une large visibilité sur les réseaux sociaux et plus de 230 000€ récoltés via la vente de ces ours.

Lorsque ce n’était pas des peluches, ce sont des portraits cartonnés de spectateurs qui fleurissaient dans des tribunes du monde entier. Quelques exemples en Allemagne et en Biélorussie.

En Angleterre et notamment Manchester et le club de Manchester United, ce sont des bâches immenses de mosaïques de photos de fans (des fans du monde entier) du club qui ont “cachées” les sièges vides. À l’heure où nous écrivons cet article, plus de 40 000 photos composent toujours les tribunes d’Old Trafford. Avec un rendu relativement qualitatif, cette solution adoptée par plusieurs clubs a permis également d’offrir une visibilité sans doute plus forte à leurs partenaires.

40 000 fans en photo sur des bâches dans les tribunes d’Old Trafford

Dans d’autres enceintes, certains clubs ont remplacé le public physique par un public digital présent en live sur des écrans comme ce fut le cas en Belgique, dans plusieurs sports américains comme l’ont mentionnés Maëlle et Adrien dans cet article.

Lors des diffusions en télévision, pour les matchs de football notamment, nous avons vu des fans en réalité augmenté. Les diffuseurs ont également ajouté des ambiances sonores enregistrées pour cacher le silence dérangeant d’un match à huis clos.

Finalement, cette période où les spectateurs n’occupaient pas les sièges, a contraint les professionnels du sport business à repenser les tribunes pour les transformer en un lieu d’exposition, de communication ou encore de vente. Mais aussi à repenser le stade, l’offre commerciale, la communication… Beaucoup de choses donc qui pourraient bien subsister.

Le choix de Clément : Après un test non concluant en 2020, nous ne reverrons pas le pay-per-view de sitôt

Au-delà de la crise sanitaire, cette année 2020 aura été pleine de bouleversements concernant la diffusion des compétitions sportives : l’arrivée de la chaine Téléfoot puis son départ anticipée, la proposition d’un Spotify du foot par Jean-Michel Aulas, l’essai du pay-per-view par la Premier League… une multitudes de nouveautés qui ont plus ou moins été remarquées et soutenues.
Attardons nous en particulier sur la tentative de la Premier League avec le pay-per-view proposé aux fans.

Lors du confinement, tous les matchs de Premier League étaient en libre diffusion afin de soutenir les fans en ce moment difficile. Mais voila, la Premier League fournissait son produit gratuitement et les clubs ne généraient pas de revenus jour de match. D’où l’idée du pay-per-view, un modèle qui est fréquemment utilisé en boxe mais une première dans le football. Mais ce fût un échec.

Si cela n’a pas fonctionné, c’est principalement à cause du prix trop élevé (14,95£ pour voir un seul match). En signe de boycott, de nombreux groupes de supporters ont préférés réaliser des cagnottes pour divers associations plutôt que de payer ce prix. Si le prix parait excessif, il ne permettait aux diffuseurs (Sky Sports et BT Sport) que de couvrir les coûts et les clubs ne recevant qu’une faible part des revenus générés.

Le pay-per-view en Premier League : sauver les clubs mais froisser les fans ?

Cet échec aura notamment permis à la Premier League de recueillir des informations sur ce modèle pour peut-être l’améliorer et le réimplanter d’ici quelques années. Même si cela parait très peu probable. L’idée du président Aulas d’un Spotify du football aura t-elle plus de chance d’aboutir ? Une offre unique à un prix abordable. 2021 nous le dira peut-être.

Le choix de Thomas : Le eSport et la RSE, des outils d’activation puissant pour les marques

Vous connaissez le Stevenage FC ? C’est un club qui évolue en 4ème division anglaise. Ce club est connu grâce au géant du Fast-Food, Burger King. Lors de la saison 2019-2020, la marque est devenue sponsor maillot du Stevenage FC. Jusqu’ici rien de très original. Mais c’est surtout la façon d’activer cette collaboration qui a marqué les esprits. Puisque c’est via le jeu FIFA 20 que la marque a activé son partenariat. En créant un challenge mondial, le #StevenageChallenge, lancé dans 13 pays, leur objectif a été de faire de l’une des plus petites équipes du monde, la plus grande équipe de football en ligne.

Le principe était simple, les utilisateurs étaient invités à réaliser une série de challenges sur le jeu vidéo et à les publier sur les réseaux sociaux. En contrepartie, la marque récompensait les participants par des burgers et des cadeaux livrés directement chez les amateurs de foot.

Ainsi, le club est devenu une star sur FIFA : plus de 25 000 buts ont été partagés, le club est l’équipe avec qui les utilisateurs du jeux jouent le plus, des stars du ballon rond se sont retrouvées à jouer virtuellement pour ce club… bref, un carton digital !
Mais pas uniquement digital puisqu’au vu du succès de cette campagne, le modeste club anglais a aussi battu ses records de vente de maillots, au point de finir en rupture de stock. Un vrai coup de maître réalisé par Burger King, une enseigne très habile dans sa communication.

Dans la continuité de ce que la marque réalise avec ce club, lors de la saison 2020-2021 Burger King fait preuve une nouvelle fois de beaucoup d’originalité. Cette fois, la campagne est concentrée sur l’équipe féminine du club de Stevenage FC qui arborera en tant que sponsor maillot le logo Burger King renommé en “Burger Queen”.

Cela vient compléter un message de campagne prônant l’égalité des sexes et précisant que les montants alloués au club sont les mêmes pour l’équipe masculine et féminine. Stevenage FC et Burger King espèrent que cette nouvelle opération aura autant de succès que la précédente et que les maillots de l’équipe féminine se vendront aussi bien.

Savoir parler à son public est une chose très importante pour les sponsors des clubs. Voilà deux jolis exemples d’un partenariat qui fait sens. D’une part pour toucher une cible jeune et connectée avec l’eSport et d’autre part pour toucher un public engagé et féminin avec la seconde campagne. De quoi inspirer clubs et sponsors dans une période où il est nécessaire de se démarquer et de faire passer des messages impactants.

Au sein de l’équipe Fanstriker, nous gardons un oeil optimiste sur le futur qui attend l’industrie du sport après l’épidémie. Cette période aussi complexe soit-elle va permettre à beaucoup d’acteurs d’avancer bien plus rapidement vers le changement qu’il ne l’aurait été si la situation n’avait pas été celle-ci.
En conservant ce que les clubs et organisateurs d’événements font de mieux et en ajoutant les idées, initiatives et prises de consciences lors de cet épisode, nous devrions avoir fait un pas important vers ce que doit être l’expérience fan la plus aboutie possible de demain. 

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Au stade, je passe plus de temps à observer les animations, le comportement du public et les actions du club que le match en lui même. J'aime le sport mais j'aime encore plus l'expérientiel. Qu'il soit dans le monde du commerce, du business ou celui du sport.

Fan expérience dans le monde

Des toiles personnalisées pour couvrir 47 213 places à Feyenoord

Une initiative menée par les groupes de supporters du club de Feyenoord Rotterdam pour remplir le stade Feijenoord (De Kuip) avec des toiles personnalisées. 

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Une initiative 100% menée par les groupes de supporters de Feyenoord Rotterdam. Des milliers de bannières pour compléter les tribunes du stade Feijenoord (De Kuip). 

 

À la mi-novembre 2020, les groupes de supporters du club de football du Feyenoord Rotterdam ont lancé la campagne “Ensemble, nous remplissons le stade“ dans le but de couvrir les 47 213 sièges de l’enceinte d’une manière différente et unique… avec des bannières personnalisées fait main.

Des bannières personnalisées 

Chaque participant pouvait personnaliser le message sur sa bannière avec des encouragements pour l’équipe. À partir de 5 euros, les supporters pouvaient acheter une toile et envoyer un texte à inscrire. Le groupe de supporters a proposé différentes offres débutant à 5€ et évoluant selon la taille de la bannière. Les participants qui voulaient voir leur bannière facilement à la télévision avait donc plus d’intérêt pour augmenter le nombre de sièges qu’ils souhaitaient couvrir en tribune. Voici le détail des offres proposées :

  • pour couvrir 1 siège avec une bannière = 5 €
  • 5 places = 25 €
  • 10 places = 50 €
  • 25 places = 125 €
  • 50 places = 250 €
  • 100 places = 500 €
  • 1200 places (une tribune pleine) = 6 000 €

L’opération qui est à présent conclue a relativement bien fonctionnée puisque le stade a été totalement recouvert et les offres ont toutes été épuisées. Début mars déjà, le nombre de 42 000 places vendues avait été atteint. 

Même les entreprises (partenaires ou non) pouvaient acheter une ou plusieurs bannières pour un montant minimum de 150 € pour une bannière qui couvre 30 sièges. 
Les principaux partenaires du club ont fait un geste envers cette initiative en retirant leurs traditionnelles bannières de sponsors (placées face caméra) pour libérer cet espace pour la campagne de bannières fait main. 

 

Une conception 100% par les supporters

La réalisation de chaque bannière a été faite par les bénévoles des associations de supporters de Feyenoord Rotterdam à l’origine de cette initiative. Ils ont conçu les bannières selon les commandes reçues, réalisé des photographies et disposé les toiles dans les tribunes aux emplacements prévus. Une vraie organisation !

Chaque participant ayant acheté une toile peut retrouver sa photo sur le site d’un des groupes de supporters  du club (FSV De Feijenoorder). Mais aussi à la télévision lors des rencontres à domicile. 

 

Le partenaire principal Droomparken (une compagnie de villages de vacances) a également rejoint la campagne et, avec les autres partenaires stratégiques (adidas, TOTO, Breeman BMW, Heineken et le Vriendenloterij), avait une grande toile, réalisée par des supporters, sur les sections W2 et W3 de l’enceinte.
Droomparken a tenu à remercier tous ces supporters qui se sont investis jour et nuit dans cette initiative. À l’automne, le partenaire va mettre deux villas à leur disposition pour un week-end de groupe dans l’un de leur village vacances. Un très beau geste. 

Une partie des bénéfices générés par cette initiative seront utilisés pour du matériel pour les groupes de supporters.

Pour remercier les participants, les supporters ont organisé un jeu concours en partenariat avec le club et le restaurant du stade pour remporter une visite des tribunes du stade avec un repas.

 

 

Une initiative intéressante de la part des groupes de supporters. Cela permet de créer du lien entre le club, sa communauté de fans, le grand public et les ultras. Deux mondes qui sont parfois en opposition. 

L’idée de proposer à chaque participant une photo de sa toile personnalisée est un vrai plus qui permet ensuite à chacun de partager cette photo sur ses réseaux sociaux et ainsi de donner de la visibilité à cette action collective. 

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Fan expérience dans le monde

Un tableau interactif alimenté par les contenus des fans

La start-up française ArtDesignStory propose des œuvres d’art connectées qui permettent de scanner des éléments de l’œuvre et de lui donner vie à travers des contenus sur son smartphone.

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Le sport et l’art ne sont jamais très éloignés, ArtDesignStory, une start-up française permet de mélanger l’art, la technologie et les souvenirs dans une oeuvre interactive.

 

Transmettre des émotions en adaptant la technologie a un objet d’art emblématique : le tableau. C’est l’objectif de l’innovation portée par Cyril Nardon et sa start-up ArtDesignStory.

Une oeuvre qui s’enrichie avec des vidéos intégrées  

La spécialité de la start-up française ArtDesignStory née en 2017 est le tableau connecté. Une innovation mêlant art et technologie. Une œuvre pas comme les autres, qui prend vie à travers des centaines de contenus connectés au tableau. Il suffit de scanner des éléments de l’oeuvre avec un smartphone pour voir apparaître sur son smartphone des vidéos, des publications sur les réseaux sociaux, des audios… en lien avec l’histoire du tableau.

 

Depuis sa création, Cyril et sa start-up ont pu réaliser des centaines de tableaux connectés pour des athlètes dans plus de 35 pays et 30 disciplines différentes (Matuidi, Neymar, Pelé, Tony Parker et plus de 500 sportifs en quatre ans), mais également pour des institutions (Real Madrid, Bayern, PSG, INSEP, Euroleague, FFF, FFR, CNOSF…), des franchises NFL aux États-Unis (Raiders), des médias (Canal+, RMC, BeIN SPORTS…), des artistes et tout récemment des acteurs du luxe (groupe LVMH).

 

Avec les caractéristiques visuelles d’un simple tableau, c’est un cadeau idéal pour célébrer la fin d’une carrière, d’une saison, un événement, un engagement, dans le but de partager de l’émotion à travers des souvenirs vidéos intégrés à l’oeuvre.

Un concept évolutif

Le concept ne cesse d’évoluer au rythme grandissant de la demande.
Récemment, ArtDesign story a développé la FanArtZone. Un nouvel outil qui offre la possibilité aux fans de participer à une oeuvre en partageant directement leur vidéo story via une landing page en ligne. L’objectif est de construire des oeuvres interactives avec une communauté. 
Le module administrateur du tableau appelé le VipArtZone permet à son propriétaire de pousser en temps réel du nouveau contenu sur le(s) tableau(x) qu’il possède.

“C’est incroyable parce qu’en quelques minutes ça donne des millions d’idées pour notre sport ! Ça pourrait vraiment révolutionner notre communication et l’hospitalité associée.”

Bruno Dubois, Team manager France SailGP

ArtDesignStory collabore également avec des clubs pour des activations comme cet exemple du CS Sedan. Un tableau club en réalité augmentée dans la ville pour les 100 ans du club. Les fans pouvaient alimenter l’histoire du club et ainsi enrichir le tableau en ligne via la landing page dédiée fanartzone.com/cssedan100.

 

Un outil d’interaction et de valorisation de demain pour les fans ? 

Nous connaissons déjà le mur des Kalon à Guingamp, les murs avec le nom des abonnés en Écosse pour ne citer qu’eux. Avec le développement de la technologie, nous pourrions voir fleurir demain dans les stades, des murs et tableaux de photos des fans abonnés ou non qui offrent la possibilité d’enrichir ces oeuvres avec des vidéos. 
Demain, cela représentera peut-être une opportunité pour les clubs d’offrir un nouveau moyen d’interagir avec leur communauté la plus fidèle. Ou encore un outil de valorisation pour les hospitalités. 

Qu’il soit installé dans un salon, un bureau, un écran, sur un mur dans un stade, dans un abris-bus… l’oeuvre connectée peut devenir un média interactif et participatif. C’est d’ailleurs de cette façon que le fondateur Cyril Nardon qualifie désormais son projet : un « nouveau média » connectant les émotions et proposant une véritable expérience pour les fans.

Un produit adaptable pour les particuliers, les associations et institutions, les fondations ou les entreprises. Pour les clubs, cela peut représenter une offre merchandising.

Jérémy Geeraerdt

Les tableaux connectés ArtDesignStory lors de la Convention du Football en 2019

Le coût d’un tableau connecté débute à 1 250€. Une offre de service mensuel est proposée à partir de 25,90€/mois. Et une offre grand public de « poster-tableau connecté » est proposée à partir de 59 €.

L’effet confinement a profité à des produits comme celui que propose ArtDesignStory et après avoir livré plus de 500 clients BtoB et BtoVIP sur les six continents, le BtoC et donc le grand public peut être la prochaine cible à travers les clubs. 

Nous lançons une première levée de fonds à partir d’avril qui va nous aider à développer un nouveau concept basé sur l’utilisation de la réalité augmentée qui permettra de réaliser des EXP-AR-IENCES. Vous pourrez transformer vos écrans en musée depuis votre club, installer chez vous le musée de Pelé, ou même un popup-AR store éphémère pour développer le merchandising dans le salon de vos fans !” explique Cyril Nardon, Fondateur & CEO ArtDesignStory.

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